EFFET DE L’INHIBITION DU SIGNAL LACTOGÉNIQUE EN PÉRIODE
PÉRIPARTUM SUR LA PRODUCTION LAITIÈRE ET SUR LES
DYSFONCTIONNEMENTS MÉTABOLIQUES ET IMMUNITAIRES CHEZ
LES VACHES LAITIÈRES
Par
Noémie Vanacker
Mémoire présenté au Département de biologie en vue
de l’obtention du grade de maître ès sciences (M.Sc.)
FACULTÉ DES SCIENCES
UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE
Sherbrooke, Québec, Canada, Mars 2017
Le 10 mars 2017
le jury a accepté le mémoire de Madame Noémie Vanacker dans sa version finale.
Membres du jury
Monsieur Pierre Lacasse
Directeur de recherche
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Professeur Richard Blouin
Codirecteur de recherche
Département de biologie
Monsieur Benoît Leblanc
Conseiller
Département de biologie
Professeur Nicolas Gévry
Président-rapporteur
Département de biologie
ii
SOMMAIRE
La période de parturition est une période à risque pour les vaches laitières. En effet, à la
production de lait, la vache passe en quelques heures d’une demande nutritionnelle faible à
une forte demande et se retrouve en balance énergétique négative. Pour répondre à la
demande, les vaches laitières mobilisent leurs réserves corporelles entrainant ainsi
d’importants dysfonctionnements métaboliques. Suite à ces perturbations, la vache laitière
connaît un état naturel d’immunodépression qui est associé à une susceptibilité élevée aux
maladies infectieuses. L’objectif de la recherche de ce mémoire était d’évaluer l’effet de
l’administration d’un inhibiteur de la sécrétion de prolactine au cours de la première semaine
suivant le vêlage, sur la production laitière et sur le profil métabolique et les
fonctionsimmunitaires des vaches laitières. Cette recherche s’inscrit dans un programme de
recherche visant à diminuer l’incidence des problèmes de santé durant la période de transition
de la gestation à la lactation. Vingt-deux vaches laitières en fin de gestation ont été réparties
en 2 groupes selon leur parité et leur production laitière des 100 premiers jours de la lactation
précédente. Chaque groupe a reçu 8 injections i.m. soit d’un inhibiteur de prolactine, la
quinagolide, soit d’eau. La première injection a été administrée juste après le vêlage et les 7
suivantes à 12h d’intervalle. La production laitière, la consommation alimentaire, certains
métabolites sanguins et hormones sanguines ainsi que quelques fonctions immunitaires ont été
mesurés sur chacune des vaches. La concentration en prolactine était plus faible du jour 2 au
jour 5 mais plus élevée aux jours 10 et 28 pour les vaches traitées à la quinagolide en
comparaison aux vaches contrôles. La production laitière était plus faible chez les vaches
traitées du jour 2 au jour 6 en comparaison aux vaches contrôles (24.3 ± 6.4 kg/j vs 34.8 ± 4.1
kg/j). Cependant aucun effet résiduel n’a été observé sur la production laitière au-delà du jour
6. Les concentrations en glucose et en calcium étaient plusélevées chez les vaches traitées à la
quinagolide alors que leur concentration en β-hydroxybutyrate était plus faible que pour les
vaches contrôles. Les concentrations sanguines en acides gras non-estérifiés, en urée, et en
phosphore n’ont pas été influencées par les traitements. Aux jours 2 et 5, la flambée oxydative
des polymorphonucléaires était plus élevée pour les vaches traitées à la quinagolide que pour
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