
SVT - CMC
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De possibles révolutions thérapeutiques :
Les bouleversements qui ont marqué la neurologie ces quinze dernières années laissent
entrevoir de véritables « révolutions » thérapeutiques. C’est un optimisme prudent, mais
résolu qui guide aujourd’hui les chercheurs.
On voudrait savoir, tout d’abord, pourquoi les cellules souches nerveuses ne sont pas
« recrutables ». En culture, elles prolifèrent activement et se différencient dans de nombreux
types de neurones. Cependant, en cas de lésion, aucun signal ne semble capable de les
activer. Une meilleure connaissance de la biologie de ces cellules est donc nécessaires pour
espérer un jour de nouveaux traitements.
La thérapie cellulaire hépatique :
Après une greffe de moelle osseuse ou de cellules souches sanguines, on a pu observer chez le
receveur l’apparition de nouvelles cellules hépatiques ayant les caractéristiques génétiques du
donneur. On s’est donc rendu compte que les cellules du donneur étaient non seulement
capables de reconstituer la moelle osseuse, mais que certaines d’entre elles pouvaient aussi se
« transdifférencier » en cellules hépatiques.
Les cellules souches pancréatiques :
Le diabète est une affection grave et insidieuse. Il se caractérise par un excès de sucre dans le
sang. Il est provoqué par une diminution importante du nombre de cellules β, productrices
d’insuline*. Une piste thérapeutique actuellement suivie vise à reconstituer le stock initial de
ces cellules à travers les cellules souches présentes dans le pancréas.
*C’est l’hormone qui assure une bonne assimilation du glucose par notre organisme.
Les causes du diabète sont :
- soit la destruction auto-immune des cellules β (diabète type 1),
- soit la combinaison d’une résistance à l’insuline et d’une sécrétion inadéquate de cette
hormone (diabète type 2).
Un nouveau traitement pour les maladies cardiovasculaires :
On sait aujourd’hui qu’il existe bien des cellules souches dans le muscle cardiaque. On a
également découvert que des cellules de la moelle osseuse ont des propriétés extraordinaires :
non seulement elles participent à la formation des cellules du sang, mais encore, elles peuvent
se déplacer via le courant circulatoire, s’arrêter dans d’autres organes et donner naissance à
des cellules de ces organes. De nombreux chercheurs pensent qu’on pourrait utiliser ces
cellules souches pour « réparer » le muscle du cœur après un infarctus.
De nouvelles cibles pour lutter contre le cancer :
Le cancer s’accompagne d’une accumulation de cellules qui forment une masse, une tumeur.
Cette tumeur détruit l’organe où il se développe puis se propage dans le reste du corps par les
mécanismes de la dissémination métastatique.