I) le secteur primaire :
1) définition
L’agriculture Marocaine se caractérise par son dualisme, sa dépendance, et sa
domination.
Deux types d’agriculture existent au Maroc :
Une agriculture traditionnelle : qui fait vivre la majorité de la population
Rural et intéressant à peu prés 80% des terres cultivées.
En effet, ce type d’agriculture présente les caractéristiques suivantes :
La petitesse des exploitations qui ont souvent un caractère familial ;
Absence des divisions de travail car le Fellah apporte à la fois le travail et le
capital ;
Faiblesse des rendements obtenus fait que la production est essentiellement
autoconsommée.
Donc l’agriculture traditionnelle reste une économie fermée qui vit une situation
de subsistance
et faiblement monétariste (le troc est encore pratiqué).
Une agriculture moderne : qui travail essentiellement pour l’exportation.
Il se compose de deux sous titre :
Le secteur moderne capitaliste : c’est la continuation de l’ancien secteur
coloniale. Ce secteur ce caractérise par l’utilisation intensive de machinisme
agricole et
de tous les intrants. La production de ce secteur est essentiellement tournée vers
l’exportation.
Le secteur semi moderne : Il est né de la distribution des récupérés après
l’indépendance. Ce secteur est encadré par l’Etat par les subventions et les
crédits
agricoles afin de permettre l’introduction des techniques modernes.
2) problèmes du secteur :
Manque énorme en infrastructure de base ;
Les inégalités en matière d’équipement et des activités entre les périmètres
irrigués qui
occupent seulement 13% de la SAU1 et les périmètres en bour qui concernant le
reste de
la SAU, et environ la moitié de la population (rural + urbain) avec peu
d’équipement en peu
de richesse ;
L’inégalité de répartition de revenu entre le monde rural et le monde urbain ;
Pauvretés, précarité …
125e en indice de développement humain
Crainte d’une baisse de l’eau à cause de la sécheresse et d’une désertification ;
Niveau faible de formation et d’instruction ;
Faiblesse de la superficie cultivable ;
Faible mécanisme ;
Le système foncier se distingue par l’existence d’un ensemble de propriété :
Melk ;
Guich ; Habouse ;
Découragement de l’investissement ;
La petitesse et le morcellement de la propriété agricole ;
Concurrence sur le marché extérieur ;
Aléas climatiques défavorables ;
Accentuation d’importation de produits alimentaires à cause de la
libéralisation ;
Le pays et producteur et importateur des produits agricoles, cependant il y a
une
malnutrition ;
La production est surtout destinée à l’autoconsommation ;
La faiblesse de rendement ;
Une économie fermée de subsistance faiblement monétarisé ;
Absence de devisions de travail.
3) solutions et défis :
solutio
Lutter contre la pauvreté en milieu rural par un système de solidarité nationale et
la
création d’emplois à court et à moyen terme ;
Soutien de l’Etat aux entrants utilises en agriculture en particuliers le gasoil, les
matérielles agricoles, et les fertilisantes ;
Assurer les méthodes de gestion au sein des entreprises publiques sous tutelle
du
ministère de l’agriculture (SODEA ; SOGETA) qui constituent une lourde
charge pour
l’Etat et la collectivité ;
Encourager le transfert des technologies et du savoir-faire au profit des
agriculteurs et
de leurs fils, en soutenant la recherche agronomique ;
Assurer les circuits de commercialisations des produits agricoles et lutter contre
les
rentiers et les intermédiaires qui profitent des efforts de l’agriculteur et du
consommateur ;
Impliquer le secteur bancaire en général à financer l’investissement en milieu
rural avec
des taux d’intérêts encourageant et une prise en charge par l’Etat des risques liés
à l’agriculture.
II) L’élevage:
L'élevage, qui joue une fonction de «caisse d'épargne», occupe
une place prépondérante dans le secteur agropastoral. Apte à l'attelage et au
portage, le cheptel fournit le lait, le beurre et la viande destinés à la
consommation familiale.
La laine et les poils de chèvre entrent dans la composition des
djellabas, des couvertures et des cordes. Généralement extensif, l'élevage se
pratique sur des parcours collectifs; il présente des modalités régionales qui vont
des grandes transhumances concernant des familles entières aux mouvements de
moindre amplitude menés par un berger.
II) La pêche :
La production halieutique totale à accusé d’une année à une autre, un recule qui
s’établi en moyen de 13,8%. Le secteur de la pêche maritime souffre d’un
ensemble de problème suite à la sur exploitation des eaux marocaines par la
flotte européenne : l’insuffisance des moyens de recherche et d’évaluations des
stocks halieutiques ; l’insuffisance des moyens navale de contrôle technique,
bloque le développement durable de ce secteur. La profession marocaine avec
toute ces catégorie (pêche môturière, pêche côtier, pêche artisanal) traverse une
période du crise qui se traduit par la diminution des chiffres d’affaires de la
majorité des entreprises, et dans certains cas la faillite, et la fermeture des unités
de production et la désarmement des unités de pêche. Face à cette situation, un
plan de réaménagement à été conçut pour encourager l’initiative privée et
renforcer l’investissement dans ce secteur.
Malgré la situation catastrophique du secteur, le consommateur intérieur à
augmenter ce qui a entraîner une augmentation de prix. Une part très important
de la production de ce secteur est destinée au conserve et par
conséquent à l’export, alors que les matériels de congélation sont faibles.
Le recule de la pêche côtier après la fin de l’accord Maroc-UE à entraîner
l’extension de la période de repos biologique, mais cette extension ne sait pas
traduit par la reconstitution du stock de certain espèce disparue.
Partie deux :Le secteur secondaire
Introduction : Secteur économique dont l'activité principale est la transformation
des matières premières
Au lendemain de l’indépendance, l’industrie marocaine a souffert d’un
processus de désinvestissement lié à la défaillance des capitaux étrangers et au
manque d’industries nationaux.
Le Maroc a opté dans ce domaine pour la priorité à la création des PME car
l’industrie lourde demande des moyens financiers importants, une expérience
dans l’industrialisation et un niveau supérieur de développement technologique.
L’industrie peut avoir un rôle moteur grâce au taux de croissance généralement
élevé qu’il engendre, elle peut être à l’origine de la constitution et au
développement d’un tissu économique
I – L’évolution des industries marocaines
Le secteur de l’industrie au Maroc repose sur quatre branches majeures
- L’industrie minière
La production minière qui est fortement dépendante de la demande étrangère, a
augmenté de 1,8% au lieu de 6,6% un an auparavant.
Après la hausse de 7,4% enregistrée un an auparavant, la production marchande
de phosphates est restée quasiment stable, à 27,4 millions de tonnes.
Les autres minerais ont globalement enregistré une hausse de 7,6%
- l’industrie manufacturière ou de transformation
• les industries alimentaires, de boissons et de tabacs
• l’industrie du textile et de l’habillement
• l’industrie chimique et para-chimique
• les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques
• l’industrie des matériaux de construction
Le secteur des industries de transformation, qui a contribué au PIB à hauteur de
17% en moyenne des cinq dernières années et à l’emploi national à concurrence
de 12%, est constitué de 93% de petites et moyennes entreprises. Lactivité de ce
secteur a progressé de 3,7% au lieu de 2,5% une année auparavant. Cette
évolution a concerné l’ensemble des branches, particulièrement les industries
métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques et les industries de la
chimie et de la parachimie.
- L’industrie énergétique
Le Maroc possède les plus grandes réserves de phosphate au monde, dans les
plateaux des Phosphates, à Youssoufia et à Boukraa (Laayoune) avec 37
milliards de mètres cubes comprenant notamment les activités de raffinage du
pétrole brut, la production d’électricité et la distribution d’eau.
La consommation finale d’énergie en 2006, estimée sur la base des données
provisoires, a augmenté de 3,9%.
La demande nationale d’électricité estimée à 19,3 milliards de KWH, s’est
raffermie de 9,2% contre 12,5% en 2005. La consommation d’électricité haute et
moyenne tension, destinée aux secteurs productifs et aux régies de distribution, a
enregistré une hausse de 8%. Celle de basse tension a progressé de 15%, en
relation avec la consommation des ménages, qui a été renforcée par la poursuite
du programme d’électrification rurale, dont le taux de réalisation a atteint 88%
au lieu de 81% un an auparavant.
La production des centrales thermiques, qui en représente près de 95%, a stagné,
tandis que celle d’origine hydraulique s’est améliorée de 12,6%.
L’année 2006 a été marquée par l’indexation des prix internes des produits
pétroliers sur les cours de pétrole sur le marché international, à l’exception du
gaz butane qui continue à être subventionné. En moyenne annuelle, les
augmentations des prix ressortent à 10,2% pour le fuel, 7,3% pour le gasoil,
14,4% pour gasoil 350 et 1,4% pour le super, le prix du gaz butane étant resté
inchangé
- L’industrie du Bâtiments et Travaux Publics
Le secteur du bâtiment et travaux publics a poursuivi l’expansion observée au
cours des dernières années à la faveur de la réalisation des programmes de
construction de logements, de l’accélération des travaux d’infrastructure de base
et du renforcement des investissements dans le secteur du tourisme notamment.
Le secteur de l’industrie représente ainsi un secteur primordial de l’économie
nationale, ce secteur a contribué pour près de 25% à la formation du PIB et a
enregistré une croissance de 4,7% en 2006, supérieure à la moyenne des cinq
dernières années. Cette évolution est attribuable, d’une part, au développement
des industries manufacturières qui ont été stimulées.
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