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LAMSO
Colloque international sur le management et la stratégie des organisations
Sous le thème :
Les pratiques managériales durables : quels effets sur la performance et la compétitivité des organisations
5 & 6 Mai 2017 ENCG Casablanca Maroc.
Amira Aimen
Doctorant en 2 eme année LMD science de gestion.
Spécialité : gouvernance des organisations & management de ressources humaines.
Université Oran2 Algérie
E- mail : amira.aimen@oran2-univ.dz
TEL : 00213776819724.
Adresse postale : 14, rue Ahmed Zouaoui Mahmoud Khemis Miliana, W.Ain defla Algérie. CP.44225.
Titre de la thèse doctoral : la gouvernance des entreprises publique algérienne el le processus décisionnel
cas d’étude - EPE Sonatrach.
A CIMSO2017@encgcasa.ac.mo & CIMS[email protected]om
Chapitre 01: Les pratiques de la gouvernance managériale et son rôle pour l’amélioration de la
compétitivité et la performance des organisations
Résumé.
Le but de cet article est de faire un état des lieux des principales caractéristiques de la gouvernance des
entreprises publique en Algérie (les conseils d’administration, les dirigeants et les administrateurs des
entreprises publique algérienne, les centre de décision, l’état actionnaire…ect.) et de faire le point sur le
rôle de cet organe dans le processus décisionnel a travers les pratiques rationnelle de la gouvernance
d'entreprise. Cette étude s’appuie sur une enquête théorique analytique selon l’entreprise publique de
sonatrach. La conclusion suggère que Sonatrach étant l’Algérie, et l’Algérie étant Sonatrach, c'est-à-
dire: la gouvernance de l’entreprise publique Sonatrach = la gouvernance de l’économie algérienne.
Mots clés: la gouvernance- entreprise publique, état actionnaire, le processus décisionnel, CA, dirigeant,
administrateurs, contrôle de gestion, les pouvoir de la gouvernance, et de la prise de décision, EPE
sonatrach.
Abstract.
The purpose of this article is to make an inventory of the main characteristics of the governance of
public enterprises in Algeria (the boards of directors, the directors and the administrators of the Algerian
public companies, the decision centers, the shareholder state ...) And to take stock of the role of this
body in the decision-making process through the rational practices of corporate governance. This study
is based on an analytical theoretical survey according to the public company of sonatrach. The
conclusion suggests that Sonatrach being Algeria, and Algeria being Sonatrach, that is to say: the
governance of the public enterprise Sonatrach = the governance of the Algerian economy.
Key words: governance-public enterprise, shareholder state, decision-making, CA, executive,
administrators, management control, power of governance, and decision making, EPE sonatrach.
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Introduction
L'économie algérienne a connu ces dernières années, des mutations caractérisées par la suppression des
monopoles sur le commerce extérieur, l'autonomie de gestion des entreprises publiques et la mise en
œuvre du processus de privatisation. Ces réformes visent à assurer la transition graduelle d'une économie
de marché. Elles ont pour objectif de préparer l'entreprise aux nouvelles exigences de l'économie de
marché.
L'économie algérienne se trouve donc devant le défi de modifier le comportement de ses agents
économiques afin que ces derniers puissent s'adapter au contrôle de l'économie de marché qui diffère de
celui de l'économie administrée.
Après les expériences de la gestion des entreprises publiques Algériennes et la relation de l’état
propriétaire avec celles-ci, il est important de remarquer que cette expérience est passée par deux
grandes phases : la première s’étalant de L’indépendance (1962) aux premières réformes de l’autonomie
(1988), et la deuxième depuis cette date jusqu’à ce jour. Chacune de ces deux phases se caractérise par
des éléments qui ont des ressemblant ces au système de gouvernance des entreprises.
En Algérie (surtout), le secteur Public reste dominant dans l’économie. Ce qui laisse très peu de place
à la « main Invisible » pour réguler le marché.
Dans la méditerranée arabe et concerne, à des degrés divers, les différents acteurs Engas dans cet
espace social spécifique qu’est l’entreprise, généralement Transmise de génération en génération.
En Alrie, les termes de productivité, efficience et performance, ne cessent de se représenter comme
les buts essentiels de la série des changements enclenchés en 1980, et 1988 ensuite avec le processus
d’ajustement structurel de l’économie algérienne entre 1995 et 1998, ou la restructuration de l’entreprise
publique algérienne et la gestion socialiste forment une partie. Il était nécessaire d’améliorer et de
développer les méthodes de gestion dans les sociétés nationales, d’amender et de perfectionner les
structures en fonction de l’expérience, de la mise en œuvre de nouveaux objectifs et de l’élévation du
niveau de Maturité des travailleurs.
Après la mauvaise gestion au niveau des institutions algériennes, en particulier les institutions
publiques, Et les scandales financiers et administratifs et les détournements d’argent qui ont émergé
récemment, en particulier dans la société nationale "Sonatrach " Ce qui est considéré comme une
économie rentière en Algérie par le biais du revenu national jusqu'à 97%.
ET Après l'échec et l'incapacité à prendre des décisions administratives et financières rationnelle et
efficace par l'Etat et les superviseurs de la gestion publique de la Société "Sonatrach"pour améliorer la
performance économique et la durabilité lucrative institutionnelle.
Tout cela a appelé la nécessité de rechercher l'efficacité du système et le gouvernent d'entreprise en
Algérie et sa relation avec le processus décisionnel.
Et le fait que l'application de la gouvernance d'entreprise "Sonatrach" comme une " entreprise
Etat"(Etat actionnaire), qui représente l'économie rentière en Algérie.
A travers à ce qui a été mentionné, nous analysons les relations entre les entreprises publiques
algériennes et leur gouvernement (état actionnaire) et leur processus décisionnel pour proposer une
synthèse originale.
Dans ce court texte, on peut en démarrant les propos de cette recherche à partir des travaux de
quelques pistes de réflexion à la fois théoriques et pratiques. Les entreprises publiques ont connu, avec la
grande crise économique de 2008-2009, un regain de popularité alors que les gouvernements dans
plusieurs pays ont nationalisé les banques et les producteurs automobiles en faillite.
Et on peut en soulevant certaines questions théoriques basées sur l’expérience Algérienne et des
recherches internationales, proposer quelques pistes pour discussion qui pourraient éventuellement, du
moins je l’espère humblement, être utiles.
Ce texte ne propose pas de recherche nouvelle mais reprend des travaux antérieurs. Il faut se souvenir
des particularités du contrôle des entreprises publiques ou de leur gouvernance pour rationalisé le
processus décisionnel dans un vocabulaire plus contemporain. Et il faut laisser les entrepreneurs qui les
dirigent entreprendre sous le contrôle étatique, et il faut revoir leur capacité d’être des instruments de
politique économique.
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À la lumière de ces événements et de brèves explications sur le sujet, Nous arrivons à poser le
dilemme suivant pour l'étude :
Quelle est la relation entre La gouvernance des entreprises publique et la rationalité décisionnelle en
Algérie ?
Par le principal dilemme Nous pouvons demander aux sous dilemmes partiels suivants :
Quel type de gouvernance managériale formalisée par les entreprises publiques Algérienne ?
Comment peut- on lier les pratiques gouvernementales des entreprises publiques Algérienne
avec le concept de la rationalité décisionnelle ?
Quel type de relation entre le pouvoir souverain Algérien (Etat actionnaire) ? Et la prise
décisionnelle (system d’information) ? Et la bonne gouvernance (contrôle de gestion, conseil
d’administration, le cadre dirigeant…) a l’échelle des entreprises publique Algérienne ?
Quel est le degré d'application de la notion de gouvernance d'entreprise au niveau de la
Sonatrach ? Et son impact sur la rationalisation décisionnelle managériale devant les scandales
administratifs et financiers institutionnelle de sonatrach ?
Méthodologie de recherche
Pour répondre a toutes ces questions et mener a bien notre travail de recherche, nous avons effectue :
Sur la base des informations collectées, nous avons procédé à l’analyse théorique et critique, à
l’interprétation et au traitement des informations recueillies, ce qui nous a permis la première mise en
forme de notre travail et de procéder a la phase de rédaction.
Et enfin dans une autre phase, nous avons effectue une enquête par une méthode analytique descriptive
par l’analyse des documents interne d’entreprise retenue (sonatrach), comme échantillon de notre
travail.
Nous avons également procède a des entretiens et interviews individuelles et collectifs pour relater
les expériences de gouvernance institutionnelle passées, et discuter les perspectives de développement
économiques des entreprises publiques algérienne, spécifiquement après les reformes économiques de
1988 qui dégage les nouvelles types managériale des EPE comme l’autogestion et la gestion socialiste…
Dans cette étude nous avons retenu les outils d’analyse relatifs au diagnostic statistique de l’entreprise
basé sur l’analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces et aux outils de l’analyse financière.
Le contexte littérature.
1. Rappel sur la notion de gouvernance d’entreprise
La gouvernance d’entreprise se caractérise par un ensemble de décisions prises tout au long de la
vie de l’organisation et à tous niveaux de responsabilité, dans le but de créer durablement de la valeur.
Cela, tout en assurant le développement à moyen/long terme de l’entreprise grâce à la pertinence de la
stratégie élaborée et l’optimisation des ressources mises à sa disposition; en veillant à ce que les risques
susceptibles de la menacer soient rapidement identifiés et maîtrisés; et enfin en s’assurant de
l’application d’une stratégie unique décidée par la direction et déclinée sur l’ensemble des acteurs de la
chaîne de décision
1
.
Les cinq principes généraux de gouvernance selon l’OCDE (2004) sont: protéger les droits des
actionnaires; traiter tous les actionnaires de la même manière; reconnaître les droits des différentes
parties prenantes à la vie de l’entreprise et encourager leur participation; garantir un accès transparent et
la diffusion de toute information pertinente sur l’entreprise; s’assurer que le conseil d’administration
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assume ses responsabilités vis-à-vis de l’entreprise, de ses actionnaires ainsi que des différentes parties
prenantes.
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La gouvernance d’entreprise désigne tout d’abord l’articulation des relations autant formelles
qu’informelles entre la direction générale d’une entreprise et ses actionnaires ou propriétaires représentés à
son conseil d’administration. Ceux-ci vont définir la stratégie de l’organisation, approuver son budget et
discuter des enjeux principaux auxquels doit faire face une grande entreprise.
La prise de décision doit tenir compte de la rentabilité mais aussi de considérations de développement
durable et de responsabilité sociale. On s’attend plus particulièrement des entreprises publiques qu’elles
démontrent un comportement éthique et beaucoup de transparence à cause justement de leur caractère
public
3
.
D’autres définitions de la gouvernance d’entreprise sont à envisager, notamment celles émises
par les organisations internationales reprises dans le tableau.
Tableau (1) : Définitions d'organisations internationales de la gouvernance
La banque
mondiale
L’exercice du pouvoir politique. ainsi que d’un contrôle dans le cadre de l’administration des
ressources de la société aux fins du développement économique et social
L’institut de la
gouvernance
La gouvernance se définit comme l’ensemble des etablissement.des procédés et des traditions qui
dictent l’exercice du pouvoir. La prise de décision et la façon dont les citoyens font entende leurs voix.
Le PNUD
L’exercice d’une autorité politique, économique et administrative pour gérer les affaires de la
societe.c’est un concept large qui recouvre les structures organisationnelles et les activités du
gouvernement central, régional et local, le parlement et les institutions, les organisations et les
individus que comprend la société civile et le secteur prive dans la mesure ou ils participent activement
et influencent la conception de la politique publique qui affecte tout le peuple.
L’overseas
development
institute
Le terme de gouvernance se réfère a l’exercice d’une autorité légitime dans l’utilisation de la puissance
publique et la gestion des affaires publiques.il désigne a la fois un arrangement institutionnel, des
mécanismes consultatifs, des processus de formulation des politiques publiques et un style de
leadership politique.
Source : Lahlou Cherif,« Gouvernance des entreprises, Actionnariat et performances », www.fseg.univ-
tlemcen.dz, lu le : 20/03/17.
La notion de gouvernance s’inscrit dans une problématique assez large d’efficience et d’efficacité de
l’action publique, et concerne les rapports entre l’autorité et le pouvoir. La notion de gouvernance
repose en fait sur trois fondements ou postulats théoriques
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:
Le premier concerne l’existence d’une crise de gouvernabilité, c’est-à-dire la perte de centralité de
l’instance étatique et la moindre efficience et efficacité de l’action publique ;
La seconde montre que cette crise reflète l’épuisement des formes traditionnelles d’actions publiques
et le désillusionnement de l’opinion publique ;
Le troisième et dernier postulat concerne l’émergence d’une nouvelle forme de gouvernance qui soit
mieux adaptée au contexte.
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Cette nouvelle gouvernance se caractérise par le passage de « la tutelle au contrat, de la
centralisation à la décentralisation, de l’Etat redistributif à l’Etat régulateur, de la gestion de service
public à la gestion selon les principes du marché, de la « guidance » publique a la coopération des
acteurs publics et des acteurs privés
5
».
La gouvernance implique ainsi, aujourd’hui, une nouvelle organisation du pouvoir et une nouvelle
façon de gouverner la société. En somme, la gouvernance renvoie ici à ce qui pourrait être qualifde
nouveau paradigme de la gestion publique
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.
2. L’économie du marché et l’apparition de la gouvernance en Algérie.
Les nombreuses transitions à l’économie du marché qui se déroulent de nos jours et notamment en
Algérie doivent intégrer dans leur projets et les procédures qui en découlent cette multitude de
préoccupations théoriques afin de dépasser les hésitations, les blocages et les dérives qui peuvent
résulter du déroulement d’un processus insuffisamment maîtrisé au plan théorique et pratique et tout
dogmatisme serait synonyme d’échec assuré
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.
La répartition des responsabilités entre les « propriétaires restant à quai » et « les capitaines en
charge des expéditions». Cette dissociation entre les apporteurs de capitaux et les premiers managers
va nécessiter l’instauration de règles assez précises concernant, par exemple, la responsabilité en matière
de sinistre éventuel. Parallèlement, le commerce lointain a impliqué le recours au crédit indispensable au
financement des opérations. C’est la naissance des banques, d’ailleurs installées à l’origine dans les
grands ports italiens (Gênes, Venise) ou d’Europe du Nord (Amsterdam, Anvers, Hambourg, Londres).
Ces trois facteurs
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:
Séparation des propriétaires de l’organisation et des opérateurs ;
Éloignement physique des deux parties et;
Développement des banques et du crédit.
Dans cette partie nous examinerons trois phases du développement de l'Algérie qui ont conduit aux
réformes économiques: d'abord, une période marquée par une stratégie fondée sur le « développement
autocentré » (de 1967 à 1969), ensuite la phase ponctuée par des changements majeurs dans l'orientation
du développement (1980 à 1985) et enfin, celle qui marque une rupture profonde avec la stratégie
initiale du développement (1986 à nos jours)
Quel rôle pour l’Etat dans la consolidation de la gouvernance d’entreprise ?
L’Etat peut s’engager au côté des entreprises, comme une tutelle bienveillante afin de renforcer
leurs capacités de bonne gouvernance en répondant, dans le cadre des nouveaux instruments de
gouvernance, à trois principaux objectifs27 :
Anticiper : l’Etat, dans le cadre de l’anticipation peut se porter producteur d’études prospectives. Il
renseigne et informe les entreprises, sur l’avenir à moyen/long terme dans le domaine des marchés, des
techniques ou des mutations du futur susceptibles de les déstabiliser.
Produire des informations et des moyens de traitement adaptés : il s’agit de mettre l’accent sur les
procédures et les moyens de diffusion de l’Etat envers les entreprises, dans le cadre de l’IE.
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