Introduction à l`anthropologie sociale Ethnographie : observation sur

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Introduction à l’anthropologie sociale
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Ethnographie : observation sur le terrain, description et l’analyse des groupes humains
Ethnologie : étude des sociétés dites primitives
Anthropologie : remplace le terme d’ethnologie, terme vague ; ce ne sont plus les sociétés primitives, mais les
sociétés du monde entier.
L’étude des sociétés se divise en trois étapes :
o Recherche sur le terrain
o Analyse des données
o Etude comparative
Objet de l’anthropologie sociale :
o Etude des sociétés primitives, sans écriture, à petite échelle
o Pense l’humanité dans son ensemble, le fonctionnement des sociétés en général
o Il commence à disparaître : certains anthropologues pensent qu’il faut se retirer, mais d’autres la
voient comme un élargissement
Histoire de l’anthropologie
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Préhistoire :
o L’interrogation sur l’Autre a presque toujours existé, voyons par exempe Hérodote et Marco Polo
La philosophie des Lumières :
o Apparition de concepts qui ont beaucoup influencé l’anthropologie
o Elle réfléchir sur la nature de l’homme
o Elle reconnaît un principe d’unité des hommes
o On a une conception de bon sauvage
Expansion européenne et colonialisme
o Dès le 15e, la multiplication des voyages et la colonisation conduit à un élargissement des
connaissances
o On est à l’apogée de la question de l’autre : qui est l’indigène ? Il passe du « bon sauvage » à l’être
inférieur
o Les missionnaires apprennent les langues indigènes pour répandre sur les indigènes la foi
o Il y a une question sur l’origine des autochtones : ont-ils la même originne que nous ? (on parle de
monogénèse) ou différente ? (polygénèse)
Darwin et l’évolution
o Influence la première école anthropologique : évolutionnisme
o Processus d’adaptation vers une forme plus complexe
o Applique « Origine of Species » à l’homme dans « Descent of Man »
Evolutionnisme en anthropologie 19e, conception encore dans l’esprit populaire
o Sociétés primitives sont considérées comme des témoins de l’humanité
o Survivances : institutions, traits culturels
o Postulat fondamental de l’unicité de l’homme
o Procède par méthode comparative
o Ne font pas de recherche sur le terrain, mais utilisent les récits des missionnaires
Lewis Morgan (évolutionnisme)
o Croit en la thèse des monogénistes
o Montre que les populations américaines sont originaires d’Asie, en utilisant des critères linguistiques
o Envoie des formulaires remplis par des missionnaires
o Pense que les modes de fonctionnement diffèrent d’un stade à l’autres :
 Sauvagerie (trois degrés : inférieur (cueillette, début du langage articulé, familles
consanguines), moyen (feu, cuisson, pêche, filiation par les femmes, famille punaluenne =
mariage polygame)) supérieur (chasse, cannibalisme, clan))
 Barbare (inférieur (poterie, agriculture, tribus, famille syndisamienne = mariage monogame
« stable »), moyen (domestication, irrigation, démocratie militaire), supérieur (fer, route,
chars, architecture, famille patriarcale) )
 Civilisation (alphabet phonétique, écriture, états) = sommet de la société à l’époque
victorienne
o On ne peut plus invoquer une théorie de linéarité
o Les primitifs ne sont pas dégradés, mais n’ont pas atteint le développement
Edward Tylor (évolutionnisme)
o Travaille sur le concept de « religion »
o Stades différents de ceux de Morgan :
 Animisme : on considère l’âme comme une entité séparée du corps, comme une simple
réflexion. La mort est équivalente au rêves
 Fétichisme : on fixe l’esprit du monde dans un objet
 Polythéisme : on croît en plusieurs dieux
 Monothéisme : une seule divinité incarne l’esprit
o Il reprend le concept de type idéal de Max Weber : formes théoriques nuancées dans la réalité
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James Frazer (évolutionnisme)
o Reconstitue l’histoire de l’empire romain, en se basant sur les auteurs anciens. Il a une considération
très limitée sur un culte où tout homme peut devenir prêtre en tuant sur prédécesseur
o Pour lui, on a trois stades
 Magie : croyance de pouvoir dominer le monde
 Religion : on se remet aux dieux en reconnaissant ses faiblesses
 Science : l’homme domine la nature mais reconnaît ses faiblesses
Conclusions évolutionnistes :
o Justifie la colonisation
o Essaie de trouver des théories qui fittent les données
o Après avoir été abandonnées, H. Steward y revient, mais sans prétendre à une évolution unilinéaire
Diffusionnisme
o On pense que l’homme n’a pas d’imagination, et que tout se diffuse à partir d’un endroit unique ; on
cherche donc à retrouver les voies de diffusion.
o L’hyperdiffusionnisme anglais (Elliot Smith) pense que tout a déjà existé en Egypte, et diffusé à partir
de là
o L’école allemande (Wilheim Schmidt) s’oppose à l’évolutionnisme : on développe les idées de
Kulturkreis, qui décrit un ensemble de similitudes culturelles entre les institutions et techniques ; plus
on a de traces, plus on est proche du centre du cercle
o L’école américaine met l’accent sur la culture plutôt que la société, donc sur les techniques, les
croyances, les mythes et les langues (donc les moyens de communiquer)
Franz Boas (diffusionniste)
o Il nie les compréhensions universalistes, il ne prend pas position sur certains éléments culturels, par
un certain relativisme culturel.
o Il généralise des observations répétées, en s’intéressant notamment aux Amérindiens et aux Inuits (et
aux échanges de proximité). Il refuse de réduire la culture à des critères individuels
Théories culturalistes et de personnalité
o Continuité entre expériences de la petite enfance
o Intérêt pour la diversité des normes et des valeurs que peuvent choisir les sociétés, et quels
mécanismes
o Comment la personnalité des membres d’une société est formée par la culture
Ruth Benedict (culture et personnalité)
o Pense qu’une culture repose sur quelques segments de nombreuses possibilités, sans présupposer
de choix ni de but conscient
o Pense que chaque culture est unique et est un ensemble intégré, qui doit être considéré en lui-même
o Elle propose une typologie proche de celle de Nietzsche dans l’origine de la tragédie, elle définit la
culture puebolos comme apollinienne (à l’opposé du dionysique), kwakiult comme dionysique et Dobu
sans loi.
Margaret Mead (culture et personnalité)
o Elève de Franz Boas
o Travaille dans des musées
o Cherche à répondre à la question : est-ce que les recherches anthropologiques représentent la
réalité ?
o Pense que la nature humaine est plastique et qu’elle peut être modelée par la culture
o Veut montrer que l’adolescence est une période difficile à cause de la cutlure => va à Samoa et
montre qu’ils n’ont pas de tension psychologique, mais que c’est une période de libertinage
o Etudie également les Arapesh en Nouvelle Guinée, où les jeunes hommes ne sont pas poussés à
l’agressivité car les rapports à la mère sont prolongés, Mundugumors, les grosses entraînent des
tabous et les hommes sont très agressifs
Derek Freeman
o Contredit ses hypothèses d’une façon très violente en formant un grand scandale : les femmes de
Samoa lui ont menti et elle a cru => question de comment les données sont collectées
Ethnocentrisme :
o Pratique lie au fait de croire que sa propre ethnie
o Retrouve une hiérarchie dans le jugement que l’on a envers les autres
o C’est une attitude personnelle
Relativisme culturel :
o Opposé à l’ethnocentrisme
o Risque de conduire à des conclusions simplistes
o Mais force à voir le point de vue de l’autre
Fonctionnalisme :
o Ecole développée en Angleterre, qui domine l’anthropologie entre 1922 et 1960
o Rattaché à l’évolutionnisme via Frazer
o Essaie de comprendre les sociétés vivantes : et se rendent compte de l’importance d’aller sur le
terrain
Ils abandonnent l’histoire, car expliquer une phénomène n’est pas trouver son origine, mais
comprendre le sens actuel du phénomène (=la fonction)
Bronislaw Kaspar Malinowski (fonctionnalisme)
o Aristocrate d’origine polonaise
o Elève de Frazer, étudie les mathématiques puis l’ethnologie
o Etudie un réseau d’échange dans les petites iles de l’archipal des Trobiands
 Englobe un grand nombre de tribus dans un réseau d’échange de cadeaux
 Parcourent plusieurs centaines de kilomètres pour « donner des cadeaux »
 Richesse = possibilité de donner
 Pour participer à l’échange, il faut être initié à la magie kula pour se protéger des sorcières
volantes
 On va pour donner les objets
 Les mwali (mwali) tournent dans le bon sens, les soulava (colliers) à l’envers
o « J’y étais donc je pouvais parler »
o Crée « l’observation participante »
 Paul Rabinow « J’allais au Maroc pour devenir un anthropologue »
 L’ethnologue doit se couper de ses semblables
 Doit s’installer le plus longtemps possible dans un village, mais en gardant un certain
éloignement pour conserver une certaine lucidité
 « le but de l’anthropologie est de saisir le point de vue de l’indigène, son rapport à la vie, de
comprendre sa propre vision du monde »
Société des Observateurs de l’Homme (1799-1804)
o Manuel pour le voyage d’observation
o Anthropologie = science de l’observation
o Insistent sur l’importante d’apprendre la langue et d’avoir une attitude d’amitié avec les sauvages
Alfred Reginal Radcliffe-Brown (structuro-fonctionnalisme)
o Premier étudiant à avoir étudié l’anthropologie à Cambrdige
o Veut se débarrasser des spéculations et s’oppose aux reconstructions du passé
o Prône une recherche inductive, opposée à l’évolutionnisme et synchronique (elle ne changera pas
avec le temps)
o Influencé par la sociologie française : anthropologie sociale
o Pas de signification sans mise en relation
o Veut comprendre ce qui est la base des structures et elle ne change pas
o Anthropologue : vise à découvrir des généralisations, uniformités et différences
o Être humain est décrit par une ordre complexe de relations
o Totémisme :
 Une société est divisée en plusieurs groupes, en relation avec un objet ; les groupes sont
nommés en fonction de ces animaux
 Concept de solidarité entre l’ordre social et l’ordre naturel ; les actions de l’animal expliquent
certains faits culturels
 C’est un système de classification sociale qui permet de gérer la société
Edward Evan Evans-Pritchard (fonctionnaliste)
o Considère l’histoire factuelle importante, pense que l’anthropologie n’est pas une science mais une
discipline apparentée aux humanités car elle formule des lois générales
o Ne cherche pas des lois, mais des structures
o Considère que l’accès au pouvoir est déterminé par des généalogies
o Montre la cohérence et logique interne des croyances magiques d’un peuple d’Afrique centrale
(Azandes)
 Considère que la réalité est différente
 Différencie les sorciers (accomplit certains rites, malédictions) et les magiciens (pas de
technique observable et décelable)
o Reconstruit l’organisation sociale d’une société qui n’a ni était ni organisation sociale (Nuer)
 Le système politique est un équilibre entre tendances opposées de fusion et de fission
 Si deux villages sont proches, le règlement de conflits est immédiat et simple par des rituels,
les guerres entre tribus sont institutionnelles
Structuralisme :
o Ce n’est un courant de pensée, et se limite principalement aux travaux de Lévi-Strauss
o Questionnement des anthropologues : sont causés par des faits actuels, confrontation avec des
événements, etc.
o On voit une influence claire de la linguistique de de Saussure : la culture est perçue comme un
langage et non comme une structure
o La culture n’est pas comme la perçoit Malinovski, c’est-à-dire comme un organisme, mais c’est un
ensemble de système de signes qui forment un langage (à ne pas confondre avec la parole)
Claude Lévi-Strauss (structuralisme) :
o Ne considère pas le terrain comme important
o Cherche à découvrir des universaux et une abstraction non vérifiable empiriquement
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Il considère que ces modèles abstraits ne sont pas conscients, et fait intervenir la psychanalyse
Analyse les ethnographies des autres auteurs (dans La pensée sauvage), pour lui, la « pensée des
sauvages » est la « pensée à l’état sauvage »
o S’intéresse à la parenté : travaille davantage le modèle de Radcliffe-Brown pour obtenir des modèles
valables presque partout
o Il considère le mythe comme un récit particulier sur le passé qui sert à justifier une accent présente,
et cherche à comprendre pourquoi ils sont formulés d’une façon ou d’une autre
Post-modernisme :
o C’est le sensibilité contemporaine développée depuis la seconde guerre, qui ne privilégie aucune
méthode ou paradigme
o Elle remet en cause le positivisme, les lois universelles et la vérité unique, considère les points de
vue différents
o C’est une attitude relativiste et critique plutôt qu’une méthode analytique, proche d’une forme
généralisée de scepticisme
o Prétend à une rationalité universelle : on ne peut pas accéder à la formulation de lois générales
o C’est une attitude déconstructive : c’est l’opposé de la recherche de la vérité ; peut conduire au
cynisme car cela ne fait pas sens d’aller sur le terrain (« c’est un autre subjectivité »)
Edward Wadie Saïd (post-modernisme) :
o Etudie la période post-coloniale mais en gardant le mot « colonial » comme référence
o Il remet en question la prétendue « objectivité » du savoir européen, affirme que toute connaissance
est marquée à la fois historiquement et socialement
o La domination d’un peuple est non seulement politique et militaire, mais aussi culturelle
o Pense que la littérature sur l’orient apprend plus sur l’occident que sur l’orient
o Pense que la littérature, l’histoire et les sciences sociales sont « équivalentes » quant à la vérité,
l’authenticité, car elles expriment toutes une certaine subjectivité
James Clifford (post-modernisme)
o Réutilise le terme « ethnographie »
o Propose un questionnement sur le savoir anthropologique dans Writing Culture, The Poetics and
Politics of Ethnography ; critique l’anthropologie coloniale et prend une approche réflexive : quels sont
les rapports entre les anthropologues et les personnes étudiées ?
o La réalité n’est pas objective, mais passe par la personnalité du chercheur
Clifford Geertz (post-modernisme) :
o Ce n’est pas un post-moderne au sens strict, mais on retrouve certaines thématiques des postmodernes ; il se considère comme un réformateur du culturalisme américain et est donc dans
l’héritage de Boas et de l’école culture et personnalité (on parle d’anthropologie interprétative)
o Il considère l’homme comme un animal suspendu dans une toile de signification (=culture) qu’il a luimême tissée
o Il conçoit la culture comme un décrivant un code pour comprendre et agir sur la vérité
o Il revient à la nécessité des études sur le terrain ; il pense que l’ethnologue est un observateur qui, au
mieux, peut lire sur l’épaule de la population étudiée
Domaines de l’anthropologie
Anthropologie économique
Comment les sociétés arrivent à survivre dans des milieux différents ; étude des rapports entre l’homme et les
milieux différents
On distingue plusieurs modes d’adaptation :
Chasse/cueillette
o La chasse est réservée aux hommes, la cueillette aux femmes et la pêche est partagée par les deux
o Il n’y a pas de domesticaitons
o La densité de population est peu élevée, et les sociétés sont plus ou moins égalitaires
Pastoralisme
o Elevage de troupeaux d’animaux herbivores, qui se déplacement le plus souvent à la recherche
d’environnements plus favorables
o Utilisent le lait pour le fromage et extraient du sang pour les protéines
o Les hommes défrichent, plantent et chassent ; les femmes s’occupent de la récolte, des travaux
domestiques et des animaux
o La productivié n’est pas très élevée et la densité de population est basse
Culture intensive
o Utilisation d’une technologie plus complexe, avec des techniques d’irrigation, de labourage et des
animaux de trait
o Les peuples ne sont plus liés directement à l’environnement ; les villages sont stables et la vie sociale
s’organise
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Industrialisme
o Utilisation des machines ; augmentation de la population et intensification de la production
o Système de marché mondialisé et augmentation de la consommation
o Développement de l’éducation et apparition de nouvelles couches sociales et d’inégalités sociales
Marcel Mauss :
o Essai sur le don : étudie la magie Kula et le Potlach (échange et destructions de biens)
o Selon lui, le don n’est pas un acte de bonne volonté, mais il est soumis à des règles sociales et
légales
o ~> obligation de donner, de recevoir et de rendre
Karl Polanyi :
o Remarque que dans toutes les sociétés, des biens et des services sont échangés
o Il distingue trois méthodes :
 La réciprocité : on donne quelque chose et on reçoit autre chose en échange
 La redistribution : c’est un modèle centralisé, et l’échange est indirect ; les biens sont récoltés
par un centre qui redistribue le reste
 Le marché : les échanges sont soumis aux lois du marché, les moyens de production, la terre
et le travail deviennent marchandises
Marshall Sahlins :
o Analyse et développe le concept de réciprocité
o Distingue trois formes de réciprocité :
 Réciprocité généralisée : pas de décompte ni de retour immédiat, la générosité est perçue
comme une valeur
 Réciprocité balancée : la même valeur est attendue en retour dans un délai raisonnable
 Réciprocité négative : obtenir le maximum sans retour
o Le type de réciprocité dépend et détermine la distance sociale avec les individus
Anthropologie politique
Stratification sociale : comment est géré l’accès aux ressources dans les différents types de société ?
o Toute société assure une répartition inégale des ressources et du pouvoir, mais il faut déterminer le
degré de différenciation
o Les principales formes de différenciations sont basées sur les différences d’âge et de sexe, et
occupent une place plus ou moins centrale selon les sociétés
Sociétés dites « égalitaires » :
o Chasseurs cueilleurs
o Plus ou moins les mêmes possibilités d’accès aux ressources, privilège et pouvoir ; qui ne sont pas
transmissible
o Obligation de partager les biens matériaux par le manque de technologie
o On adopte souvent un système réciproque
Société dites « de rang » :
o Différences entre les personnes en fonction du prestige et des ressources sociales
o Souvent un système de redistribution ; le système est organisé par la parenté, on hérite de la position
de chef
Sociétés dites « stratifiées » :
o Les inégalités sociales et économiques sont permanentes ; certaines personnes sont privées d’accès
aux ressources de base
o La richesse et le prestige sont transmises d’une génération à l’autre en créant des élites permanentes
o Souvent caractérisées par des classes (phénomène économique, mais aussi style de vie) ou des
castes (statut de la naissance est endogamique)
Types d’organisation politiques :
o Toute société doit prendre des décisions qui concernent tous les membres de celle-ci
o Quel est le rôle de l’autorité ? 1) régler le comportement 2) maintenir et perpétuer son pouvoir 3)
minimum de désordre et de mécontentement social 3) gérer le désordre social
o Convaincre les hommes de suivre des règles :
 Contes, récits, etc car il y a une intériorisation des valeurs
 Ridiculiser quelque, etc. : sanctions informelles
 Lois : forme de contrôle social ; parfois, les croyances sont vues comme des lois
o Idéologie politique : c’est l’ensemble des valeurs et croyances partagées par la société qui légitiment
la distribution et l’exercice du pouvoir et de l’autorité
Elman Roger Service
o Chacune des typologies est caractérisée par des modes de vie, la prédominance d’un système
d’échange et une forme caractéristique de leaership
o Bande :
 Société typique des chasseurs cueilleurs, fondée sur la famille réelle ou fictive
 Rassemble entre 20 et 300 personnes, associées à un territoire
 Les bandes sont exogames (=se marient à l’extérieur de la bande) ; et celles-ci sont
passagères, séparables selon les activités
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Tribu :
 Ordre rassemblant des communautés indépendantes dans une organisation supralocale ; de
façon égalitaire avec des notions de réciprocité et de redistribution
 Peu de spécialisation ; il y a plus de stratification sociale ; le pouvoir doit être défendu et
revendiqué
Chefferie :
 Les relations sociales sont déterminées par la parenté, le mariage, l’âge, la génération et le
sexe
 Pas d’appareil répressif formel, bien qu’agissant sur un certain nombre de sous-unités
 Le pouvoir est centralisé et formel ; les ancêtres légitiment le pouvoir
Etat :
 Organisation politique hiérarchie, centralisée ; la violence est légalisée pour le gouvernement
central, réprimandée sinon
 Développement du secteur tertiaire ; une partie de la richesse sert à maintenir la classe
dominante et l’accès aux ressources est inégal
Anthropologie de la parenté
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Comment la famille est définie dans les sociétés ? Dépend de celle-ci et de la conception de la famille ; dans
les sociétés traditionnelles, la famille définit toute relation
Lewis Morgan : proximité ; filiation à la mère, filiation au père
Mariage :
o Ensemble de coutumes, règles et obligations qui établissent une relation sociale entre un homme et
une femme, ainsi que leurs enfants ; on distingue les unions libres et légitimes, le mariage est vu
comme vital dans toute société
o Le mariage régule et légitime les relations sexuelles entre hommes et femmes, permet de diviser le
travail et responsabilise les soins et la socialisation des enfants
Inceste :
o Dans toutes les sociétés, l’inceste est tabou ou prohibé ; très rarement codifié
o L’inceste dépend de la famille que l’on définit la famille
o Interdit car cela évite la consanguinité ; on pense que les personnes qui ont grandi ensemble
n’éprouvent pas du désir entre eux ; évite les conflits au sein de la famille ; invite à donner ses filles et
ses sœurs à d’autres hommes, qui à leur tour vont donner leurs filles et sœurs en retour
Mariage comme alliance :
o Sororat : si une femme meurt alors qu’elle est jeune, le mari exige une femme de remplacement ;
Lévirat : la veuve épouse le frère de son mari
o Exogamie : les membres d’un groupe doivent se marier à l’extérieur du groupe ; endogamie à
l’inverse
o Monogamie : un unique partenaire ; polygamie : mariage d’un conjoint avec plusieurs (polyandrie : un
femme avec plusieurs hommes, rare, polygynie : un homme avec plusieurs femmes) ; certains
auteurs parlent de polygamie sérielle
o Dans beaucoup de sociétés, on considère que la donner la femme ; la famille qui reçoit la femme paie
le prix de la fiancé, les parents abandonnent un certain nombre de drotis sur la fille ; c’est vu comme
une compensation et pas un achat / la dot lorsque le groupe de la femme donne des présents
substantiels à la femme du mari
Résidence :
o Patrilocale : couple s’établit avec la parenté du mari
o Matrilocale : couple s’établit avec la parenté de la femme
o Avunculocale : couple s’établit avec l’oncle d el’époux
o Néolocale : couple s’établit dans un nouvel endroit
Famille et parenté
o La famille est une institution sociale : elle régit la distribution des biens et assure l’ordre social
o Famille nucléaire : père, mère et enfants nés de leur union
o Famille composée : ensemble des conjoints et de leurs enfants de la société polygamique
o Famille étendue : communauté formée d’un réseau familial reliant consanguins, alliés et descendants
sur trois générations
o Filiation : lien unissant l’enfant à son père et sa mère ; elle gouverne la transmission de la parenté
o On parle de filiation unilinéaire lorsque toute personne du groupe de son père ou de sa mère
(partilinéaire ou matrilinéaire) ; on appelle tous les ascendants et descendants « cognats »
(« agnats » pour les mâmes, « utérins » pour les femelles)
o De bilinéaire lorsque les deux modes de filiation sont appliquées simultanément selon des règles
strictes ; de bilatéral ou indifférencié si c’est distribué entre les cas
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