1 - Mondialisation et interdépendances L`espace mondial se

1
1 - Mondialisation et interdépendances
L’espace mondial se présente aujourd’hui comme un système marqué par la multiplication de flux de toute nature
(hommes, marchandises, capitaux, informations) qui ont des effets sur les sociétés. Ces flux sont organisés par
des acteurs spatiaux comme les États, les entreprises multinationales, les organisations internationales, les
organisations non gouvernementales, les organisations illicites. L’intensité de ces échanges favorise l’émergence
de lieux de la mondialisation à différentes échelles, notamment les métropoles mondiales disposant d’un pouvoir
de commandement.
2 - Autres logiques d’organisation de l’espace mondial
La mondialisation est l’objet de débats concernant ses modalités de mise en oeuvre, sa relation avec la question
du développement et avec les enjeux environnementaux. Par ailleurs, le processus de mondialisation ne constitue
pas la seule clé de lecture du monde. D’autres logiques d’organisation du monde se juxtaposent et interfèrent : les
aires de civilisation (cultures, langues, religions), les États, les organisations économiques régionales.
Travail en autonomie et croquis
Partie I : Un espace mondialisé (10h)
Chap. 1 : Mondialisation et interdépendances.
Définition :
La mondialisation est un processus d’internationalisation des échanges qu’ils soient économiques,
financiers, politiques, culturels ou d’informations qui engendre une mise en relation des différentes
composantes territoriales du monde,
Bayard : compression de l’espace-temps
- A partir de 1950 : on passe progressivement d’une économie international reposant sur les échanges
entre états-nations à une économie transnationale privilégiant les investissements directs à l’étranger et la
mobilité croissante des activités productives mais aussi des hommes dans les années 80
- A partir des années 90, l’accélération est brutale : Unification du marché mondial au bénéfice du
libéralisme suite à l’effondrement du communisme et à la disparition de l’économie planifiée et autarcique
qui lui est associée : transition de l’URSS et des PECO vers l’économie de marché et conversion de la
Chine à une économie plus ouverte, plus concurrentielle, de plus en plus capitaliste.
Révolution de la communication grâce aux NTIC (Nouvelles technologies de
l’information et de la communication) avec transmission instantanée et universelle des informations par le
téléphone, la vision et le satellite, l’Internet surtout. Extension au domaine culturel, y compris politique
ou idéologique, du fait de la facilité nouvelle de communication des sons et des images : la mondialisation
prend alors une dimension culturelle.
- Qu’est-ce qui permet cette accélération ?
2 p. 16 : réduction des coûts : de communication, de transport, réduction de l’espace-temps, conteneurisation,
intermodalité, plate-forme multimodale
I. Une multiplication des flux à l’échelle mondiale
Port de Singapour : transparent
- En quoi cet espace est-il représentatif de la mondialisation ?
- Site
- Situation : 1, 3 p. 23, 5 p. 49
- Unités paysagères
- Fonctions : industrie, activité portuaire, logistique
=> Rôle d’interface à l’échelle mondiale
troit de Malaca, mise en relation de l’océan indien et de la mer de Chine. 2eme port mondial après Rotterdam
en tonnage, 1er pour les porte-conteneurs
Stratégie :
- port d’exportation du caoutchouc au début XXeme
- A partir de 65, politique d’insertion volontariste dans la mondialisation en cours (promotion des
exportations fondée sur les usines de main d’œuvre)
- 1979 : Industrie de haute technologie
- 1989 : délocalisation des entreprises singapouriennes en malaisie et en Indonésie où la main d’œuvre est
bon marché et spécialisation de Singapour dans les services financiers et la logistique.
2
CDB (du coup reflux de la pop vers la périphérie), réseau de voies rapides, étendues importante
de l’espace portuaire qui s’explique par l’implantation sur les côtes de quelques grands pôles portuaires et
redistribution locale ensuite. (hiérarchisation des espaces portuaires).
concurrence entre zones portuaire : actuellement, la Malaisie et l’Indonésie mènent des politiques
volontaristes de veloppement portuaire qui remet en cause le monopole de Singapour. La structure qui
re le port de Singapour investit donc dans d’autres ports à l’échelle mondiale pour compenser
d’éventuelles pertes financières liées à une diminution du trafic : en Inde, en Chine Au Yemen, en Italie, au
Portugal + prise de participation dans les activités de manutention du port d’Anvers.
Avant pays Arrière pays, interface, plate-forme multimodale
La mondialisation privilégie 1 ou 2 espace par fade maritime, il y a donc concurrence entre les espace
pour attirer ces flux : ex : politique volontariste des états malais et indonésiens succeptible de concurrencer
le port de Singapour.
Transport maritime moins cher : 3/4 des échanges en volume, 2/3 en valeur
Façades maritimes privilégiées. Photo port : porte conteneurs, aménagements particuliers, plates-formes
multimodales, certains ports devenus trop contraignants, perte de temps
Pays enclavés en marge des ces échanges de marchandises, moins intégrés dans la mondialisation.
Moteurs de ces flux : triade et pays émergeants, d’Asie.
A. Flux de biens et services
Photo 2 p. 48 : principaux pôles du commerce mondial
p. 36-37 doc photo
Forte croissance du commerce international en volume depuis 1945
Entre 1950 et 2002 la valeur des exportations de biens et de services est passée de 9% du PIB mondial à 28 %
3 p. 15 : Commerce des marchandises ou doc photo
1 p. 50 : tonnage des produits transportés 1970-2002
6000 milliards de dollars de flux d’échanges en 2003
La multitude des flux entre les grandes régions du monde peut faire penser à un espace mondialisé.
La réalité est cependant à nuancer.
- La moitié des échanges se fait dans le cadre continental (UE, ALENA, Asie)
- Les continents du sud sont peu intégrés dans le commerce mondial et en sont dépendants. Quelques flux
Afrique-Asie, Am. du nord -sud
- Les pôles de la Triade sont les principaux concernés par ces échanges
=> opposition pays riches /pays pauvres
Ouverture et interdépendance plus grande des économies ?
En 2002, le degré d’ouverture des économies est de 21 % du PIB mondial ce qui signifie que 80 % de l’activité
économique ne fait pas l’objet d’échanges internationaux.
Les pays les plus grands et les plus peuplés sont ceux dont le degré d’ouverture est le plus faible : EU 11 %,
Japon 10%, au contraire Singapour, 174 % du fait des réexportations.
En parallèle, stratégie de libéralisation des échanges prônée par les grands organismes internationaux (OCDE,
Gatt puis OMC) pour répondre aux intérêts des firmes multinationales des pays riches => Rivalités géostratégiques
qui débouchent parfois sur des procès devant l’ORD (organisme de règlement des différents de l’OMC) ex Canada
France quand interdiction par le France des importations d’amiante.
Limites a cette ouverture : Quotas ou subventions sectorielles (acier aux EU ou agriculture en Europe),
impossibilité pour les pays du sud de protéger leurs marchés émergeants de la concurrence, coût social et
environnemental (travail des enfants pas de législation internationale, reconnaissance du droit syndical). =>
renforcement des inégalités spatiales ?
Evolution de la nature des flux
3
- Les échanges de matières premières :
Un enjeu stratégique du fait de la nature même des produits (énergie, produits agro-alimentaires)
Augmentation en tonnage mais diminution en valeur relative
Poids tout particulier du marcdu pétrole
2 p. 50 : Principaux flux pétroliers en 2001
Large dissociation des zones de production et des zones de consommation d’où des flux importants
Les grandes zones de production : Le moyen Orient, en particulier l’Arabie
Saoudite, la Russie, la mer du Nord, l’Afrique du Nord, l’Afrique noire du
Golfe de Guinée, l’Indonésie, le Vénézuela et le Mexique, le Canada et les
EUA
Les grandes zones de consommation : les trois pôles de la triade et l’Asie du
SE en pleine croissance (notamment la Chine)
- Le commerce des produits manufacturés
75% des exportations mondiales
Machines et matériel de transport : 40 % des exportations mondiales
- Les échanges de services
Progression plus rapide que celle des échanges de marchandises
21 % des transactions mondiales
Transports, tourisme, services financiers, technologiques et culturels
Centre d’appels par exemple, messageries mondiales…
B. Flux de population
Exercice de composition
Sujet : Les migrations internationales, expression de la mondialisation
Au préalable, effectuer des recherches notamment dans le manuel p. 24-27
En utilisant la fiche méthode rédiger une composition sur le sujet en privilégiant le plan suivant :
I. Ampleur et diversité des flux migratoires,
II. Flux s’expliquant par des écarts grandissants nord-sud
III. Et se traduisant par des conséquences sociales et géographiques complexes.
Dossier p. 24-25. 1. Des flux migratoires internationaux :
1 p. 24 à expliquer et approfondir avec 2, 5 et 6. : Pays émetteurs, pays cepteurs, causes, nature des flux,
conséquences pour les sociétés.
=> rédiger paragraphe de synthèse
- Migrations économiques : flux de travailleurs
Près de 120 millions. Les migrations se sont complexifiées avec l’appel de main d’œuvre de certains pays
émergents, la chute du communisme et la fermeture des frontières des pays développés.
Sud-nord : travailleurs peu qualifiés ou qualifiés en raison du manque d’emplois dans les PVD
Sud-sud : Avec les pays les plus dynamiques au sud : dragons, tigres en Asie, pays pétroliers
Nord-nord : brain drain
Nouveaux flux au départ des anciens pays de bloc soviétique.
- Migrations politiques : flux de réfugiés :
30 millions ; Multiplication des conflits engendre des déplacements forcés souvent dans les pays voisins. Afghans
sont le groupe de réfugiés le plus important dans le monde : 4 millions (guerre : voir cours d’histoire).
2. Des flux touristiques :
- Baisse du coût de transports en particulier aérien + élévation du niveau de vie et allongement de
l’espérance de vie :
- 25 millions de touristes en 1950 à 702 millions en 2002
- Une mobilité sélective : 10 % de la population mondiale.
Foyers émetteurs : Europe de l’ouest, Amérique du nord
Foyers récepteurs : Europe (57 % en 2002) , Asie pacifique Amériques (18 et 17 %). Afrique et Moyen orient
autour de 2 %. France 75 millions de touristes internationaux en 2001
4
Flux intra continentaux représentent 80 % des flux.
- Rôle économique majeur, 1 actif sur 10 dans le monde, France : 1 million d’emplois liés au tourisme, des
pays dont l’économie est essentiellement basée sur le tourisme avec les risques de fragilisation de
l’économie et de l’environnement que cela comporte :
L’Egypte après les attentats de Louxor en 1997 à vue son économie fortement touchées.
Déstructuration des sociétés (ex Casamance ou Tunisie Djerba).
Dans les pays du sud, de plus en plus on crée des structures d’accueil qui profitent presque uniquement au
voyagiste et très peu aux populations locales qui se détournent toutefois des activités traditionnelles, d’où
désorganisation complète du système de production d’une région avec retour quasi-impossible
=> très forte dépendance par rapport aux pays émetteurs : 40 millions d’emplois dans les pays du sud
Benidorm repose sur le tourisme de masse : Sa population a été multipliée par 100 entre 1961 et 2001 (6202
à 62000) + 5,5 millions de touristes chaque année. CSq : apport de devises à la ville MAIS endettement très fort
(que l’état espagnol a du combler) qui empêche de nouveaux investissements utiles (parkings, centre culturels).
Pb d’eau qui a des incidences sur toute la région et qui est une limite forte : dans les années 70 pb d’eau, fuite des
touristes allemands qui ne sont plus jamais revenus.
C. Flux financiers
2 types de flux financiers : flux d’investissements , flux capitaux (de devises)
1500 à 2000 milliards de dollars sont sur le marché financier mondial chaque jour.
100 milliards seulement portent sur les échanges de biens et des services et les investissements : donc masse
énorme de capitaux qui circulent sur le marché à des fins uniquement spéculatives, sans aucune production de
biens ou de services.
- Flux d’investissements : 7 p. 17 : investissements dans le monde
Sont le fait de multinationales (américaines pour les plus importantes=> diffusion du modèle ?) qui investissent
dans des filiales à l’échelle du monde.
Espaces privilégiés d’implantation : Triade, pays émergeants.
80% des investissements directs à l’étranger proviennent d’Amérique du nord et d’Europe occidentale. Ces
espaces sont aussi ceux qui reçoivent le plus d’investissements. => espaces moteurs de la mondialisation
- Flux de capitaux (de devises) Doc Phot carte P. 20-21 : mobilité du capital financier en 2003
(en orange sur la carte)
Marché des changes , bourses internationales (NY, Tokyo, Londres, Francfort), fonds de pensions, notamment
américains (ex Enron en 2001, crise asiatique de 97-98 bulle financièreParmalat en 2004-montage financier
avec îles caïman et banqueroute).
85 % des flux dans 20 bourses internationales, marginalisation des pays les moins développés peu
intégrés dans ces réseaux financiers.
=> le système financier reproduit la hiérarchie des lieux de pouvoir et de décision : NY, Londres, Paris-
Bruxelle-Amsterdam. Et à l’échelle régionale ; Tokyo qui suplante Osaka, Delhi,,Bombay.
Flux énormes, plus importants et plus rapides que les flux de marchandises, très grande instabilité
Conséquence cette instabilité : crise mexicaine en 1994, crise asiatique 97-98, crise argentine en 2001)=>
demande d’une régulation des marché financier (Attac)
En marge du contrôle de ces flux par les bourses, les seaux de blanchiment d’argent et les paradis fiscaux qui
eux sont principalement dans le sud
D. Flux iIlicites.
p. 36-37 : Dans quelle mesure peut-on parler d’une mondialisation des activités illicites ? Comment se manifeste-t-
elle ? - Flux : financiers (banques, argent du crime organisé, issus de la vente de produits contrefaits),
drogue, matériel et produits de contrefaçon.
- Pôles : pôles de production, pôles de consommation, paradis fiscaux
- Acteurs : Mafias, banques, FMN.
- Hiérarchie des acteurs, des pôles et des flux
Ex. Le commerce informel représente autour de 15 % des échanges internationaux
5
E. Flux d’information
Doc Monde diplo : contrôler internet
Doc photo comparaison des deux JT : similitudes, homogénéïsation des supports de l’info
Une rapidité de diffusion et une quantité d’informations jamais atteintes
Télé satellite, Internet contrôlés par FMN du nord.
CNN et Al jezira : ce sont certains virés du service arabe de la BBC qui sont aujourd’hui sur AJ d’où liberté de ton,
qui ne : Bureaux de la chaîne fermés en Jordanie, Koweit et Algérie, plaintes posées par la Syrie, Tunisie,
Arabie.
=> Le modèle véhiculé dans le cadre de la mondialisation :
Modèle : Avant tout : libéralisme économique, société de consommation, puis démocratie, et droits de l’homme.
Vecteurs du modèle : firmes multinationales, diplomatie, zones d’influence, institution mondiales (FMI, banque
mondiale, OMC)
croquis : mondialisation et flux
II. Acteurs de la mondialisation
A. Les firmes multinationales : 3 p. 49
Def de l’Onu datant de 1973 : entités présentes simultanément dans plusieurs pays et dégageant un chiffre
d’affaire d’au moins 500 millions de $.
Essor considérable dans les années 1960.
63 000 maisons mères et 82 000 filières réalisent 1/3 du commerce mondial, 75 millions de salariés.
Principalement dans le nord : encore opposition nord-sur !
Elles ont un pouvoir d’influence sur les états et les organismes internationaux (exemple des brevets sur les
médicaments).
Ces firmes ont des modes de fonctionnement différents : Ex : toyotisme et fordisme et des ancrages nationaux
encore très présents : pas de statut juridique international donc ancrage national.
Elles doivent adapter leurs produits aux modes de vie et de consommation des différents pays pour tenir compte
des barrières dites « non tarifaires », c’est à dire des spécificités nationales (juridiques, culturelles, socio-
économiques).
Pays d’origine qui supportent des délocalisations ( fermeture d’une usine pour en construire une autre ailleurs en
vue des réimporter la production).
Pays d’accueil : concurrence pour devenir des espaces attractifs pour les FTN : dumping social. Les pays la
main d’oeuvre est qualifiée devancent ceux moins qualifiés=> hiérarchisation des espaces, marginalisation,
spécialisation internationale du travail.
L’extrême de ces FTN : Nike n’a aucun usine, toute la production est sous-traitée, elle conserve uniquement la
recherche développement et le marketing=> dégage des bénéfices énormes qui lui permettent de miser sur les
plus grandes stars et de créer des modes.
Nike : Siège social, design, recherche aux Etats-Unis, 18 000 salariés
Production assurée par un réseau de 350 sous-traitants, 550000 salariés, dans 55 pays (asie surtout et amérique).
Idem reebok, levis.
Le textile emploi 25 millions de salariés dans le monde d’où l’importance des coûts de main d’œuvre qui
représente 50 à 60 % du cout total
Système fragile qui repose sur le marketing.
Remise en cause du système par l’action de certains autres acteurs : les ONG, les syndicats.
Nike a reconnu un certain nombre de pb chez les sous-traitants et a élaboré un code de bonne conduite.
Dérives : En 1999, Une dizaine de firmes multinationales américaine (ralph lauren) ont accepté de dédommager
50 000 immigrés asiatiques : leurs offfres d’emplois proposaient de travailler aux Eu mais ils sont en faite restés
bloqués dans une sorte de bagne industriel sur lîle de SAÏpan dans l’archipel des Mariannes (pacifique) sous
souveraineté américaine. Deande du respect des conventions édictées par l’OIT.
B. Les Etats
Tous les états ne sont pas égaux face à la mondialisation. Le poids de la mondialisation est donc variable :
Les états sont-ils impuissants ? A nuancer :
1 / 13 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!