Synthèse du FODEMAF à Malabo – 24 et 25 février 2016
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FORUM SUR LE DEVELOPPEMENT DU MARCHE FINANCIER DE
L’AFRIQUE CENTRALE (FODEMAF)
(MALABO, 24 et 25 février 2016)
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SYNTHESE DES TRAVAUX
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Le Forum sur le développement du Marché Financier de l’Afrique Centrale
portant sur la restitution de l’étude sur le potentiel du marché financier régional
réalisée par le cabinet Roland Berger en partenariat avec la Banque Mondiale s’est
déroulé les 24 et 25 février 2016 dans les locaux du Centre de Conférences de Malabo
Sipopo. La cérémonie d’ouverture du FODEMAF s’est tenue sous le haut patronage
de Son Excellence M. Teodoro OBIANG NGUEA MBASOGO, Président de la
République de Guinée Equatoriale et les travaux ont été conduits sous la présidence
de M. Miguel ENGONGA OBIANG, Ministre des Finances et du Budget de la
Guinée Equatoriale et de M. Rafael TUNG NSUE, Président de la COSUMAF.
Ont pris part à cette conférence :
Les autorités équato-guinéennes
Les autorités monétaires et financières de la CEMAC
Les banques, les représentants des Marchés Financiers (COSUMAF), les
experts issus d’institutions internationales, du monde universitaire, les
représentants des secteurs public et privé.
Au cours des exposés- discussions, les sujets articulés autour des six (6) panels suivants
ont été abordés:
Synthèse du FODEMAF à Malabo – 24 et 25 février 2016
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Panel 1 : Contexte de l’étude sur le potentiel du marché financier de l’Afrique
Centrale
Panel 2 : Présentation de l’étude sur le potentiel du marché financier de
l’Afrique Centrale
Panel 3 : Présentation du Plan d’action de développement du marché
Panel 4 : Conditions de dynamisation du marché des capitaux et mise en valeur
d’Intermédiaires et d’Emetteurs modèles
Panel 5 : Mise en œuvre du plan de développement du marché
Panel 6 : Régulation et Programme de travail prévisionnel de la BAD pour
l'Afrique Centrale
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Résumé de la synthèse
Les participants au forum ont rappelé l'importance d'étendre la portée d'un marché
financier intégré et harmonisé dans la zone CEMAC. Ceci offrirait à la fois des
nouvelles sources de financement et donc de nouvelles ressources au service de la
croissance, un recul de la pauvreté et de manière générale une plus grande stabilité des
économies de la région.
La volonté des responsables politiques de la zone est engagée. En effet, les
représentants des Etats présents semblent partager les constats autour des freins
principaux au développement des marchés financiers : la non application de la libre
circulation de biens et personnes, le déficit général de culture financière des
particuliers et des professionnels, l'illisibilité juridique, fiscale et administrative y
compris la dualité des régulations des marchés de capitaux dans la région. Des efforts
s'imposent sur l'ensemble de ces fronts, et le rôle à la fois des pouvoirs publics, mais
aussi des forcés économiques privées est pointé. Dans le cadre de ces efforts, les Etats
sont attendus en premier lieu sur : l'ouverture du capital d'une sélection d'entreprises
publiques avec un effort de restructuration et de mise à niveau, le recours régulier au
marché pour leur financement, la poursuite de l'harmonisation de la fiscalité favorable
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aux marché, mais surtout l'application des dispositions adoptées et la poursuite de
l'amélioration du climat des affaires et de la bonne gouvernance. Le secteur privé doit
quant à lui s'approprier le marché en jouant le jeu de la transparence, du local content
pour les multinationales étrangères. Les épargnes nationales et internationales
pourront alors se diriger vers le marché. En ce qui concerne les PME, il s'agit de mettre
en place les conditions de leur mise à niveau en renforçant les capacités d'organismes
développés récemment (comme les banques des PME) tout en finançant leur
croissance grâce au capital investissement par exemple.
Les organismes et autorités de marché sont attendus sur leur capacité à développer
une offre de produits adaptés : OPC (dont OPCVM), fonds de financement des
infrastructures
(asset backed securities
), outils de financement de l'agriculture et de
l'immobiliser par exemple.
Les partenaires internationaux tels que la BAD, la Banque Mondiale et le FMI
s'engagent à leur tour à soutenir le développement du marché financier en Afrique
Centrale.
Le calendrier du plan d'actions à mettre en place reste cependant à clarifier. Il
important d'entamer le travail sur les mesures de court terme. Leur financement est à
préciser urgemment.
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PANEL 1 : Contexte de l’étude sur le potentiel du marché financier de l’Afrique
Centrale
L'étude présentée lors du forum vient dans un contexte où, force est de constater que
plus 15 ans après la décision de créer le marché financier régional, l'activité enregistrée
sur celui-ci est très faible. Il s'agit de mettre à jour le partage d'un diagnostic de cet état
de fait dans la foulée des travaux de la bourse mauricienne et de la BAD – obstacles au
développement du marché - mais surtout de dresser une liste d'actions concrètes à
mettre en œuvre pour inverser la tendance.
La conjoncture difficile des économies dépendantes des matières premières ajoute à
l'urgence de l'exercice, mais aussi les grands travaux et investissements entreprises par
les pays de la CEMAC dans le cadre du PER ou de leurs plans stratégique
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d'émergence respectifs dont un coup d'arrêt faute de ressource serait fatal pour la
croissance.
- Quelle est la capacité du marché des capitaux à offrir une alternative viable à la
problématique de financement des Etats et des entreprises de la région
CEMAC ?
Il en ressort que le recours au marché des capitaux est une alternative crédible pour le
financement à long terme surtout compte tenu du contexte de la chute du cours du
pétrole, des dépenses sécuritaires.
- La convergence des marchés constitue-t-elle une condition nécessaire pour
le développement du marché financier régional ?
Il semble que le principe d’un marché unifié et harmonisé demeure fondamental afin
de permettre le recours au marché d’un plus grand nombre d’investisseurs. Ainsi il est
indispensable de mettre fin à la coexistence de deux marchés financiers distincts en
zone CEMAC.
- Quelles sont les mesures propices au bon fonctionnement du marché
financier régional ?
Plusieurs intervenants ont souligné l’importance de déterminer précisément les
instruments les plus appropriés afin de répondre à la problématique du financement
des PME par le marché financier. Tous les besoins de l'économie pourraient trouver
des éléments de réponse grâce au marché à condition de faire preuve de l'ouverture et
de la créativité nécessaires pour un démarrage initial.
Par ailleurs, la lutte contre le déficit de sensibilisation et la formation du public aux
marchés financiers constituent un effort de longue haleine qui doit être
continuellement accompli par l’ensemble des acteurs du marché.
PANEL 2 : Présentation de l’étude sur le potentiel du marché financier de
l’Afrique Centrale
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- Quelle est la nature et l’objet de l’étude sur le potentiel du marché
financier – focus sur le partie diagnostic ?
L’étude s'est basée sur l’analyse de l’offre et de la demande ainsi que de la
réglementation en zone CEMAC. Elle a permis de révéler que la plupart des acteurs
économiques ne perçoivent pas les avantages et l’intérêt du recours aux marchés
financiers alors que les avantages sont nombreux.
- Quels sont les avantages du recours aux marchés financiers parallèlement au
secteur bancaire ?
Le marché des capitaux peut être un véritable vecteur de croissance. Comme le
rappelle M. HAJI, Directeur Général de la Bourse de Casablanca, la bourse est avant
tout complémentaire et non pas opposé au système bancaire. En effet, l'accès à de
nouveaux fonds propres via le marché des capitaux apporte davantage de garanties et
permet mécaniquement de lever une dette plus importante. C'est ainsi qu'au
Casablanca Stock Exchange, l'introduction en bourse a engendré une multiplication
par dix des crédits bancaires octroyés. La bourse est également une source formidable
de continuité et de stabilité dans la gestion d'entreprise, comme le montrent
notamment les nombreuses entreprises familiales cotées continuant à prospérer
malgré la disparition de leur fondateur ou principal dirigeant.
- Quelles sont les actions à entreprendre pour la dynamisation du marché
financier ?
De manière générale, les participants sont unanimes: le succès du marché des capitaux
sous régional repose en premier lieu sur une volonté politique ferme de mener à bout
ce projet. Les leviers clés se trouvent dans une législation plus adaptée et une
amélioration du cadre réglementaire.
Il s'agit donc de mettre en place un cercle vertueux de manière à ce que la tarification
du marché financier de la CEMAC puisse être à même de refléter la juste valeur des
actifs. L'autorisation de ventes à découvert constitue un autre outil majeur afin de
rendre le marché plus liquide, ceci devra venir à point en CEMAC, mais est sans doute
un peu anticipé aujourd'hui. Par ailleurs, les incitations fiscales peuvent davantage
favoriser le développement des marchés financiers.
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