
sont des acheteurs de biens finals, biens et services de consommation. S’ils font construire des
maisons d’habitation ou des appartements, ils apparaissent comme des entreprises.
Une même personne peut faire partie du secteur «ménages» ou du secteur «entreprises».
Ainsi quand un cordonnier pourvoit à ses besoins de logement, de nourriture, il s’inscrit dans
le secteur «ménages» ; au contraire, s’il achète du cuir pour réparer des chaussures, il ressortit
du secteur «entreprises».
3.2. Les entreprises (E)
Les entreprises («enterprises») ou entreprises commerciales vendent des biens et services à
un prix qui couvre au moins le prix de revient. Le critère marchand, et non la forme juridique,
est décisif dans la définition du secteur «entreprises». L’agent économique «entreprises»
produit dans l’agriculture – entreprises familiales – dans le secteur manufacturier, le bâtiment,
l’électricité, les transports, la distribution, les banques, les assurances, etc.
Au sein de ce secteur, la comptabilité nationale SEC95 fait la distinction entre les
entreprises non financières (sphère de la production et commerciale), les entreprises
financières (sphère financière) et les Institutions sans but lucratif au services des ménages –
ISBLSM (une partie des ASBL en Belgique). Les indépendants non constitués en société n’en
font pas partie
3.3. L’Etat (G)
Le secteur «Etat» («State» ou «Government Sector») regroupe tous les services dont la
fonction est de fournir, gratuitement ou éventuellement à un prix sans relation avec le prix de
revient, des prestations d’intérêt général. L’Etat comprend donc les organismes publics
exerçant à l’échelon central, régional, communautaire, provincial ou communal. L’Etat
fournit donc essentiellement des services non marchands.
Les administrations des différents ministères, l’enseignement, la santé, la défense, la
justice, les organismes de la sécurité sociale... constituent les secteurs principaux de l’agent
économique «Etat».
3.4. Le reste du monde (R)
La comptabilité nationale met également en lumière les transactions économiques entre la
Belgique et le reste du monde (R), ou plus exactement entre les résidents et les non-résidents.
Les institutions internationales, où qu’elles soient situées, font partie de R. Par conséquent,
le SHAPE, l’OTAN, les institutions européennes établies en Belgique sont considérées
comme non résidentes. En revanche, les fonctionnaires de ces mêmes institutions qui habitent
en Belgique sont inclus dans les résidents.
Dès lors, quand un fonctionnaire français de la Commission de l’Union européenne
résidant à Bruxelles perçoit son traitement, il s’agit d’une «entrée» pour la Belgique en
provenance du reste du monde.
4. LES TROIS OPTIQUES DE LA COMPTABILITE NATIONALE
D’une manière schématique, l’activité économique d’une nation peut être ramenée à un
circuit où :