
certains centres très spécialisés. Les patients qui étaient assez instables, devaient être transportés dans ces
centres spécialisés. On a donc commencé à mettre dans les ambulances des médecins pour accompagner
ces malades graves.
Donc on a commencé à sortir les médecins des hôpitaux, des cabinets et des cliniques pour qu’ils aillent
dans les ambulances et en dehors de l’hôpital, prendre en charge les malades en détresse.
Finalement ces médecins ont pris goût à aller dans les ambulances, sortir des hôpitaux
et ils se sont dit : « On pourrait aussi faire de la médicalisation d’autre chose et notamment des accidents
graves ». En effet, la traumatologie routière est toujours gravissime mais était encore pire dans la
deuxième partie du XXème siècle, avec des accidents catastrophiques, donc « pourquoi ne pas aller
directement sur les lieux d’accidents pour prendre en charge les patients les plus graves ? ». Ca a donc été
la création des SMUR, avec ces équipes médicales qui travaillent conjointement en France avec les
pompiers, essentiellement sur la voie publique ou avec les sociétés d’ambulance.
• Nécessité de coordination des secours médicaux et des moyens : création des SAMU (1968-
Toulouse) = Service d’Aide Médicale Urgente.
Puis, après la mise en place des secours médicaux, des moyens (envoie des médecins à
l’extérieur), on a
commencé
à
réguler, cad à
choisir où
on envoie les médecins, sur quelles types d’intervention, à
quel
moment, combien de médecins sont disponibles.
Ça a été
la création des premiers SAMU en 1968 ( il y a une cinquantaine d’années), qui sont des centres
d’appels téléphoniques qui vont gérer tous les appels concernant les urgences vitales et qui vont envoyer si
besoin les SMUR (véhicules avec médecins, infirmiers et ambulanciers) pour aller intervenir auprès des
malades. Donc le SAMU c’est ce qu’on appelle le centre 15 (112 en Europe ou le 911 aux USA) et pas les
véhicules jaunes avec les sirènes que sont les SMUR.
Cette régulation permet d’optimiser au mieux les moyens, car les médecins dans les ambulances ça coûte
cher. C’est un peu le reproche que nous font les anglo-saxons : « Votre système, il est peut être pas mal,
mais il coute très très cher. De ce fait, vous n’avez pas beaucoup d’équipes. Alors que les paramédics
coûtent moins cher, donc nous on en a pleins et on va beaucoup plus vite que vous. Cependant les malades
arrivent un peu en vrac à
l’hôpital, mais c’est pas grave à
l’hôpital on a de bons médecins. »
En France,
on essaye de faire en sorte que les malades n’arrivent pas dans un état catastrophique à
l’hôpital. Par
contre il est vrai qu’on a moins d’équipes disponibles et des équipes qui coûtent chères d’où
l’intérêt de
réguler, encore une fois, et de choisir au mieux les interventions les plus pertinentes.
Donc des médecins au bout du fil, pour répondre et choisir sur quelles types d’intervention envoyer les
équipes.
• Extension du rôle des SAMU aux différents domaines de l’urgence (psychiatrie, médico-
social, permanence de soin, situations d’exception, urgences vitales ).
Le rôle des SAMU s’est finalement développé jusqu’à devenir ce qu’il est aujourd’hui: le centre 15, un
numéro dédié, gratuit et une réponse médicale permanente, H24, 7 jours sur 7, sur tout le territoire
francais, que ce soit pour les urgences les plus sévères comme pour les simples conseils médicaux.
Question élève : « Qui est-ce qui gère cette réponse ? Le SAMU en premier ou les pompiers ? »