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Les IDE et la production hydrocarbures attendus à la hausse
L’inflation s’est établie à 4,8% en 2015, et devrait baisser à 4,3% en 2016
et maintenir cette tendance baissière jusqu’au en 2021 où elle devrait se
situer autour de 4%, selon les mêmes projections.
Les réserves de change, tout en restant élevées, ont diminué de 35 milliards
de dollars en 2015, pour s’établir à 143 milliards de dollars après avoir
culminé à 192 milliards de dollars en 2013. Le niveau de la dette extérieure
demeure très bas.
Selon les mêmes anticipations, la production des hydrocarbures devrait
amorcer une hausse à partir de l’année en cours à 145 millions de tonnes
équivalent pétrole (Tep) et préserver la progression jusqu’en 2021 à 163
millions de Tep.
Les exportations pétrolières suivront cette tendance haussière et devraient
augmenter à 1,3 million de barils/jour en 2018.
Les investissements directs étrangers devraient s’inscrire à la hausse en
2016 à 1,4 milliard de dollars contre -0,7 milliard en 2015 et devraient
progresser à 3,6 mds de dollars en 2021.
Assainissement soutenu des finances publiques
Le FMI suggère, par ailleurs, de rétablir les équilibres macroéconomiques,
et de mener un assainissement soutenu des finances publiques à moyen
terme.
Ces mesures doivent également être accompagnées de réformes
structurelles pour diversifier l’économie.
Pour cela il faudra, selon le FMI, maîtriser les dépenses courantes,
poursuivre la réforme des subventions tout en protégeant les populations
pauvres, mobiliser davantage de recettes hors hydrocarbures, accroître
l’efficacité des investissements publics et renforcer le cadre budgétaire.
Aussi, les auteurs du rapport encouragent l’Algérie à augmenter le recours
à l’émission de titre d’emprunts nationaux pour faire face à la diminution
rapide de l’épargne budgétaire.
Le Fonds évoque des "réformes clés" qui aideraient l’Algérie à s’affranchir
des hydrocarbures comme l’amélioration du climat des affaires, le
développement du marché des capitaux et une grande souplesse du marché
du travail qui devrait aligner compétences produites par le système éducatif
sur les besoins du secteur privé.
Abordant la politique monétaire, le FMI relève que la Banque d’Algérie
"s’adapte de manière appropriée à l’évolution des conditions de liquidités"
en réactivant ses instruments de refinancement et en renforçant ses
capacités de prévision et de gestion des liquidités.
Une plus grande flexibilité du taux de change faciliterait l’ajustement au
choc des cours du pétrole, soutient le FMI qui relève, par ailleurs, que le
secteur bancaire algérien est dans son ensemble bien capitalisé et rentable.