Uruguay WT/TPR/G/263
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I. ENVIRONNEMENT MACRO-ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE ÉCONOMIQUE
1) INTRODUCTION
1. Au cours de la période 2006-2010, l'économie uruguayenne a enregistré une croissance forte
et soutenue, supérieure à son taux de croissance potentiel estimé à 4% par an, pendant cinq des six
années de la période à l'examen. Le PIB a augmenté à un taux moyen annuel de 6,2%, bien supérieur
aux moyennes historiques. Le PIB par habitant a doublé, atteignant 11 996 dollars en 2010. Cette
tendance, maintenue tout au long de la période, ne s'est pas inversée pendant la crise mondiale de
2009: le taux de croissance du PIB a chuté à 2,6%, mais il a nettement remonté dès l'année suivante.
Le gouvernement prévoit que pour 2011 l'Uruguay enregistre à nouveau une croissance supérieure au
taux potentiel. Pendant la période à l'examen, le facteur déterminant pour la croissance a été la
demande intérieure.
2. Les indicateurs du commerce extérieur dénotent aussi des progrès importants, avec un
accroissement aussi bien des importations – en particulier de biens de consommation et de biens
d'équipement – que des exportations de marchandises et de services. En 2010, le taux d'ouverture a
atteint 50,9% du PIB. Les importations ont été tirées par la demande intérieure et les exportations par
la demande extérieure et les cours mondiaux des matières premières.
3. La stabilité macro-économique a favorisé les bons résultats de l'économie. Depuis 2005, des
objectifs d'inflation sont fixés, dans une fourchette de 4 à 6% par an. Cependant, bien que l'inflation
ait été maîtrisée, en 2011 elle a dépassé cette fourchette pour atteindre près de 8%. Cette
augmentation des prix est due à la fois aux pressions exercées par la demande intérieure et à la hausse
des cours mondiaux des produits alimentaires importés par l'Uruguay. En matière de change, le pays
a adopté un régime de flottement avec des interventions ponctuelles. Au cours de la période à
l'examen, l'évolution du taux de change a permis de modérer les pressions inflationnistes. Le dollar a
eu tendance à se déprécier au cours des dernières années, suivant ainsi la tendance d'affaiblissement
de cette devise au niveau mondial.
4. La bonne santé de l'économie et les politiques mises en œuvre dans le domaine social ont
permis d'obtenir des améliorations importantes. Les indicateurs pertinents montrent un recul de la
pauvreté: entre 2006 et 2010, le taux de pauvreté a chuté de 34,4% à 18,6%, tandis que le coefficient
de Gini tombait de 0,45 à 0,42. Les indicateurs relatifs à l'incidence de la pauvreté et de la misère
sont actuellement les plus bas d'Amérique latine, ce qui fait de l'Uruguay l'un des pays les plus
égalitaires de la région.
5. Des améliorations ont également été constatées en ce qui concerne le marché du travail. Le
taux d'emploi a augmenté de 8,9% au cours de la période 2006-2010, ce qui signifie que
221 172 nouveaux emplois ont été créés; le taux d'activité a augmenté de 4,8%. Par conséquent, le
taux de chômage est tombé à un niveau sans précédent (6,8% de la population active en 2010). En
outre, les revenus des ménages ont évolué à la hausse entre 2006 et 2010. D'après les données de
l'Enquête continue sur les ménages, les revenus provenant des salaires et des pensions ont progressé
de près de 25% entre 2006 et 2010.
6. À partir de 2005, il y a eu un accroissement significatif du niveau d'investissement. Sur la
période 2006-2010, le ratio formation brute de capital/PIB a varié entre 17,2% et 22,3% du fait
d'importants projets privés dans le secteur forestier et la construction. L'investissement étranger direct
Pour l'ensemble de la population urbaine (localités de 5 000 habitants ou plus).