Présentation au congrès annuel de l`ASCO 2015 et publication dans

Communiqué de presse
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Résumé no LBA100
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Présentation au congrès annuel de l’ASCO 2015 et publication dans le
New England Journal of Medicine des résultats de la première étude évaluant la
réparation des mésappariements de l’ADN comme guide génétique pour
l’immunothérapie avec le pembrolizumab de Merck
D’après les résultats préliminaires, le cancer colorectal et d’autres tumeurs associés à
une déficience du système de réparation des mésappariements de l’ADN démontrent une
forte réponse au blocage du point de contrôle immunitaire au moyen d’un traitement
anti-PD-1
Merck envisage d’amorcer une étude d’homologation de phase 2 concernant le
pembrolizumab (KEYNOTE-164) afin d’évaluer l’incidence de la déficience du système de
réparation des mésappariements de l’ADN dans les cas de cancer colorectal
Kirkland, Québec, le 29 mai 2015 – Merck (NYSE : MRK), connue sous le nom de MSD à
l’extérieur du Canada et des États-Unis, a annoncé aujourd’hui les résultats de la première
étude visant à évaluer la corrélation des bienfaits de l’immunothérapie en présence d’une
déficience du système de réparation des mésappariements de l’ADN, une forme d’instabilité
génétique bien établie dans de nombreux types de cancer qui se caractérisent par la perte de
fonction de ce système. L’étude de phase 2, menée par des chercheurs du
Johns Hopkins Kimmel Cancer Center, visait à évaluer le traitement anti-PD-1 de Merck, le
pembrolizumab, chez 48 patients évaluables, lourdement prétraités, atteints d’un cancer
colorectal de stade avancé ou présentant d’autres tumeurs solides.
Dans le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal et présentant des tumeurs
associées à une déficience du système de réparation des mésappariements, un taux de
réponse objective de 62 % (n = 8/13) a été observé. En revanche, aucune réponse (n = 0/25)
n’a été observée dans le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal et présentant des
tumeurs associées à une fonction de réparation des mésappariements efficace. Au moment de
l’analyse, la survie sans progression et la survie globale médianes n’avaient pas été atteintes
dans le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal associé à une déficience du système
de réparation des mésappariements. Ces données, figurant aujourd’hui dans le programme
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officiel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) et publiées dans le
New England Journal of Medicine, ont été divulguées lors d’un exposé oral présenté par le
Dr Dung Le, le samedi 30 mai dans le cadre du congrès annuel de l’ASCO 2015 tenu à Chicago
(résumé no LBA100).
À la lumière des résultats encourageants de cette étude préliminaire, Merck amorcera
une étude d’homologation de phase 2 (KEYNOTE-164) afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité
du pembrolizumab en fonction du statut du système de réparation des mésappariements dans
les cas de cancer colorectal localement avancé, non résécable ou métastasique (stade IV). Le
processus de recrutement des patients pour cette étude devrait commencer au milieu de 2015.
« Bien que préliminaires, ces résultats prometteurs laissent croire que la mise en
évidence d’une anomalie du système de réparation des mésappariements de l’ADN peut être
un moyen important d’identifier les tumeurs qui démontrent une réponse au blocage d’un point
de contrôle immunitaire », affirme le Dr Roger Dansey, directeur du domaine thérapeutique et
vice-président principal, développement en oncologie au stade avancé, Laboratoires de
recherche de Merck. « La déficience du système de réparation des mésappariements de l’ADN
est un biomarqueur établi dans de nombreux types de cancer, et ces résultats ouvrent la porte à
la recherche sur le pembrolizumab dans le traitement du cancer colorectal et d’autres types de
tumeurs avec cet outil potentiellement pertinent sur le plan clinique. Nous nous réjouissons à
l’idée d’amorcer une étude d’homologation de phase 2 visant à évaluer le pembrolizumab chez
des patients atteints d’un cancer colorectal; cela nous permettra d’étudier davantage ce
biomarqueur génomique. »
Résultats de l’étude de phase 2 portant sur le système de réparation des
mésappariements de l’ADN avec le pembrolizumab
L’étude de phase 2 visait à évaluer l’activité clinique du pembrolizumab en monothérapie
(10 mg/kg toutes les deux semaines) chez des patients atteints d’une maladie métastatique
évolutive, associée ou non à une perte de fonction du système de réparation des
mésappariements de l’ADN, et ayant déjà été traités. Trois groupes ont été évalués : patients
atteints d’un cancer colorectal associé à une déficience du système de réparation des
mésappariements (n = 13); patients atteints d’un cancer colorectal associé à une fonction de
réparation des mésappariements efficace (n = 25); patients atteints d’autres types de cancer
associés à une déficience du système de réparation des mésappariements (n = 10). Le statut
du système de réparation des mésappariements a été évalué à l’aide d’une méthode standard
de réaction en chaîne par polymérase (PCR) pour la détection de l’instabilité des
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microsatellites. Les paramètres principaux de l’étude étaient le taux de survie sans progression
lié à l’immunité, tel qu’évalué à 20 semaines, et le taux de réponse objective; les paramètres
secondaires comprenaient la survie globale, la survie sans progression (selon les critères
RECIST 1.1) et le taux de maîtrise de la maladie. Les données présentées au congrès annuel
de l’ASCO 2015 étaient fondées sur une analyse réalisée en date du 8 mai 2015.
Dans le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal associé à une déficience du
système de réparation des mésappariements, le taux de réponse objective était de 62 % et le
taux de maîtrise de la maladie, de 92 %. Aucune réponse n’a été observée dans le groupe de
patients atteints d’un cancer colorectal et présentant des tumeurs associées à une fonction de
réparation des mésappariements efficace; le taux de maîtrise de la maladie était de 16 %. Dans
le groupe de patients atteints d’autres types de cancer associés à une déficience du système de
réparation des mésappariements, le taux de réponse objective était de 60 % et le taux de
maîtrise de la maladie, de 70 %. La survie sans progression et la survie globale médianes n’ont
pas été atteintes dans le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal associé à une
déficience du système de réparation des mésappariements. En revanche, la survie sans
progression était de 2,3 mois et la survie globale, de 7,6 mois dans le groupe de patients
atteints d’un cancer colorectal associé à une fonction de réparation des mésappariements
efficace. La durée médiane du suivi était de 5,9 mois (0,9 à 16,6) pour l’ensemble des patients;
de 8,3 mois (2,2 à 16,6) dans le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal associé à
une déficience du système de réparation des mésappariements; de 4,9 mois (0,9 à 15,6) dans
le groupe de patients atteints d’un cancer colorectal associé à une fonction de réparation des
mésappariements efficace; et de 7,1 mois (2,4 à 16,4) chez les patients atteints d’autres types
de cancer associés à une déficience de ce système de réparation. Au moment de l’analyse,
parmi les patients ayant répondu au traitement, une évolution de la maladie n’a pu être
observée chez aucun des patients atteints d’un cancer colorectal associé à une déficience du
système de réparation des mésappariements et chez un des patients atteints d’autres types de
cancer associés à une déficience de ce système.
Les effets indésirables liés au traitement durant l’étude étaient généralement conformes
aux données sur l’innocuité déjà rapportées pour le pembrolizumab (n = 41). Les effets
indésirables liés au traitement les plus fréquents (survenant chez au moins 10 % des patients)
incluaient les éruptions cutanées/le prurit (17 %), la pancréatite (15 %) et la
thyroïdite/l’hypothyroïdie (10 %). Les effets indésirables de grades 3 et 4 associés au traitement
sont survenus chez 2 % (n = 1) des patients.
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À propos du système de réparation des mésappariements de l’ADN et de l’instabilité des
microsatellites
Le système de réparation des mésappariements de l’ADN est un processus qu’utilise
l’organisme pour reconnaître et réparer les mésappariements générés pendant la réplication de
l’ADN. En présence d’une déficience de ce système de réparation, certaines mutations peuvent
persister. Une tumeur contient habituellement des dizaines de mutations; cependant, les
tumeurs associées à une déficience du système de réparation des mésappariements de l’ADN
en comptent des milliers, particulièrement dans les régions où se trouvent des séquences
répétées d’ADN appelées microsatellites. Les tumeurs qui présentent des mutations dans
certaines séquences microsatellites, phénomène appelé « instabilité des microsatellites », sont
considérées comme étant associées à une déficience du système de réparation des
mésappariements de l’ADN. En présence de telles tumeurs, on parle alors d’une « instabilité
des microsatellites élevée ». Dans l’ensemble, une déficience du système de réparation des
mésappariements de l’ADN est présente chez environ 15 à 20 % des cas de cancer de stade 2,
chez 10 % des cas de cancer de stade 3 et chez environ 5 % ou moins des cas de cancer de
stade IV. Dans les cas de cancer colorectal, une déficience du système de réparation des
mésappariements est observée chez environ 15 à 20 % des patients dont la maladie est
non héréditaire et chez la plupart des patients dont la maladie est héréditaire et associée au
syndrome de Lynch.
À propos de cancer colorectal
1
,
2
Le cancer colorectal, qui peut également être appelé « cancer du côlon » et « cancer du
rectum », se forme dans le côlon ou dans le rectum. On estime à 1 361 000 le nombre de
nouveaux cas de cancer colorectal diagnostiqués à l’échelle mondiale en 2012 et à 694 000, le
nombre de personnes qui sont décédées de cette maladie. Le cancer colorectal est la troisième
forme de cancer la plus courante chez l’homme et la deuxième chez la femme, partout dans le
monde. Dans l’ensemble, le risque à vie d’être atteint d’un cancer colorectal est d’environ 1 sur
20. Les taux de survie à 5 ans pour le cancer du côlon ou le cancer du rectum à un stade
avancé ou métastatique (stade IV) seraient de 11 % et 12 %, respectivement.
À propos du pembrolizumab
Au Canada, le pembrolizumab n’est indiqué que pour le traitement du mélanome
non résécable ou métastatique et dans les cas d’évolution de la maladie à la suite d’un
traitement avec l’ipilimumab et, en présence d’une mutation V600 du gène BRAF, à la suite d’un
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traitement avec un inhibiteur du gène BRAF ou MEK3. Ce produit a été approuvé au Canada le
19 mai 2015, en vertu de la politique sur les Avis de conformité avec conditions (AC-C) sur la
base de données cliniques prometteuses et en attendant les résultats d’études permettant
d’attester les bienfaits cliniques du produit.
Merck mène un programme de développement clinique d’envergure et à croissance
rapide pour le pembrolizumab. En effet, ce programme compte plus de 100 études cliniques –
portant sur plus de 30 types de tumeurs et regroupant plus de 16 000 patients – qui évaluent le
médicament tant en monothérapie qu’en association avec d’autres traitements.
Notre intérêt pour le cancer
Notre objectif est de traduire les percées scientifiques en médicaments novateurs pour
le traitement du cancer dans le but d’améliorer et de prolonger la vie des personnes atteintes du
cancer partout dans le monde. Chez Merck Oncologie, aider à lutter contre le cancer est une
passion, favoriser l’accès à nos médicaments contre le cancer est un engagement et poursuivre
la recherche en immuno-oncologie est un idéal, et nous accélérons chaque étape du
processus – du laboratoire à la clinique – pour offrir un nouvel espoir aux personnes qui sont
atteintes d’un cancer. Pour obtenir un complément d’information sur nos essais cliniques en
oncologie, visitez le site à l’adresse www.merck.com/clinicaltrials.
À propos de Merck
La société Merck d’aujourd’hui est un chef de file mondial dans le domaine des soins de
santé qui œuvre au bien-être du monde. Merck est connue sous le nom de MSD à l’extérieur du
Canada et des États-Unis. Grâce à nos médicaments d’ordonnance, vaccins, traitements
biologiques, produits de santé grand public et de santé animale, nous collaborons avec nos
clients et œuvrons dans plus de 140 pays à procurer des solutions de santé novatrices. Nous
démontrons également notre détermination à améliorer l’accès aux soins de santé grâce à des
politiques, programmes et partenariats d’envergure. Pour de plus amples renseignements à
propos de nos activités au Canada, visitez le site à l’adresse www.merck.ca.
Déclarations prospectives
Ce communiqué contient des « déclarations prospectives » (forward looking
statements), au sens des dispositions libératoires de la Private Securities Litigation Reform Act
de 1995 des États- Unis. Ces déclarations sont fondées sur les convictions et les prévisions
actuelles de la direction de Merck et sont soumises à de nombreux risques et incertitudes. Rien
ne garantit que les produits au stade expérimental recevront les approbations nécessaires des
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