
INTRODUCTION
La situation économique de la République du Congo s’est caractérisée sur les dix dernières
années par une amélioration des principaux indicateurs macroéconomiques. Le taux moyen de
croissance du PIB réel sur la période s’est situé à environ 5%.
En 2010, selon les tendances observées au cours des derniers mois de l’année, la situation
macroéconomique a été favorable. Celle-ci est imputable à la reprise mondiale et de la relance
de la demande intérieure. Selon les statistiques de la Direction Générale de l’Economie, le
taux de croissance réelle s’élèverait à 9,1% contre 7,5% en 2009, sous l’effet notamment de la
hausse du cours du baril et de la production pétrolière. Le PIB réel par habitant (aux prix de
2000) a ainsi progressé de 7,5% en passant de 1241 USD en 2009 à 1334 USD en 2010.
Toutefois, le niveau d’inflation s’est situé en dessus du seuil admis dans la zone CEMAC.
L’indice de prix à la consommation est estimé à 5,2% contre 4,3% en 2009.
En 2011, la croissance économique devrait se consolider. Cette croissance devrait être
soutenue à la fois par la reprise de l’économie mondiale avec les exportations du pétrole et du
bois qui devraient bénéficier de la réorientation de plus en plus prononcée des échanges
commerciaux vers les marchés dynamiques d’Asie et aussi de la vigueur de la demande
intérieure s’appuyant sur le rythme soutenu de l’investissement public. Le taux de croissance
du PIB réel devrait atteindre 9,1% et l’inflation devrait être contenue à 4,5%. Le déficit
budgétaire devrait se résorber et le compte extérieur devrait rester positif.
Malgré ces performances économiques, la situation sociale reste caractérisée par la pauvreté
d’une partie importante de la population. Le taux de pauvreté estimé en 2005 à 50,1 % ne
devrait pas s’améliorer, en dépit de l’accroissement des dépenses d’investissement consacrées
à la réduction de la pauvreté. Le taux de chômage au Congo, estimé à 19% en 2005, reste
élevé, ceci malgré l’adoption et la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté.
Pour faire face aux fluctuations des ressources pétrolières, le Congo a opté à la diversification
de son économie par des investissements renforçant le potentiel de croissance à moyen et long
terme. Pour atteindre cet objectif, le pays s’est engagé à promouvoir le développement
industriel. Ce secteur, composé des industries extractives, manufacturières, de l’eau et de
l’électricité, du bâtiment et des travaux publics, est dominé par l’industrie pétrolière. Comme
l’indique le DSRP, le secteur industriel hors pétrole reste encore à un stade embryonnaire et
représente en moyenne annuelle 8% du PIB.
L’industrie congolaise se heurte à plusieurs problèmes notamment la faiblesse des capacités
d’action de gestion des acteurs du développement industriel ; les coûts des facteurs de
production relativement élevés qui obèrent l’efficacité et la compétitivité au niveau national et
sous-régional ; la mauvaise politique de formation et l’insuffisance du personnel qualifié ;
l’insuffisance d’infrastructures pour le développement des domaines prioritaires ; et la
faiblesse du système d’appui et de promotion en matière de développement industriel. Un
plan stratégique de développement industriel a été élaboré en 2006 et actuellement mis en
œuvre. Mais, le secteur industriel continu d’enregistrer des contre-performances. Sa
contribution au PIB reste en dessous du seuil de 10%.
Ce rapport, qui vise à contribuer au développement socio-économique de la
République du Congo, s’articule autour de trois chapitres à savoir (i) la situation