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Embargo jusqu’au 13 février 2014, midi (HNE)
Personnes-ressources :
Terry Collins, +1 416 538-8712, [email protected]
Erica Phipps, +1 613 791-4248 (cell.), erica@healthyenvironmentforkids.ca
Préentrevues possibles. Photos: http://bit.ly/1g7kDlC Video: http://bit.ly/NkNNEg
Les experts ajoutent le test de radon aux détec-
teurs de fumée et de monoxyde de carbone pour
une maison sécuritaire
L’exposition intérieure au radon constitue la deuxième cause en importance
du cancer du poumon
Les centres de la petite enfance à Winnipeg donnent l’exemple
Attirant l’attention sur les statistiques alarmantes quant aux risques de développer un can-
cer du poumon, les experts de la santé des enfants et ceux d’autres domaines multiplient les
appels auprès des familles canadiennes afin qu’elles vérifient la présence de contamination
au radon dans leurs maisons. Le radon est un gaz qui provient de l’uranium présent dans
le sol. Il peut s’infiltrer dans les maisons par les fissures et les ouvertures dans les fonda-
tions, et s’accumuler dans l’air ambiant jusqu’à atteindre des concentrations nocives.
En moyenne, une maison sur quinze au Canada (et jusqu’à une sur cinq dans certaines
provinces) recèle une concentration élevée de gaz radon dans l’air. Et au moins une per-
sonne sur vingt vivant pendant longtemps dans une telle maison risque de développer un
cancer du poumon, même si elle n’a jamais fumé de tabac.
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Les probabilités qu’un fumeur vivant pen-
dant longtemps dans une maison fortement
contaminée au radon contracte un cancer du
poumon sont d’une sur trois.
« Il s’agit d’une préoccupation nationale pour
la santé à long terme et le bien-être de nos
enfants qui n’a pas reçu toute l’attention
qu’elle mérite », souligne Erica Phipps, direc-
trice générale du Partenariat canadien pour
la santé des enfants et l’environnement
(PCSEE).
« Tous les parents savent qu’il est nécessaire
d’avoir un détecteur de fumée en fonction et
d’installer un détecteur de monoxyde de car-
bone. Il existe toutefois un troisième point
fondamental sur la liste de contrôle d’une
maison sécuritaire : effectuez vous-même un
test de mesure du radon de longue durée
(trois mois ou plus) pendant les mois froids
lorsque les fenêtres et les portes restent généralement fermées, ou engagez un spécialiste
afin qu’il mesure la concentration de radon. »
Les partenaires du PCSEE dans le cadre de cette nouvelle campagne de sensibilisation au
radon sont Santé Canada, l’Association canadienne des chefs de pompiers et Parachute, un
organisme national de charité voué à prévenir les blessures et à sauver des vies.
« Les risques associés aux incendies résidentiels, à l’empoisonnement au monoxyde de car-
bone et à l’exposition au radon sont élevés, mais les mesures permettant de les prévenir
demeurent relativement simples », indique JP Cody-Fox, directeur général de l’Association
canadienne des chefs de pompiers. « Nous encourageons les parents à prendre quelques
heures un samedi matin afin de vérifier ces trois choses – pour le bien de vos enfants. »
Sensibilisation au radon et détection de sa présence dans les services de garde à l’enfance
Au Québec, les écoles et les services de garde à l’enfance sont tenus d’effectuer un test de
radon.
Le PCSEE et la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance ont mis sur pied
une initiative avant-gardiste afin de promouvoir la sensibilisation au radon et sa détection
auprès du secteur des services de garde à l’enfance au Canada.
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À Winnipeg, un petit groupe de services de garde à l’enfance a été mobilisé afin de pro-
mouvoir la sensibilisation au radon et sa détection dans les maisons des familles de leur
clientèle. Les concentrations de radon seront également mesurées dans ces services de
garde.
« Notre secteur est entièrement consacré aux soins des enfants. Lorsque j’ai entendu parler
pour la première fois des risques pour la santé découlant de l’exposition au radon, j’ai su
que nous devions passer à l’action », dit Don Giesbrecht, président et chef de la direction à
la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance. « Les professionnels des ser-
vices de garde interagissent chaque jour avec les jeunes familles. Nous sommes donc bien
placés pour aider à faire en sorte que les familles sont sensibilisées au radon et qu’elles sa-
vent comment le mesurer dans leurs maisons. Nous pouvons également protéger les enfants
en nous assurant qu’ils ne sont pas exposés à des concentrations élevées de radon durant
les heures qu’ils passent à la garderie. »
Le radon est un gaz radioactif produit par la désintégration de l’uranium présent dans le
sol, le roc et les eaux souterraines. Ce gaz inodore s’infiltre dans les maisons par les fissures
et les autres ouvertures dans la fondation, et peut s’accumuler dans l’air ambiant jusqu’à
atteindre des concentrations nocives. Une fois inspirées, les particules radioactives entrent
dans les poumons, où elles endommagent les cellules et causent éventuellement un cancer
du poumon.
Dans les espaces clos, le radon peut s’accumuler à un niveau problématique pour la santé :
selon Santé Canada, l’exposition au radon est la principale cause du cancer du poumon
après le tabagisme, celle-ci étant responsable de 16 % des décès associés à cette maladie
(http://bit.ly/1gj5XPh).
« Alors qu’il se désintègre, le radon émet des particules radioactives qui peuvent se loger
dans les tissus de vos poumons alors que vous respirez. Les particules radioactives émises
par le radon libèrent ensuite de l’énergie qui peut endommager vos cellules de vos pou-
mons. Lorsque les cellules des poumons sont endommagées, un cancer peut éventuellement
se déclencher. Ce ne sont pas toutes les personnes qui sont exposées au radon qui dévelop-
peront un cancer du poumon, et il peut se passer plusieurs années entre l’exposition et
l’apparition de la maladie. »
« Si vous fumez ou si vous avez déjà fumé, et que votre maison recèle de fortes concentra-
tions de radon, les chances que vous contractiez le cancer sont particulièrement élevées »,
indique Santé Canada.
La limite canadienne concernant la concentration acceptable de radon, qui était de 800
becquerels par mètre cube (Bq/m3), a été abaissée à 200 Bq/m3 en 2007. Cette dernière va-
leur est comprise dans la fourchette de 100-300 Bq/m3 recommandée par l’Organisation
mondiale de la santé. Les plus fortes concentrations comprises dans cette fourchette sont
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considérées comme acceptables s’il est impossible d’atteindre la limite idéale de 100 Bq/m3
en raison des conditions spécifiques aux différents pays.
L’année dernière, une étude ontarienne (http://1.usa.gov/1hAx5tY) a indiqué que 847 –
13,6 % – des cas annuels de cancer du poumon dans la province étaient attribuables au
radon. L’étude indiquait en outre que si toutes les maisons présentant des lectures supé-
rieures à 200 Bq/m3 étaient décontaminées, ce sont 91 décès liés au cancer du poumon qui
pourraient être évités chaque année; le nombre de décès évités annuellement passerait à
233 si la décontamination permettait d’amener la concentration à 100 Bq/m3.
La concentration de radon varie d’une maison à l’autre selon les caractéristiques du sol,
l’état de la fondation, le type de construction, la météorologie et la circulation de l’air.
« En raison de l’intervention de tous ces facteurs, il n’est pas possible de prédire la concen-
tration de radon dans une maison. La seule manière de la déterminer avec certitude, c’est
d’effectuer un test », dit Barbara Mackinnon, une porte-parole responsable de la question
du radon à l’Association pulmonaire du Canada. « Le radon est l’une des principales causes
du cancer du poumon et pourtant, plusieurs personnes méconnaissent ses dangers et ne sa-
vent pas quoi faire. Nous travaillons auprès de plusieurs communautés à travers le Canada
afin de sensibiliser les gens et de faciliter l’accès aux trousses de mesure. » Afin de savoir où
acheter une trousse de mesure du radon à faible prix en ligne, télécharger ce document sur
le site de la campagne Occupe-toi du radon.
Selon Santé Canada, la concentration de radon dans la plupart des maisons peut être ré-
duite de plus de 80 % pour environ le même coût qu’engendrerait le remplacement d’un
système de chauffage ou de climatisation ou encore des travaux d’entretien usuels sur la
maison. Par exemple, sceller une fondation ou se procurer un système permettant d’aspirer
le gaz à l’extérieur de la maison coûte en moyenne entre 1 500 et 3 000 $.
Erica Phipps du PCSEE constate que rendre la détection du radon est les mesures de dé-
contamination accessibles à toutes les familles, incluant les locataires à faibles revenus,
constitue un défi qui n’a toujours pas été relevé. « En tant que société, nous devons trouver
les moyens de nous assurer que toutes les résidences au Canada sont exemptes de concen-
trations élevées de radon. Il s’agit d’une importante question d’équité. Il s’agit également
d’un investissement avisé pour prévenir le cancer du poumon, une maladie dévastatrice
qui coûte cher à la société. »
Bien que ses concentrations varient d’une région à l’autre, le radon se retrouve partout au
Canada – généralement en plus grandes concentrations dans les régions dont le sol et le roc
sous-jacent contiennent plus d’uranium.
Une enquête pancanadienne menée entre 2009 et 2011 par Santé Canada
(http://bit.ly/1gj6LDz) qui impliquait près de 14 000 maisons a montré que 6,9 % d’entre
elles recélaient des concentrations de radon supérieures à la limite de 200 Bq/m3.
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La plus forte proportion de maisons problématiques a été retrouvée au Nouveau-
Brunswick et au Manitoba, où plus d’une maison sur 5 recélait des concentrations de radon
supérieures à 200 Bq/m3.
Visitez la page web de la campagne au www.environnementsainpourenfants.ca.
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