Fiche de lecture du 02.12.2005
Lucyna WOJCISZKIEWICZ
Méditerranée et mer Noire entre mondialisation et régionalisation : actes du
colloque international d'Antalya
PRÉSENTATION
Le colloque international d’Antalya a eu lieu en septembre 1997 sur le thème « Méditerranée et Mer Noire entre
mondialisation et régionalisation ».
Les communications étaient organisées en cinq parties :
- la dialectique Mondialisation-Régionalisation qui définie la problématique,
- les premiers pas de la mondialisation qui offre un cadre historique,
- les enjeux de l’ouverture économique qui montre les évolutions de l’économie grâce à la mondialisation,
- les impacts institutionnels et sociaux qui expose les effets de la globalisation dans le domaine juridique, politique et social et
enfin
- les espaces en transformation.
La première partie (sept communications) vise à présenter « la régionalisation comme la résistance de solidarités de
proximité dans le cadre plutôt que contre la régionalisation ».
La seconde partie (quatre communications) concerne l’histoire et la sécurité extérieure des régions présentées. Ainsi on voit
que l’intégration de la ville d’Izmir s’est faite à partir du XVIIIe siècle et que « l’ouverture de l’Irak au marché mondial » a
commencé dès les années 1950.
La troisième partie (sept communications) analyse les conséquences de la globalisation sur l’agriculture, l’industrie agro-
alimentaire et les marchés financiers.
La quatrième partie (cinq communications) se penche sur les institutions, le domaine social la démocratie et l’administration.
La cinquième partie (six communications) traite de l’aspect géopolitique en présentant six espaces touchés par la
problématique du colloque à savoir les Balkans, l’espace libanais, la frontière turco-orgienne, les pays du Caucase et l’Asie
centrale, les nouveaux pays issus de l’éclatement de l’URSS et la Bulgarie.
PREMIÈRE PARTIE : LA DIALECTIQUE MONDIALISATION - RÉGIONALISATION
Marcel Bazin : Formes de la mondialisation et niveaux d’organisation en méditerranée et en mer noire
L’objectif du colloque a été de situer la Turquie et ses voisins du Sud, les pays du Proche-Orient et du nord, les Balkans et le
bassin de la Mer Noire par rapport aux champs de forces qui agissent sur cet ensemble territorial et qui ont trait à la
mondialisation (ou globalisation en anglais).
On étudiera ces phénomènes à différentes échelles aussi bien du point de vue géographique, économique, politique,
sociologique et historique pour se rendre compte que la mondialisation ne date pas d’hier.
On a souvent étudla mondialisation en se concentrant sur des espaces tels que la Triade et ses marges latino-américaines
ou est-asiatiques. Les espaces du Proche-Orient n’ont été que peu abordé et ceux de la Mer Noire seulement dans le cadre
de « portion de l’ex-bloc communiste ».
I MONDIALISATION ET RÉGIONALISATION, QUELQUES RÉFLEXIONS THÉORIQUES
Définir le phénomène de globalisation cf. La Mondialisation au-delà des mythes puis s’interroger sur les rapports entre
mondialisation et régionalisation.
1. La mondialisation économique des années 1990 : globalisation ou interdépendance
Le succès du mot mondialisation vient du fait d’une série de nombreux changements allant dans le sens d’une
internationalisation toujours plus marquée.
Cela se voit par l’accroissement en volume du commerce international et se traduit par la stratégie des FMN à « vendre la
même chose de la même manière partout » : c’est le premier sens du terme globalisation. Les multinationales ne se contentent
donc pas de vendre à l’étranger, elles implantent des établissements directement dans les pays concernés et en y faisant des
investissements directs aussi bien dans de nouvelles unités de production que dans la R&D. Les IDE sont cependant
rapidement dépassés par les flux financiers. Cette « internationalisation des marchés financiers semble être le terme ultime de la
globalisation ».
Pour résumer le phénomènes de FMN contrôlant tout l’espace économique laissant peu de marge aux forces
politiques et sociales on peut se référer à l’expression « A l’État-providence semble s’être substitué le Marché-destin » de
Patrick Viveret.
Néanmoins l’espace mondial « globalisé » est loin d’être équilibré et est souvent très inégalitaire morcelé entre la
Triade et les « multipériphéries ». D’autres pays viennent de temps en temps s’ajouter à la Triade, il s’agite des pays
émergents (Canada, Mexique, Brésil), des « nouveaux Dragons » (Singapour, Taïwan, Hong-Kong), de la Chine, de la Corée
du Sud tandis que le reste du monde connaît des « évolutions très diversifiées ».
L’échelle utilisée en terme d’États reste pourtant parfois encore imprécise et certains, comme François Ascher,
s’accordent à penser que « l’économie mondialisée [est] comme une économie d’archipel » ou comme Saskia Sassen qui
définit une « cité globale : agglomération géante qui est à la fois le moyen et le résultat de la globalisation » (ce sont New
York, Londres et Tokyo).
2. Un phénomène qui ne se limite pas au champ économique
La mondialisation économique comporte, en plus d’aspects quantitatifs, des aspects qualitatifs représentés par des
modèles de consommation et plus particulièrement « l’American way of Life ». La diffusion massive de ce mode de vie est
dûe à la « toute puissance des médias et au progrès des technologies de communications ». Pour Marshall McLuhan la
planète est réduite au « village global » et d’après Armand Matelard, « l’économie-monde repose sur une communication-
monde ».
Ainsi alors que dans le domaine économique les champs d’action sont assez bien répartis ente la Triade, l’Amérique
domine entièrement dans les domaines politiques et culturels.
De ce fait, on peut parler de deux mondialisations qui mettent en scène un « champ de force interétatique actuellement
dominé par les Etats-Unis et un réseau d’échanges économiques et financiers ».
Un autre aspect de la mondialisation est aussi « la prise de conscience écologique ». En partant de réactions
défensives face à des désastres écologiques deux autres idées s’y sont ajoutées : l’inutilité des frontières « dès que les
phénomènes naturels sont en jeu » et « la perception de la nature comme un patrimoine, un héritage commun à toute
l’humanité qu’il convient de préserver et de valoriser ». En conséquence beaucoup de scientifiques se sont posé la question
du « changement global » (global change) et plus tard du développement durable.
3. L’analyse historique
La mondialisation s’est affirmée progressivement par phases.
L’ouverture internationale des grandes firmes date, par exemple, des années 60 mais la principale différence avec le
monde actuel est l’explosion de la croissance des flux financiers « détachés de toute activité productive ».
« L’invasion du monde par les produits matériels et culturels de l’Amérique » et le fait que la société de
consommation à l’américaine était ancré dans le quotidien a provoqué une crise de rejet mais celle-ci n’a pas eu les effets
escomptés, elle a juste participé à dégager l’idée de « développement durable ».
Par ailleurs deux dates ont édes précédents à l’ouverture du monde, il s’agit de 1492 (découverte des Amériques
et période des « Grandes Découvertes ») et de 1453 (chute de Constantinople, fin d’un « empire-monde »).
4. Les formes de régionalisation, résistances identitaires ou accompagnement de la mondialisation
Examinons la « pertinence des différents niveaux spatiaux d’identification et d’action » et « dans quelle mesure cette
identification s’inscrit dans le cadre de la mondialisation ou contre elle ».
Le premier niveau serait celui des États-nations mais il est incontestable que ces-derniers se retrouvent
considérablement affaiblis aussi bien dans le domaine économique que culturel ou politique. En effet on constate que les
États-nations doivent faire face à deux phénomènes « complémentaires et non contradictoires » comme on aurait tendance à
le penser : « l’uniformisation culturelle » et le « repli identitaire ».
La région prend de ce fait ici la finition d’un groupe d’individus ayant des similitudes linguistiques, religieuses,
ethniques... mais elle peut aussi s’exprimer sans particularisme culturel mais tout simplement par découpage géographique
où les individus demande une réforme des institutions, « la Région devient alors une institution politique ».
Mais le terme région peut aussi avoir une autre signification, on change d’échelle et on englobe plusieurs pays dans
une aire géographique. La « dénomination de ces aires correspond à des critères d’identification variés : morceaux de
continent, position (souvent par rapport à l’Occident), massif montagneux, bassin maritime... »
C’est ce dernier cas qui va être étuddans ce colloque à savoir deux bassins adjacents : « ceux de la Méditerranée
orientale et la Mer Noire à la fois séparés et réunis par l’Asie mineure (Anatolie).
« Le constat de telles solidarités peut pousser plusieurs États voisins à passer des accords de nature et de contenu variés. »
Les accords économiques prennent le dessus sur les accords politico-militaires et évoluent dans le sens d’une intégration
régionale de plus en plus poussée. Quelques exemples : la CECA, l’ALENA, le MERCOSUR, l’ANSEA, l’APEC...
Ainsi on peut dire que la « mondialisation invite les individus, les groupes sociaux, les entreprises ou les décideurs
politiques à jouer sur la multiplicité des échelles, à la fois niveaux de référence et cadre d’action ».
II LES IMPACTS DE LA MONDIALISATION EN MÉDITERRANNÉE ORIENTALE ET EN MER
NOIRE
Les pays de la Méditerranée orientale et de la Mer Noire sont-ils susceptibles de jouer le même rôle de multipériphérie pour
l’Europe occidentale que les « nouveaux Dragons » pour le Japon en Extrême-Orient ou les pays d’Amérique latine pour les
Etats-Unis ?
1. Ouverture économique et libéralisme
L’aire d’étude que le colloque a observé affect un ensemble de pays où le poids de l’État était traditionnellement fort et dans
bien des cas la mondialisation n’a pas été subie mais voulu par les dirigeants en place.
Dans presque tous les cas l’ouverture extérieure va donc de pair avec un mouvement de privatisation de l’économie
à l’intérieur mais le rôle de l’État n’a pas pour autant disparu.
On pourra ainsi comparer les différents aspects de l’internationalisation en Turquie aux formes de
l’internationalisation dans les autres pays.
2. Les nouveaux horizons politiques
Partout les frontières témoignent de l’interférence d’enjeux mondiaux et d’enjeux régionaux ou locaux. Encore plus que le
tracé des frontières, ce qui compte est le contenu des territoires qu’elles séparent, leur contenu politique, c’est-à-dire la
nature des régimes, leur organisation institutionnelle, leur orientation idéologique, leur fonctionnement effectif et aussi leur
contenu économique et stratégique.
Or pendant quarante ans la Guerre Froide a séparée l’aire d’étude et « le jeu politique international au Moyen-orient
ressemblait à une partie d’échecs aux pièces entremêlées et mêlée de reversi, ce jeu où l’objectif est de retourner à son profit
des pièces de l’adversaire ».
Mais depuis le bloc soviétique s’est effondré et on peut se demander dans quelle mesure le vide ainsi laissé a-t-il été
réoccupé par les Etats-Unis confortés dans leur positions de puissance hégémonique mondiale ?
Quelle est aujourd’hui l’attitude des Etats-Unis vis-à-vis des divers pays de la gion, et inversement quelles relations ces
pays ont-ils cherché à nouer avec le géant américain, mais aussi avec d’autres partenaires pour tenter de faire face à son
influence ?
De plus le processus de paix engagé au Proche-Orient a eu un écho considérable dans tout le bassin méditerranéen
et au-delà et peut amorcer des recompositions politiques et économiques.
Outre les considérations d’ordre « macropolitiques » il faudra aussi s’intéresser à l’échelle « micropolitique ». On peut ainsi
observer puis analyser les mutations du système politique turc après en avoir précisé le cadre.
Pourtant l’inconvénient de la vie politique c’est qu’elle a souvent ses propres règles et souvent il y a un décalage entre sphère
politique et société civile ou « vraie vie des citoyens ».
3. Aspects culturels
Uniformisation culturelle et résistance identitaire est une dialectique qui est très importante dans les espaces étudiés car ils
se trouvent à l’intersection de plusieurs aires culturelles. Cette composante culturelle, qui conditionne largement
l’acceptation de la mondialisation économique et politique et la capacité d’agir dans ce cadre est très importante : bien des
échecs s’expliquent par des blocages culturels.
La mondialisation culturelle est-elle forcément à sens unique ? Chaque culture n’a-t-elle pas des richesses à offrir en
partage au reste de l’humanité ?
4. La prise en compte des problèmes de santé et d’environnement
La mondialisation consiste également à relever des défis d’échelle planétaire concernant la biologie et l’environnement, mais
par des actions qui devront être menées localement.
L’alimentation tient ainsi une place essentielle parmi les questions de santé : il est indispensable de pouvoir assurer
des disponibilités alimentaires quantitativement et qualitativement satisfaisantes aux populations.
Depuis la chute du gime communiste des saccages de l’environnement ont été constatés dans de nombreux pays
(Roumanie ...) mais avant la mise au point de mesures curatives ou même préventives il faut tendre vers une gestion globale
de l’environnement.
III DIVERS NIVEAUX D’ORGANISATION TERRITORIALE FACE A LA MONDIALISATION
Face à cette mondialisation aux multiples facettes, quelle est la pertinence des différents niveaux d’organisation territoriale ?
1. Le niveau supra-étatique : les tentatives d’organisation régionale
Il faut distinguer « deux Europes » (Europe orientale des Balkans et de la Mer Noire à côté de l’Europe occidentale) et
« deux Asies » (L’Asie centrale ex-soviétique à côté de l’Asie occidentale autrement dit du proche Orient).
Des pays comme la Turquie se sont tout d’abord tournés vers l’Europe comme association régionale et la Turquie
reste malgré tout dans le « deuxième cercle » des États liés à l’Union Européenne par des accords affichant l’adhésion
comme objectif à terme.
Ensuite on peut étudier l’Europe orientale avec la Zone de Coopération Économique des Pays Riverains de la Mer
Noire (ZECMN).
Ce qu’on cherche à savoir ce sont quelles relations économiques, humaines et politiques se sont développées au
cours des cinq dernières années dans ce bassin de la Mer Noire.
Du côté du Moyen-Orient la coopération interarabe continue de se développer.
2. Le niveau infra-étatique : revendications identitaires et émergences des régions
La pays des pays de la zone étudiée à part l’Égypte, comportent des minorités ethniques relativement importantes et d’autres
même sont un agrégat de minorités, sans groupe majoritaire.
L’énergie revendicatrice des groupes minoritaires n’est pas forcément proportionnelle à leur population totale ou à
leur poids dans tel ou tel pays. La configuration de leur territoire et le degré de mixité des ethnies jouent également.
Des régions peuvent également tenir leur identité d’une personnalité économique, on s’interrogera ainsi sur la
réalité en tant qu’espace économique et sur les stratégies d’affirmation régionale de la Turquie.
Un autre point à traiter est l’organisation urbaine avec des réseaux plus ou moins hiérarchisés qui organisent
l’espace. C’est bien en fonction de leur armature urbaine que les États de grande dimension ont besoin d’un échelon régional
dans la hiérarchie des territoires.
Un des effets de la mondialisation est la tendance à la métropolisation qui se caractérise par la concentration de fonctions au
niveau national et au niveau international.
3. Des États-nations sur la défensive mais toujours bien présents
D’un côté les États paraissent affaiblis mais ils restent tout de même le cadre de référence.
Jacques Thobie : Les frontières en Méditerranée orientale et en Mer Noire, enjeux régionaux et enjeux
mondiaux
I UNE FRONTIÈRE A ENJEU RÉGIONAL DEPUIS LE DÉBUT DU SIÈCLE
II ENJEUX ALTERNATIFS AUJOURD’HUI RÉGIONAUX
III ENJEUX ALTERNATIFS AUJOURD’HUI MONDIAUX
Salgur Kançal : La Turquie méditerranéenne : affirmation régionale et ouverture internationale
I INTERNATIONALISATION, MULTINATIONALISATION, GLOBALISATION
1.1. Internationalisation : mouvement fort ancien dans la région
1.2. La présence des activités multinationales
1.3. La globalisation : nouveau défi pour les régions intra-étatiques
II LES ATOUTS ET LES FAIBLESSES FACE A LA MONDIALISATION ET A LA RÉGIONALISATION
2.1. Les ressources humaines
2.2. L’accumulation du capital
2.3. Système productif
III MONDIALISATION AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL ?
3.1. La régionalisation une réponse au défi de la mondialisation
3.2. La mondialisation peut-elle être au service du développement humain dans la région ?
CONCLUSION
Aydin Ceçen : La Turquie entre la Méditerranée orientale et l’Asie centrale : intégration et rupture
INTRODUCTION
LA TURQUIE ET L’EMERGENCE DU MONDE TURCO-MUSULMAN
L’évolution de l’État turc; mutation endogène
Commerce extérieur et les caractéristiques des marchés régionaux
REMARQUES TERMINALES
Samir Saul : Les perspectives d’intégration économiques en Méditerranée orientale à la lumière des
derniers plans de développement des pays de la région
I. UNE RÉGION (DES RÉGIONS ?) EN QUÊTE D’INTÉGRATION
II. LES PLANS DE DÉVELOPPEMENT
A. La Syrie
B. La Grèce
C. Chypre
D. L’Égypte
E. La Jordanie
F. Le Liban
G. La Turquie
CONCLUSION
Michel Chatelus : La Méditerranée orientale et le Mer Noire dans la géopolitique des hydrocarbures
PRESENTATION
I.1) Le Marché mondial des hydrocarbures : abondance et régulation marchande
I.2) La fin du risque de « choc pétrolier » ?
II. PERSPECTIVES MAJEURES DE LA QUESTION DE L’ACCÈS AUX RESSOURCES, DU TRANSPORT
ET DU TRANSIT EN MÉDITERRANNÉE ORIENTALE
II.1) Typologie des situations
II.2) Acteurs du transit et stratégies en méditerranée orientale
Les États détenteurs de ressources à explorer, exploiter et exporter
Les pays de transit.
Les puissances d’influence
III. L’ÉGYPTE ET LA TURQUIE : PAYS PIVOTS ET CARREFOURS ÉNERGÉTIQUES EN
MÉDITERRANÉE ORIENTALE
III.1) La Méditerranée Orientale : ascension, déclin et potentiel d’une zone de transit
III.2) L’Égypte : producteur, exportateur et pays de transit
III.3) La Turquie, acheteur d’hydrocarbures et pays de transit
III.4) Le pétrole de la Caspienne, la Méditerranée Orientale et la Turquie
OBSERVATIONS TERMINALES
Jean-François Perouse : L’internationalisation de la métropole stambouliote : expressions et limites
I) L’INTERNATIONALISATION EN COURS : POTENTIALITÉS ET MODALITÉS. LA POLARISATION
CROISSANTE DES PERSONNES, DES CAPITAUX, DES ACTIVITÉS RARES ET DES MARCHANDISES
A. Une internationalité
de facto
? La réactivation des atouts du site et de la situation ?
1) La croisée stambouliote redécouverte ?
2) Un carrefour construit, réactivé, et des héritages forts
B. Nouveaux flux de personnes, nouvelles migrations et nouvelles populations étrangères (résidentes ou
intermittentes)
1) L’affirmation d’un grand centre touristique international
2) Nouvelles migrations internationales, nouvelles populations résidentes / semi-résidentes : un
autre cosmopolitisme
en gestation ?
3) Le rôle des émigrés (anciens ou actuels) et les liens avec l’Europe occidentale
C. L’émergence d’une place de congrès et de foires et la multiplication des manifestations à portée
internationale
1) Les foires et autres expositions internationales : le monopole d’Istanbul ?
2) La volonté d’organiser des congrès internationaux et de prestigieuses manifestations :
prétentions et réalités
D. Un centre de conception (technologique)... à naître et un foyer ardent de rayonnement culturel
1) Un « rattrapage technologique » amorcé ?
2) Le renforcement du rayonnement intellectuel et culturel
E. Des fonctions de direction et de décision aux plans économiques et financiers ?
1) Investissement et autres flux de capitaux : la grande polarisation stambouliote ?
2) Le souci d’être le « centre financier de l’Eurasie »
3) Le transfert des fonctions de direction des grandes entreprises nationales : Ankara détrônée ?
4) Istanbul, tête de pont et base arrière ?
5) Une place commerciale internationale en gestation ?
II) INDICES, OBSTACLES ET LIMITES DE L’INTERNATIONALISATION
A) La modification de la « silhouette urbaine », les recompositions spatio-fonctionnelles et les
bouleversements du marché foncier
1) La multiplication des « gratte-ciel » (appelés
gökkafes
ou
gökdelen
)
2) L’essor de l’immobilier de bureaux et de l’architecture commerciale de standing
3) Les recompositions spatiales induites : l’éclatement des centralités ?
4) Procès d’individuation, fragmentation de l’espace et conséquences sur les marchés fonciers et
immobiliers
B) Les disfonctionnements internes à l’aire urbaine
1) Des transports intra-urbains en site propre, incohérents
2) Un réseau routier saturé et mal entretenu ?
3) La question non résolue de l’alimentation électrique (en continu)
C) Les carences du système de transport international, inter-urbain et du système de télécommunications
1) La question des aéroports internationaux et l’absence d’un complexe portuaire digne
d’Istanbul
2) Un réseau de télécommunications encore en construction
3) Une infrastructure de services aux entreprises insuffisante
D) La concurrence proche et lointaine
E) Les limites « socioculturelles », politiques et institutionnelles
DEUXIÈME PARTIE : LES PREMIERS PAS DE LA MONDIALISATION
Elena Frangakis-Syrett : Les réseaux commerciaux et l’intégration au marché mondial de la
Méditerranée orientale, un aperçu historique
ÉVOLUTION HISTORIQUE D’INTÉGRATION
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