ASSOCIATION DE L’ALUMINIUM DU CANADA
MÉMOIRE DE
L’Association de l’aluminium du Canada
déposé à la Régie de l’énergie du Québec
Dossier R-3563-2005
LES GRANDS UTILISATEURS D’ÉLECTRICITÉ :
LES ASSISES DU DÉVELOPPEMENT DES RÉGIONS
18 avril 2005
TABLES DES MATIÈRES
Page
Introduction 1
Première partie Contribution à la société québécoise
Chapitre I Historique 3
Chapitre II - Impacts directs et indirects 8
Chapitre III - Pourquoi les alumineries se sont implantées au Québec 13
Chapitre IV - Que faisons-nous pour maintenir nos avantages compétitifs 15
Deuxième partie Les éléments techniques
Chapitre I - Le prix de l'électricité 25
Chapitre II - Il faut poursuivre notre stratégie 29
Chapitre III - La livraison de grands blocs à une même entreprise 31
Chapitre IV - Impact de la fourniture de grands blocs d'énergie 33
Conclusion - 42
Annexes L'aluminium de première fusion au Québec: croissance et dynamisme
L'aluminium et l'électricité
L'aluminium et l'économie
Retombées économiques de la construction du projet phase II et de
l'exploitation d'aluminerie Alouette à partir de 2006.
- 1 -
INTRODUCTION
L’Association de l’aluminium du Canada est heureuse de l'occasion qui lui est offerte de
participer à cette consultation d’importance primordiale pour le Québec. Les alumineries, tout
comme les industries papetières, minières et chimiques, doivent en effet pouvoir compter sur des
blocs importants et garantis d’électricité, à des prix concurrentiels et prévisibles à long terme.
Le développement de l’industrie de l’aluminium, plus particulièrement, dépend largement de
l’électricité puisque ce volet représente environ 35 % des coûts d’opération d’une aluminerie.
Dans une économie qui se déploie à l’échelle mondiale, la première réaction pour l’industrie est
de s’installer là où les coûts de l’électricité sont les plus bas. C’est d’ailleurs la disponibilité
d’importantes quantités d’énergie, à des coûts compétitifs et prévisibles, qui a présidé à la
naissance et qui a soutenu la croissance de l’industrie de l’aluminium au Québec. D’autres
facteurs ont aussi compté, comme l’accès à des voies fluviales permettant l’approvisionnement en
matières premières et l’exportation de produits finis, de même que la proximité du marché
américain.
Divers éléments se sont ajoutés, au fil des ans, pour faire du Québec le cinquième plus important
centre de production mondiale, notamment l’expertise de très haut niveau qui s’y est développée,
la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, de même que la présence d’un large éventail de
fournisseurs et d’entrepreneurs.
D’emblée, l’industrie de l’aluminium a sa place au Québec. Une place importante,
particulièrement pour les régions de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et du Centre-du-
Québec et de la Mauricie. Sa présence se traduit par des retombées économiques majeures, sinon
essentielles pour la survie de ces régions. Elle se traduit également par diverses formes
d’engagement envers les communautés où elles évoluent.
- 2 -
Nous laisserons les entreprises concernées débattre du volet réglementaire de la demande d’avis
du ministre. Nous concentrerons nos commentaires sur l’impact pour la société québécoise et les
consommateurs de la fourniture de quantités importantes d’électricité à une même entreprise. La
présentation de l’AAC fera une large place aux éléments de contexte qui entourent
obligatoirement la fourniture de ces importantes quantités d’électricité.
Le mémoire de l’AAC comporte deux parties. Première partie : la contribution de l’industrie de
l’aluminium à la société québécoise. Deuxième partie : les éléments plus techniques découlant de
la tarification de l’électricité et de la fourniture de grands blocs d’électricité à une même
entreprise.
- 3 -
PREMIÈRE PARTIE
CONTRIBUTION À LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE
Chapitre I : HISTORIQUE
L’histoire de l’industrie de l’aluminium au Québec débute en 1901, avec la coulée du premier
lingot à l’usine construite près des chutes Shawinigan, sur la rivière Saint-Maurice, par la
Pittsburgh Reduction Company qui prendra par la suite le nom de Northern Aluminium
Company. La construction d’un barrage sur la rivière Saint-Maurice soutient non seulement les
activités de l’aluminerie de Shawinigan, mais sert également de bougie d’allumage à
l’implantation de l’industrie métallurgique dans la région.
Quelques années plus tard, les prédécesseurs d’Alcan investissent des sommes énormes dans le
développement industriel du Québec en construisant, dans les années 1920, la centrale Isle-
Maligne sur la Rivière Saguenay. Ce barrage, bâti par des investisseurs privés, est alors le plus
gros ouvrage hydroélectrique au monde. C’est également le plus gros chantier de son époque, un
projet dont le coût est de l’ordre de 55 millions de dollars. En comparaison, le budget total de la
province de Québec est alors de l’ordre de 27 millions de dollars
L’accès à de grandes quantités d’hydroélectricité donne le coup d’envoi au développement de
l’industrie de l’aluminium au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Tout au long du XXe siècle, Alcan
servira de levier au développement économique, social et culturel du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Alcan ajoutera pendant ce temps cinq autres centrales hydroélectriques à ses installations et
implantera quatre alumineries dans la région, de même qu’une usine de production d’alumine à
Arvida.
À partir du milieu des années 50, la région de la Côte-Nord profite, à son tour, de l’essor de
l’aluminium qui contribuera à la consolidation de ses infrastructures. Un second producteur
d’aluminium fait en effet son entrée au Québec : la Canadian British Aluminium Company, qui
donnera naissance à la Société Canadienne de Métaux Reynolds. L’entreprise s’engage d’abord
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