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Modalités d’exploitation des résultats
Dans les développements qui suivent, sont présentées de façon quasi exhaustive les
résultats obtenus pour chaque professeur/classe interviewé/observée, soit autant d’études
de cas prises dans leur singularité. Il ne nous a pas semblé pertinent d’opérer un classement
ou une typologie : nombre de propos ou de déroulements de séance se rejoignent… où
s’éloignent, apportant à chaque fois un type d’information particulier.
Concernant les entretiens individuels, nous avons extrait le discours directement relatif à la
mise en œuvre d’une démarche pédagogique, respectivement en résolution de problèmes
puis en production d’écrit, sachant que le découpage entre les deux domaines n’a pas
toujours été simple à opérer : les professeurs ont parfois « entre-mêlé » leurs analyses. Il est
important de préciser que la réflexion des professeurs à ce niveau se base, selon les souhaits
qui leur ont été communiqués en début d’entretien, sur leur pratique et leur expérience
durant l’année scolaire en cours, voire les années antérieures. C’est donc la conception de
l’enseignement dans les domaines précités et l’évaluation de son efficacité propres à chaque
professeur qui sont retranscrites.
Notons toutefois que les professeurs se sont exprimés au-delà de ces deux domaines,
généralisant leur réflexion à l’ensemble des apprentissages ou évoquant des points
particuliers perçus comme des leviers de réussite essentiels. Ces différents éléments, riches
d’enseignements, rejoignent ceux de leurs collègues de CM2 (voir rapport 3) et sont
retranscrits en annexe. De plus, ces éléments sont parfois liés au raisonnement construit
dans les domaines de référence ciblés ici, nous pensons par exemple à la situation socio-
linguistique, et doivent donc être considérés comme partie intégrante de l’ensemble de la
réflexion du professeur.
Pour les observations de séances, c’est une synthèse, la plus détaillée possible, issue de
l’exploitation des comptes-rendus d’observation, qui est proposée, selon les mêmes
modalités qu’en CM2 (voir rapport 1). La synthèse est donc plus ou moins fournie, en
fonction du type de séance, du « style » de transcription des observateurs… On notera ici
que si les séances de mathématiques sont « naturellement » ciblées sur la résolution de
problème, les séances de français se caractérisent par davantage d’hétérogénéité, au regard
des divers champs de la grammaire, de l’orthographe ou de la conjugaison potentiellement
abordés, de surcroît lorsqu’ils sont reliés à une production d’écrit.
Au total, nous associons systématiquement les réflexions des enseignants et les descriptions
des séances observées, sachant qu’il n’existe pas, a priori, de lien construit entre ces deux
éléments du recueil de données. Il en résulte une confrontation personnalisée entre une
analyse et un exemple de pratique, le plus souvent synonyme de cohérence, reflétant en
tout cas la mise en œuvre de pratiques pédagogiques contextualisées et l’auto-analyse de
leur efficacité relative.
Sur le plan de la présentation qui suit, le numéro affecté à chaque « étude de cas » permet
de faire le lien entre les deux parties du rapport complet, soit les mathématiques, le français
et le discours reproduit en annexe, l’ensemble émanant à chaque fois du même professeur.