Dossier  Pédagogique

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Dossier Pédagogique
Marseille, de la ville à la métropole
E
X
P
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S
I
T
I
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N
Introduction
Les clés pour comprendre la « fabrication » de la ville
« Chaotiques », « originales » ou « atypiques », les
transformations urbaines successives qualifiées pour
décrire l’évolution de Marseille sont marquantes. L’agence
d’urbanisme propose une lecture originale et renouvelée
de la cité et de la métropole*, afin de comprendre sa
singularité et sa complexité.
L’Agam est, depuis sa création en 1969, le témoin et
un des acteurs privilégiés des mutations urbaines de
l’agglomération marseillaise. A l’occasion de l’année
Capitale européenne de la culture, l’agence d’urbanisme,
a souhaité valoriser la culture urbaine, à travers une
exposition retraçant 50 ans d’histoire urbaine. Cette
année évènement est ainsi l’occasion de faire comprendre
à tous les publics la fabrication de la ville et la construction
progressive d’un territoire métropolitain.
A travers un parcours chrono-thématique, le visiteur
reviendra sur les aménagements décisifs et les temps
forts de ces cinquante dernières années qui ont façonné
la métropole. A partir de nombreux documents (photos,
schéma, cartes, études, films,…), l’exposition plonge
le visiteur dans son environnement qui concerne son
quotidien mais dont il ignore souvent les mécanismes
: le logement, les équipements, les déplacements,
l’économie,… .
Le visiteur prendra également de la hauteur autour de
photos aériennes du territoire de grande échelle, prise à
des périodes successives : une autre manière de se rendre
compte de l’évolution du territoire et de l’imbrication de
plus en plus forte de ses différentes composantes.
-­ 2 -­
Comment le visage de la ville s’est transformé ? Quel est
le rôle de l’urbanisme ? Comment le territoire évolue
dans le temps ? Quelles sont les enjeux de la ville de
demain ? Autant de questions auxquelles tenteront de
répondre cette exposition et les évènements autour qui
viendront animer ces quatre mois pour rendre accessible
la fabrication de la ville, comprendre ses transformations,
connaitre ses acteurs et ses techniques.
Installée du 24 novembre 2012 au 9 mars 2013 dans
un espace de 600 m², l’exposition est accessible du lundi
au samedi de 10h à 18h et propose aux enfants des
clés de lecture et de compréhension de la ville, de ses
transformations urbaines successives et leur présente les
enjeux de la métropole du futur.
*Métropole: au sens d’un espace fonctionnel polycentrique
et non institutionnel caractérisé par l’intensité des échanges
en les territoires qui le composent en matière d’économie, de
déplacements, d’habitat...
Quelques informations sur le lieu d’exposition
L’exposition se déroule dans un hall de
600m² avec une salle attenante, dédiée
aux ateliers capable d’accueillir une classe
et ses encadrants.
Sommaire
Organisation de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.4
Préambule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.5
1962-­1975: faire face . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.7
1975-­1990: subir, réagir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.9
1990-­2012: rayonner, rééquilibrer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.11
Et demain?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.13
Pistes pédagogiques autour de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 14
L’atelier pour les écoles primaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.15
La visite pour les collèges et lycées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.16
Idées d’activité autour de la ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.16
Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.17
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.18
Sites internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.19
Informations pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p.20
Renseignements et réservations
04 88 91 92 31 - resa@marseilledelavillealametropole.com
-­ 3 -­
Organisation de l’exposition
L’exposition propose de découvrir la construction et
l’évolution de la ville au travers de cinq séquences
chronologiques marquant l’histoire urbaine de Marseille
et de son espace métropolitain : avant les années
1960, pour donner une idée du socle géographique et
historique de la ville ; les années 1962 à 1975, pendant
lesquelles Marseille doit faire face à une croissance sans
précédent de sa population ; les années 1975 à 1990, qui
sont marquées par une crise de l’emploi dans les secteurs
industriels et la nécessité de réagir; les années 1990 à
2012 pendant lesquelles Marseille cherche à développer
son rayonnement tant sur le plan économique que
culturel. Enfin, une projection de la ville du futur, illustrée
par des images 3D produites par l’agence et des extraits
de films des grands projets de la ville de demain.
L’exposition explore l’histoire urbaine de Marseille en
s’appuyant sur trois grand thèmes fédérateurs : les
besoins du quotidien, qui regroupent tout ce dont les
citoyens ont besoin pour vivre dans de bonnes conditions
(le logement, les transports et les équipements liés), la
centralité de la ville, à savoir son organisation autour
d’un centre ancien et ses développements périphériques
successifs et l’attractivité c’est-à-dire son développement
économique, et l’ouverture vers le monde et les territoires
proches, ce qui anime et fait rayonner la ville à différentes
échelles.
Les séquences sont accompagnées :
Xd’une frise chronologique rapprochant les grands
événements se déroulant dans le monde (faits majeurs
ou de société, arts, culture, sports…) avec ceux touchant
à la vie de la France et aux grands marqueurs de l’histoire
urbaine de Marseille sur la période de référence ;
Xdes murs d’images illustrant quelques-uns de ces
événements, sans volonté de hiérarchisation mais dans
l’objectif de solliciter à la fois l’imaginaire et la mémoire
à partir d’images;
Xdes photos aériennes représentant le territoire
marseillais et son évolution. La dernière, correspondant
à la période la plus récente, mesure 30m² et, par
comparaison avec les deux autres, montre combien la
«tâche urbaine» marseillaise s’est étendue en 50 ans.
Schéma d’organisation scénographique
IEN
SD
OIN
PR
Préambule des années 30 aux années 60
A
DEM
DE NS
ILLEOJECTIO
BES
LA V
PANNEAUX ET TERRITOIRES
ID
UOT
UQ
1962 - 1975
IN
1975 - 1990
1990 - 2012
LITÉ
RA
ENT
C
ITÉ
AT
Entrée principale
Amphithéâtre
-­ 4 -­
CTIV
TRA
Préambule Marseille vit globalement les mêmes phénomènes que
les agglomérations françaises et européennes – voire
mondiales – avec un contexte bien différent. La plus
méridionale des grandes villes françaises est avant
tout le produit de son histoire et sa géographie. Les
cinquante dernières années ont vu Marseille évoluer
et ce changement se poursuit. Une nouvelle entité
émerge et nécessite notre attention. Son devenir sur
les prochaines années, sa complexité, l’origine du
phénomène forment le propos de cette exposition.
Socle historique
La seconde partie du XIXe siècle et le tout début du XXe
siècle constituent le moment où Marseille se dessine,
sous l’influence de l’Empire puis de la République.
Au tournant du XXe siècle, Marseille est le quatrième
port mondial, le premier de toute la Méditerranée.
Durant l’entre-deux-guerres, 75 lignes régulières
relient Marseille au reste du monde. Localement, cette
période se traduit par un réseau de tramway qui va
dépasser les limites communales pour desservir un
large territoire allant d’Aubagne à Aix-en-Provence.
À partir de 1945 et jusqu’au milieu des années 50, la
période de la Reconstruction absorbe les énergies,
même si elle se limite à de rares et spectaculaires
réalisations comme la reconstruction de la rive Nord
du Vieux-Port par Fernand- Pouillon ou la réalisation
de la Cité radieuse par Le Corbusier. C’est au tournant
des années 60 que l’irruption de la modernité à grande
échelle (logement et infrastructures de transport,
principalement) et les conséquences de la fin de guerre
d’Algérie vont frapper Marseille et sa région. La fin du
modèle colonial bouleverse la structure de l’économie
locale et gonfle brusquement sa démographie,
impliquant une transformation spatiale radicale de la
ville. C’est ce moment clé qui a été choisi comme point
de départ de cette exposition, qui s’étend des années
60 jusqu’à la période actuelle.
Socle géographique
L’histoire de Marseille est particulièrement influencée
par son positionnement sur la rive nord de la mer
Méditerranée. Le noyau premier de peuplement fut
la calanque du Lacydon, par la suite différents milieux
servirent de base à l’extension de la ville, toujours dans
les limites imposées par la ceinture de collines et les
deux seules vallées desservant.
L’agglomération se déploie désormais largement audelà des collines, dans deux vallées (celles de l’Arc et
de l’Huveaune) et autour d’une dépression (étang
de Berre). Cet héritage naturel complexe a pesé sur
la croissance urbaine et contribué au morcellement
du territoire en villages, créant ainsi des réseaux
indépendants.
« 111 villages » structurent le territoire de la commune
depuis des siècles. Ils se rapprochent de la ville à la fin
du XIXe siècle grâce au réseau de tramway. Absorbés
par l’extension urbaine, ils marquent toujours le tissu
urbain de leur empreinte (lacis des chemins, réseau
compliqué de ruelles étroites) et beaucoup d’entre eux
regroupent encore commerces et infrastructures. Les
bastides et le canal de Marseille sont deux autres traits
marquants de l’urbanisme marseillais. Les domaines
des bastides, toujours présents dans la ville sous une
forme resserrée ou par des éléments conservés (mur
de clôture, allée d’arbres, portail, fragments de parc)
témoignent de la permanence de la géographie et des
formes de l’occupation humaine. Les parcs bastidaires
furent des terrains de choix pour la construction des
grands ensembles.
-5-
Par la nature du réseau hydrographique, du relief et
du climat le choix du creusement d’un canal s’impose,
assurant eau douce et salubrité à la ville. Le canal
de dérivation de la Durance dit canal de Marseille marque encore le paysage. Il a favorisé l’apparition
et le développement de nouvelles activités (tuileries,
savonneries…). Il est désormais peu à peu affecté à de
nouveaux usages comme les « déplacement doux ».
Cette perpétuelle émulation autour des professions
de l’urbanisme permet une évolution permanente des
techniques autour de l’urbanisme, qui sont maintenant
majoritairement assistées par ordinateur. Ces derniers
permettant de remplacer les maquettes créées et
perspectives tracées à la main par des vues 3D et des
vidéos.
A l’échelle de son inscription territoriale, dans un espace
naturel vaste mais contraint, la cité à été façonnée
par la présence de la mer. Elle l’est encore fortement
à travers ses fonctions portuaires et touristiques, un
développement urbain sur 57 kilomètres de façade
maritime et l’existence du premier Parc national
périurbain d’Europe.
Acteurs techniques et outils
En 1967, la Loi d’orientation Foncière pose les bases
de l’urbanisme tel que nous le connaissons. Les
documents de planification sont harmonisés et c’est
ainsi qu’apparaissent notamment le Plan d’Occupation
des Sols (POS), le Schéma directeur d’aménagement et
d’urbanisme (SDAU), remplacé ultérieurement par le
Schéma directeur.
Ces documents de planification sont essentiels au
développement de la ville de demain, l’Agam est
d’ailleurs entrain de finaliser la nouvelle version du
PLU (plan local d’urbanisme) de la communauté
d’agglomération de Marseille. A terme, le PLU finalisé
permettra une meilleure collaboration de l’ensemble
des institutions, professionnels et particuliers
concernés par les travaux sur le territoire de la
communauté d’agglomération.
L’Agam travaille en étroite collaboration avec
la Communauté urbaine de Marseille Provence
Métropole, la Ville de Marseille, la DDTM, la
Communauté Urbaine Pays d’Aubagne et de l’Etoile.
Elle échange également régulièrement avec l’ensemble
des agences d’urbanisme au niveau national à travers
leur fédération (la FNAU).
-­ 6 -­
1962-­1975 : faire face
La primauté du fonctionnalisme impose
l’automobile
À partir de 1962, la fin de la guerre d’Algérie produit
un double effet sur Marseille. Elle accélère le cours du
développement de la ville, bousculant les « ordres »
établis, tant sur le port que dans la ville, provoquant
une explosion immobilière (en particulier dans le parc
social) et le rattrapage massif du retard en équipements
de l’agglomération dans tous les domaines. Mais
paradoxalement, ce développement en « trompe
l’œil », conjoncturel, contribue à gommer la réalité du
déclin économique local et amorce la fin des Trente
Glorieuses à Marseille. Le retour à la réalité n’en sera
que plus brutal.
Le fonctionnalisme en vigueur au cours de cette période
se traduit par l’essor « du tout automobile », encouragé
au plus haut niveau de l’État (« Il faut adapter la ville à
l’automobile », affirme alors le président Pompidou).
Les anciens tramways sont remplacés, pour l’essentiel
entre 1957 et 1970. Les autoroutes sont conçues pour
pénétrer dans le cœur des villes (l’autoroute Est A 50
en 1962, l’A 7 en 1970, l’A 55 en 1974), ce qui ne fait
qu’accroître l’efficacité de l’étalement périphérique.
Le « boom » démographique entraîne
celui du logement
La construction de logements, portée par le contexte
démographique (230 000 habitants supplémentaires
jusqu’à la fin des années 60), s’accélère avec une
moyenne de 7 500 nouveaux logements par an et
des pointes à 10 000 unités au cours des premières
années de la période. Elle s’accompagne de la création
de nombreux établissements scolaires et sportifs.
Ces logements sont réalisés dans des espaces encore
disponibles, et notamment au sein de domaines
bastidaires démembrés. Tous les secteurs de la ville
sont mis à contribution, mais ceux situés au Nord
sont davantage mobilisés : la seule ZUP n°1 comptera
rapidement 9 000 logements.
Des aménagements comme le tunnel du Vieux Port,
ouvert en 1967, la création ou l’élargissement de voiries
comme la Corniche accentuent encore l’« effet tuyau »,
avec souvent comme conséquence la suppression
des arbres d’alignement. Cette logique entraîne la
réalisation d’importants parkings en centre-ville, à
l’image du silo aménagé sur la place Estienne d’Orves,
malgré le lancement des études du métro.
Parallèlement, de nouvelles centralités – dans la ville
centre comme au sein de la métropole – se constituent
au détriment de l’hypercentre. Les Marseillais
plébiscitent les « résidences » qui fleurissent sur
les collines puis bientôt dans tous les territoires Ce
phénomène croise le processus de métropolisation à
l’échelle de l’agglomération, puis de l’aire urbaine, dont
témoigne la création d’une ville nouvelle (Carnouxen-Provence), de quartiers nouveaux comme le Roy
d’Espagne) et de grands ensembles situés en périphérie
immédiate de Marseille (Marignane, Châteauneuf...).
-­ 7 -­
Les acteurs locaux restent timides face
aux décisions de l’État
Les grands chantiers « dopent »
artificiellement l’économie locale
Époque de grands chantiers à vocation économique
(zone industrielle de Fos, marché d’intérêt national,
production d’énergie...), cette période est également
celle de la réalisation de grands équipements
(hôpitaux, université, gestion de l’eau, assainissement).
Il s’agit d’apporter des réponses offrant une plus
grande attractivité à la ville. En revanche, peu de
grands équipements culturels sortent de terre (ce sera
plutôt le cas de la période suivante), hormis ceux qui
obéissent à une logique de proximité. Le bâtiment
connaît une phase intense de développement.
La population de Fos-sur-Mer explose littéralement
sous l’effet des investissements massifs dans
l’économie et le logement : elle triple en vingt ans.
Mais cette croissance s’avère artificielle car elle masque
le déclin prononcé des industries traditionnelles
liées au négoce (l’agro-alimentaire, notamment) et
du « district industrialo-portuaire » marseillais, faute
d’investissement dans l’innovation, et repose sur
une hypothèse erronée : l’implantation durable de la
sidérurgie dans la région.
Pendant tout cette période, l’État reste maître du jeu
pour l’ensemble des politiques d’aménagement du
territoire et d’urbanisme. Celui-ci assume la plupart
des décisions « historiques » comme la création du
site industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, celle de
Cadarache (nucléaire) ou l’aménagement d’une ville
nouvelle autour de l’Étang de Berre. La politique
dite des « métropoles d’équilibre » est appliquée à
l’agglomération marseillaise, avec l’élaboration d’un
schéma d’aménagement de l’aire métropolitaine
marseillaise (1969) et d’un schéma directeur
d’aménagement et d’urbanisme qui ne sera jamais
approuvé, mais qui inspirera les options stratégiques
d’aménagement mises en œuvre (notamment le plan
d’occupation des sols, jamais approuvé, qui comporte
l’objectif optimiste de concentrer près un million et
demi d’habitants à Marseille et plus de trois millions
dans son agglomération…), ainsi que la création de
l’agence d’urbanisme, en 1969. Cette période ne se
traduit pas pour autant par une prise de conscience
intercommunale... qui viendra plus tard.
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1975-­1990 : subir, réagir
Le logement marque le pas, mais pas les
équipements culturels
Le tissu économique se distend... et
rétrécit
Le nombre de logements est en chute libre : certaines
années, on ne construit plus que 1 000 logements, ce
qui correspond au marché d’une ville de 100 à 150
000 habitants. Pourtant la politique d’équipement se
poursuit, mais ces équipements changent de nature.
Le Dôme, le théâtre de La Criée, Le Merlan, le Gymnase
et la Vieille Charité réhabilités sont des lieux de création
de qualité. Mais ils cherchent davantage à organiser
le rayonnement de Marseille dans le souci d’une plus
grande reconnaissance nationale sans négliger pour
autant la conquête de nouveaux publics.
Les effets de la crise pétrolière de 1973-74 condamnent
des activités déjà vacillantes et accentuent le processus
de mutation économique, avec la quasi-disparition de
la filière de la construction et de la réparation navale.
C’est le « chant du cygne » de l’industrie lourde comme
moteur de la métropole (Fos) au profit de l’économie
de l’innovation (pays d’Aix et Est de Marseille). Marseille
se « tertiarise » aussi, mais sans tertiaire supérieur.
Enfin, l’économie commerciale de l’hypercentre se
délite au profit de nouvelles zones situées aux marges
de Marseille ou à l’extérieur.
Le manque de régulation ne contribue
pas à « amortir le choc »
Le phénomène d’étalement urbain n’est pas propre à
Marseille et d’autres villes y ont été confrontées, mais
l’impact pour Marseille est plus fort en l’absence de
modes de régulation pouvant aider à « amortir » le
choc économique et démographique et assurer une
certaine solidarité territoriale et fiscale. Le projet de
« centre directionnel » est réalisé a minima et le centreville connaît une accélération du mouvement de
paupérisation engagé dans la période précédente.
La fin des « grands chantiers » laisse sur place, sans
travail, toute une population qui trouve refuge dans les
bidonvilles. La question de la pauvreté s’impose de plus
en plus comme une composante structurelle de la ville.
Toutefois, du point de vue des jeux d’acteurs, il s’agit
d’une période-charnière : si l’État reste puissant, la
décentralisation se met peu à peu en œuvre et annonce
de nouvelles démarches politiques et stratégiques.
-­ 9 -­
Passer des infrastructures aux espaces
publics : un sérieux défi
... et une dualité territoriale s’installe
D’autres types d’équipements apparaissent toutefois.
L’aménagement réussi des plages du Prado (40
hectares gagnés sur la mer) permet à nombre de
Marseillais d’adopter un nouveau rapport à l’eau,
désormais au cœur des activités de loisir. La création
et l’agrandissement de parcs publics comme
le détournement du cours de l’Huveaune ou la
construction d’une station d’épuration viennent
compléter ce dispositif de redécouverte des éléments
naturels dans une ville qui cherche à mieux organiser
ses services urbains.
Cependant, en matière d’infrastructures, cette période
d’achèvement des grands chantiers autoroutiers,
du tunnel Prado Carénage et du métro ne permet
pas d’accompagner efficacement le développement
urbain, faute de voiries secondaires de qualité et d’une
véritable politique des espaces publics. Le maintien
d’une trame urbaine inadaptée à l’évolution de la ville
ne permet pas la création de nouveaux parcours dans
la ville et cette faiblesse de l’espace public reste un
handicap sérieux.
D’une façon plus générale, la structure de la ville,
organisée historiquement à partir des noyaux villageois,
se transforme : certains quartiers sont fragilisés, en
particulier au plan commercial, d’autres sont dénaturés,
mais tous subissent l’impact de l’accroissement
de la présence de l’automobile et la cohabitation
problématique avec la proximité de nouvelles formes
urbaines. Une dualité s’installe en fin de compte à une
double échelle, entre un « hypercentre » en difficulté
et des « centralités secondaires » dynamiques, d’une
part, et entre Marseille et son aire métropolitaine,
d’autre part. L’extension de l’aéroport international
de Marseille Provence et la création du technopôle de
Château-Gombert, à l’échelle métropolitaine, renforce
l’attractivité de l’agglomération, mais la centralité n’en
continue pas moins de se diluer.
La métropolisation s’accentue...
Engagée au cours de la période précédente, la
métropolisation dynamise des territoires périphériques,
notamment grâce au développement d’espaces
d’activités, mais Marseille n’en tire guère de bénéfice.
La réalisation de zones d’aménagement concerté (ZAC)
comme à Bonneveine ou à la Valentine vise à limiter
ce phénomène et à « fixer » les populations comme les
bassins de consommation. Le centre-ville lui-même
fait l’objet des premières expériences de réhabilitation
(Le Panier), mais le secteur de l’arrière-port reste peu
exploré.
-­ 10 -­
1990-­2012 : rayonner, rééquilibrer
Des investissements au service d’une
stratégie internationale
Un nouveau focus sur l’habitat
Ce volontarisme caractérise aussi la poursuite des gros
investissements en matière de transports : arrivée du
TGV, modernisation de la gare Saint-Charles et de ses
accès, nouveau réseau de tramway, extensions du métro,
redécouverte du transport ferroviaire (lignes régionales,
nouvelles gares), développement de la plate-forme
aéroportuaire... Il s’agit de saisir les opportunités que
confère un positionnement géographique et stratégique
plus ferme, avec la recherche d’une meilleure lisibilité
internationale : accueil d’institutions internationales
ou de grands événements comme la Coupe du
Monde de football, participation à des compétitions
avec d’autres villes, qu’elles soient gagnées (Capitale
Européenne de la Culture en 2013, Forum Mondial de
l’Eau, délocalisations…) ou perdues (la candidature de
Marseille à la Coupe de l’America a ainsi crédibilisé l’offre
locale en matière de navigation de plaisance). Cette
« nouvelle image » passe également par le rayonnement
des initiatives culturelles (Fiesta des Suds, friche de
la Belle de Mai…) : la « movida » marseillaise s’affirme
comme un nouveau modèle…
Après les forte pertes démographiques, la question de
l’habitat et de la redynamisation de l’offre immobilière
s’impose à nouveau comme une priorité. L’adoption
du premier plan d’actions en 1997 et la résorption du
dernier bidonville marseillais, en 2002 donnent le ton. La
mise au point du premier Programme local de l’habitat
commun à l’ensemble du territoire de la communauté
urbaine dès 2006 est une étape décisive, tout comme la
délégation par l’Etat des aides à la pierre.
La dynamique immobilière s’amplifie et de local, le
marché du logement devient mature et mobilise les
acteurs nationaux. Les objectifs de production de 5 000
logements par an pour Marseille et de 6 000 pour la
communauté urbaine, et l’Engagement Municipal pour
le Logement sont à la hauteur de ces enjeux tout comme
l’accentuation des interventions sur le logement social
à travers les démarches initiées par l’Etat et la volonté
de développer l’offre nouvelle en recherchant un
meilleure équilibre territorial à l’échelle de Marseille et
de l’ensemble de l’agglomération marseillaise.
Un certain volontarisme en faveur d’une
nouvelle croissance
Deux plans d’occupation des sols, en 1996 et en 2000,
sont venus épauler le développement urbain. Le
lancement d’Euroméditerranée, en 1995, se traduit peu
à peu par l’émergence d’un véritable quartier d’affaires
puis d’un quartier de ville dans le cadre de l’extension
décidée en 2007. Un certain volontarisme foncier
facilite le développement des activités et des emplois.
De nouvelles activités, jusqu’alors peu développées,
s’affirment, telles que le tourisme, avec une forte
évolution du parc hôtelier, une offre plus lisible et un
accueil de croisières qui connaît une croissance continue
(15 000 croisiéristes en 1995, 800 000 aujourd’hui).
-­ 11 -­
Le renouvellement des espaces publics De l’intercommunalité de projet au rôle
et des équipements universitaires
pérenne de l’État
De nouveaux investissements ont également lieu dans
les espaces publics liés au réseau de tramway, mais
aussi à une prise de conscience de l’enjeu plus global
que ceux-ci représente, qu’il s’agisse de l’aménagement
de zones semi-piétonnes ou d’une gestion plus fine
du stationnement payant. Mais ces efforts soulignent
toujours une certaine désynchronisation entre
infrastructures et aménagement urbain, malgré un
retour de la dynamique immobilière en centre-ville.
La modernisation ou la création de grands
équipements tels que le palais et l’auditorium du Pharo,
la bibliothèque municipale Alcazar ou la reconversion
du Silo, de même que le fort développement des
projets universitaires nécessités par l’évolution de la
démographie étudiante (Université 2000, Campus
Canebière, Plan Campus pour Luminy) montrent que
l’investissement public se porte aussi désormais sur
les activités créatives, la culture et l’enseignement
supérieur.
L’évolution institutionnelle – de la communauté de
communes à la communauté urbaine (et demain
le pôle métropolitain et/ou la métropole ?) – est
emblématique d’une période où chacun pourrait
jouer seul, mais sans garantie de succès, ce qui favorise
objectivement l’intercommunalité de projet et les
partenariats à l’échelle de la métropole. Le rééquilibrage
vers l’est et le sud-est de l’agglomération est engagé.
Mais l’État continue à jouer un rôle éminent : grand
projet de ville, rénovation urbaine (14 conventions
ont été signées avec l’ANRU pour favoriser la mutation
des grands ensembles et faire évoluer l’offre d’habitat),
nouvelle dynamique portuaire, politique de grands
équipements culturels (Mucem, Fonds Régional
d’Art Contemporain), cofinancement de l’opération
d’intérêt national Euroméditerranée, dotations du Plan
campus... Cette reconnaissance de la multipolarité
et de la diversité de l’aire métropolitaine marseillaise
est positive, mais elle ne s’accompagne pas encore de
mécanismes de solidarité ou de péréquation.
-­ 12 -­
Et demain ?
De grandes tendances s’imposent aujourd’hui
à la métropole* marseillaise comme aux autres
agglomérations. De nouveaux paradigmes sont
apparus au cours des dernières décennies, comme le
développement durable, le renouvellement urbain,
l’exigence d’une présence accrue de la nature en ville
ou encore la notion d’intensité urbaine, au bénéfice
d’une ville à la fois plus équilibrée et moins coûteuse,
en matière de mobilité par exemple. Il y a fort à parier
que ces concepts entraînent une nouvelle période
de transition dans laquelle les « écoquartiers » ainsi
que les services ou véhicules économes en énergie
joueront un rôle important.
En matière économique, la place de l’économie créative,
le développement de l’« économie de la connaissance
» et l’importance des réseaux, qu’ils soient virtuels
ou plus concrets (le réseau des technopôles ou celui
des ports mondiaux, par exemple) sont désormais
reconnus. Dans ce cadre, à l’avenir, des sites comme
Euroméditerranée, Luminy, Château-Gombert ou
l’Arbois sont appelés à jouer un « effet de levier » au
bénéfice d’une économie métropolitaine innovante
et performante. Ils doivent également contribuer à un
maillage efficace du territoire.
ne peuvent qu’aider à rendre plus efficaces les politiques
publiques dans lesquelles l’État doit continuer à jouer
son rôle. Le changement de philosophie en matière
d’urbanisme au profit de l’intensification urbaine
portée par le SCoT de Marseille Provence Métropole et
le Plan Local d’Urbanisme de Marseille confirme que
les collectivités territoriales jouent un rôle majeur dans
l’aménagement et la régulation du territoire.
L’enjeu des prochaines années sera de réussir la mise en
synergie des acteurs impliqués sur le « grand territoire »
marseillais, mais aussi de faire comprendre et accepter
par chacun les interdépendances qui accompagnent la
diversité des usages possibles de la métropole et qui
éclairent en même temps la nécessité de construire un
futur partagé.
L’enjeu des prochaines années sera de réussir la mise en
synergie des acteurs impliqués sur le « grand territoire »
marseillais, mais aussi de faire comprendre et accepter
par chacun les interdépendances qui accompagnent la
diversité des usages possibles de la métropole et qui
éclairent en même temps la nécessité de construire un
futur partagé.
Rendez-vous sur le site de l’exposition pour en discuter
avec vos élèves autour d’un atelier de création.
D’autre part, les modes de vie vont assurément continuer
à évoluer, avec notamment la démultiplication des
applications numériques mobiles, mobilisables par
les ménages et actifs au gré de besoins de plus. Le «
désir de ville » de chacun va en s’accentuant. La ville
devra s’adapter à ces nouvelles demandes, tout en
répondant aux exigences plus globales : vieillissement
de la population, besoins d’accès aux soins, réduction
des émissions de gaz à effet de serre, démocratie plus
participative…
Au niveau des politiques opérationnelles, la mise
en œuvre d’outils comme le Schéma de Cohérence
Territoriale et le Plan Local d’Urbanisme, l’extension
de l’action d’Euroméditerranée, le projet ANRU II et la
montée en puissance de la conscience métropolitaine
-­ 13 -­
Pistes pédagogiques autour de l’exposition
L’exposition permet d’aborder de nombreux thèmes en
lien avec les programmes scolaires du primaire, collège et
lycée.
ECOLE PRIMAIRE
Français
Acquérir un vocabulaire spécifique au domaine de
l’architecture et de la ville.
Mathématiques
Enrichir les connaissances des élèves en matière
d’orientation et de repérage : calcul de grandeurs et
mesures.
Découverte du monde
- Se repérer dans l’espace et le temps : représentation de
la maison, du quartier, de la ville,
- s’approprier ces lieux de vie et les comparer avec d’autres
milieux et espaces plus lointains,
- prendre conscience de l’évolution des modes de vie,
- comprendre les interactions entre les êtres vivants
et leur environnement et apprendre à respecter
l’environnement.
Histoire des arts
Découvrir les arts de l’espace (architecture, jardins) et
notamment celui de l’habitat collectif.
Arts Visuels
Pendant l’atelier, exprimer ses perceptions, imaginer et
évoquer ses projets et les réaliser sous forme de fresque
collective.
COLLÈGE
SIXIÈME
Géographie :
- Mon espace proche : paysages et territoires, l’exposition
pourrait constituer la sortie terrain appropriée pour
conduire les cours sur les échelles de la ville,
- habiter la ville, habiter les littoraux, habiter un espace
à fortes contraintes l’exposition pourrait constituter un
support pour l’une des études de cas conseillées.
TROISIÈME
Histoire :
Le monde depuis 1914 et 1990, représentation d ‘une
ville impactée par les changements politiques des 50
dernières années.
Géographie :
- Habiter la ville : multiples exemples de choix
d’aménagement,
- organisation du territoire français : l’exposition peut servir
de comparatif à l’étude détaillée de l’agglomération
parisienne qui est conseillée.
TOUS NIVEAUX
Arts Plastiques :
Découverte de l’urbanisme et de l’architecture de la ville.
Travail autour de la perspective et de l’aménagement de
l’espace tridimensionnel.
LYCÉE
SECONDE
Géographie :
- Aménager la ville : les problématiques (croissance
urbaine, des transports et de la mobilité...) de cette
thématique du programme occupent une place centrale
de l’exposition,
- gérer les espaces terrestres : question de la présence sur
les littoraux et sur leur préservation.
PREMIÈRE S, ES ET L
Géographie :
- Approches des territoires du quotidien : vision globale
de l’aménagement et de ses implications dans un
territoire familier pour les élèves : leur ville. Vision sur la
longue durée de l’aménagement,
- la France en villes : comment les mouvements de
population peuvent influencer l’aménagement urbain,
les différents phases et formes de développement de la
villle...
TERMINALE ES ET L
Histoire :
- Thématique du patrimoine comparaison des centres
villes de Marseille et Paris, de leur développement, de
leur conservation...
-­ 14 -­
L’atelier pour les écoles
primaires
La visite et l’atelier seront encadrés par une animatrice.
Les instituteurs et accompagnateurs seront inclus à part
entière dans l’atelier, afin que ce dernier se passe dans des
conditions optimales pour tous.
La visite
D’une durée d’une heure environ, s’articule autour des
cinq séquences chronologiques retenues par l’Agam,
en s’appuyant sur les trois grands thèmes fédérateurs :
besoins du quotidien, centralité et attractivité de la ville. La
visite est ponctuée par la présentation et le commentaire
des documents tels que frises chronologiques, cartes
et photos aériennes. Elle s’achève par un jeu d’une
quinzaine de minutes pendant lequel les enfants tentent
de répondre à des questions en évoluant librement dans
l’espace de l’exposition.
L’atelier
Programmé à la suite de la visite de l’exposition, cet
atelier, d’une durée d’une heure, se déroulera dans la salle
attenante au hall d’exposition.
L’objectif
L’atelier a pour but d’élargir la connaissance et la vision
de la ville de Marseille par l’enfant à travers des lectures,
un échange à l’oral et une activité pratique. Chaque
élève pourra ainsi exprimer ses perceptions, imaginer
et évoquer ses idées et les réaliser sous la forme d’une
fresque collective.
Déroulement de l’atelier Présentation des livres-supports à la réflexion et à la
création
- Popville, un livre animé paru aux éditions Hélium
en 2009. Un album avec des pop-up pour découvrir,
page après page, la transformation d’un village en très
grande ville. Accompagné d’un texte poétique.
- 1, 2, 3 Marseille !, un livre-jeu édité en 2011 par les
éditions Imbernon proposant une série de trois balades
pour découvrir et comprendre la ville de Marseille.
- Ma ville du futur, une fresque à colorier éditée par Les
apprentis rêveurs en 2010. Un monde urbain imaginaire
peuplé de machines, de véhicules et de personnages
en ébullition. Pour nourrir l’imaginaire des participants.
Echange et restitution à l’oral
A partir de la présentation de ces trois livres mêlant
poésie, ludisme et données documentaires, l’atelier vise
à rendre compte de la propre représentation de la ville
que s’est construite chaque enfant. Il s’agit de restituer,
à l’oral ce qui constitue la ville et ce que pourrait être la
ville de demain, en intégrant les différents aspects de
l’espace urbain : le patrimoine architectural, l’habitat,
les déplacements, mais aussi l’ouverture sur le monde
et le développement durable.
Atelier de création
Atelier de dessin sous forme de fresque collective
visant à restituer la propre représentation de la ville de
demain et de ses enjeux que se sera construite chaque
enfant.
Production
Les fresques produites pourront être prises en photo
et mises en ligne sur le blog de la manifestation. Elles
seront également affichées sur le lieu de l’exposition
pour une durée déterminée. Les enseignants qui le
souhaitent pourront par la suite récupérer les travaux
de leurs classes.
-­ 15 -­
Informations pratiques:
Durée : 2H - 30 enfants maximum de 6 à 11 ans,
Les vendredis de 9h à 11h ou de 14h à 16 h
60€ par groupe (accompagnateurs compris)
Paiement possible sur facture.
La visite pour les collèges et lycées
Un dispositif dédié aux classes de collège et lycée est
mis en place. Durant 2h30, les élèves encadrés par
leurs professeurs et deux étudiants de l’Ecole Nationale
Supérieure d’Architecture de Marseille visiteront
l’exposition et feront une ballade urbaine dans le
quartier environnant le hall Castel.
La visite
Formés par la Compagnie des rêves urbains et
riches de leur bagage universitaire les étudiants de
l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de
Marseille) guideront les classes à travers l’exposition.
Cette visite d’une heure environ permettra aux élèves
de se familiariser avec le monde de l’urbanisme et avec
l’histoire de Marseille et de son territoire métropolitain.
La balade urbaine Le quartier de la gare Saint Charles et de l’université
fut profondément remodelé durant le XXe siècle et
un parcours à travers ce dernier est un complément
appréciable à la visite de l’exposition. C’est une
occasion pour les élèves de voir dans les faits ce qu’est
l’urbanisme.
- Parmi une sélection de photos de bâtiments, dire
lesquels n’ont pas été construits à notre époque ou ont
été construits à une époque déterminée
- Retrouver la légende d’une photo
- Compléter une photo ou une image en dessinant ce
qui manque
Autour de l’architecture
- Dire dans quel matériau a été fait un bâtiment
- Donner la couleur d’un bâtiment, sa forme
- Chercher un intrus parmi une sélection de bâtiments
ou d’éléments de bâtiments
- Donner des ordres de grandeur
- Placer des dates sur une frise, donner une date (de
construction par exemple)
- Donner la définition d’un mot
Autour des livres (Cf. bibliographie)
- comparer plusieurs ouvrages autour d’un même
thème (la ville, l’architecture…)
- présenter individuellement ou en groupe un thème à
partir d’un ouvrage
- réaliser des poèmes autour d’un thème (la ville…)
- réaliser des saynètes ou une pièce de théâtre autour
d’un lieu, d’un thème
Activités de création
- réaliser des cartes en pop-up représentant la ville ou
un bâtiment
- réaliser une fresque de la ville
- réaliser une maquette d’un lieu ou d’un quartier (en
papier, en carton ou à partir de jeux de construction
type Jenga)
Informations pratiques:
Durée : 2H 30 (1h de visite, 1h30 de balade urbaine)
Réservations sur demande : 04 88 91 92 31
resa@marseilledelavillealametropole.com
Activité hors exposition
Idées d’activités autour de la ville
Pour plus d’idées sur les activités pour découvrir
l’architecture et l’urbanisme, rendez-vous sur le portail de
A partir de photos et plans
- Repérer des quartiers, des arrondissements de la ville
- Situer un bâtiment
la fédération des CAUE
http://www.fncaue.fr/spip.php?rubrique87
-­ 16 -­
Glossaire
Agglomération : Une «agglomération de population»
est un ensemble d’habitations tel qu’aucune ne soit
séparée de la plus proche de plus de 200 mètres et qui
comprend, au moins, 50 habitants.
Une «agglomération multicommunale» (au sens de
l’INSEE) est une unité urbaine constituée de plusieurs
communes.
Aire urbaine : une aire urbaine mesure l’influence de la
ville au sens économique du terme. Elle est constituée
d’un pôle urbain qui offre, au moins, 5 000 emplois
sur son territoire et d’une couronne périurbaine qui
regroupe toutes les communes alentour dont, au
moins, 40% de la population résidante ayant un emploi
travaillent dans l’ensemble de l’aire (pôle ou communes
attirées par celui-ci).
ANRU : Agence Nationale pour la Rénovation
Urbaine ; établissement public organisant et finançant
le programme national de rénovation urbaine de
quartiers de grands ensembles et de quartiers anciens
dégradés en lien avec les collectivités et les bailleurs
sociaux.
Centralité : action d’un élément central sur sa
périphérie. Cet élément peut être un centre urbain
ou un équipement polarisant plus spécialisé (centre
commercial, culturel, administratif...). La centralité
dépend du pouvoir d’attraction ou de diffusion de
cet élément qui repose à la fois sur l’efficacité du pôle
central et sur son accessibilité.
Densité :
Rapport théorique entre un indicateur statistique
(nombre d’habitants, d’emplois, d’entreprises, de
mètres carrés de plancher...) et l’espace occupé
(logement, surface de terrain brute ou nette, surface
de terrain cessible ou autres indicateurs de superficie à
différentes échelles géographiques (Vincent Fouchier,
1997).
Desserrement urbain : mouvement de la population
qui quitte le cœur de l’agglomération - notamment la
ville centre - pour s’installer à une distance de plus en
plus éloignée de ce cœur.
Grands ensembles : Unité d’aménagement
résidentielle de un ou plusieurs centaines de logements
qui appartiennent pour une grande part - parfois en
totalité -, au secteur social et qui sont réalisés sous
l’autorité d’un aménageur unique. L’urbanisation sous
forme de grands ensembles résulte d’une politique
délibérée lancée vers 1953/1955.
Métropole :
Au sens d’un espace fonctionnel polycentrique et non
institutionnel caractérisé par l’intensité des échanges
entre les territoires qui le composent en matière
d’économie, de déplacements, d’habitat, …
Périurbanisation :
Qualificatif d’un phénomène général de localisation
d’établissements humains (habitat, activités) hors des
zones urbanisées mais vivant en relation étroite et
quotidienne avec celles-ci.
Renouvellement urbain :
C’est un des principes fondateurs de la loi SRU qui
poursuit essentiellement trois objectifs : contrebalancer
la dévalorisation et la ségrégation urbaine en
reconstituant des lieux de vie dotés d’équipements
collectifs et publics ; lutter contre le développement
anarchique des villes, en densifiant les parties
urbanisées de façon à recréer des quartier ayant une
fonction de polarité ; permettre la réutilisation des sites
industriels pollués et friches industrielles et militaires.
Site propre :
Emplacement de voirie dédié exclusivement à la
circulation des transports en commun.
Tissu urbain :
Dans une agglomération, résultat du cumul et de
l’imbrication des éléments d’aménagement de l’espace
et de leurs relations les uns avec les autres : disposition
et typologie des édifices, parcellaire, voirie, forme
des espaces libres et leurs rapports, expression des
contraintes du site comme l’hydrographie et le relief.
Trame verte et bleue :
La Trame verte et bleue est l’outil d’aménagement
qui permet de préserver et/ou restaurer les réseaux
écologiques dans les territoires.
-­ 17 -­
Bibliographie (établie par ordre chronologique de date de parution)
Architecture
- * L’architecture, Philippe Madec, éd. Autrement, 2004.
- Promenade en architecture, Véronique Antoine
Andersen, Actes Sud, 2006.
- Jeu de piste à Volubilis, Max Ducos, Sarbacane, 2006.
- Iggy Peck, l’architecte, Andrea Beaty, David Roberts,
Sarbacane, 2009.
- Architecture en pop up, Maurice Mathon, Dessain et
Tolcra, 2010.
- L’architecture, de la hutte au gratte-ciel, Vincent
Melacca, Olivier Fabry, Luc Savonnet, Milan Jeunesse,
2008.
- Les trois petits cochons, Steven Guarnaccia, éd. Hélium,
2010.
- Toutes les maisons sont dans la nature, Didier Cornille,
éd. Hélium, 2012.
- *L’architecture du XXe siècle : un patrimoine, CRDP de
l’académie de Créteil/CNDP, 2004
- *Le Corbusier, livre-dvd, CNDP, 2006
- *Une création, un architecte, livre-dvd, CNDP, 2009
La ville
- La ville à petits pas, Nathalie Tordjman, Michèle Le Duc,
Actes Sud, 2003.
- Circuler en ville, Habiter en ville, Se distraire en ville et
Les parfums de la ville, Michel Da Costa Gonçalves,
Geoffrey Galand, éd. Autrement, 2004.
- 365 contes en ville, Muriel Bloch, Ricardo Mosner,
Gallimard Giboulées, 2006.
- La ville aux 100 poèmes, Alain Serres, Edmée Cannard,
Rue du monde, 2006.
- Créacité, Koen de Pooter, Peter Gaude Saboos, Milan
jeunesse, 2008.
- Villes en poèmes, Michelle Daufresne, Seuil jeunesse,
2008.
- Popville, Anouck Boisrobert, Louis Rigaud, Joy Sorman,
éd. Hélium, 2009.
- Ma ville du futur, illustrations de Pepa Prieto, éd. Les
apprentis rêveurs, 2010.
- Rhino des villes, Gaëtan Dorémus, Autrement jeunesse,
2010.
- Rue Lapuce, Cécile Bonbon, Arnaud Roi, Didier
jeunesse, 2010.
- Dans ma ville, il y a…, Dans mon immeuble, là-bas…,
Kochka, Fabienne Cinquin, éd. du Ricochet, 2011.
- Dans ma ville, Les transports et Le chantier, Sophie
Amen, Aurélien Débat et Charles Dutertre, Le Vengeur
masqué, 2011.
- Rapido dans la ville, Joëlle Jolivet, éd. Hélium, 2011.
- *Histoire d’une ville : Marseille, Régis Bertrand (dir.),
CRDP de l’académie d’Aix-Marseille/Ville de Marseille,
2012 (à paraitre)
La maison
- La maison à petits pas, Olivier Mignon, Aurélie Lenoir,
Actes Sud, 2008.
- Les maisons d’ailleurs racontées aux enfants d’ici,
Caroline Laffon, Frédéric Malenfer, La Martinière
jeunesse, 2009.
- Mes maisons du monde, Clémentine Sourdais, éd. Le
Sorbier, 2009.
- Dans mon appartement, si tu viens…, Kochka, Fabienne
Cinquin, éd. du Ricochet, 2011.
L’environnement
- Ma ville, ma nature, guide des petits gestes verts, Emilie
Scheckel, Stéphan Martin, Delagrave, 2003.
- Cherchons les petites bêtes : découvertes et activités au
jardin, Anne-Sophie Baumann, Clémentine Sourdais,
Actes Sud junior, 2009.
Marseille
- Marseille racontée aux enfants, Jacques Bonnadier,
Thierry Ruiz, éd. A. Barthelemy, 2005.
- * 1, 2, 3 Marseille ! Balades ludiques pour découvrir ta
ville, Aurore Leconte, Lydie Illiou et Saskia Lindenau,
éd. Imbernon, 2011.
E-books
- *Repères pédagogiques en architecture pour le jeune
public 2007, Paris, MCC, 84 pages.
Disponible à l’adresse suivante : http://www.fncaue.fr/
spip.php?rubrique109
* Ressources disponibles à la librairie d’Athènes
CRDP de l’académie d’Aix-Marseille
31, bd d’Athènes 13001 Marseille
Métro : gare Saint-Charles
Ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 18 h.
-­ 18 -­
Sites internet Le réseau Reflex , association de sept équipes françaises
engagées dans l’étude et l’action sur le phénomène
urbain, publie les Lettres Reflex sur la ville, le territoire,
les politiques publiques :
http://www.reseau-reflex.org/
Politiques publiques et territoires : ce site regroupant
plusieurs urbanistes publie des études sur l’habitat, les
services publics, l’insertion, la politique de la ville, le
développement local, le bassin parisien :
http://www.acadie-reflex.org/->http://www.acadie-reflex.org/>http://www.acadie-reflex.org/
Cyberarchi - Le magazine d’information des Architectes :
http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/urbanisme/index.
php?dossier=74
Le site du CRDP de Reims sur Charleville (cartes postales
anciennes, vieux plans, chronologie…)
http://www.crdp-reims.fr/
Le site de la documentation française sur la vie
publique :
http://www.vie-publique.fr/
La BPAU, bibliothèque des projets architecturaux et
urbains:
http://www.archi.fr/BPAU/request.php
La Fédération Nationale des CAUE
http://www.fncaue.fr
Archimômes, site internet de la cité de l’architecture
entièrement dédié au jeune public (7 à 12 ans) autour
de l’architecture du moyen-âge à nos jours.
http://www.archimomes.fr
-­ 19 -­
Marseille
de la ville à la métropole
EXPOSITION TOUT PUBLIC
24 NOV. 2012
9 MARS 2013
lundi > samedi de 10h à 18h
Entrée Libre
Horaires : du lundi au samedi, de 10h à 18h
(jusqu’à 21h les soirs de manifestations).
Fermeture : du vendredi 21 décembre 2012 au soir
au lundi 2 janvier 2013 au matin.
L’exposition est accessible aux visiteurs
à mobilité réduite
ACCÈS
Hall Castel - Bâtiment DDTM 13 et DREAL
16 rue Antoine Zattara
13003 MARSEILLE
Métro : Saint Charles (lignes 1 et 2)
Bus : Ligne 52, Arrêt : Bourdet Nédélec.
Gare routière : Saint-Charles
CONTACTS
AgamMarseille
Agam_marseille
04 88 91 92 31
contact@marseilledelavillealametropole.com
www.marseilledelavillealametropole.com
LES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS
LAFARGE
AVEC LA COLLABORATION TECHNIQUE DE
SYNDICAT DES
ARCHITECTES
Bouches-du-Rhône
Crédit Photo : Agam - IGN - Stéphane Couturier / Réalisation : Agam
AVEC LE SOUTIEN DE
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