- L’industrie énergétique
Le Maroc possède les plus grandes réserves de phosphate au monde, dans les
plateaux des Phosphates, à Youssoufia et à Boukraa (Laayoune) avec 37
milliards de mètres cubes comprenant notamment les activités de raffinage du
pétrole brut, la production d’électricité et la distribution d’eau.
La consommation finale d’énergie en 2006, estimée sur la base des données
provisoires, a augmenté de 3,9%.
La demande nationale d’électricité estimée à 19,3 milliards de KWH, s’est
raffermie de 9,2% contre 12,5% en 2005. La consommation d’électricité haute et
moyenne tension, destinée aux secteurs productifs et aux régies de distribution, a
enregistré une hausse de 8%. Celle de basse tension a progressé de 15%, en
relation avec la consommation des ménages, qui a été renforcée par la poursuite
du programme d’électrification rurale, dont le taux de réalisation a atteint 88%
au lieu de 81% un an auparavant.
La production des centrales thermiques, qui en représente près de 95%, a stagné,
tandis que celle d’origine hydraulique s’est améliorée de 12,6%.
L’année 2006 a été marquée par l’indexation des prix internes des produits
pétroliers sur les cours de pétrole sur le marché international, à l’exception du
gaz butane qui continue à être subventionné. En moyenne annuelle, les
augmentations des prix ressortent à 10,2% pour le fuel, 7,3% pour le gasoil,
14,4% pour gasoil 350 et 1,4% pour le super, le prix du gaz butane étant resté
inchangé
- L’industrie du Bâtiments et Travaux Publics
Le secteur du bâtiment et travaux publics a poursuivi l’expansion observée au
cours des dernières années à la faveur de la réalisation des programmes de
construction de logements, de l’accélération des travaux d’infrastructure de base
et du renforcement des investissements dans le secteur du tourisme notamment.
Le secteur de l’industrie représente ainsi un secteur primordial de l’économie
nationale, ce secteur a contribué pour près de 25% à la formation du PIB et a
enregistré une croissance de 4,7% en 2006, supérieure à la moyenne des cinq
dernières années. Cette évolution est attribuable, d’une part, au développement
des industries manufacturières qui ont été stimulées.