Des JD dans le secteur associatif

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la lettre des recruteurs des jeunes diplomés
Numéro 25 - Novembre 2007
L’emploi dans
l’économie sociale
Avez-vous envisagé
de travailler dans le
secteur de l’économie
sociale ?
2007
22 %
11 %
3 %4%
9%
52 %
Des JD dans le secteur associatif
Beaucoup de jeunes sont tentés par un emploi
dans le secteur non marchand. L’économie sociale est, tous employeurs, confondus (associations, mutuelles, coopératives, fondations, etc.)
un secteur économique 1important. Les seules
associations comptent 2plus de 176 000 employeurs et plus de 1,9 millions de salariés.
3
4
5
6
Dans une association
Dans une mutuelle
Dans une fondation
Dans une coopérative
besoin de
renseignements
non
Entre 2006 et 2007, de
plus en plus de jeunes
diplômés souhaitent
travailler dans une
association (+ 4 points)
ou une mutuelle
(+ 1 point). Ceux ne
souhaitant pas vouloir
travailler dans le secteur
de l’économie sociale
sont moins nombreux
(- 5 points).
L’identification de ce
secteur par les jeunes
diplômés issus de l’enseignement supérieur
s’est considérablement
améliorée, avec seulement 33 % de personnes en demande de
renseignements ou non
intéressées, contre 47 %
en 2003.
Source : sondage AFIJ
réalisé en juillet 2007,
sur 667 réponses.
www.afij.org
Les sondages confirment cet intérêt sachant
que les jeunes sont surtout sensibles au secteur
associatif. Leur curiosité et leur demande sont
réelles. Mais leur vision de la réalité est parfois
trouble : certains tendent à confondre le rapport
qu’ils ont avec les associations : bénéficiaires,
bénévoles, volontaires, salariés... Il est vrai que
nombre d’associations tournent sans salariéspermanents.
Les Rencontres ou les Journées organisées par
l’AFIJ sur les emplois dans le secteur associatif,
sur tout le territoire depuis 2006, font le plein.
La seconde édition du « Forum national de l’Emploi dans l’Economie Sociale et Solidaire » (qui
s’est tenu à Saint Denis les 3 et 4 octobre 2007)
a connu une grande affluence avec la visite de
milliers de jeunes (et des moins jeunes).
De toutes les formations supérieures des jeunes
diplômés se destinent à ce secteur ; de plus des
formations spécialisées se sont multipliées au
cours de ces dernières années (principalement
sur la gestion et le management de l’économie
sociale).
Les politiques publiques offrant à ce secteur
l’opportunité de contrats spéciaux (tel que le
CAE) ont encouragé l’accès de nombreux jeunes
à un premier emploi dans l’économie sociale.
Ce flux ne fidélise pas forcément les jeunes à leur
association. Nous constatons, chaque jour, que
les mouvements entre le secteur marchand et
non marchand sont fréquents : tel jeune employé dans une association rejoint une entreprise après avoir acquis deux années d’expérience ;
inversement tel autre préfère intégrer une association après une période en entreprise.
1
Parallèlement, dans le champ de la création
d’entreprise, l’« entreprenariat social » est 2
en
train de conquérir sa place avec des initiatives 1
comme celles de l’Avise qui touche toute sorte
3
de secteurs.
14 21
Mais la lisibilité du secteur associatif reste encore
imparfaite auprès des étudiants et des jeunes
2
diplômés ; il reste beaucoup d’effort à mener
2
pour favoriser l’identification de ces emplois :
5 3
donner des témoignages, insister sur leur spé3
cificité, etc.
36 4
Un effort inverse est à 1
développer auprès des re- 4
cruteurs. Beaucoup d’entre eux ne connaissent
pas suffisamment le vivier
2 des jeunes diplômés
(en partie
en raison de la mauvaise lisibilité 4
des
1
5
diplômes) dont ils auraient le plus grand besoin.
D’autres persistent sur3des habitudes de recrutement2
propre à leur milieu sans aucune publi6
cation d’offres d’emploi : les bénéficiaires ou les
bénévoles de l’association
4 constituent de fait le
vivier du3
recrutement de salariés.
Les mécanismes de recrutement
marché ca4 souvent5des effetsen indirects
ché produisent
en
matière de discrimination à l’embauche.
6
5 sont également
Des progrès
nécessaires dans le
domaine du recours aux contrats d’alternance,
très faible
6 dans certains secteurs, alors même
que la tendance générale est au renforcement
de l’apprentissage.
Coté recrutés comme côté recruteurs, l’articulation entre l’offre et la demande a vocation à
être renforcée dans le secteur associatif.
Daniel Lamar
Directeur général de l’AFIJ
[email protected]
Entretien avec...
Gérard Sarracanie
■ Gérard Sarracanie
est Directeur de la vie
associative, de l’emploi
et des formations depuis
janvier 2006.
Il a été Délégué interministériel à l’innovation
sociale et à l’économie
sociale, de novembre
2002 à janvier 2006,
et il est actuellement
adjoint au maire du 15e
arrondissement de Paris,
chargé de la santé et de
la famille.
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de
la Vie Associative 95,
avenue de France
75650 Paris Cedex 13
Tél. : 01 40 45 90 00
Site : www.jeunessesports.gouv.fr
Présentez-nous la Direction de la vie associative,
de l’emploi et de la formation ?
La direction de la vie associative, de l’emploi et des
formations a vu le jour en
janvier 2006. Cette création
concrétisait la volonté du
gouvernement de disposer des moyens d’assurer
pleinement ses attributions
transversales en matière de
vie associative.
Concrètement organisée
en deux sous-directions
chargées respectivement
de la vie associative et de
l’emploi et des formations,
la Direction assure deux
missions : une mission
administrative et financière
et une mission d’étude,
d’observation et de données statistiques.
En matière de vie associative d’abord, la Direction
élabore, coordonne et
évalue les politiques en
faveur de la vie associative.
Dans ce cadre, elle promeut le développement des
différentes formes d‘engagement associatif, anime
et coordonne l’activité des
services déconcentrés de
l’Etat pour ce qui concerne
la vie associative, exerce
une fonction d’expertise
de la vie associative auprès
des autres administrations
et coordonne l’activité interministérielle dans le domaine. Enfin, elle assure, en
concertation avec le milieu
associatif, le suivi et la gestion du dispositif du Conseil
du développement de la vie
associative qui finance la
formation des bénévoles,
les études et les actions
expérimentales menées par
les associations.
En matière d’emploi et de
formation ensuite, la direction a la responsabilité des
politiques dans le domaine
de l’animation, du sport
et de la vie associative qui
concourent à la promotion
des filières économiques, à
l’aménagement du territoire et au développement
durable dans une logique de
développement de l’emploi
: animation et coordination
de l’action des services déconcentrés et des établissements publics sous tutelle,
analyse des compétences et
qualifications dans le champ
de l’animation et du sport,
définition des orientations
nationales applicables, définition de la réglementation
relative aux diplômes et aux
formations et à la validation des acquis (…)
De manière générale enfin,
la direction, recueille et
exploite l’information et
les données statistiques et
mène les études nécessaires à la détermination des
politiques dans les domaines précités.
Que pensez-vous de
l’action d’information de
l’AFIJ sur la vie associative?
Avec le soutien du ministère, l’AFIJ réalise des actions
performantes de communication et d’information
sur l’emploi associatif et le
volontariat associatif.
Ces opérations permettent
aux jeunes étudiants de
connaître les différentes
possibilités d’engagement
associatif :
- un engagement citoyen à
court terme par la réalisation d’une mission d’intérêt
général dans le cadre du
volontariat associatif ;
- un engagement à long
terme en devenant salarié
d’une association.
Parmi ces différentes
formes d’engagement
associatif sur lesquelles
communique auprès des
jeunes diplômés et des
étudiants l’AFIJ, quel avenir a, selon vous, le récent
dispositif du Service civil
volontaire (SCV) ?
Le service civil des jeunes
notamment dans le cadre
du volontariat associatif a
un avenir très florissant. En
moins d’un an, ce nouveau
dispositif a séduit près de
900 associations qui ont
reçu l’agrément du ministère et peuvent accueillir
plus de 6.000 volontaires
sur tout le territoire français ou leur proposer des
missions dans l’Union européenne. Les perspectives
sont encourageantes car on
peut prévoir 10 000 volontaires associatifs en 2008 et
12 000 en 2009.
L’Etat encourage fortement
cet engagement solidaire
des jeunes qui allie au surplus un accompagnement
continu sous la forme de
tutorat et la recherche d’un
emploi ou d’une formation
qualifiante. Enfin, au fur et
à mesure, l’administration
simplifie les démarches des
associations et des jeunes.
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Portrait
Acteur de l’économie sociale
■ La Fédération Nationale Léo Lagrange est
née en novembre 1950,
fondée entre autres
par Pierre Mauroy,
avec pour mission de
mettre en oeuvre ce que
Léo Lagrange, figure
importante du Front
populaire, souhaitait en
son temps : « étendre
la culture et organiser
les loisirs des jeunes,
particulièrement par la
création des clubs de
loisirs ».
La Fédération bénéficie
de différents agréments
publics : Jeunesse et
Sports, agrément Environnement, habilitation générale pour la
formation des cadres de
Centres de Vacances et
de Loisirs, organisme
de formation, agrément
tourisme et Éducation
Nationale...
Fédération Léo Lagrange
153, avenue Jean Lolive
93695 Pantin cedex
Tél. : 01 48 10 65 65
Site : www.leolagrange-fnll.org
Réseau d’associations d’éducation
populaire, la Fédération Léo
Lagrange s’engage à proposer
des loisirs et des activités pour
« permettre à chacun de rendre utile
son temps libre et de le mettre au
service du progrès social ». Depuis sa
création en 1950, elle s’inscrit avec
force dans l’économie sociale et
solidaire.
mation pour les publics fragilisés, en difficulté
d’insertion sociale ou professionnelle. Plus de
400 collectivités locales sont partenaires de
la FNLL, qui peuvent ainsi déléguer la gestion
d’un équipement ou d’un dispositif, monter
une action ponctuelle, offrir des formules de
vacances... Elle dispose, ainsi que son réseau,
de différents agréments publics.
Des métiers diversifiés pour une implication multiple
Les filières d’activités de la FNLL sont essentiellement liées à trois domaines : l’animation, la formation et l’administration. Ce sont
plus de 40 métiers différents qui sont ainsi
représentés au sein du réseau : psychologues,
agents d’animation, DRH, comptables... Assurant la formation et l’accompagnement des
acteurs éducatifs, elle est aussi opérateur national de la prévention et de l’insertion sociale
et professionnelle, au travers des formations
publiques.
Employeur conséquent de l’économie sociale,
avec près de 2 000 salariés permanents et environ 5 000 temporaires chaque année, la Fédération nationale Léo Lagrange (FNLL) voit
dans l’économie sociale « un modèle alternatif permettant à l’économie d’être au service
de l’homme et de son environnement, où le
résultat du travail est au bénéfice de l’entreprise et de ses salariés, dans le respect du développement durable. »
Au-delà de ses actions de terrain, la fédération s’engage dans une réflexion sur certaines
problématiques telles que l’insertion professionnelle des jeunes. Elle vient par exemple de
rendre publique une enquête sur les discriminations dans l’accès au stage, dans le cadre du
projet Transfert qu’elle anime, financé par le
Fonds Social Européen, en partenariat notamment avec le CJDES. L’enquête, menée auprès
de 4 000 jeunes, révèle « un réel sentiment de
discrimination illustré par des difficultés particulières à trouver un stage chez les enfants de
parents nés hors de France métropolitaine ».
Un modèle qui fait sens, chez Léo Lagrange,
tant dans l’objet de la structure et de sa philosophie que dans son organisation même.
Ainsi, la fédération appuie son développement sur l’idée fondatrice de « donner du
sens à l’action ». « Travailler à Léo Lagrange,
c’est en plus de développer ses compétences
au quotidien, porter des valeurs et prôner une
certaine forme d’engagement pour que le
monde progresse », explique Vincent Séguéla,
délégué régional de l’Ouest. Ensuite, point de
vue organisation, la Fédération s’est dotée en
2003 de statuts régis par un contrat fédéral
permettant aux 400 associations affiliées, aux
adhérents, aux salariés ainsi qu’aux partenaires de bénéficier d’une meilleure représentativité. Enfin, des engagements en matière de
développement durable ont été pris à travers
la signature d’une charte.
Une initiative qui n’est pas sans rappeler les
différentes études déjà menées par l’AFIJ sur
le sujet et qui trouve un bel écho dans la mise
en place par celle-ci d’une nouvelle action «
SOS stage » visant précisément à favoriser
l’accès aux stages de cursus de jeunes étudiants susceptibles d’être exposés à des risques de discrimination. L’impact des diverses
réflexions menées par l’ensemble des acteurs
de la vie associative et des nombreux dispositifs qu’ils mettent en place sur le terrain montre bien l’importance sans cesse croissante de
leurs actions, complémentaires ou conjointes,
à tous les niveaux de la société.
C’est donc en toute logique que la FNLL a souhaité s’associer au deuxième forum de l’emploi dans l’économie solidaire, organisé par
l’AFIJ les 4 et 5 octobre derniers, pour « affirmer, aux côtés des initiateurs et des autres exposants, la richesse et la force » de ce secteur
(voir page 4). Elle fut ainsi le premier mouvement d’éducation populaire à y participer.
Pour M. Séguéla, « le monde associatif est
l’un des piliers de la République ». A l’image
de la Fédération nationale Léo Lagrange, il
constitue, comme l’ensemble des acteurs de
l’économie sociale et solidaire, « une alternative économique crédible au ‘tout-public’ et au
‘tout-privé’ : nous remplissons une mission de
service public », conclue-t-il.
La force d’une action ancrée dans le
territoire
Association de loi 1901, la Fédération Léo Lagrange intervient concrètement en proposant
à tous les publics des loisirs et des activités
« pour permettre à chacun de contribuer au
progrès social ». Le réseau s’articule autour de
12 structures régionales, comprenant 9 instituts qui développent des programmes de for-
Initiative
Le salon de l’économie sociale
■ En ouverture du
deuxième Forum national de l’emploi dans
l’économie sociale et
sociale et solidaire, un
petit-déjeuner à destination des responsables
RH a été organisé sur la
manière de lutter contre
les discriminations à
l’embauche.
Naouel AMAR, directrice déléguée de l’AFIJ est
ainsi venue présenter
le travail de réflexion
approfondie que mène
l’association depuis
1997 auprès des publics
susceptibles d’être victimes de discrimination.
L’association a ainsi
établi une série d’études, d’enquêtes et de
« diagnostics », visant à
identifier les caractéristiques de ces jeunes et
les problématiques définissant leur situation.
L’AFIJ consacre justement une partie de son
site à destination des
recruteurs à la question
de la diversité dans les
recrutements. En plus
de la présentation des
actions de l’association,
les actes d’un colloque
sur l’accès à l’emploi
des jeunes diplômés
issus de l’immigration,
organisé en février 2007
au Ministère de la santé,
ainsi qu’une synthèse de
l’ensemble des travaux
réalisés par l’AFIJ sont
téléchargeables gratuitement.
Site : www.jd-recruteurs.info/diversification/
Après le succès de la première
édition, l’AFIJ et le CJDES ont
organisé à Saint-Denis les 4 et 5
octobre, le deuxième Forum national
de l’emploi dans l’économie sociale
et solidaire. Alors qu’une édition
régionale aura lieu le 24 novembre
à Marseille, ce rendez-vous a déjà
permis de renseigner plus de 3 800
visiteurs.
La deuxième édition du forum national de
l’emploi dans l’économie sociale et solidaire,
a débuté le jeudi 4 octobre par un petit-déjeuner consacré à la diversité. En compagnie
de représentants de l’Agence nationale pour
la cohésion sociale et l’égalité des chances
(Acsé), de l’AFIJ, du Conseil des entreprises,
employeurs et groupements de l’économie
sociale (Ceges) et de la Macif, des échanges
avec la salle auront permis de balayer différentes politiques de diversité mises en oeuvre
dans les recrutements. Les participants de la
réunion, qui ont tous souligné que la plupart des employeurs avaient désormais intégré dans leurs process la notion d’égalité
des chances, ont pointé le besoin émergent
d’outils d’évaluation (voir ci-contre).
Les visiteurs, dont la plupart venaient d’’Ilede-France, ont pu découvrir les quatre espaces à leur disposition : un espace-emploi
(dédié aux structures qui souhaitaient recruter), un espace-création d’entreprises
(proposé par l’Avise, Agence de valorisation
des initiatives économiques), un espace-information (regroupant différentes organisations et structures, ainsi que des universités
proposant des cursus dans ce secteur) et un
espace-échanges. Dans ce dernier, plusieurs
conférences se sont tenues. Il y fut notamment question de faire carrière dans l’économie sociale, des différences existantes
avec le secteur économique traditionnel et
de la place des cadres.
Au-delà du rendez-vous qu’il constitue pour
les jeunes qui souhaitent travailler dans ce
secteur, ce « forum tend à montrer la volonté des structures de l’économie sociale et
solidaire de se fédérer, de se structurer et de
se faire connaître, explique l’un des responsables de la Fédération Léo Lagrange, présente sur le salon. Nous devons nous donner
une plus grande visibilité, être un peu plus reconnus, notamment au niveau de l’emploi :
notre poids économique est important, plus
que celui de l’agriculture par exemple ».
En deux jours, ce sont près de 3 800 visiteurs
qui se sont rendus à la manifestation. Tous
ont eu accès à plus de 3 000 offres d’emploi
proposées pour l’occasion. « Ce forum constitue le premier rendez-vous régulier de l’économie sociale », comme l’a souligné Christian
Charpy, directeur général de l’ANPE, selon
qui, ce secteur représenterait aujourd’hui
près de 10 % des emplois en France. Martin
Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté s’y est rendu afin de
saluer un secteur au « potentiel gigantesque,
à l’évidence sous-exploité » qui permet de
« combiner solidarité et travail, activité économique et soutien ».
Le secteur de l’économie sociale et solidaire
est en effet, aujourd’hui, en France, le premier secteur en termes de création d’emplois. Il représente près de 15 % du PIB. Il est
pourtant encore très mal connu du grand
public et des jeunes diplômés. Consciente
de la nécessité de communiquer de manière
optimum et continue sur ce secteur, l’AFIJ a
mis en place un site qui lui est entièrement
dédié : www.jd-economiesociale.info.
Focus
■ Afin de mieux faire
connaître l’économie
sociale et solidaire, le
CJDES propose tout
au long de l’année des
formations et des conférences de sensibilisation
à ce secteur.
Il rejoint ainsi la volonté de l’AFIJ qui à travers son site www.jdeconomiesociale.info,
présente aux jeunes qui
souhaitent se familiariser avec ce secteur, des
portraits d’acteurs importants de l’économie
sociale, impliqués dans
différents domaines :
humanitaire, assurances, aide à la personne,
éducation populaire...
Centre des Jeunes Dirigeants de l’Economie
Sociale
24, rue du Rocher
75008 Paris
Tél. : 01 42 93 55 65
Site : www.cjdes.org
Mutualiser les compétences et les
expériences de l’économie sociale
Le Centre des jeunes dirigeants de
l’économie sociale est une association
regroupant principalement les
acteurs et les jeunes créateurs
de l’économie sociale. Réseau de
compétences et d’accompagnement,
il constitue un lieu ouvert et
transversal de réflexion collective.
plus qu’au capital dans la distribution des revenus. Les entreprises de l’économie sociale
peuvent ainsi se définir comme des « organisations au sein desquelles se pensent de façon
équitable le partage du pouvoir et le partage
de la valeur ajoutée ».
Dispositif de promotion
Le CJDES s’est également fixé comme mission de promouvoir ce secteur économique,
plus particulièrement auprès des jeunes. C’est
ainsi, en toute logique, qu’il s’est associé à
l’AFIJ pour mettre en place le forum national
de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire (ESS) ; un succès qui « conforte le CJDES
dans sa démarche d’émergence de projets »
au sein du secteur. Souhaitant y favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, le
CJDES propose sur son site Web une rubrique consacrée aux offres d’emplois, assortie
d’une candidathèque.
Au travers des différents partenariats noués
avec les principaux acteurs de l’économie sociale et grâce aux formations qu’il propose, le
CJDES forme un réseau permanent d’échange
et de réflexion pour tous les membres de ce
secteur. Il constitue en outre une précieuse
structure d’accompagnement et de parrainage des jeunes créateurs d’entreprises et
des porteurs de projets. Pour mieux connaître
et comprendre les contours et les enjeux de
l’économie sociale, le CJDES met en oeuvre,
à Paris et en régions, des modules de sensibilisation notamment destinés à ceux qui
intègrent une entreprise du secteur mutualiste, associatif ou coopératif. Il organise aussi
chaque année une université de réflexion, à
laquelle sont conviées des personnalités de la
vie publique et entrepreneuriale, pour témoigner de leur expérience, imaginer et bâtir des
projets innovants.
Outils d’évaluation
Le CJDES se positionne aussi en qualité d’observateur de la responsabilité sociale des entreprises. Depuis 1996, le Centre a structuré
une démarche globale, le « Bilan sociétal »,
pour permettre aux sociétés d’évaluer à la
fois leur performance économique, leur efficacité sociale et leur impact sur l’environnement. Il s’agit concrètement d’une évaluation composée d’une première partie faite de
450 questions par grands thèmes (déclinables
en fonction du secteur d’activité) et d’une
analyse globale de l’entreprise. Cet outil a été
mis au point après des tests menés dans une
centaine d’entreprises européennes dont une
soixantaine en France. Plus récemment, un
outil permettant une auto-évaluation des
pratiques en matière de discriminations a été
mis au point.
La dernière université annuelle du CJDES s’est
tenue à Rouen, les 25 et 26 octobre, sur le
thème de « l’économie sociale au coeur du
nouveau contrat social ». Il y fut entre autres
question de la gouvernance au sein des structures de l’ESS, mais aussi de leur représentativité. « Réseau militant, parfois urticant
et provocant de l’économie sociale, le CJDES,
comme il se définit lui-même, a pour ambition de faire émerger les projets qui feront
avancer l’économie sociale de demain» .
Lieu de ressources
Véritable plate-forme d’échanges, le CJDES
met en ligne des documents pour se familiariser avec l’économie sociale. D’après l’association, les structures de l’économie sociale
se définissent selon trois critères : l’autonomie administrative, un processus de décision
démocratique (gestion démocratique) et la
priorité donnée aux personnes et au travail
Entretien avec...
Travailler dans l’économie sociale
■ Delphine, 26 ans, travaille depuis plusieurs
mois comme psychologue, dans une association en Ardèche, après
avoir été suivie par
l’AFIJ en 2006. Cette
association propose des
services d’écoute et de
soins aux toxicomanes
ainsi qu’aux adolescents
et jeunes adultes en
difficulté d’insertion.
Ce témoignage est
extrait du site de l’AFIJ
destiné aux jeunes qui
souhaitent travailler
dans l’emploi associatif ou mieux connaître
ce secteur : www.
jd-emploiassociatif.
info. Le site propose des
renseignements sur le
statut des personnes au
sein des associations,
des témoignages retraçant plusieurs parcours,
ainsi que des informations précises sur le
service civil volontaire
et le volontariat associatif, en vigueur depuis
septembre 2006.
Site : www.jd-emploiassociatif.info
Comment en êtes-vous
venue à travailler dans
une association. Etait-ce,
dès le départ, un projet
professionnel pour vous ?
Pas directement. Je ne
cherchais pas absolument à
travailler dans une association. C’est plutôt un public
que je cherchais et une démarche tournée vers l’aide
aux personnes.
Lorsque j’étais au collège,
je savais déjà que je voulais
être psychologue. Mais on
m’a plutôt conseillé de me
rabattre sur une formation
où les débouchés étaient
plus nombreux. Je me suis
donc orientée vers un bac
Sciences Médico-Sociales.
J’envisageais de devenir
infirmière. Comme j’étais
trop jeune pour passer
les concours d’entrée en
école à la sortie de mon
bac - j’avais 17 ans -, je suis
revenue à mes premières
amours et j’ai entamé un
cursus de psychologie à
l’université. Cela se passait très bien, j’ai donc été
jusqu’au DESS, un DESS
de psychologie clinique et
pathologique plus exactement. Ce qui me plaisait
là-dedans, et c’est aussi ce
qui m’avait attirée dans
la formation d’infirmière,
c’était le fait de travailler
avec les personnes, le lien
aux autres (…).
Après ma maîtrise, je n’ai
pas pu enchaîner directement sur mon DESS.
Durant cette période, j’ai
commencé à chercher.
Finalement, j’ai pu travailler
un mois à la Ligue contre le
cancer. Même si le poste ne
répondait pas vraiment à
mes attentes, l’association
en elle-même et le travail
associatif m’avaient beaucoup plu. En fait, le poste
ne me convenait pas car
ce n’était pas un poste de
psychologue et c’est plutôt
ce que je souhaitais. Je me
suis décidée à reprendre un
DESS.
Suite au DESS, j’ai présenté
un projet à une association
de psychologues dans laquelle je me suis impliquée
en tant que bénévole, tout
en cherchant du travail. La
vocation de cette association était de permettre
aux gens ayant de faibles
revenus d’accéder à un psychologue.
C’est vrai qu’au cours de
ces deux expériences, j’avais
trouvé vraiment intéressant le côté humain du
milieu associatif, le sens
de l’aide aux personnes, le
rapport aux autres, à une
idée au-dessus de soi, à une
problématique qui nous dépasse (…). 10 mois après la
fin de mon DESS, j’ai trouvé
un poste qui correspondait
parfaitement à mes attentes en association.
Pendant les deux ans où j’ai
dû chercher du travail, le
soutien de l’AFIJ a été très
important. L’aide logistique et morale qu’elle m’a
apportée m’a permis de
réaffirmer mon projet professionnel, de garder mon
cap (…).
Qu’est-ce qui vous plaît
aujourd’hui dans cette
forme de travail ? Qu’ y
avez-vous trouvé ?
La polyvalence et une
dynamique perpétuelle.
Aujourd’hui, je travaille
dans une association couvrant plusieurs volets. J’interviens dans un centre de
toxicomanes, j’accueille au
sein d’un relais des adolescents et des jeunes adultes
de 12 à 25 ans, j’accompagne des jeunes arrêtés pour
la première fois pour détention de stupéfiants ou pour
acte de violence pour tenter
avec eux d’éviter l’escalade,
je reçois aussi des jeunes en
difficulté d’insertion professionnelle (dépendants de la
mission locale), j’interviens
enfin dans les collèges et les
lycées, notamment dans
le cadre de violences, pour
la prise en charge psychologique d’un état de crise
(ex : suite à une agression
au couteau…). L’ensemble
de ces missions m’amène à
travailler avec des institutions et des interlocuteurs
très variés : thérapeute
familial, ministère de la justice, mission locale etc. (…)
C’est ce qui me semble
aussi particulièrement
intéressant dans le travail en milieu associatif. Il
requière, en permanence,
énergie et polyvalence. On
ne cesse de se renouveler. On est constamment
obligé de faire évoluer son
poste et sa pratique, de
s’adapter aux publics, aux
nouveaux interlocuteurs
mais aussi et surtout aux
contextes, le contexte dans
lequel se fait la mission,
mais aussi le contexte défini
par la situation de chaque
personne auprès de laquelle
on intervient. On ne peut
jamais s’endormir sur ses
acquis. C’est un milieu de
travail très motivant, bien
que stressant puisqu’on ne
sait jamais si l’on va pouvoir
maintenir son cap : on est
dépendant des ouvertures,
mais cette remise en cause,
justement, et ce dynamisme sont extrêmement
stimulants, extrêmement
« moteurs ».
Agenda
la lettre des recruteurs des jeunes diplomés
www.potentiel.info
Directeur de la publication:
Daniel Lamar
[email protected]
Rédaction :
Mathias Bocabeille
 : 06 83 56 92 04
François Perrin
 : 06 89 89 03 63
[email protected]
Edition :
Sarl PCC
5/7, rue de Savies
75020 Paris
 : 0 879 253 239
[email protected]
Création artistique :
concep[email protected]
Remerciements :
Gérard Sarracanie,
Gérard Séguéla (FLL) et
Agnès Mercier (AFIJ).
Crédits photos : D.R.
Rencontre emploi dans l’Economie
Sociale et Solidaire
Après le succès des deux éditions
franciliennes du forum pour l’emploi
dans l’économie sociale et solidaire,
une rencontre régionale se tiendra à
Marseille le 24 novembre prochain.
La rencontre vers l’emploi dans l’économie sociale et solidaire en région PACA est co-organisée par l’AFIJ et le CJDES, en partenariat avec la
CRESS PACA et le CRIJ Provence Alpes.
La question de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire est paradoxale : si le secteur
offre de nombreuses opportunités d’emploi au
sein de structures professionnelles et porteuses de sens, il n’est pas pour autant perçu par
l’ensemble des personnes en recherche d’emploi comme un secteur attractif. Dans bien des
cas, on ignore jusqu’à l’existence d’un véritable
emploi salarié dans ce secteur, alors qu’il est
porteur de plus de 12 % de l’emploi en PACA.
L’organisation de cette manifestation a pour
vocation de combler une partie de ce déficit
d’image et d’améliorer la visibilité de l’ensemble des organisations, associations, coopératives, mutuelles, fondations … qui portent cette
façon différente d’entreprendre.
La manifestation se déroulera le samedi 24
novembre de 13h30 à 17h30, au CRIJ Provence
Alpes, autour de deux principaux ateliers (« Du
projet à l’emploi » et « créer son activité dans
l’économie sociale et solidaire ») et de trois espaces (information, emploi et création).
Si vous souhaitez participer à cette Rencontre
en tant que structure ressource, recruteur, témoin d’une expérience dans l’ESS, vous pouvez
contacter Christelle Lebrun par téléphone, au
04 91 13 20 50 ou par mail à [email protected]
org.
Rencontrer les jeunes diplômés
Association loi de 1901
disposant de conventions
nationales de partenariat avec:
le Ministère de l’Education
Nationale, de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche,
du Ministère de l’Emploi,
du Travail et de la Cohésion
Sociale, de l’ANPE, de l’APEC,
de l’APECITA, du CNML, du
FASILD, du CIDJ, de l’ONISEP...
10 impasse Robiquet
75006 Paris
 : 01 53 63 83 10
[email protected]
www.afij.org
www.jd-recruteurs.info
■ « Rencontres
improbables ». Ces rencontres visent à organiser des premiers
entretiens entre recruteurs et
jeunes diplômés résidents des
zones urbaines sensibles, suivis par ailleurs par l’AFIJ dans
le cadre d’un accompagnement vers l’emploi. Le principe
consiste à présenter aux recruteurs présents des candidats
correspondant à des offres
de recrutement transmises à
l’AFIJ.
Rendez-vous en novembre, le 26 à Paris, le 30 à
Lille et le 18 décembre à
Amiens.
■ « Journée Emploi/Stage Etudiants et Jeunes
diplômés Handicapés ».
Ces journées servent à informer et mobiliser les étudiants
et les jeunes diplômés handicapés sur les solutions d’accès
à l’emploi, en les mettant en
contact avec des recruteurs et
des partenaires de l’emploi des
Travailleurs Handicapés.
En 2007 l’AFIJ organisera des
Journées Emploi/Stage handicap à Nancy le 22 novembre, à Marseille le 4 décembre et Besançon le 11
décembre.
■ Fête de l’Emploi. Ces
journées, de forme particulière, ont pour but d’allier une
manifestation emploi classique et un événement d’ordre
artistique, sportif ou culturel
servant de cadre privilégié à
l’échange et au dialogue entre
jeunes et recruteurs.
Rendez-vous le 28 novem-
bre à Rodez et le 29 à
Metz.
Les recruteurs intéressés peuvent prendre contact avec
Agnès Mercier, responsable
des Relations avec les entreprises, par téléphone au 01 53 63
83 20, par mail à [email protected]
org ou consulter le site de l’association www.afij.org.
Information
Un site pour les recruteurs
■ Depuis sa création
en 1994, l’AFIJ intensifie chaque année son
activité de relations
avec les recruteurs. En
2006, des contacts ont
été menés avec environ
15 000 recruteurs.
Plus de 26 000 offres
d’emploi ont été collectées en 2006. Ces offres
sont consultables sur le
site Internet de l’association www.afij.org.
Le site www.jd-recruteurs.info joue un
rôle croissant dans les
relations de l’association
avec les recruteurs.
Depuis près deux ans, l’AFIJ
propose un site à destination des
recruteurs afin de faire connaître
leurs métiers au monde étudiant
et aux jeunes diplômés. Un outil
innovant dans le recrutement en
ligne, puisque plus de 88 % des
offres déposées ont été pourvues par
l’intermédiaire de l’association.
l’AFIJ : plus de 275, en 2006, sur l’ensemble
du territoire, impliquant plus de 1 600 professionnels, recruteurs principalement, qui
ont rencontré plus de 12 000 jeunes. L’AFIJ
travaille avec plus d’une centaine de grandes
entreprises dont la liste est accessible sur le
site. www.jd-recruteurs.info offre aux recruteurs la possibilité de déposer eux-mêmes
une annonce et de suivre son évolution : en
2006, les offres diffusées concernaient majoritairement des postes stables, avec 58 %
de contrats à durée indéterminée et 31 % de
contrats à durée déterminée.
Le site www.jd-recruteurs.info privilégie la
simplicité et l’efficacité, en donnant à chaque
recruteur la possibilité de gérer lui-même le
dépôt, le suivi et la gestion de leurs offres
d’emplois, grâce à un accès permanent au
site. Ce service, entièrement gratuit, offre une
grande visibilité aux annonces déposées. Une
fois l’annonce en ligne, elle est diffusée pendant deux mois sur le site de l’AFIJ, www.afij.
org, qui a recensé plus de 1,7 millions de visite
en 2006. L’annonce est également affichée
ou consultable dans tous les relais de l’AFIJ,
sur tous les stands de l’association au cours
des manifestations qu’elle organise ou auxquelles elle participe (plus de 500 événements
en 2006). L’annonce est également transmise
aux établissements d’enseignement en fonction de la demande et des profils requis.
La partie « diversification de vos recrutements » présente l’organisation d’entretiens
de pré-recrutement que peut assurer l’AFIJ,
la campagne de communication en faveur
de l’accès aux droits des étudiants handicapés que l’association mène et l’ensemble des
actions et des travaux de l’AFIJ sur la question des discriminations : une série d’études,
d’enquêtes et de «diagnostics» sont ainsi téléchargeables.
Au-delà du fait de constituer un outil innovant pour les recrutements, le site www.
jd-recruteurs.info permet aux recruteurs
de jeunes diplômés de se tenir informés de
l’actualité de ces derniers. Ils peuvent télécharger Potentiel, suivre les nouvelles actions
développées par l’AFIJ, y participer (notamment rejoindre le réseau d’experts) et mieux
connaître le public suivi par l’association. Les
recruteurs intéressés peuvent également y
faire référencer leur site. Régulièrement mis à
jour par les personnels de l’AFIJ, le site www.
jd-recruteurs.info enregistre une fréquentation de plus en plus soutenue. Véritable outil
de recrutement et d’information, il constitue
un lien privilégié entre recruteurs, étudiants
et jeunes diplômés.
Les recruteurs intéressés peuvent ainsi
connaître précisément le profil des jeunes
suivis par l’AFIJ. Ils peuvent immédiatement
voir par exemple qu’en 2006, le public suivi
par l’association était composé à 40 % d’étudiants d’établissements d’enseignement
supérieur et à 60 % de jeunes diplômés de
niveau Bac+1 au Doctorat, se répartissant
entre 64 % de femmes et 36 % d’hommes.
46 % de ces jeunes ont suivi une formation en
Sciences sociales et 25 % en Sciences exactes
et technologies.
L’onglet « interfaces »présente les différentes
manifestations et rencontres organisées par
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