Botanique (Le BP Brevet Professionnel de Préparateur en

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Botanique (Le BP Brevet Professionnel de Préparateur en Pharmacie)
CHAPITRE 1 : LA CELLULE VEGETALE
1.RAPPELS SUR LES COMPOSANTS COMMUNS A TOUTES LES CELLULES
EUCARYOTES (planches 1 et 2)
1.1.LE CYTOPLASME
Le cytoplasme est limité par la membrane cytoplasmique et à l'intérieur il contient le
hyaloplasme.
Le hyaloplasme correspond au milieu dans lequel baignent les différents organites cellulaires.
1.2.LA MEMBRANE PLASMIQUE
Elle est constituée de protéines qui sont plus ou moins enfoncées dans une double couche
moléculaire de phospholipides.
C'est une structure qui n'est ni fixe, ni rigide.
1.3.LE HYALOPLASME
Il contient de l'eau, des ARN et des protéines dont des enzymes.
Ces enzymes permettent deux types de réactions chimiques qui sont soit productrices
d'énergie, soit consommatrices d'énergie.
1.4.LE RETICULUM ENDOPLASMIQUE
C'est un ensemble de cavités closes qui communiquent entre elles et souvent de forme aplatie.
Il est limité par une membrane.
Il existe 2 types de réticulum : le granuleux (avec des grains de ribosomes) et le lisse (sans
ribosomes).
Le rôle du réticulum endoplasmique se situe dans la synthèse des chaines peptidiques.
1.5.L'APPAREIL DE GOLGI
Il est constitué d'éléments qui sont appelés dictyosomes.
Chaque dictyosome est une pile de sacs aplatis qui sont limités par une membrane.
Les extrémités des dictyosomes se renflent et laissent échapper des vésicules qui renferment
des protéines et des glucides déjà synthétisés.
1.6.LES LYSOSOMES
Ce sont de petites vésicules limitées par une membrane contenant des enzymes capables de
lyser les organistes usagés.
1.7.LES MITOCHONDRIES
Ce sont des organites de forme sphérique ou cylindrique limités par deux membranes.
Les mitochondries permettent la production d'énergie stockée sous forme d'ATP (Adénosine
Tri Phosphate).
1.8.LE NOYAU
Il est délimité par l'enveloppe nucléaire composée de 2 membranes et qui présente des pores
qui contrôlent les échanges entre le noyau et le hyaloplasme.
A l'intérieur du noyau, on trouve la chromatine (ADN) et un nucléole qui va permettre la
synthèse des ribosomes du cytoplasme.
Le noyau a un rôle dans le métabolisme de la cellule car il contient l'ADN et dans la division
cellulaire.
2.LA PAROI CELLULAIRE
La cellule est limitée par la membrane cytoplasmique souple et de nature lipido-protidique.
Sa face externe est au contact de la membrane pecto-cellulosique ou membrane squelettique
qui est épaisse et qui assure la rigidité.
Elle lui donne aussi une forme particulière hexagonale.
Cette membrane est perméable à l'eau et aux gaz.
Elle est constituée de glucides, de protéines et de composés phénoliques particuliers comme la
lignine ou la subérine.
Elle est composée de 3 parties :
La paroi primaire, qui va permettre la croissance cellulaireLa paroi secondaire, qui apparait
quand la cellule est spécialiséeLa lamelle moyenne, qui est la partie la plus externe et
commune à 2 cellules contigües. Elle présente des pores (plasmodesmes) afin de permettre les
échanges entre 2 cellules voisines
3.LES PLASTES
Ce sont des organites intracytoplasmiques limitées par 2 membranes.
Ils élaborent et stockent différentes substances.
On distingue :
Les chloroplastes, qui contiennent la chlorophylle (pigment) qui a un rôle dans la
photosynthèse puisqu'elle absorbe l'énergie lumineuse. On retrouve les chloroplastes dans la
partie verte des végétaux6CO2 + 6H2O à 6O2 + C6H12O6 (glucose)
La photosynthèse permet la synthèse de glucides à partir d'eau et de dioxyde de carbone grâce
à la chlorophylle et à l'énergie lumineuse
Les chromoplastes, qui contiennent divers pigments comme le carotèneLes amyloplastes, qui
stockent l'amidonLes oléoplastes, qui stockent les lipides4.LA VACUOLE
C'est une cavité de grande taille dans la cellule végétale. Elle occupe quasiment la totalité de
l'espace.
Elle est remplie de sucs vacuolaires.
Les vacuoles sont turgescentes (= réservoir d'eau qui compense les variations climatiques du
milieu extérieur subies par la cellule).
La vacuole participe au maintien de la teneur en eau de la plante. Si la vacuole est vide, on
parle de plasmolyse.
La vacuole dans les cellules anciennes évolue en inclusion de réserve : il va y avoir une
accumulation possible d'huile essentielle, de protides ou de glucides.
CHAPITRE 2 : LES TISSUS VEGETAUX
INTRODUCTION
Les tissus végétaux sont des groupements de cellules plus ou moins différenciées qui vont
avoir une fonction particulière. Ces cellules ont perdu le pouvoir de se diviser.
Ces tissus sont faits à partir de cellules indifférenciées, les méristèmes, qui sont les tissus de
croissance du végétal.
On distingue :
Les méristèmes primaires qui assurent la croissance en longueur. On les retrouve donc aux
extrémités des tiges et des racinesLesméristèmes secondaires qui assurent la croissance en
épaisseur. On les retrouve donc tout au long des tiges et des racinesIl existe différents types de
tissus végétaux en fonction de leur rôle :
Les parenchymes fondamentaux qui ont un rôle de nutritionLes tissus de protection qui ont un
rôle de protectionLes tissus de soutienqui ont un rôle de soutien (= assurer la
solidité)Les tissus conducteurs qui ont un rôle de transport (= véhiculer la sève brute et la sève
élaborée)Les tissus sécréteurs qui ont un rôle de sécrétion de substances végétales I.LES
PARENCHYMES FONDAMENTAUX
Ce sont des cellules aux vacuoles développées et ayant de nombreux plastes.
Ils ont un rôle d'assimilation et de réserve.
1.LES PARENCHYMES CHLOROPHYLLIENS
Ils ont un rôle dans l'assimilation du CO2 et de l'énergie lumineuse puisqu'ils sont riches en
chloroplastes : ils assurent la photosynthèse.
On les retrouve dans les feuilles et les tiges herbacées c'est-à-dire les organes aériens.
2.LES PARENCHYMES DE RESERVE
On les retrouve au niveau des organes souterrains comme les racines, les bulbes ou encore les
graines.
Ils ont un rôle dans l'accumulation de substance énergétique comme l'amidon ou le sucre pour
permettre la survie du végétal.
II.LES TISSUS DE PROTECTION
Il s'agit d'un revêtement imperméable et résistant qui isole le végétal du milieu extérieur.
Ils ne sont pas continus afin de permettre les échanges entre la plante et l'extérieur.
Parmi les tissus de protection, on distingue l'épiderme et les tissus subérifiés.
1.L'EPIDERME
On le retrouve dans la partie aérienne de la plante.
Il est constitué d'une couche continue assez fine de cellules dont la paroi externe est épaisse et
qui est rendue plus ou moins imperméable par un dépôt de cutine.
Pour permettre les échanges gazeux avec l'extérieur, l'épiderme comporte des ouvertures, les
stomates, situés à la face inférieure des feuilles.
2.LES TISSUS SUBERIFIES OU SECONDAIRES
Ce sont des tissus dont les parois des cellules sont rendues imperméables grâce à la subérine.
On retrouve ces tissus au niveau des racines et des troncs.
Ils sont imperméables mais comportent des orifices : les lenticelles.
III.LES TISSUS DE SOUTIEN
Ils assurent rigidité et solidité à la plante, dus à l'épaississement de la paroi des cellules de ces
tissus.
Il en existe 2 types : les collenchymes et les sclérenchymes.
1.LES COLLENCHYMES
Ce sont des tissus de soutien que l'on va retrouver au niveau des organes de croissance, des
nervures des feuilles et des tiges herbacées.
2.LES SCLERENCHYMES
On les retrouve dans les organes dont l'allongement est terminé et dans les organes aériens
comme les tiges.
IV.LES TISSUS CONDUCTEURS
Ce sont des vaisseaux dans lesquels va circuler la sève.
On distingue 2 types de sève : la sève brute et la sève élaborée.
1.LA SEVE BRUTE
Elle est composée d'eau et de sels minéraux.
Elle est ascendante et va donc monter des racines jusqu'aux feuilles.
La sève brute est véhiculée par le xylème.
2.LA SEVE ELABOREE
Elle est composée d'eau, de sels minéraux et de matières organiques.
Elle est descendante et elle part donc des feuilles pour aller jusqu'aux racines.
Elle est acheminée par le phloème.
3.LE XYLEME
Ce sont des vaisseaux ligneux ou bois.
Ils sont constitués de colonnes de cellules aux parois épaisses imprégnées de lignine.
4.LE PHLOEME
Ce sont des tissus libériens ou liber.
Ils sont constitués d'une longue pile de cellules dont les parois sont perforées de nombreux
orifices.
Les parois de ces cellules qui constituent le phloème sont perforées. Ces perforations portent
le nom de cribles.
V.LES TISSUS SECRETEURS
Ils élaborent et contiennent des substances chimiques (hétérosides, alcaloïdes, latex,
essences).
On retrouve différentes structure comme : les cellules sécrétrices, les poils sécréteurs, les
poches sécrétrices, les canaux sécréteurs et les laticifères.
1.LES CELLULES SECRETRICES
Ce sont des cellules en amas et qui vont être spécialisées dans l'accumulation de déchets (de
type parenchymateuses).
Elles deviennent sécrétrices en sécrétant ces accumulations.
On les retrouve au niveau des fleurs ou au niveau des feuilles.
Elles produisent des essences ou des résines.
2.LES POILS SECRETEURS
Ce sont des prolongements de l'épiderme.
Ils sont constitués de plusieurs cellules épidermiques.
Sous la paroi des cellules, on va avoir une accumulation de la substance qu'ils sécrètent.
3.LES POCHES SECRETRICES
Elles sont constituées d'un ensemble de cellules disposées en cercle autour d'une cavité dans
laquelle elles vont toutes déverser leurs sécrétions.
4.LES CANAUX SECRETEURS
Ce sont des poches sécrétrices très allongées qui sont superposées les unes sur les autres le
long d'un élément de la plante et qui permettent la sécrétion d'une résine (ex : la résine de
pin).
5.LES LATICIFERES
Ils sont constitués d'éléments tubulaires dont la paroi de ces tubes est faite de cellules qui vont
excréter du latex.
CHAPITRE 3 : ORGANISATION DU REGNE VEGETAL
I.CODE INTERNATIONAL DE NOMENCLATURE DE L'INDIVIDU A L'ESPECE
Taxonomie des espèces ou classification des êtres vivants
Espèce : On distingue des espèces qui regroupent des groupes de population effectivement
interféconde. On a des individus entre lesquels les différences sont faibles au niveau des
caractères cytologiques, physiologiques, biochimiques et génétiques
Variété : La variété est une subdivision d'une espèce qui va regrouper des individus qui
possèdent en commun certains caractères
Genre : Le genre correspond à un groupe d'espèces avec des caractères voisins. Un même
genre peut contenir plusieurs espèces
Famille : La famille correspond à un groupe de plantes qui possèdent des caractères voisins.
Dans la dénomination internationale, la famille se termine toujours par « océe »
Ordre : L'ordre correspond à un groupement de familles. Dans la dénomination internationale,
l'ordre se termine par « ales »
Classe : La classe est un groupement d'ordres
Embranchement : L'embranchement regroupe plusieurs classes
Règne
Domaine
Monde vivant
Exemple : Le Pavot = Papaver sommiferum
Embranchement : Spermaphytes
Sous-embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotyléclones
Ordre : Pariétales
Famille : Papaveracées
Genre : Papaver
Espèce : Sommiferum
Classification horizontale (page 17)Classification verticale (page 10)II.LES GRANDES
DIVISIONS DU REGNE VEGETAL
1.VEGETAUX PROCARYOTES
Ce sont les végétaux les plus primitifs.
Ce sont des individus unicellulaires dépourvus de véritable noyau.
La nutrition de ces cellules va se faire par simple diffusion à travers les parois cellulaires et
leur reproduction se fait sous le mode asexué par scissiparité.
Dans ce groupe, on retrouve les cyanophytes qui sont comme des algues bleu-vertes. On y
retrouve la Spiruline (utilisée comme complément alimentaire).
2.VEGETAUX EUCARYOTES
Ils sont pluricellulaires et ont un noyau typique.
Ces végétaux eucaryotes vont se subdiviser en thallophytes et cormophytes.
2.1.LES THALLOPHYTES
Ils ne possèdent ni racines, ni tiges, ni feuilles mais un rameau aplati : un thalle.
Leur nutrition se fait par simple diffusion tissulaire.
Leur mode de reproduction peut se faire par voie sexuée ou asexuée.
2.1.1.LES ALGUES
Ce sont des végétaux qui vont vivre dans l'eau, soit à l'état libre soit à l'état fixé à un support.
La plupart sont adaptées à l'eau de mer (salée).
On les différentie en fonction de leurs pigments :
Chromophytes ou algues brunesRhodophytes ou algues rougesChlorophytes ou algues
vertesLes algues contiennent de la chlorophylle en opposition avec les champignons qui n'en
ont pas.
2.1.2.LES CHAMPIGNONS OU MYCOPHYTES
Ils sont adaptés aux milieux terrestres humides. On peut même retrouver des champignons à
l'intérieur d'autres êtres vivants.
Ce sont des éléments dépourvus de chlorophylle. Ce sont des êtres hétérotrophes c'est-à-dire
qu'ils vont se nourrir d'éléments organiques synthétisés au préalable par d'autres organismes.
Il existe 3 modes d'association métabolique possibles selon le milieu où ils vivent :
Avec un autre être vivant sous forme parasiteLa symbiose avec un autre organisme (on a un
échange réciproque entre les deux organismes)Etre saprophyte (il va puiser les éléments
nutritifs sur des organismes morts et en voie de décomposition)Les êtres autotrophes sont des
organismes vivants capables de synthétiser les matières organiques nutritives de façon
autonome grâce à la photosynthèse à partir du CO2 de l'air, de l'eau du sol et en utilisant la
lumière comme énergie.
2.1.3.LES LICHENS
On parle de végétaux doubles qui résultent de l'union symbiotique d'un champignon et d'une
algue.
Leur habitat est terrestre.
On distingue différents types de lichens (page 13).
2.2.LES CORMOPHYTES
Ils possèdent un axe aérien dressé (la tige), un appareil végétatif rudimentaire (le cornu) et
l'apparition d'archégones (gamétanges femelle) contenant les oosphères fécondées par les
anthéridies (gamétanges mâles).
Dans ces végétaux, le cycle est haplodiplophasique et la reproduction est sexuée (page 13
schéma en haut à droite).
On a des individus à 2n chromosomes qui vont former des spores à n chromosomes qui vont
donner les gamètes mâle et femelle : l'union de ces 2 cellules va donner un œuf à 2n
chromosomes.
2.2.1.LES BRYOPHYTES
Ils ne possèdent pas de vaisseaux conducteurs de sève car ils n'ont pas de racines.
Ex : Les mousses (page 14)
Le pied de mousse est constitué de 2 parties :
Une tige feuillée regroupée en touffe nommée protonéma qui correspond aux gamétophytes et
qui est haploïde (contient n chromosome)Le sporophyte qui est une partie diploïde (vient de
l'union d'un gamète mâle et d'un gamète femelle) et qu'on appellesporogone2.2.2.LES
PTERIDOPHYTES
Ce sont des végétaux avec des racines et donc ils possèdent des vaisseaux conducteurs de la
sève.
Un groupe ne possède ni fleur, ni graine : ce sont les cryptogames.
Ex : la prêle (utilisée comme anti-rhumatisme) et la fougère mâle (utilisée comme vermifuge)
2.2.3.LES PRE-SPERMAPHYTES
On constate l'apparition de fleurs et de pré-graines.
Ex : Le Ginko Biloba
2.2.4.LES SPERMAPHYTES
Ce sont des végétaux possédant un appareil végétatif complet avec apparition de cônes ou de
fleurs à graines.
Les monocotylédonesLors de la germination on aura une seule pré-feuille. Les feuilles sont de
type 3 c'est-à-dire que les feuilles vont par 3 ou par multiple de 3 pétales : 3 sépales, 3 pétales,
3 étamines et 1 pistille (à 3 loges).
On distingue 4 familles : les graminées (tige creuse riche en amidon : ce sont les céréales),
les orchidées (plantes mycotrophes : symbiose avec un champignon), les liliacées (possédant
un bulbe ou des tubercules comme le muguet) et les aracées (contenant du latex comme
l'arôme).
Les dicotylédonesL'appareil végétatif présente tous les types avec épaississement des tiges et
des racines qui est à l'origine de l'apparition des arbres.
On va retrouver des feuilles découpées avec une ramification au niveau des nervures, les
fleurs sont structurées selon le type 5 (5 sépales, 5 pétales, 5 étamines, 1 pistille). Ces pétales
servent de critères de reconnaissance, les graines présentent 2 cotylédons c'est-à-dire que lors
de la germination il y aura 2 pré-feuilles.
On va distinguer : les apétales (les pétales sont absents ou rudimentaires et les fleurs sont des
chatons), les dialypétales (les pétales sont libres et indépendantes les unes des autres) et
les gamopétales (les pétales sont soudées et vont former une seule pièce fleurale).
CHAPITRE 4 : ETUDE SYSTEMATIQUE DES PRINCIPAUX GROUPES
I.LES MYCOPHYTES OU CHAMPIGNONS
1.GENERALITES
Ce sont des végétaux inférieurs, ils sont qualifiés de cryptogames cellulaires : ils ne possèdent
ni fleurs, ni graines, ni tissus conducteurs de sève.
1.1.ORGANISATION DU THALLE
Ce sont des êtres pluricellulaires. Leur appareil végétatif est un thalle qui ne possède ni
feuilles, ni tiges, ni racines.
On va distinguer 3 types de thalle :
Le thalle unicellulaire ou levure qui est une seule cellule, isolée ou en colonieLe thalle massif
ou carpospore qui correspond au pied et au chapeau des champignonsLe thalle filamenteux ou
mycélium qui est composé de filaments plus ou moins ramifiés1.2.CYTOLOGIE OU ETUDE
DE LA CELLULE DES CHAMPIGNONS
La paroi : elle va être constituée d'éléments sucrés à base de cellulose, d'hémicellulose et
surtout de chitine que l'on retrouve également dans l'exosquelette des insectes.
Le noyau : la plupart du temps, il est de petite taille avec un nombre restreint de
chromosomes. Dans les thalles massifs, il y a 2 noyaux distincts qui n'ont pas fusionnés au
moment de la fécondation, qui sont regroupés en paires et qui forment le dicaryon.
La vacuole : elle est généralement centrale et de grande taille.
Les inclusions de réserve : le plus souvent, ce sont des inclusions lipidiques mais également
composées de glycogène.
1.3.LA REPRODUCTION
Cette reproduction peut se faire de 2 manières soit de manière sexuée, soit de manière
asexuée.
1.3.1.LA REPRODUCTION ASEXUEE OU LA DISSEMINATION PAR
L'INTERMEDIAIRE DE SPORES
Les spores sont des cellules de multiplication végétative.
Ce sont des cellules qui présentent des caractéristiques remarquables de résistance : elles
résistent pendant de longues périodes même en conditions défavorables.
1.3.2.LA REPRODUCTION SEXUEE
Deux filaments de deux individus, différents dans le cas de l'hétérothallisme et opposés au
niveau de la polarité, se rencontrent et forment un œuf par addition chromosomique.
On parle d'homothallisme si les deux filaments sont issus du même individu.
Chez les champignons, il n'y a ni mâle ni femelle mais une différence de polarité que l'on
nomme (+) et (-).
Le cycle de développement des champignons est haplodiplophasique : les spores sont
haploïdes (n chromosomes) alors de le carpospore correspond à la phase diploïde (2n
chromosomes).
Le cycle de développement des levures est dit diplophasique car on a seulement une phase
diploïde.
1.4.MODE DE VIE
Les champignons sont dépourvus de chlorophylle et ne sont donc pas capables de fabriquer
les substances organiques nécessaires à la croissance de leurs cellules.
Ils sont donc hétérotrophes : ils consomment des molécules fabriquées par d'autres
organismes.
1.4.1.LES CHAMPIGNONS SAPROPHYTES
Ils exploitent la matière organique morte ou en décomposition.
Ils ont un rôle de nettoyeurs en fabriquant l'humus à partir des débris de végétaux en
décomposition.
1.4.2.LES CHAMPIGNONS PARASITES
Ils vont exploiter la matière organique vivante.
Ils peuvent être parasites de végétaux ou d'animaux mais l'association ne profite qu'au parasite
et entraine souvent à terme la mort de l'hôte.
1.4.3.LES CHAMPIGNONS SYMBIOTIQUES
On parle de symbiose ou de mutualisme lorsqu'un champignon s'associe avec un végétal
autotrophe (chlorophyllien).
Dans cette symbiose, chacun des 2 organismes retire un bénéfice de cette association.
On distingue :
Les lichens qui résultent de la symbiose d'une algue et d'un champignon : l'algue assure la
nutrition et le champignon va fournir l'eau et les sels minérauxLes mycorhizes que l'on
retrouve essentiellement au niveau des racines des arbres : il s'agit de la symbiose entre les
racines de l'arbre et le mycélium d'un champignon (ex : l'orchidée)2.ETUDE DES
ASCOMYCETES
Dans ce groupe, les spores formées sont contenues dans des asques (sorte de sacs). Ces spores
seront projetées à l'extérieur à maturité par ouverture de l'asque.
C'est une cellule reproductrice à l'intérieur de laquelle se forment 8 spores qui résultent de la
méiose.
Parmi les ascomycètes, on retrouve de nombreuses espèces comme les levures, la morille ou
la truffe.
La morilleLa morille est un champignon comestible cuite sinon elle est toxique crue.
Son chapeau est creux, sphérique quand elle est jeune, puis étiré quand elle vieillit et sculpté
d'alvéoles profondes. Il est de couleur brun-gris à brun-jaune.
Son pied est creux, épais et de couleur blanche.
On retrouve la morille de mars à mai sous les frênes ou les ormes.
/!\ Confusion possible avec le gyromitre délicieux qui est toxique.
Le gyromitre délicieuxSon chapeau est plissé en forme de cervelle et il est de couleur fauve à
brun.
Son pied est blanc.
C'est un champignon toxique, voir mortel qui provoque un syndrome gyromitrien avec
réaction anaphylactique, troubles gastro-intestinaux, désordres nerveux, convulsions,
somnolence qui peut être suivie d'un coma puis de la mort en fonction de la quantité ingérée.
La période d'incubation après ingestion est de 26h.
La truffeC'est un champignon souterrain qui a une forme de tubercule, de couleur brun-noir.
Il vit en symbiose avec les racines des chênes et des noisetiers.
3.ETUDE DES BASIDIOMYCETES
3.1.GENERALITES
Ce sont des champignons à basides, on les appelle souvent champignons à chapeaux.
Ils sont caractérisés par des spores formées à l'extrémité de cellules spécialisées : les basides.
Sur chaque baside, on va avoir la production de 4 spores.
Il existe une reproduction asexuée ou végétative des basidiomycètes qui est assurée par des
oïdies qui vont se former à partir des filaments du mycélium.
L'hyménium est constitué de la partie inférieure du chapeau où on retrouve les basides.
3.2.CYCLE DE DEVELOPPEMENT DES BASIDIOMYCETES
Cf. schéma page 25 et explication associée
3.3.PRESENTATION DES BASIDIOMYCETES
La classification est fondée sur le type de développement du carpophore.
On en distingue 3 types :
Les gymnocarpes : l'hyménium porte la partie fertile du champignonLes hémiangiocarpes : le
carpophore est contenu à l'état jeune dans un voile généralLes angiocarpes : l'hyménium reste
enfermé dans un sac sporifères3.3.1.TYPE GYMNOCARPE
Les polypores (page 28)Les hydnumsOn retrouve le « pied de mouton ».
C'est un champignon comestible. Le champignon est trapu et épais, le pied est court, de
couleur blanche à crème. Au niveau du chapeau, il est bosselé, de couleur blanc crème. On
retrouve des aiguillons sous le chapeau sur la partie fertile. Ces aiguillons sont également
appelés pointes ou picots. On le trouve en été et en automne.
Les clavairesDans ce groupe, on retrouve la chanterelle qui est un champignon comestible
également appelé girolle. C'est un petit champignon qui pousse en grand nombre. Il a une
forme d'un entonnoir, de couleur jaune orangé et au niveau de l'hyménium il n'y a pas de
lamelles mais des plis plus ou moins marqués. On les retrouve surtout l'été et l'automne.
/!\ Confusion possible avec le clitocybe de l'olivier qui est toxique.
On retrouve également la trompette de la mort qui est un champignon comestible, en forme
d'entonnoir qui ressemble à une trompette de couleur noire. Lorsqu'il est mûr, les bords
pendent. Sa chair est élastique avec une odeur très fruitée.
3.3.2.TYPE HEMIANGIOCARPES
Le carpophore est entouré à l'état jeune d'une enveloppe appelée « voile général ». Il présente
l'aspect d'un œuf.
L'hyménium est protégé par un voile secondaire appelé « voile partiel ».
Au cours de la croissance (très rapide chez les champignons), les voiles se déchirent et il va
rester des volves ou des écailles, vestiges du voile général, et des anneaux, vestiges du voile
secondaire.
L'hyménium est tapissé de lames ou de tubes.
ORDRE DES BOLETALESLe pied est le chapeau sont inséparables.
Cèpe de Bordeaux
En dessous du chapeau, les tubes sont blancs.
Le pied est trapu, orné d'un réseau. Ce pied est obèse quand il est jeune. Le chapeau a une
forme hémisphérique, le dessus est lisse et de consistance visqueuse par temps humide. Sa
couleur est brun-roux à beige. On le retrouve de juin à octobre.
Bolet de Satan
C'est un champignon toxique qui provoque troubles digestifs (vomissements et diarrhées).
Son chapeau est hémisphérique, épais, de couleur blanche, grise ou crème.
La face inférieure du chapeau est constituée de pores pouvant aller de la couleur rouge à jaune
orangé.
Le pied est court, trapu, qui a différentes couleurs (jaune au sommet et rouge à la partie
intermédiaire).
La chair quand on la coupe passe de blanc à bleuissante.
Ce champignon dégage une odeur nauséeuse en vieillissant.
ORDRE DES AGARICALESLe pied et le chapeau sont plus ou moins séparables.
Visuellement, on distingue bien le pied du chapeau.
LES AMANITES
Amanite des césarsC'est un champignon comestible.
Son chapeau est rond quand elle est jeune et étalé par la suite.
Le chapeau est rouge-orangé, ses lamelles sont jaunes dorées, le pied est jaune et comporte un
anneau jaune et, à la base du pied, on a une volve épaisse et blanche. On le retrouve en été et
en automne.
Amanite tue-moucheC'est un champignon toxique qui provoque des troubles gastrointestinaux et un délire.
Son chapeau est rouge vif à orangé et présente des flocons réguliers blancs. Les lamelles sont
blanches et le pied est blanc avec un anneau blanc et une volve en lambeaux. On le retrouve
en été et en automne.
Amanite panthèreC'est un champignon toxique qui provoque des troubles gastro-intestinaux.
Son chapeau est brun clair avec des taches blanches et on retrouve une marge du chapeau
striée. Les lamelles sont blanches, le pied est blanc avec un anneau blanc et une volve à la
base du pied. On le retrouve en été et en automne.
Amanite printanièreC'est un champignon mortel.
Le chapeau est blanc, lisse et brillant. Il est convexe jeune puis étalé en vieillissant. Il est
asymétrique. Les lamelles sont blanches, le pied est lisse et blanc et présente un anneau blanc
membraneux et une volve peu visible blanche. Le pied s'évase à sa racine.
Amanite vireuseC'est un champignon mortel.
Le chapeau est blanc, lisse et brillant. Les lamelles sont blanches, le pied est blanc, pelucheux
avec un anneau assez volumineux et une volve blanche bien marquée.
Amanite phalloïdeC'est un champignon mortel. Ce champignon contient l'amanitine qui
s'attaque aux cellules du foie et provoque la mort en 6 à 24h.
Au départ, il ressemble réellement à un œuf. Le chapeau jeune est ovoïde puis s'étale en
vieillissant et il est de couleur vert olive à jaunâtre. Les lamelles sont blanches et très serrées.
Le pied est chiné (blanc/gris/vert) et possède un anneau membraneux et une volve blanche.
On le retrouve en été et en automne. Sa chair est blanche est inodore.
LES LEPIOTES
Lépiote brun-roseCe champignon est mortel.
Le chapeau présente une calotte brune en son centre et des écailles brun-rosâtre. Les lamelles
sont blanches. Le pied court et cylindrique. Il a une odeur fruitée et sa chair est légèrement
rosée
LES AGARITES
Rosé des près ou champignon de ParisC'est un champignon comestible.
Le chapeau est arrondi, de couleur blanche et les lamelles sont très serrées et roses. La chair
est rosissante et dégage une odeur fruitée et agréable. On le retrouve au printemps et à
l'automne.
LES AGARICALES A PIED PLUS OU MOINS SEPARABLE DU CHAPEAU
CoprinsCoprin chevelu
Ce champignon est comestible jeune mais il vieillit très mal : il noircit et se liquéfie. C'est un
champignon déliquescent.
Son chapeau recouvre presque la totalité du pied. Il est de couleur blanche quand le
champignon est jeune et en vieillissant, il se recouvre de mèches plus ou moins jaune ocre.
Il pousse en touffe et on retrouve dans les lieux publics.
CortinairesCortinaire des montagnes
Ce champignon est mortel.
Son chapeau est de couleur brun/roux/orangé et va présenter de petites écailles sur la face
supérieure du chapeau. Les lamelles sont espacées, de couleur orange/rouille. Le pied à une
couleur en dégradé surtout au niveau de la base. La chair est jaune et dégage une odeur de
radis.
HypholomesA rejeter : aucun intérêt gustatif
PholiotesA rejeter : aucun intérêt gustatif
HébélomesA rejeter : aucun intérêt gustatif
LES AGARICALES A PIED NON SEPARABLE
Entolome livideC'est un champignon toxique.
Le chapeau est épais et présente une marge enroulée de couleur blanc-gris. Les lamelles sont
peu serrées, légèrement jaunâtres. Le pied est blanc, fibreux. La chair est blanche à forte
odeur de farine.
Les pleurotesPleurote en forme d'huître
Ce champignon est comestible.
Le chapeau est asymétrique, presque de la forme d'une coquille, présentant une marge
enroulée et de couleur blanc grisâtre. Le pied est excentrique par rapport au chapeau. Les
lamelles sont plus lumineuses, de couleur blanc crème. Elle pousse en touffe qu'on retrouve
au niveau des souches des arbres en automne et en hiver.
Clitocybe de l'olivier ou pleurote de l'olivier
C'est un champignon toxique, souvent confondu avec la chanterelle.
Le chapeau est épais en forme d'entonnoir, de couleur orangé. Les lamelles sont fluorescentes
dans l'obscurité. On le retrouve en été et en automne et il pousse en touffe sur les souches
d'arbres et spécifiquement sur celles de l'olivier, du chêne vert ou du liège.
ORDRE DES ASTEROSPORALESLES LACTAIRES
Ils présentent des laticifères qui vont donc suinter un lait.
Lactaire délicieuxC'est un champignon comestible.
Il est de couleur orangé, tacheté de vert. Il suinte un lait à la coupure de couleur orange/jaune.
On retrouve ce champignon essentiellement sous les pins.
Lactaire roux3.3.3.TYPE ANGIOCARPES
Dans cette famille, l'hyménium reste enfermé dans un sac sporyphère et à maturité les spores
sont libérés, soit par déchirure du sommet (cas des vesses de loup ou sclérodermes : non
comestibles), soit par ouverture complète du sac, soit par croissance d'un pied particulier.
3.3.4.CLASSIFICATION SIMPLIFIEE DES CHAMPIGNONS SUPERIEURS
Elle repose sur :
La taille des champignonsL'examen du chapeau (forme, couleur, aspect de la marge, examen
de l'hyménium, lamelles, plis...)L'examen du pied (présence ou non d'une volve, d'un
anneau)Les caractères organoleptiques (odeur, saveur et consistance)3.3.5.LA TOXCITE
DES CHAMPIGNONS
LES CHAMPIGNONS VENENEUXLES CHAMPIGNONS CAUSANT DES
TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX
Ces champignons provoquent nausées, vomissement, diarrhées, une douleur importante par
spasmes, une soif intense.
Les premiers symptômes apparaissent rapidement, 1 à 2 heures après ingestion.
Ces symptômes vont persister plusieurs jours avant de disparaitre en laissant le malade
affaibli.
On retrouve l'entolome livide et le clitocybe de l'olivier.
LES CHAMPIGNONS CAUSANT DES TROUBLES DU SYSTEME NERVEUX
VEGETATIF
Il y a apparition rapide après ingestion de troubles visuels avec constriction de l'iris (myosis),
d'une défaillance cardiaque, d'une sudation importante, de larmoiements et d'une sécrétion
nasale importante. Plus tard apparaissent les troubles gastriques. La muscarine est un antidote
grâce à l'atropine.
On retrouve le clitocybe blanc d'ivoire (chapeau en en forme d'entonnoir avec la marge
enroulé, le pied est fin et frêle).
LES CHAMPIGNONS CAUSANT DES TROUBLES CURABLES DU SYSTEME
NERVEUX CENTRAL
Ils provoquent des troubles gastro-intestinaux légers, un délire, des vertiges et des
hallucinations.
Ils sont appelés champignons hallucinogènes car la substance responsable des ces troubles, le
muscimol, à des effets comparables à l'ivresse.
On retrouve l'amanite panthère et l'amanite tue-mouche.
LES CHAMPIGNONS MORTELS
L'amanite phalloïde est responsable du syndrome phalloïdien.
Les premiers symptômes apparaissent tardivement, de 12h à 2 jours après ingestion. On
constate une vive douleur gastrique, des sueurs froides, des vomissements, des diarrhées
importantes, des vertiges puis une accalmie de quelques heures avant une crise qui sera plus
violente avec hypothermie et bradycardie qui peuvent être suivies de mort.
Les substances responsables de ces symptômes sont la phallotoxine et l'amatoxine.
L'ingestion de sérum physiologique est utilisée pour diluer et favoriser l'élimination rénale.
On a également le cortinaire des montagnes qui est responsable d'un syndrome pseudophalloïdien (syndromes similaires mais moins graves).
LES CHAMPIGNONS COMESTIBLESDans cette catégorie on retrouve :
La chanterelle ou girolle
Le lactaire délicieux
L'amanite des césars
La lépiote élevée
Le cèpe de Bordeaux
II.LES PTERIDOPHYTES OU FOUGERES
1.LES CARACTERES GENERAUX DES FOUGERES
Ce sont des végétaux vivaces c'est-à-dire que ce sont des plantes vivant plus de 2 ans et
capables de produire plusieurs floraison. Elles sont en opposition avec les plantes annuelles.
Les fougères présentent une tige souterraine horizontale : le rhizome.
Elles poussent en milieu humide et ombragé.
On distingue 2 espèces :
Les terricoles qui se développent dans la terre des sous-boisLes saxicoles qui se développent
sur des rochers ou des vieux murs2.REPRODUCTION
Les fougères ont des feuilles de grandes tailles : les frondes.
Ces feuilles portent en face inférieur des sporanges qui à maturité vont donner des spores
haploïdes.
Ces spores vont germer dans des conditions favorables d'humidité. Elles vont donner une
lame verte qui va être fixée au sol qu'on appelle un prothalle et dans lequel vont se former les
organes reproducteurs mâles, les anthéridies, et les organes reproducteurs femelles, les
archégones.
Ses organes reproducteurs vont fabriquer des gamètes et un gamète mâle (anthérozoïde) va
féconder un gamète femelle (oosphère).
Ces gamètes sont haploïdes mais l'œuf, après fécondation, est diploïde et va donner la
nouvelle plante avec des frondes.
Le cycle est dit haplodiplophasique.
3.INTERET PHARMACEUTIQUE
Chez la fougère mâle, on utilise le rhizome en tant que vermifuge contre le ténia.
On utilise les spores du lycopode en usage externe contre les irritations.
La prêle est une plante reminéralisante, riche en silice, proposée en phytothérapie dans les
pathologies articulaires (arthrose, rhumatisme) et après les fractures pour consolider la
réparation de l'os.
III.LES PRE-SPERMAPHYTES OU FLORE DE L'AIRE PRIMAIRE
1.APPAREILS REPRODUCTEURS
1.1.PARTIE MALE
Cette partie est représentée par les étamines qui sont regroupés en épis et qui sont désignés
sous le nom de cône staminifères dans le cas du genre cycas.
On parle de chaton staminifère pour le ginkgo.
1.2.PARTIE FEMELLE
1.2.1.DANS LE GENRE CYCAS
Les ovules sont nus, portés à la base des feuilles qui sont incomplètement développées.
Les feuilles ovulifères sont regroupées en une masse centrale qu'on appelle le cône ovulifère.
1.2.2.DANS LE GENRE GINKGO
Les ovules sont nus, non protégés et regroupés par 2 à l'extrémité d'un pédoncule. On parle de
pédoncules ovulifères.
2.FECONDATION
La dissémination ou pollinisation des éléments reproducteurs par le vent va se faire sous
forme de grains de pollen en venant au contact de l'oosphère pour former l'œuf.
3.INTERET PHARMACEUTIQUE
Le ginkgo est utilisé dans les affections circulatoires et pour les œdèmes. Il présente un dérivé
d'hétérosides flavoniques et possède des propriétés anti-oxydantes.
IV.LES GYMNOSPERMES OU CONIFERES
1.LES CARACTERES GENERAUX
Cet embranchement correspond à des plantes ligneuses c'est-à-dire qui fabriquent de la
lignine, la lignine étant responsable de la rigidité et donc un constituant du bois.
Ces gymnospermes renferment des canaux sécréteurs à oléorésine (produit insoluble dans
l'eau et visqueux).
Les feuilles sont petites soit en forme d'écaille (ex : thuya), soit en forme d'aiguille (ex : pin).
Elles durent plusieurs années c'est pourquoi les arbres sont toujours verts : les feuilles sont
persistantes exception faite du mélèze.
Les organes sexuels sont groupés en cônes unisexués (soit mâle, soit femelle) portés par le
même pied (= même arbre) : on dit que ce sont des espèces monoïques.
2.LA REPRODUCTION
2.1.APPAREIL REPRODUCTEUR MALE
Ces cônes mâles sont retrouvés sur les jeunes rameaux de l'arbre.
Ils sont rassemblés en épi et chacun de ces cônes renferme de nombreuses étamines.
Les grains de pollen possèdent des ballonnets aérifères qui favorisent le transport par le vent.
2.2.APPAREIL REPRODUCTEUR FEMELLE
Ce sont des cônes ovulifères composés d'écailles serrées et chaque écaille porte sur sa face
supérieure 2 ovules. Ces ovules sont nus.
Dans l'ovule, on va distinguer un tissu nourricier appelé nucelle.
A l'intérieur vont se développer 2-3 archégones qui vont contenir les oosphères (gamète
femelle).
2.3.MECANISME DE REPRODUCTION
Le grain de pollen arrive au contact de l'ovule par le vent et germe en formant un tube
pollinique qui pénètre dans l'ovule libérant ainsi les gamètes mâles.
Un gamète mâle féconde l'oosphère et alors un embryon se développe.
L'embryon est muni d'une aile membraneuse qui va faciliter sa dispersion : la graine se
détache du cône desséché et lignifié.
Après un temps de repos, la graine va germer pour donner une nouvelle plante (plantule).
3.INTERET PHARMACEUTIQUE DES GYMNOSPERMES
Bourgeon de pin : utilisé dans les affections respiratoires et en goudron dans les dermatoses. Il
possède des propriétés antiseptiquesThuya : utilisé contre les cors et les verruesIf d'Europe : il
renferme un PA antimitotique et a des propriétés anticancéreusesPin maritime : le produit de
sa distillation est l'essence de térébenthine qui possède des propriétés révulsives. On l'utilise
dans les affections respiratoiresCyprès : il est utilisé contre les troubles veineuxEphédra : il
secrète l'éphédrine qui est un décongestionnant nasalV.LES ANGIOSPERMES
CHAPITRE 5 : LES ANGIOSPERMES
I.CARACTERES GENERAUX
Ce sont des plantes à fleurs et à graines.
Ces graines sont enfermées dans un fruit jusqu'à maturité.
Les angiospermes présentent le système reproductif le plus évolué de tous les végétaux. Leurs
organes reproducteurs sont caractéristiques de ce groupe et sont très visibles.
On retrouve pratiquement dans tous les paysages naturels des angiospermes, leur taille variant
de quelques millimètres à plusieurs dizaines de mètres.
II.APPAREIL VEGETATIF
1.RACINE
1.1.DEFINITION ET ROLE
C'est un organe souterrain.
La racine fixe la plante solidement dans le sol et elle puise dans le sol l'eau et les sels
minéraux qui sont indispensables au végétal.
Elle peut également servir d'organe de réserve.
1.2.MORPHOLOGIE
Elle va s'enfoncer plus ou moins dans le sol de façon verticale et on va distinguer plusieurs
zones :
La zone de croissance située à l'extrémité de la racine, constituée par un méristème primaire
dit apical. Ce méristème assure l'allongement de la racine. Cette région est protégée par la
coiffe : c'est une sorte d'étui qui protège le méristème de la racine.La zone pilifère qui est une
zone garnie de poils absorbants. C'est une zone qui occupe toujours la même position et qui
conserve la même étendue.La zone subérifiée qui est la partie supérieure de la racine. C'est la
partie la plus ancienne de la racine.Le collet : c'est à ce niveau que la racine donne naissance à
la tige.La forme de la racine est celle d'un pivot cylindro-conique qui porte latéralement des
radicelles.
1.3.STRUCTURE ANATOMIQUE DE LA RACINE
Sur une coupe transversale d'une jeune racine.
On va distinguer de l'extérieur vers l'intérieur :
L'écorce constituée de parenchyme cortical et limitée vers l'extérieur par l'assise pilifère et
limitée vers l'intérieur par l'endoderme.Lecylindre central constitué de parenchyme
fondamental (moelle). Ce parenchyme va contenir les tissus conducteurs à savoir le phloème
et le xylème.
1.4.DIFFERENTES SORTES DE RACINE
Il existe 4 sortes de racines :
Les racines pivotantes : la racine a une partie principale volumineuse qui s'enfonce
verticalement dans le sol et qui possède des racines secondaires apparaissant latéralement et
se ramifiant à leur tour en radicelle (ex : persil)Les racines fasciculées : plusieurs racines se
développent simultanément et elles sont d'égale importance (ex : les céréales et les
monocotylédones)Les racines tubéreuses ou tuberculeuses : la racine est volumineuse du fait
de l'accumulation de substances de réserve (ex : betterave, dahlia, carotte)Les racines
adventives : la racine se développe latéralement sur une tige rampante et souterraine (ex :
élodée)
2.TIGE
2.1.DEFINITION ET ROLE
C'est un axe aérien le plus souvent prolongeant la racine et portant les feuilles. Elle conduit la
sève et soutient les structures aériennes du végétal.
Au cours du développement, la tige peut porter des fleurs.
2.2.MORPHOLOGIE
C'est un axe qui porte à son extrémité un bourgeon terminal ou apical constitué de méristèmes
qui assurent la croissance en longueur de la tige et ce de façon continue.
La tige se raccorde à la racine au niveau du collet.
Cette tige porte des feuilles dont le point d'insertion constitue les nœuds et qui sont séparées
par des entre-nœuds.
Les tiges peuvent être simples ou ramifiées et les rameaux se développent à partir de
bourgeons latéraux ou bourgeons axillaires qui sont situés à l'aisselle des feuilles.
Le plus souvent, la section des tiges sera circulaire mais on peut en trouver une triangulaire
(papyrus).
Le plus souvent, les tiges sont pleines mais il existe des tiges creuses : les chaumes (céréales).
On a aussi des tiges qui sont adaptées à la sécheresse et qui sont charnues (plantes grasses).
Les troncs sont des tiges ligneuses qui se ramifient en branches.
Le stipe des palmiers est une tige dépourvue de rameaux et qui va porter en son sommet un
bouquet de feuilles.
2.3.STRUCTURE ANATOMIQUE DE LA TIGE
On va distinguer 3 parties avec de l'extérieur vers l'intérieur :
L'épiderme (avec poils, stomates et cuticule) qui est un tissu de revêtement constitué d'une
seule assise de cellules dont la partie externe est cutiniséeL'écorce qui est située entre
l'épiderme et la moelle. Elle est constituée de tissus de soutien (collenchyme et
sclérenchyme). A ce niveau, on peut avoir des cellules qui contiennent des chloroplastes et
qui vont donc donner une couleur verte aux tiges jeunes et participer à la
photosynthèseLa moelle ou cylindre central qui est constituée de parenchyme et qui contient
les tissus conducteurs à savoir le xylème (bois) et le phloème (liber)2.4.DIFFERENTES
SORTES DE TIGE
Il existe 2 types de tiges :
Les tiges aériennesLes tiges dressées qui peuvent être herbacées ou ligneuses et qui s'élèvent
verticalement. Les herbacées sont vertes et souples et quand elles brunissent, elles perdent
leur souplesse et deviennent rigides c'est-à-dire ligneusesLes tiges grimpantes qui vont se
fixer à un support grâce à différents systèmes comme des épines (ronce), des vrilles (vigne)
ou des tiges volubiles (liseron)Lestiges rampantes qui sont des tiges couchées sur le sol
appelées stolons (stolon du fraisier)Les tiges souterrainesLe rhizome qui se développe
horizontalement. Il porte des feuilles rudimentaires qui vont être réduites à des écailles (iris,
muguet)Le tubercule qui est un renflement situé à l'extrémité de la tige souterraine et gonflé
de substances de réserve (pomme de terre, topinambour)Le bulbe qui est une tige en plateau
portant des feuilles charnues très développées, emboitées les unes dans les autres et disposées
de façon concentrique. Les feuilles les plus externes sont desséchées. Ces feuilles ont un rôle
de protection (ail, tulipe)
3.FEUILLE
3.1.DEFINITION ET ROLE
C'est un organe aérien, vert, relié à la tige par un nœud.
Son rôle est nutritif en assurant l'assimilation chlorophyllienne et la photosynthèse.
Elle a également un rôle dans la respiration et la transpiration de la plante en permettant les
échanges gazeux et les échanges d'eau avec le milieu extérieur.
3.2.MORPHOLOGIE
Elle comporte 3 parties principales :
Le limbe, de forme variable, qui est une mince lame verte correspondant à la partie
fonctionnelle de la feuilleLe pétiole qui unit la feuille à la tige. Il forme quelques fois une
gaine qui entoure la tige et il comporte, au niveau de son point d'encrage avec la tige, 2 petites
lames vertes qui sont nommées stipules. En l'absence de pétiole, on parle de feuilles sessiles
c'est-à-dire que la base du limbe est directement fixée à la tigeLes nervures qui sont le
prolongement des faisceaux libéro-ligneux de la tige. Ils passent par le pétiole et se ramifient
dans le limbe.On distingue différents types de nervures :
La nervure unique (aiguille des conifères)Les nervures parallèles caractéristiques des
monocotylédones (orchidée, muguet)Lesnervures ramifiées pennées avec une nervure
principale et des nervures secondaires pennées c'est-à-dire réparties régulièrement de part et
d'autre de la nervure principaleLes nervures ramifiées palmées qui sont des nervures
secondaires naissant à la base du pétiole
3.3.CHUTE DES FEUILLES
Elles ont une existence limitée.
Lorsqu'elles tombent toutes en même temps à la fin de la période de végétation elles sont
dites caduques.
Si elles ne tombent pas toutes ensembles, elles sont dites persistantes et le végétal reste
toujours vert.
3.4.LES DIFFERENTES SORTES DE FEUILLE
3.4.1.SELON LA FORME DU LIMBE
Les feuilles simplesLe limbe est d'une seule pièce et selon l'aspect du bord du limbe, on va
différencier différents types de feuilles simples
Les feuilles entières dont le bord du limbe est lisse (lilas)Les feuilles dentelées dont le contour
est marqué de petites pointes aigues et régulières (ortie)Les feuilles crénelées dont le bord est
marqué de sinuosités (peuplier)Les feuilles lobées dont le bord présente de larges découpes
arrondies (chêne)Les feuilles découpées qui peuvent être soit partites soit séquées selon la
profondeur des découpes (partites : découpes peu prononcées, séquées : découpes jusqu'à la
nervure centrale)Les feuilles composéesLe limbe est constitué de plusieurs morceaux appelés
folioles qui vont être réunis par un pétiole unique, on distingue alors différents types de
feuilles composées
Les feuilles pennées où les folioles sont réparties régulièrement de part et d'autre de la nervure
centrale (acacia)Les feuilles palmées où les folioles sont toutes incérées à l'extrémité du
pétiole (marronnier)
3.4.2.SELON LA NERVATION
Cf. morphologie de la feuille
3.4.3.SELON LA DISPOSITION DES FEUILLES SUR LA TIGE OU PHYLLOTAXIE
Les feuilles vont s'incérer au niveau des nœuds et on distingue alors :
Les feuilles alternes, réparties tout au long de la tige avec une feuille par nœud et orientées de
façon régulière (hêtre)Les feuilles opposées, placées par paire au niveau de chaque nœud et en
face l'une de l'autreLes feuilles verticillées, incérées par 2, 3 ou plus au niveau d'un même
nœud et réparties autour de la tigeLes feuilles en rosette, les feuilles paraissent toutes incérées
au même niveau de la tige dont la croissance est réduite et au ras du sol (primevère)On peut
trouver d'autres variations comme :
Les feuilles corniculées, en forme de cornet (plantes carnivores)Les vrilles foliaires, pour les
légumineuses (petit pois)Les épines foliaires, qui entourent le limbe (houx,
cactus)Les phyllodes, qui sont des feuilles réduites au peptide et à une nervure centrale aplatie
(eucalyptus)
III.REPRODUCTION SEXUEE DES ANGIOSPERMES
1.LA FLEUR
1.1.LA MORPHOLOGIE FLORALE
Une fleur complète et régulière est constituée de différentes sortes de pièces florales
verticillées :
Le pédoncule floral, qui est l'axe de la fleur et qui s'élargit pour former le réceptacle floralA la
base du pédoncule, sur la tige, il y a une petite feuille nommée bractée.Remarque : Si la fleur
est sans pédoncule, elle est dite sessile
1.1.1.LE PERIANTHE
C'est la partie stérile de la fleur.
Il est constitué de 2 verticilles :
Le calice, constitué des sépales, généralement vert et qui protège la fleur en bouton. Il peut
être dialysépales (sépales séparés) ou gamosépales (sépales soudés)La corolle, constituée des
pétales souvent colorés et parfumés. Elle peut être dialypétales ou gamopétales
1.1.2.L'ANDROCEE
C'est l'appareil reproducteur mâle, constitué des étamines.
Chaque étamine est elle-même constituée de 2 parties :
Le filet, qui la rattache au réceptacle de la fleurL'anthère, qui contient le pollen à maturité
1.1.3.LE GYNECEE
C'est l'appareil reproducteur femelle, composé de carpelles.
Chaque carpelle comporte une cavité fermée appelée ovaire, surmonté par le style et se
terminant par le stigmate.
Généralement, le gynécée comporte plusieurs carpelles soudés entre eux. On parle alors
de pistil.
A maturité, chaque ovaire contient 1 ou plusieurs ovules qui vont être reliés à la paroi de
l'ovaire par un placenta qui va assurer la nutrition de l'ovule puis de l'embryon.
Le placenta peut prendre différentes positions désignées sous le terme de placentation :
Placentation axile : il y a 3 carpelles soudés divisant le pistil en loges et contenant chacun 2
ovules fixés sur l'axe qui unit les carpellesPlacentation pariétale : il n'y a qu'une seule loge.
Les ovules sont rattachés aux parois de l'ovairePlacentation centrale : il n'y a qu'une seule
loge. Les ovules sont portés par le milieu de la cavité de l'ovaireAprès fécondation, les
carpelles deviennent le fruit et les ovules deviennent les graines.
v FLEUR COMPLETE
Elle comporte 4 sortes de pièces florales : sépales, pétales, étamines et carpelles.
v FLEUR INCOMPLETE
Elle est assépale (sans sépales) ou apétale (sans pétale).
v FLEUR HERMAPHRODITE
La plupart des fleurs sont hermaphrodites : elles comportent simultanément les organes
reproducteurs mâle et femelle.
v FLEUR UNISEXUEE (INCOMPLETE)
C'est une fleur soit mâle soit femelle.
Parmi les fleurs unisexuées, on distingue les plantes :
Monoïques, qui ont des fleurs mâles et femelles sur la même planteDioïques, qui ont des pieds
à fleurs mâles et d'autres pieds à fleurs femellesv FLEUR REGULIERE OU
ACTINOMORPHE
Cette fleur possède plusieurs axes possibles de symétrie passant par le centre de la fleur et
divisant celle-ci en 2 parties égales (marguerite).
v FLEUR IRREGULIERE OU ZYGOMORPHE
Elle a un plan de symétrie pouvant diviser la fleur en 2 parties égales (orchidée).
v FLEUR ASYMETRIQUE
Elle n'a aucun axe de symétrie (valériane).
1.2.REPRESENTATION SCHEMATIQUE D'UNE FLEUR
1.2.1.LE PLAN FLORAL
C'est une coupe longitudinale de la fleur qui passe par 2 axes :
La nervure médiane de la bractée floraleL'axe du rameau qui porte cette bractéeLa formule
florale nS + nP + nE + nC permet d'énoncer de manière condensée la structure d'une fleur par
une suite de chiffres et de symboles :
S = sépalesP = pétalesE = étaminesC = carpellesn = le nombre représentatif du type de fleur,
d'une famille ou d'une classe (ex : les monocotylédones sont des fleurs de type 3, les
dicotylédones sont des fleurs de type 5)
1.2.2.LE DIAGRAMME FLORAL
C'est une représentation graphique de la structure de la fleur.
Il est établit à partir des données de la formule florale. Les verticilles sont représentés par des
cercles concentriques et chaque pièce florale est représentée par un symbole caractéristique.
Il permet d'indiquer les positions respectives de chaque pièce florale.
Par convention, la bractée de la fleur est en bas du diagramme et l'axe du rameau est en haut.
2.LES INFLORESCENCES
Les inflorescences sont l'ensemble de plusieurs fleurs portées par un pédoncule commun
ramifié.
2.1.INFLORESCENCES INDEFINIES
L'axe principal ne porte pas de fleur terminale et à chaque ramification, il y a une petite
bractée.
La grappe : les pédoncules sont répartis de part et d'autre de l'axe principal et diminuent de
longueur au sommetL'épi : la disposition des fleurs est comparable à celle de la grappe mais
les fleurs ne présentent pas de pédoncule (sessiles)L'ombelle : les pédoncules secondaires sont
tous égaux et partent du même pointLe corymbe : les fleurs sont disposées dans un même plan
en raison de la longueur différente des pédonculesLes capitules : ce sont des fleurs sessiles
incérées au sommet d'une tige élargie2.2.INFLORESCENCES DEFINIES
L'axe principal est terminé par une fleur (cyme).
On distingue :
Les cymes multipares : les axes latéraux sont en nombre supérieur à 2Les cymes bipares : les
axes latéraux sont au nombre de 2Les cymes unipares : elles sont considérées comme
l'appauvrissement de la cyme bipare.On parle de :
Cymes scorpioïdes : si la suppression se fait toujours du même côtéCymes hélicoïdes : si la
suppression touche un côté puis l'autre
3.LES FRUITS
3.1.DEFINITIONS ET ROLES
Le fruit est le résultat final de la maturation d'un ovaire fécondé.
Il contient les ovules qui sont devenus des graines.
La paroi de l'ovaire (péricarpe) se différencie en 3 couches superposées :
EpicarpeMésocarpeEndocarpeCes 3 couches permettent de différencier, selon leur
développement, les fruits charnus où le mésocarpe est succulent, des fruits secs où la totalité
du péricarpe est sec et imperméable.
3.2.LIBERATION DES GRAINES
Elle correspond à la dispersion des graines pour qu'elles puissent germer et assurer la survie
de l'espèce.
Si le fruit est déhiscent, il s'ouvre spontanément pour libérer les graines.
Si le fruit est indéhiscent, il ne s'ouvre pas spontanément : il tombe au sol et après putréfaction
les graines sont libérées.
3.3.LES DIFFERENTES SORTES DE FRUITS
3.3.1.LES FRUITS CHARNUS
On distingue les baies et les drupes selon la nature de l'endocarpe :
Baies : le mésocarpe et l'endocarpe sont charnus et les graines ou pépins sont à peine séparées
de la chairDrupes : le mésocarpe est charnu et l'endocarpe est osseux, cartilagineux et les
drupes contiennent une graine (ex : cerise, prune)
3.3.2.LES FRUITS SECS
Le péricarpe est constitué de tissus imperméable, dur, sec, dans lequel on ne distingue pas les
3 couches.
v LES FRUITS SECS INDEHISCENTS
Ils ne contiennent qu'une seule graine.
On distingue :
Akènes : la graine n'est pas adhérente au péricarpe (ex : noisette)Samares ou akènes ailés : le
péricarpe forme une aile membraneuse qui permet le transport de la graine par le
ventCaryopses : la graine adhère au péricarpev LES FRUITS SECS DEHISCENTS
Ils contiennent toujours plusieurs graines.
On distingue :
Capsules : ils s'ouvrent par des fentes ou des pores (ex : pavot)Siliques : ils sont formés de 2
valves. A l'ouverture, elles se détachent et laissent apparaitre une cloison qui porte les
grainesFollicules : ils sont formés de 2 valves qui s'ouvrent en libérant les grainesGousses :
elles s'ouvrent par 2 fentes longitudinales et les graines sont contenues sur les 2 valves
3.3.3.LES FAUX FRUITS OU FRUITS COMPOSES
La fraise : La partie charnue et colorée correspond à la transformation du réceptacle et les
petits grains dispersés à la surface sont des akènes
La pomme : Le réceptacle floral est devenu charnu
4.FECONDATION
4.1.DEFINITION
C'est la fusion des gamètes mâles et femelles pour donner un œuf ou zygote.
4.2.ORIGINE DES GAMETES
4.2.1.LE GRAIN DE POLLEN
Il est constitué de 2 cellules, une végétative, qui va contenir les réserves nutritives, et une
spermatogène, qui va donner naissance à 2 gamètes mâles appelés anthérozoïdes lors de la
germination du grain de pollen.
4.2.2.L'OVULE
Il renferme un sac embryonnaire dans lequel se différencie le gamète femelle ou oosphère et
ce sac est entouré de nucelle qui est un tissu nutritif.
L'ovule est protégé par un tégument qui comporte une ouverture en son sommet : le
micropyle.
4.3.POLLINISATION
La pollinisation correspond au transport des grains de pollens des étamines au stigmate.
4.3.1.POLLINISATION DIRECTE OU AUTOGAMIE
C'est quand le pollen d'une fleur atteint le stigmate de la même fleur.
4.3.2.POLLINISATION INDIRECTE OU CROISEE OU ALLOGAMIE
Le pollen d'une fleur est transporté sur le stigmate d'une autre fleur de la même espèce.
Il existe plusieurs types de pollinisation indirecte :
Anémophilie = vecteur par le ventEntomophilie = vecteur par les insectesHydrophilie =
vecteur par l'eauPar l'Homme
4.4.GERMINATION DU TUBE POLLINIQUE
Les stigmates des fleurs sont recouverts de papilles gluantes qui retiennent les grains de
pollen.
La cellule végétative du grain de pollen se développe en tube pollinique qui s'enfonce dans le
style jusqu'à la cavité de l'ovule dans lequel il va pénétrer par le micropyle.
Au niveau de ce grain de pollen, la cellule spermatogène va s'unir à l'oosphère pour donner un
œuf. L'autre noyau de la cellule spermatogène va s'unir au sac embryonnaire pour donner
l'albumen qui va nourrir l'embryon.
Il y a donc une double fécondation qui est caractéristique de la sexualité des plantes.
4.5.RESULTATS DE LA FECONDATION
La graine provient du développement de l'ovule fécondé et cet embryon comporte toutes les
ébauches des futurs organes de la plante : on retrouve la radicule, la tigelle et la gemmule.
On a également un ou deux cotylédons qui contiennent les réserves nutritives.
La paroi de l'ovaire se transforme en fruit dans le quel sont inclus les graines.
La maturation de la graine s'achève par une dessiccation : la graine va rester à l'état de vie
latente pendant de longues périodes.
La graine va germer dans des conditions favorables d'humidité et de température.
4.6.GERMINATION
Dans des conditions favorables d'humidité et de température, la graine germe et donne alors
une jeune plantule qui va se développer.
4.7.DIFFERENTES ETAPES DE LA GERMINATION
1ére étape : la graine gonfle, l'embryon se développe en utilisant les réserves nutritives et on a
la radicule qui émerge et s'enfonce verticalement dans le sol
2nde étape : la tigelle se développe à son tour
3éme étape : la gemmule se développe pour donner notre tige feuillée
4.8.CONCLUSION
La germination d'une graine est la première étape du cycle de développement des
angiospermes.
La plantule va grandir jusqu'au stade adulte, va donner des fleurs permettant sa reproduction
sexuée et la fructification avec libération de graines.
On distingue différents cycles de développement selon leur durée avec les espèces :
Annuelles : le cycle de développement dure un an avant que la plante disparaisse
(coquelicot)Bisannuelles : il faut 2 ans pour accomplir le cycle de développement
(carotte)Vivaces : elles persistent plusieurs années en produisant régulièrement des fleurs, des
fruits et des grainesIV.MULTIPLICATION VEGETATIVE
1.DEFINITION
C'est une multiplication asexuée.
2.PRINCIPE
A partir d'un fragment de l'appareil végétatif d'une plante, il peut se développer un végétal
tout entier indépendant de la plante mère.
C'est un fragment de tige qui doit comporter des bourgeons.
3.NOTION DE CLONE
Il existe 4 différentes sortes de multiplication végétative :
3.1.MULTIPLICATION VEGETATIVE NATURELLE
La multiplication végétative est peu naturelle et est surtout utilisée par l'Homme.
3.1.1.A PARTIR DE TIGES SOUTERRAINES
Le rhizomeC'est une tige souterraine horizontale qui présente des bourgeons aux extrémités
qui permettent le développement de ramifications de tige (iris)
Le tuberculeLes tubercules donnent des bourgeons qui vont donner naissance à des structures
aériennes (pomme de terre)
Le bulbeC'est une tige souterraine constituée d'un bourgeon terminal protégé par des feuilles
charnues. Il se développe à partir de ce bourgeon et on obtient une tige florifère qui utilise les
réserves du bulbe. Une fois adulte, la sève élaborée permet la reconstitution de ce bulbe
(tulipe)
3.1.2.A PARTIR DE TIGES AERIENNES
Il s'agit du cas des stolons : à partir d'un bourgeon axillaire et de racines adventives, on a le
développement d'un nouvel individu après desséchement de ce stolon (fraisier)
3.2.MULTIPLICATION VEGETATIVE ARTIFICIELLE
3.2.1.LE BOUTURAGE
Il se fait à partir d'un fragment de tige portant des bourgeons que l'on plante en terre et qui va
développer des racines adventives.
3.2.2.LE MARCOTTAGE
La plante mère doit posséder des tiges souples que l'on recourbe pour les enterrer en laissant
une partie à l'air libre.
La partie enterrée va développer des racines adventives.
3.2.3.LA GREFFE
C'est une technique utilisée pour améliorer les espèces fruitières.
Elle résulte de l'implantation d'un rameau d'un individu appelé greffon sur un autre individu
appelé le porte-greffe.
V.REPARTITION DES VEGETAUX
Espèce indigène : c'est une plante qui existe dans son aire de répartition naturelleEspèce
adventive : c'est une plante qui a été introduite dans un lieu éloigné de son aire de répartition
naturelle (volontaire ou accidentelle)Espèce naturalisée : c'est une plante qui a été introduite
et cultivée loin de son aire naturelle et qui va s'étendre rapidement et s'incorporer à la
végétation naturelle (griffes de sorcière, mimosa)
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