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Le Rôle Des Dépenses Publiques Dans Les Performances Touristiques…….AIDLI lakehal
Résumé
À partir les années 2000, les pouvoirs publics ont depuis toujours opté pour
une politique économique de type keynésienne en faveur des dépenses
publiques inscrivant la croissance comme l’objet ayant la possibilité de conduire
l’économie algérienne à une diminution des importations et ouvrant des
perspectives de création d’emplois et de richesses. À cet effet, , un premier plan
de relance économique PSRE de 7 milliards de dollars est adopté, suivi par un
second programme de consolidation de la croissance (PCSC) 2005-2009 de 150
milliards de dollars, puis d’un troisième programme d’investissements publics
2010-2014 de 268 milliards de dollars. Ces trois plans financés par l’État ont
ciblé une relance par la demande fondée sur d’importants investissements
publics sensés mieux doter le pays en infrastructures et engendrer une
dynamisation et un effet d’entrainement partout dans l’économie.
Le tourisme est inscrit désormais dans une politique volontariste
matérialisée par un appui important de l’État, enregistrant de ce fait des
performances relativement améliorées, pendant notamment le PSRE
2005/2009. Les dépenses de l’État avec lesquelles soutient l’activité du
tourisme et des voyages prennent des formes variables : la promotion et les
actions marketing, aviation, administration, services de sécurité,
l’assainissement des stations balnéaires, la sécurité dans les sites touristiques,
viabilisation des sites, etc. De même, le tourisme est un secteur en forte
interconnexion avec plusieurs ministères. Par ailleurs, de nombreux ministères
ont une action directe ou indirecte sur le développement du tourisme national.
Ces ministères protègent l’environnement et les sites, luttent contre la
pollution, préservent les sites historiques, forment la ressource humaine,
assurent la sécurité, dotent le pays de grandes infrastructures de
(télé)communication, l’aménagement du territoire, etc. Donc, l’intervention
financière de l’État ne se limite pas aux seules dépenses du budget du
Ministère du tourisme. Les dépenses budgétaires constituent des moyens
financiers visibles de l’action de l’État en faveur du tourisme, mais une autre
modalité de dépenses moins perceptibles existe. Cette autre facette de
l’intervention de l’État se manifeste dans les dépenses fiscales (allégement des
charges fiscales et sociales) ainsi que subventions.
L’objectif de cette contribution est de dresser un état des lieux des
performances socio-économiques du secteur, entre autres, pendant le plan
(PSRE 2005/2009) à travers essentiellement : l’investissement, la création de la
richesse par le tourisme, l’émergence des PME touristiques comme des
indicateurs économiques puis toucher plus tard aux indicateurs sociaux, en
l’occurrence, la création de l’emploi par le tourisme. Nous tacherons une
importance particulière à la période allant de 2005 à 2010.
Mots clés : Algérie, tourisme, dépenses publiques, PME touristiques, emploi,
investissement, croissance.