
Appels en garantie de l’État (crédits évaluatifs)
RAPPORT ANNUEL DE PERFORMANCES
Au-delà de la réforme de la politique d’assurance-crédit, la Coface, comme les autres assureurs-crédit avec lesquels
elle est en concurrence, doit s’adapter au mieux et en permanence aux besoins des exportateurs et aux attentes des
grands emprunteurs, des grands acheteurs et des grands investisseurs mondiaux. Afin de préserver la compétitivité de
notre dispositif de soutien public au financement des exportations, plusieurs mesures ont été prises en 2012 telles
que :
- L’adoption en loi de finances rectificative (29 décembre 2012) d’une garantie rehaussée de refinancement, qui
créera un nouvel accès à la liquidité pour les banques offrant ainsi des ressources plus compétitives aux clients de
nos exportateurs ;
- L’adoption en loi de finances rectificative (29 décembre 2012) de deux mesures pour le secteur de l’aéronautique :
- la garantie de change sur valeur résiduelle d’aéronefs qui permettra de développer les financements en euros
de ce type d’actifs (en couvrant le risque de change sur la revente du matériel en cas de sinistre) ;
- la garantie inconditionnelle pour les aéronefs, aujourd’hui limitée à Airbus, sera étendue à tous les avions
civils de plus de dix tonnes au décollage et aux hélicoptères civils de plus d'une tonne au décollage, ce qui
permettra de mettre les entreprises sur un pied d’égalité avec leurs concurrents en optimisant les coûts de
financement de leurs livraisons.
- Après l’abaissement en 2011 à 50 %, dans le cadre de la garantie du risque exportateur, de la quotité garantie pour
les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 150 M€ afin de tenir compte du retour relatif du marché
privé pour ces entreprises, la quotité garantie sur les entreprises de taille inférieure a été ramenée de 85 % à 80 %
au printemps 2012, mettant ainsi fin à l’ensemble des mesures provisoires mises en place pendant la crise pour
faire face aux défaillances de marché.
Trois objectifs majeurs sont définis pour rendre compte de la performance de l’action « Développement international de
l’économie française ». Le premier, lié à l’assurance-crédit, consiste à assurer l’équilibre à moyen terme des
procédures publiques d’assurance-crédit, notamment en maintenant une dispersion suffisante des catégories de
risques garantis. Le deuxième objectif est d’encourager les entreprises françaises à prospecter les marchés extérieurs,
par le biais de l’assurance prospection. Le troisième objectif concerne la garantie de change et vise à satisfaire la
demande des entreprises en couverture de risque de change, sous la contrainte de la gestion à l’équilibre de la
procédure. Cette contrainte de gestion à l’équilibre à moyen terme de la procédure découle de nos engagements
communautaires et internationaux.
ÉLÉMENTS PAR PROCÉDURE
L’assurance-crédit consiste à couvrir les exportateurs, à long ou à court terme, contre le risque d’interruption de leur
contrat, et les banques contre le risque de non remboursement des crédits à l’exportation octroyés à un acheteur
étranger public ou privé. En 2012, le volume des garanties octroyées par la Coface a diminué de 25 % par rapport à
2011 (11,6 Mds€ en 2012 contre 15,4 Mds€ en 2011), ce qui résulte d’un triple phénomène : (i) la méfiance persistante
du marché à prendre du risque dans un environnement peu lisible, (ii) la volonté politique de compenser cette
défaillance du marché par un soutien public renforcé aux entreprises exportatrices françaises et (iii) le dynamisme
limité de la demande d’assurance-crédit des exportateurs. Ce ralentissement en volume ne s’est pas accompagné,
bien au contraire, d’un retour des marges des banques sur les crédits à la situation antérieure à 2008 (les prix
pratiqués sont aujourd’hui au plus haut depuis 2008).
Le volume des contrats conclus sur une promesse délivrée par la Coface suit la même tendance et a diminué de 19 %
par rapport à 2011 (10,1 Mds€ en 2012 contre 12,4 Mds€ en 2011), mais reste à un niveau plus élevé qu’avant la crise.
L’encours total garanti par la Coface dans le cadre de cette garantie s’est stabilisé en 2012 (-0,4 %) et s’élevait au
31 décembre 2012 à 63,9 Mds€ (contre 64,2 Mds€ fin 2011, 60 Mds€ fin 2010, 52 Mds€ fin 2009 et 42 Mds€ fin 2008).