Université de Nîmes
Rue du docteur Georges Salan, 30021 Nîmes cedex 01
Nicolas LEROY
P
REMIERE ANNÉE DE LICENCE
(2009-2010,
PREMIER SEMESTRE
)
CULTURE GÉNÉRALE JURIDIQUE
PLAN du COURS
Séance 1. L’ÉTAT
I. Définition de l’État
- Personne morale exerçant un pouvoir souverain sur la population
d’un territoire déterminé
- Status et État
- Res publica et État
II. Aux origines de l’État
A. L’État pendant l’Antiquité
- La Cité grecque
- La Res publica romaine
B. Disparition et renaissance de l’État au Moyen Age
- Patrimonialisation du pouvoir chez les Francs
- Emiettement du pouvoir et disparition de l’État aux IX
e
-XI
e
siècles
- Renaissance de l’État aux XII
e
-XIII
e
s.
III. La naissance de l’État moderne
A. La République de Bodin
- Définition de la publique de Bodin : « droit gouvernement de
plusieurs ménages et de ce qui est leur est commun avec puissance
souveraine »
- Caractéristiques et conséquences de la souveraineté
B. Le rôle de l’État : État absolu et État libéral
- L’opposition au niveau de l’objet de l’État
- L’opposition au niveau de l’origine du pouvoir de l’État
C. La Révolution française, triomphe de l’État de droit
IV. L’État aujourd’hui : entre attentes et répulsion
A. L’État-providence
B. Du recul au rejet de l’État
- Les différents courants critiques contre l’État
- Vers un État meilleur ?
Séance 2. LA MONARCHIE
I. Principes généraux
A. Origines et fondements
1. Définition
- Pouvoir d’un seul
- Fondements : unité et efficacité (commandement militaire et
politique) ; reproduction de l’organisation familiale (paternalisme) et
de la royauté céleste (christianisme)
2. Monarchie et autres monocraties
- Monarchie est légitime (encadrement légal)
- dictature : Rome, sens actuel
- despotisme : sens initial (pouvoir du maître sur les esclaves),
despotisme éclairé, sens actuel incertain
- tyrannie : sens initial grec (usurpateur), sens moderne
B. Formes prises par la monarchie
- Aristote (monarchie fonctionnelle et monarchie absolue)
- La monarchie absolue : Bodin (la monarchie absolue française,
monarchie « absolue » encadrée) ; Hobbes
- La monarchie limitée : monarchomaques et auteurs libéraux
(Montesquieu, Locke)
II. La monarchie française
A. Fondements
- Sacre
- Hérédité
B. Chute
- Les Lumières, critique de la monarchie absolue
- L’attachement des Français à la royauté
- Le Second Empire et la fin des ambitions royalistes
- Les royalistes aujourd’hui
III. La monarchie aujourd’hui
- Monarchies constitutionnelles : Angleterre et Espagne, le roi comme
symbole de la continuité historique, le roi comme gardien de l’État de
droit
- La monarchie républicaine : la V
e
République française
- Les monarchies « camouflées »
Séance 3. LE TOTALITARISME
Introduction, définition
- Succès du thème du totalitarisme dans la littérature
- Sens du totalitarisme dans la littérature (totalitarisme théorique) : totale
soumission de l’individu au groupe, orientation de l’ensemble de la société
vers le but de l’organisation politique
- invention du mot par Mussolini et Gentile
- Réflexions d’Arendt et Aron visant à dégager les critères du totalitarisme :
- idéologie d’État obligatoire érigée en Vérité absolue ;
- parti de masse dirigé par un Guide détenteur de la Vérité, capable d’y
conduire le groupe ;
- monopole par le parti des instruments de violence et persuasion
(media) ;
- terreur physique et psychologique ;
- contrôle total de l’économie orientée vers le but idéologique
Sur ces bases, confusion entre l’État et la société civile
I. Racines du totalitarisme
A. Précédents historiques
1. Sparte
- eunomia : ordre par la soumission totale des individus à la loi,
dans le but de constituer une puissance militaire
- égalité entre les citoyens : suppression de la propriété, de la
monnaie, du commerce
- éducation militaire, absence de vie privée
- Succès et échec final de Sparte, source d’inspiration pour les
siècles suivants.
2. La République de Platon
- But de la cité : la Vérité
- Organisation de la cité adaptée à la nature des hommes
- Disparition de la liberté individuelle, éducation à but de
sélection
B. Le terreau du totalitarisme
- désillusion, perte de repères, besoin de nouveaux mythes
- communautarisme des régimes totalitaires
- exaltation du peuple
- culte de la personnalité pour le chef
- glorification de la violence, de la force, marche à la guerre
II. Les expériences totalitaires
A. Le fascisme
- Origines et causes du fascisme, but d’amélioration de l’homme
italien
- Absence de doctrine
- Autoritarisme pour redonner la gloire à l’Italie
- Efficacité, alliance avec Hitler ; écroulement du fascisme
B. Le national-socialisme
- Exaltation du peuple allemand conduit par le Guide
- Racisme fondé sur la luttes des races, l’idée d’une race supérieure (la
race aryenne) et de races inférieures
- Antisémitisme
C. Le stalinisme
- Trahison du marxisme
- Infaillibilité du parti et de son chef du fait du but poursuivi
- Omniprésence du chef dans tout aspect de la vie des soviétiques
Problèmes posés par les différences entre les régimes et l’artificialité du
concept de totalitarisme. Le principal point commun se situe au niveau de
la volonté de domination de l’ensemble de la société par le pouvoir
politique à laquelle répond l’adhésion des populations.
III. Le totalitarisme aujourd’hui
- Fascination et nostalgie (Allemagne, Russie)
- Utilisation contre les ennemis de l’Occident (Talibans afghans)
- Utilisation contre les sectes, contre le « totalitarisme vert » des
écologistes.
Séance 4. LA RÉPUBLIQUE
I. Définition
- Le pouvoir comme chose publique (res publica)
- Opposition avec la monarchie
II. Origines de la République
A. La République antique : de Platon à Augustin
- La République de Platon, organisation politique idéale
- Cicéron et la Rome républicaine, application pratique de la cité idéale
- Saint Augustin et la Cité de Dieu, l’organisation politique idéale,
modèle de l’organisation politique terrestre
B. La République moderne : entre l’État et la république républicaine
- Machiavel, retour à la conception antique
- Bodin, la République = l’État
- L’Angleterre du XVII
e
siècle, la République opposée à l’absolutisme
- Rousseau, la République est l’État de droit, donc doit avoir une
forme démocratique
- Montesquieu, la République s’oppose à la monarchie et au
despotisme, par la souveraineté populaire (conception restreinte)
- Kant, la République comme État de droit permettant la liberté et
l’égalité
- La Révolution française, proclamation de la République en 1792,
triomphe de la conception moderne (restreinte) de la République, la
République républicaine
III. La République française
A. Une histoire tourmentée
- Première république (1792, constitution montagnarde de 1793,
immédiatement suspendue, le Directoire et le Consulat, confiscation
de la République)
- Seconde République (1848-1851) : Conservatisme et blocages
institutionnels, le coup d’État du Président Louis-Napoléon Bonaparte
- Troisième publique (1870-1940) : Difficulté de mise en place,
constitution Grévy, souplesse et faiblesses du régime (instabilité)
- Quatrième République (1946-1958) : instabilité chronique et
incapacité à faire face aux crises
- Cinquième République (1958) : Œuvre du Gal. De Gaulle,
renforcement du pouvoir exécutif, détenu par le président, régime
semi-présidentiel, semi-parlementaire, stabilité des institutions
B. Les caractères de la République française
- Gambetta et le discours de Belleville (1869)
- La souveraineté populaire
- La laïcité et la morale républicaine
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