
B) Les flux de marchandises : une expansion rapide
L’essor des flux internationaux de marchandises est considérable depuis plusieurs décennies
(2002 : 6400milliards $). Ceci est lié à la levé des obstacles douaniers, des investissements
des grandes entreprises et la baisse des coûts de transports (trafic aérien et maritime : +40%
depuis 1990). D’où la formation de centres logistiques multimodaux comme le pôle de Roissy
(grands entrepôts, 12600salariés, zone connectée aux principales voies de communication
comme le TGV, l’autoroute A1, l’aéroport de Roissy et le RER B).
La mondialisation des échanges concerne aussi le trafic de produits illicites comme le trafic
de stupéfiants (carte 4 pages 19) : cocaïne (produite en Colombie, au Pérou et en Bolivie),
héroïne (en Afghanistan, au Pakistan et en Birmanie) et cannabis (Maroc, Liban et Afrique
noire). Mais elle concerne aussi le trafic des contre façon (Chemise Lacoste et sac Vuitton).
Carte 1 pages 18 :
Ces flux sont polarisés par la Triade et la façade orientale de l’Asie (19 Etats=70% des
échanges mondiaux dont 40% pour l’UE). Les pays en voie de développement sont
marginalisés par les coûts de transport.
C) Les flux informels : capitaux et informations
-Globalisation des informations et des images qui circulent par les câbles téléphoniques ou par
les satellites (NTIC : nouvelle technologie de l’information et de la communication).
Ceci grâce à Internet (+d’1milliards d’internaute en 2004 dont 23millions en France en 2002
et 500milliards de pages) mais aussi à la télévision et les grandes chaînes internationales
(CNN-1er réseau mondial avec 161millions de foyers hors USA ; BBC World : 58bureaux,
250correspondants, Al-Jazira (Qatar) et le projet de création d’une chaîne française en 2006).
-Mais ce sont surtout les capitaux qui alimentent l’économie mondiale par la création d’un
système de communication reliant les places boursières 24/24h (Wall street à New York,
Tokyo, Paris, Francfort, …) ce qui permet aux investisseurs de profiter de la mobilité des
capitaux au-delà de leurs frontières à la recherche du meilleur profit pour leurs placement
d’où la possibilité de crises soudaines comme en Asie du Sud-Est. Cette globalisation
financière (définition pages 28) concerne surtout les pays riches (plus sûrs et plus stables).
Une partie de ces fonts circulent de manière illégale pour bénéficier d’une fiscalité très
avantageuse dans certains micro-Etats qui sont devenus des paradis fiscaux (pages 31).
II) Les acteurs de la mondialisation
A) Le développement des firmes transnationales (FTN)
Une FTN est une entreprise exerçant ses activités dans plusieurs Etats qui, directement ou
indirectement (filiale ou sous-traitance : Nike 63000 avec 820000 filiales a l’étranger), réalise
2/3 du commerce mondial (production> PIB de certains Etats)
Exemple : Exxon Mobil>PIB du Pakistan ; General Motor>PIB de l’Algérie
Elles font des implantations d’usines de montage dans les pays à la main d’œuvre bon
marché, qui ont une demande intérieure significative ou qui ont une certaine compétence.
Elles gèrent l’espace mondial en s’adaptant aux goûts culturels, aux habitudes des
consommateurs, à la résistance des citoyens et des Etats.
Elles conservent un ancrage national important, les 100 premières FTN réalisent 51% de leurs
ventes a l’étranger mais 60% de leurs employés sont dans leur pays d’origine.