
Appels en garantie de l’État (crédits évaluatifs)
RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
ELEMENTS PAR PROCEDURE
L’assurance-crédit consiste à couvrir les exportateurs, à long ou à court terme, contre le risque d’interruption de leur
contrat, et les banques contre le risque de non remboursement des crédits à l’exportation octroyés à un acheteur
étranger public ou privé. En 2011, le volume des garanties octroyées par la Coface a diminué de 15 % par rapport à
2010 (15,4 Mds€ en 2011 contre 18,2 Mds€ en 2010), mais reste à un niveau plus élevé que celui d’avant la crise. Le
volume des contrats conclus sur une promesse délivrée par la Coface suit la même tendance et a diminué de 17 % par
rapport à 2010 (12,4 Mds€ en 2011 contre 14,9 Mds€ en 2010), tout en restant à un niveau plus élevé qu’avant la
crise. En revanche, l’encours total garanti par la Coface dans le cadre de cette garantie a continué de progresser de
7 % et s’élevait au 31 décembre 2011 à 64,2 Mds€ (60 Mds€ fin 2010, 52 Mds€ fin 2009, 42 Mds€ fin 2008).
L’assurance prospection permet d’offrir aux exportateurs un relai de trésorerie et une assurance contre l’échec de leur
prospection à l’étranger. Seules sont éligibles les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 M€. Les
budgets accordés en 2011 au titre de cette procédure sont restés relativement stables par rapport à 2010, à 225 M€.
Le nombre d’entreprises bénéficiaires, en stock, est lui en augmentation constante : 7 500 fin 2011 contre 7 140 fin
2010 et 6 462 fin 2009.
La garantie de change vise à garantir les entreprises exportatrices françaises contre le risque de variation du taux de
change en devises entre le moment où elles soumissionnent pour un contrat à l’étranger et celui où le contrat entre en
vigueur. La Coface supporte le risque lié à la variation du cours de change de la devise ainsi que le risque lié à la
conclusion ou non du contrat commercial. En 2011, 770 dossiers ont été pris en garantie au titre de cette procédure
contre 668 l’année précédente. L’encours global garanti est passé de 1,3 Mds€ fin 2010 à 1,9 Mds€ fin 2011.
L’exercice 2011 s’est caractérisé par une légère augmentation du nombre d’entreprises ayant eu recours à cette
garantie (118 en 2011 contre 113 en 2010). Parmi ces entreprises, le nombre de PME reste supérieur à 20 (23 en
2010, 21 en 2011). Grâce à la mise en place de couvertures qui permet à la Coface de réduire le risque, cette garantie
est gérée à l’équilibre avec un risque budgétaire maîtrisé. La position nette réévaluée (PNR) du portefeuille a co nnu
une diminution (13,82 M€ en 2011 contre 24,62 M€ en 2010) mais reste en conformité avec l’objectif de PNR positive
fixé dans le PAP.
La garantie du risque économique visait autrefois à protéger les exportateurs français pendant l’exécution de leurs
contrats contre le risque de dérive du coût de leurs intrants (fournitures, salaires…). Cette procédure n’est plus utilisée
aujourd’hui et les crédits budgétaires votés en LFI correspondent au versement d’indemnités relatives à des garanties
octroyées il y a plusieurs années.
La stabilisation de taux d’intérêt, procédure gérée par Natixis pour le compte de l’État, permet aux banques d’offrir un
financement à taux fixe aux acheteurs étrangers. Elle est couverte en partie par des produits d’échange de taux
d’intérêts (« swap »). Le flux des demandes de stabilisation s’établit à 1 243 M€ en 2011, en nette diminution par
rapport à 2010 (7 975 M€). En revanche, l’encours de la procédure est passé de 6 Mds€ en 2010 à 7,8 Mds€. Cet
encours est couvert par des swaps à hauteur de 5,6 Mds€ suite à la campagne de couverture lancée au mois d’août
2011. La procédure a dégagé un résultat net positif de 125 M€ en 2011, contre 140 M€ en 2010 (écart entre les
différentiels de taux à payer et les couvertures).
La garantie du risque exportateur recouvre deux types de garantie : la garantie des cautions et la garantie des
préfinancements. La garantie des cautions permet de couvrir les banques qui émettent pour le compte des
exportateurs des cautions de soumission, de restitution d’acompte, de bonne fin ou de retenue de garantie exigées par
les acheteurs. La garantie de préfinancement permet de couvrir les prêts que les banques accordent aux exportateurs
pour financer le découvert de trésorerie pendant la période d’exécution de leur projet. En 2011 le nombre d’enveloppes
accordées n’a que légèrement baissé (223 enveloppes en 2011 contre 246 enveloppes en 2010), mais leurs montants
ont nettement diminué (670 M€ en 2011 contre 1,2 Mds€ en 2010). La demande pour la garantie des préfinancements
a augmenté tant en volume qu’en nombre (169 enveloppes accordées pour 120 M€ en 2011 contre 143 enveloppes
accordées pour 100 M€ en 2010).