Annexes budgétaires - Ministère de l`Economie, des Finances et de l

PLR 2011 - EXTRAIT DU RAP DE LA MISSION :
ENGAGEMENTS FINANCIERS DE L’ÉTAT
Version du 30/05/2012 à 17:14:15
PROGRAMME 114 :
APPELS EN GARANTIE DE LÉTAT (CREDITS EVALUATIFS)
MINISTRE CONCERNE : FRANÇOIS BAROIN, MINISTRE DE LECONOMIE, DES FINANCES ET DE LINDUSTRIE
TABLE DES MATIERES
Bilan stratégique du rapport annuel de performances 2
Présentation des cdits et des dépenses fiscales 10
Rappel de la psentation du programme 17
Objectifs et indicateurs de performance 20
Justification au premier euro 24
Analyse des coûts du programme et des actions 31
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PLR 2011
Appels en garantie de lÉtat (crédits évaluatifs)
Programme n° 114
RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
BILAN STRATEGIQUE DU RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
Ramon FERNANDEZ
Directeur général du Tsor
Responsable du programme 114 : Appels en garantie de lÉtat (cdits
évaluatifs)
Le programme 114 « Appels en garantie de lÉtat » regroupe lensemble des dispositifs pour lesquels l’État a octro
sa garantie. Les garanties accordées par l’État sont des engagements hors bilan qui exposent lÉtat à un risque
financier à un terme plus ou moins éloigné. Le niveau dexposition de l’État doit ainsi rester cantonné dans des limites
raisonnables qui pendent de l’analyse des risques et des néfices propres à chaque dispositif. Ces dispositifs
portent sur des domaines d’activi nombreux et variés : agriculture, logement, santé, industrie, aide au développement
ou encore développement international de léconomie.
Plusieurs consirations ont guidé la rédaction du rapport annuel de performance :
Les objectifs de performance doivent être maîtrisables par le responsable de programme sur le plan budgétaire et
dans la durée. Certaines garanties peuvent en effet être la conséquence d’engagements internationaux ou avoir
é directement créées par le gislateur. En outre, les garanties accordées psentent la particularité dêtre
irrévocablement acquises au profit de leurs bénéficiaires et la dépense budgétaire est automatique sitôt la
garantie appelée.
Les garanties sont des instruments au service de politiques sectorielles extmement vares qui relèvent pour la
plupart d’autorités administratives difrentes du responsable de ce programme. La performance d’une garantie
doit donc être évaluée au regard de la politique sectorielle qui la sous-tend. L’objectif du responsable de
programme est de définir les conditions de la garantie afin de maximiser son effet de levier tout en limitant le
risque financier encouru par l’État.
Par ailleurs, lefficacité des garanties ne peut être appréce que sur une due limitée, dans tous les cas
inférieure à la durée de la garantie, qui est néralement longue. Les objectifs d’efficacité sociconomique de ce
programme se rapportent ainsi aux dispositifs toujours actifs et aux garanties nouvellement octroyées.
Les leviers dintervention du responsable de programme sont dans la finition des conditions de la garantie lorsquelle
est octroe, ainsi que dans la sécurisation des dispositifs dont il a la responsabili. Certains dispositifs qui psentent
des enjeux des plus significatifs pour les finances publiques sont par ailleurs curisés par des canismes
prudentiels.
Du fait de ces contraintes fortes, il est impossible de définir un indicateur synttique de performance des garanties de
l’État permettant d’apprécier à la fois l’effet de levier des garanties et le risque encouru par lÉtat.
Les objectifs et indicateurs du programme 114 portent sur l’action 4 « veloppement international de l’économie
fraaise », sur laquelle la direction nérale du Trésor exerce une action directe et continue.
GARANTIES LIEES AU DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DE L’ECONOMIE FRAAISE
ELEMENTS GENERAUX
Dans un contexte économique et financier toujours incertain, le soutien apporté aux entreprises exportatrices
françaises par la Coface pour le compte de l’État demeure essentiel
Afin de sadapter aux changements introduits par la crise (nouveaux profils de risques, nouveaux concurrents,
nouvelles opportunités) et doffrir un soutien efficace à toutes les entreprises exportatrices françaises, PME, ETI et
grands groupes confondus, tout en tenant compte des contraintes qui sent sur les finances publiques, la politique
d’assurance-crédit a fait lobjet, fin 2010, de la plus importante réforme depuis 15 ans. Cette réforme de fond s’est
PLR 2011
Appels en garantie de lÉtat (crédits évaluatifs)
RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
notamment traduite par la dissociation des risques souverains et non souverains, la mise en place de seuils d’alerte
par pays et de plafonds d’encours par cagorie de risque. Elle a également permis dassurer une meilleure lisibili de
notre politique pour les banques et les exportateurs, de simplifier la gestion des dossiers, de garantir un pilotage plus
fin et d’accrtre la transparence vis-vis des ministres et du Parlement. Le bilan de cette évolution est clairement
positif :
sur le plan commercial, ce soutien concerne toutes les cagories d’entreprises et les principaux secteurs
d’activi de l’économie dans le domaine des biens déquipement. Les opérations réalisées par la Coface avec la
garantie de lÉtat ont permis daider les entreprises qui traversent une période difficile, de garantir la présence
d’entreprises fraaises sur des marcs difficiles, de soutenir les champions fraais notamment du spatial, de
l’énergie et de la défense et daccompagner linternationalisation des PME et des ETI ;
sur le plan budtaire, après 3 anes consécutives de politique contracyclique voulue par les ministres et ayant
engendré une augmentation significative de l’encours de la Coface (+52 % entre 2008 et 2011), lassurance-crédit
continue à dégager un excédent (comme c’est le cas pour la 17ème ane consécutive) de 500 M€ et les
indemnis versées au titre des sinistres, bien qu’en augmentation par rapport à 2009 et 2010, restent à un niveau
historiquement bas (environ 60 M€ en excluant STX pour lequel près de 230 M€ d’indemnités ont été versées en
2011) grâce à une gestion équilibrée du portefeuille de risques. Ce soutien aux exportations n’a donc engend
aucune pense budtaire en 2011 ;
sur le plan financier, le volontarisme a fait passer en 3 ans l’encours de risque garanti par la Coface pour le
compte de lÉtat de 42 à 64,2 Mds (+52 %). Des projets plus risqués ont été pris en garantie mais le profil de
risque global du portefeuille a peu évolué (les garanties accordées sur des contreparties solides ont « équilibré »
des orations plus risquées). En raison des plèvements effects à hauteur du sultat de la produre au
profit du budget de lÉtat, le niveau de la tsorerie est resté stable à 4,7 Mds€.
Au-delà de la réforme de la politique dassurance-cdit, la Coface, comme les autres assureurs-crédit avec lesquels
elle est en concurrence, doit sadapter au mieux et en permanence aux besoins des exportateurs et aux attentes des
grands emprunteurs, des grands acheteurs et des grands investisseurs mondiaux. L’ane 2011 s’est caractérisée
notamment par les mesures suivantes :
la mise en place d’un plan de portage obligatoire pour les garanties en assurance-cdit accordées aux contrats
supérieurs à 300 M€, afin de permettre aux PME et ETI de bénéficier de lexpérience et du seau des grands
groupes exportateurs nationaux ;
conformément aux dispositions communautaires sultant du cadre temporaire sur les aides dÉtat, l’extinction
définitive des dispositifs temporaires d’assurance-crédit de court terme CAP Export et CAP+ Export mis en place
au plus fort de la crise pour faire face aux faillances de marché ;
l’adaptation de lassurance prospection aux besoins des plus petites entreprises avec la mise en place début 2012
d’un produit forfaitaire dun montant maximum de 30 K (« assurance prospection premiers pas ») pour les
entreprises dont le chiffre d’affaires export est inférieur à 200 K ou à 10 % du chiffre daffaires global ;
la réforme du système de primes de la garantie de change, mise en œuvre début 2012 ;
l’abaissement à 50 %, dans le cadre de la garantie du risque exportateur, de la quotité garantie pour les
entreprises dont le chiffre daffaires est supérieur à 150 M€ afin de tenir compte du retour relatif du marché sur ce
segment.
Trois objectifs majeurs sont définis pour rendre compte de la performance de l’action « Développement international de
l’économie fraaise ». Le premier, lié à l’assurance-crédit, consiste à assurer léquilibre à moyen terme des
procédures publiques dassurance-cdit, notamment en maintenant une dispersion suffisante des cagories de
risques garantis. Le second est d’encourager les entreprises françaises à prospecter les marcs extérieurs, par le
biais de l’assurance prospection. Le troisme objectif concerne la garantie de change, et vise à satisfaire la demande
des entreprises en couverture de risque de change, sous la contrainte de la gestion à l’équilibre de la procédure. Cette
contrainte de gestion à l’équilibre à moyen terme de la procédure coule de nos engagements communautaires et
internationaux.
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PLR 2011
Appels en garantie de lÉtat (crédits évaluatifs)
Programme n° 114
RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
ELEMENTS PAR PROCEDURE
L’assurance-crédit consiste à couvrir les exportateurs, à long ou à court terme, contre le risque d’interruption de leur
contrat, et les banques contre le risque de non remboursement des crédits à lexportation octroyés à un acheteur
étranger public ou privé. En 2011, le volume des garanties octroyées par la Coface a dimin de 15 % par rapport à
2010 (15,4 Mds en 2011 contre 18,2 Mds en 2010), mais reste à un niveau plus élevé que celui davant la crise. Le
volume des contrats conclus sur une promesse livrée par la Coface suit la me tendance et a diminué de 17 % par
rapport à 2010 (12,4 Mds€ en 2011 contre 14,9 Mds€ en 2010), tout en restant à un niveau plus élevé qu’avant la
crise. En revanche, l’encours total garanti par la Coface dans le cadre de cette garantie a continué de progresser de
7 % et s’élevait au 31 cembre 2011 à 64,2 Mds€ (60 Mds€ fin 2010, 52 Mds€ fin 2009, 42 Mds fin 2008).
L’assurance prospection permet d’offrir aux exportateurs un relai de tsorerie et une assurance contre l’échec de leur
prospection à l’étranger. Seules sont éligibles les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 M€. Les
budgets accordés en 2011 au titre de cette produre sont restés relativement stables par rapport à 2010, à 225 M€.
Le nombre d’entreprises bénéficiaires, en stock, est lui en augmentation constante : 7 500 fin 2011 contre 7 140 fin
2010 et 6 462 fin 2009.
La garantie de change vise à garantir les entreprises exportatrices fraaises contre le risque de variation du taux de
change en devises entre le moment où elles soumissionnent pour un contrat à l’étranger et celui le contrat entre en
vigueur. La Coface supporte le risque l à la variation du cours de change de la devise ainsi que le risque l à la
conclusion ou non du contrat commercial. En 2011, 770 dossiers ont é pris en garantie au titre de cette procédure
contre 668 l’ane prédente. L’encours global garanti est pas de 1,3 Mds fin 2010 à 1,9 Mds€ fin 2011.
L’exercice 2011 s’est caractérisé par une légère augmentation du nombre d’entreprises ayant eu recours à cette
garantie (118 en 2011 contre 113 en 2010). Parmi ces entreprises, le nombre de PME reste surieur à 20 (23 en
2010, 21 en 2011). Grâce à la mise en place de couvertures qui permet à la Coface de réduire le risque, cette garantie
est rée à l’équilibre avec un risque budtaire maîtri. La position nette réévaluée (PNR) du portefeuille a co nnu
une diminution (13,82 M€ en 2011 contre 24,62 M€ en 2010) mais reste en conformi avec lobjectif de PNR positive
fi dans le PAP.
La garantie du risque économique visait autrefois à protéger les exportateurs français pendant lecution de leurs
contrats contre le risque de dérive du coût de leurs intrants (fournitures, salaires). Cette procédure nest plus utilisée
aujourdhui et les cdits budgétaires votés en LFI correspondent au versement d’indemnités relatives à des garanties
octroes il y a plusieurs années.
La stabilisation de taux d’int, procédure e par Natixis pour le compte de l’État, permet aux banques d’offrir un
financement à taux fixe aux acheteurs étrangers. Elle est couverte en partie par des produits déchange de taux
d’inrêts swap »). Le flux des demandes de stabilisation sétablit à 1 243 M en 2011, en nette diminution par
rapport à 2010 (7 975 M€). En revanche, lencours de la procédure est pas de 6 Mds en 2010 à 7,8 Mds. Cet
encours est couvert par des swaps à hauteur de 5,6 Mds suite à la campagne de couverture lane au mois daoût
2011. La procédure a gagé un résultat net positif de 125 M€ en 2011, contre 140 M€ en 2010 cart entre les
différentiels de taux à payer et les couvertures).
La garantie du risque exportateur recouvre deux types de garantie : la garantie des cautions et la garantie des
pfinancements. La garantie des cautions permet de couvrir les banques qui émettent pour le compte des
exportateurs des cautions de soumission, de restitution d’acompte, de bonne fin ou de retenue de garantie exies par
les acheteurs. La garantie de préfinancement permet de couvrir les prêts que les banques accordent aux exportateurs
pour financer le découvert de trésorerie pendant la période decution de leur projet. En 2011 le nombre d’enveloppes
accordées na que légèrement baissé (223 enveloppes en 2011 contre 246 enveloppes en 2010), mais leurs montants
ont nettement diminué (670 M en 2011 contre 1,2 Mds€ en 2010). La demande pour la garantie des pfinancements
a augmenté tant en volume qu’en nombre (169 enveloppes accordées pour 120 M en 2011 contre 143 enveloppes
accordées pour 100 M€ en 2010).
PLR 2011
Appels en garantie de lÉtat (crédits évaluatifs)
RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
BILAN DU PLAN DE SOUTIEN AUX BANQUES
Le plan de soutien aux banques mis en œuvre à lautomne 2008 reposait essentiellement sur des garanties de l’État
données d’abord à Dexia, ensuite à un instrument de prise de participations la Socié de prises de participations de
l’État (SPPE) et, enfin, à un instrument de refinancement de cances bancaires la Socté de financement de
l’économie française (SFEF).
Le bilan de ce plan bancaire est très positif.
1/ Bilan financier
Le plan de soutien aux banques mis en place par la France a rappor au total à l’État 2,4 Mds€. Ces 2,4 Mds de
gains nets se répartissent de la façon suivante :
- 1,4 Md au titre de la munération des garanties aux émissions de la SFEF,
- 0,5 Md au titre de la munération des garanties Dexia,
- 0,5 Md au titre des recettes de dividendes, coupons et primes de rachat, nettes de toute charge, de la SPPE.
Les prêts en instruments de fonds propres de la SPPE (19,75 Mds€) sont intégralement remboursés depuis le 23 mars
2011.
Le remboursement des encours garantis au titre de la SFEF (77 Mds), qui ont fait lobjet d’une rémunération ab initio,
se poursuit : lencours au 31 décembre 2011 était de 53,4 Mds et le remboursement s’achèvera en 2014.
Quant à lencours des garanties sur les financements Dexia visé par larticle 6 de la LFR de 2008, il était de 8,9 Mds
au 31 décembre 2011.
L'aggravation de la crise des dettes souveraines et les tensions qu'elle a provoquées sur le marc interbancaire, ont
affecté le groupe Dexia. Dans ce contexte, Dexia a accélérer la mise en œuvre d’un plan de restructuration en mai
2011. Néanmoins, les difficultés persistantes du groupe à se refinancer sur des marcs perturbés par la crise de
liquidi de lété 2011 ont cessi une nouvelle intervention des États français, belge et luxembourgeois. Ceux-ci ont
appor leur soutien au plan de restructuration adop, le 10 octobre 2011 par le conseil dadministration du groupe,
qui prévoyait un accroissement des cessions d'actifs. Il est à ce titre envisagé que la Caisse des déts et
consignations, l’État et La Banque postale acqurent une part majoritaire du capital de Dexia Municipal Agency (DMA),
socté de cdit foncier dédiée au refinancement des collectivités territoriales. En lien avec cette cession, LBP et la
CDC envisagent la cation d'une nouvelle offre de financement au secteur public local français.
Afin de restaurer la confiance des marchés vis-vis du groupe et de lui permettre d’honorer ses engagements vis-vis
de ses investisseurs, clients ou canciers, l’article 4 de la loi de finances rectificative du 2 novembre 2011 prévoit
l’accord par la France :
d’une garantie de refinancement conjointe avec les États belge et luxembourgeois, portant sur un e ncours
maximum de 90 Mds. La quote-part de la France est de 36,5 % soit un encours maximum de 32,85 Mds€. Elle
porte sur les financements interbancaires et obligataires les par Dexia SA et sa filiale Dexia Crédit Local SA
pouvant être les jusquau 31 décembre 2021 ainsi que sur des passifs existants à la date de publication de la
loi. Lencours au 31 décembre 2011 était de 7,9 Mds€.
d’une garantie sur les engagements qui seront pris par Dexia SA et sa filiale Dexia Crédit local SA, en accord
avec le ministre fraais chargé de léconomie, au titre d’actifs inscrits au bilan de la socté Dexia Municipal
Agency dans le cadre de la cession majoritaire de DMA. Cette garantie, qui portera sur un encours maximum de
10 Mds de prêts au secteur public local fraais, est assortie d’une franchise de 500 M€ et dun ticket
modérateur de 30 %. Le montant maximal de cette garantie, qui n'est pas encore active, s'élève à 6,65 Mds.
Un plan concernant le groupe Dexia incluant les garanties précitées a été notifié par les trois États le 21 mars dernier.
Il devra faire l'objet dune validation par la Commission européenne. Celle-ci a jà autorisé de façon temporaire une
garantie de refinancement d’un plafond de 45 Mds€ et portant sur des financements d’une maturi m aximale de 3 ans.
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