
Les principales constatations sont les suivantes:
Le réchauffement du système climatique ne fait aucun doute. La température à la
surface du globe a augmenté d'environ 0,8 °C depuis 1880. Un grand nombre des
changements observés depuis les années 50 ne se sont jamais produits au cours
des décennies ni des millénaires précédents. Les concentrations de gaz à effet de
serre ont augmenté, l’atmosphère et les océans se sont réchauffés, les quantités de
neige et de glace ont diminué, la glace estivale de l’Arctique recule et le niveau de
la mer a monté.
Il est «hautement probable» (en d'autres termes, il est à présent certain à 95 % au
moins) que les activités humaines sont les principales responsables de la hausse de
la température superficielle observée au cours des 60 dernières années. La
concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté de quelque
40 % depuis 1750 du fait de l’activité humaine, presque exclusivement en raison de
l'utilisation de combustibles fossiles et de la déforestation.
Chacune des trois dernières décennies a été plus chaude que toutes les décennies
précédentes depuis le début des relevés instrumentaux, en 1850. Le réchauffement
s’est ralenti au cours des 15 dernières années, et il semble que cela s'explique dans
des proportions à peu près égales par les fluctuations des cycles naturels, tels que
les phénomènes El Niño/La Niña dans l’océan Pacifique, et par un effet de
refroidissement des éruptions volcaniques et par une activité solaire réduite.
Toutefois, les tendances à court terme ne reflètent généralement pas les tendances
à long terme. Des variations de température ont certes été observées au cours de
plusieurs périodes depuis 1901, mais la tendance générale demeure à la hausse.
Si les émissions de gaz à effet de serre sont réduites de façon significative,
l’augmentation de la température moyenne à la surface de la planète pourrait être
limitée, vers la fin du siècle, à une fourchette comprise entre 0,9 °C et 2,3 C par
rapport aux niveaux préindustriels et la hausse du niveau de la mer, à 30-50 cm
par rapport à 1986-2005. Toutefois, en l’absence de mesures, il existe 62 % de
chances pour que d'ici 2081-2100, la température soit supérieure de plus de 4C à
celle de l’époque préindustrielle, et il faut s'attendre à ce que le niveau de la mer
monte de 40 à 80 cm par rapport à 1986-2005.
Contexte
Le GIEC est l’organisme international de référence pour l’évaluation des informations
scientifiques, techniques et socio-économiques permettant de comprendre le phénomène
du changement climatique. Ses rapports d’évaluation reflètent l'opinion générale de
milliers de scientifiques dans le monde et s'appuient sur des publications scientifiques et
techniques évaluées par des experts couvrant de multiples lignes d’analyse et séries de
données. Pour son quatrième rapport d’évaluation, le GIEC a partagé avec l’ex-vice-
président Al Gore le Prix Nobel de la paix 2007.
Les projets de recherche financés par les 6e et 7e programmes-cadres de recherche ainsi
que par les programmes de recherche des États membres ont fourni une contribution
importante aux rapports du GIEC. Le changement climatique est un élément central du
nouveau programme-cadre pour la recherche «Horizon 2020», dont 35 % des ressources
financières seront allouées à des actions liées au climat.
Informations complémentaires
Vidéo de la déclaration du commissaire Hedegaard sur le rapport du GIEC concernant la
recherche scientifique sur le climat:
http://ec.europa.eu/avservices/video/player.cfm?ref=I081990