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DEVELOPPEMENT STRUCTURE
Le 1/5ème le plus riche de la population mondiale dispose de 85% des richesses, alors que le 1/5ème
le plus pauvre ne dispose que de 1,4% des richesses. Dans un développement structuré vous vous
interrogerez sur le sujet suivant :
"La mondialisation parvient-elle à réduire les inégalités entre pays " ?
La mondialisation semble incontournable aujourd'hui. On appelle mondialisation le processus
d'ouverture des économies nationales par lequel les grands groupes multinationaux organisent la
production à l'échelle du monde. L'évolution de la mondialisation se caractérise par un triple
processus de libre circulation des biens et services, de globalisation financière (les capitaux circulent
librement dans le monde).et d'internationalisation des entreprise. Si les pays développés, mais
également les pays en développement et les pays émergents semblent avoir profité de ce processus,
il n'en est pas de même de même de certains pays localisés notamment sur le continent africain.
Aujourd'hui de plus en plus de voix s'élèvent contre les inégalités de développement et mettent
l'accent sur la situation dramatique des pays les plus pauvres. On peut donc légitimement se
demander si la mondialisation a permis de réduire les inégalités entre les pays comme le prouvent la
situation de certains pays, ou si, au contraire, elle contribue à les accentuer. Ce sont ces deux points
de vue qui seront examinés.
I.- La mondialisation source de réduction des inégalités entre les pays :
Il est à noter tout d'abord qurl'OMC tient compte des inégalités de développement en donnant
des préférences aux PVD. Par exemple la clause de la nation la plus favorisée ne s'applique pas à
ces pays. Ainsi un pays peut accorder un avantage à un PVD sans l'accorder aux autres pays
appartenant à l'OMC
D'autre part, la mondialisation a généralement contribué au développement et à
l'enrichissement des pays développés, mais également aux NPI qui ont rejoint pratiquement le
groupe des pays développés et aux pays émergents (BRIC : Brésil, Russie, Inde, Chine) .
A) Les effets bénéfiques de la mondialisation dans les pays développés :
L'ouverture des frontières a confirmé les théories traditionnelles du commerce international
des avantages comparatifs de Ricardo et de la dotation des facteurs de production selon la théories
d'HOS; ces théories mettent en évidence que les échanges internationaux sont profitables aux
différents pays. Les faits semblent l'avoir prouvé. .En effet, la réduction des droits de douane et la
suppression progressive des restrictions quantitatives est allée de pair avec une très forte croissance
économique pendant les trente glorieuses, ce qui donne raison aux thèses libre échangistes. Les
entreprises ont trouvé de nouveaux débouchés et de nouveaux emplois, liés aux exportations, ont
été créés.
Les entreprises deviennent plus compétitives grâce à la duction du coût de leurs
consommations intermédiaires (matières premières, machines). Pour les ménages, la spécialisation
internationale du travail qui rend les produits moins chers est source d'accroissement de leur pouvoir
d'achat et d'un élargissement de leurs choix. Ils peuvent ainsi acheter plus facilement des produits
étrangers à des prix intéressants.
Quant à la mondialisation de la production, elle permet la stimulation et la diffusion des
innovations, ce qui est source de gains de productivité et facteur de croissance économique. De plus
l'implantation d'entreprises étrangères crée des emplois dans le pays.
Enfin, la libre circulation des capitaux a permis aux épargnants de placer avantageusement
leur épargne et de s'enrichir.
Qu'en est-il des pays anciennement en développement (NPI, pays émergents) qui semblent
avoir eux aussi bénéficié du processus de mondialisation.
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B) Les effets bénéfiques de la mondialisation sur les anciens pays en développement :
Ces pays qu'on appelle "émergents" (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui sont en très forte
croissance et d'autres, qu'on appelait NPI (Singapour, Taiwan, Hong-Kong) ont connu grâce à leur
insertion dans le commerce mondial une forte augmentation de leur richesse,.sans compter la Chine
qui affichait un taux de croissance de 10% en 2007. Ils se sont d'abord spécialisés dans des
productions à faible valeur ajoutée (textile) pour mettre en valeur le facteur de production dont ils
disposaient en abondance, la main d'œuvre, conformément à la théorie d'HOS. Ce n'est que par la
suite qu'ils se sont spécialisés dans des produits plus sophistiqués (informatique par exemple)
Cependant, ces pays ont, dans un premier temps, adopté une politique protectionniste, pour
protéger leurs industries naissantes. Ce n'est que plus tard qu'ils ont été obligés d'ouvrir leurs
frontières aux pays riches pour satisfaire une demande des ménages en forte croissance.
De même parmi les anciens pays communistes la transition vers le capitalisme semble avoir
abouti à une amélioration de leur niveau de vie.
Malgré ces résultats encourageants, la mondialisation est de plus en plus remise en cause et on
l'accuse spécialement de renforcer les inégalités.
II.- Les effets pervers de la mondialisation :
Même dans les pays qui ont en bénéficié, la mondialisation a des effets pervers dans la
répartition des richesses? Quant aux pays les plus pauvres ils semble être les grands perdants de ce
processus qui semble les avoir enfoncé irrémédiablement dans le sous développement. Il convint
donc d'analyser ces effets pervers à l'intérieur des pays puis entre les pays
A) Les effets pervers de la mondialisation à l'intérieur des pays :
Dans les pays développés, on lui reproche généralement, comme au libre échange, de
favoriser le dumping social, ce qui va créer du chômage. Elle rend inefficaces les politiques
keynésiennes de relance par la demande car la hausse de la demande ne se dirige pas forcément
vers des produits nationaux. En conséquence, la relance profite souvent aux pays voisins. Comme le
libre échange, la mondialisation freine donc la lutte contre le chômage.
Il est à noter également que la globalisation financière qui entraîne des mouvements de
capitaux incontrôlés empêche les gouvernements de mener une politique monétaire efficace. Le
financier prédomine sur le réel, d'où crises boursières, spéculation des grands groupes financiers au
détriment des salariés,
D'autre part, les risques écologiques sont également mis en évidence. La mondialisation aurait
plutôt été génératrice de dégâts environnementaux : effet de serre, risque de perturbation des
courants marins, perte de biodiversité, déforestation.
Enfin, on reproche à la mondialisation d'empêcher les mouvements sociaux de s'exprimer,
d'empêcher la lutte des classes, ce qui risque, à terme, de détruire les protections sociales mises en
place dans les Etats développés. On lui reproche également d'être la cause des inégalités de
revenus à l'intérieur des pays développés (dirigeants / employés, travailleurs qualifiés / travailleurs
non qualifiés) et de l'exclusion d'une partie de la population.
Quant aux pays émergents à que la mondialisation aurait aidé à sortir du sous-
développement, les experts pensent que, malgleur fort taux de croissance, même en 2050, le PIB
par habitant de ces pays n'aura pas rattrapé celui des pays développés.
C'est, cependant pour les pays les plus pauvres qu se pose surtout le problème de la
mondialisation qu'on accuse de creuser les écarts entre les pays.
B) Les effets pervers de la mondialisation quant à la réduction des inégalités entre les pays :
L'ONU a dénombré 49 PMA situés principalement en Afrique subsaharienne (Niger, Soudan,
Tchad) et en Asie du sud (Népal, Cambodge, Afghanistan). La mondialisation, non seulement n'a
pas profité à ces pays, mais elle serait même la cause de leur enlisement et l'écart entre le Nord et le
Sud ne cesse de s'accentuer. Plusieurs explications sont avancées.
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Tout d'abord, la théorie des avantages comparatifs de Ricardo et la théorie des dotations de
facteurs de Heckscher - Ohlin - Samuelson (HOS) ne sont pas profitables à tous les pays. Les pays
les plus pauvres sont principalement spécialisés dans les produits agricoles et les matières
premières à faible valeur ajoutée, alors que les produits industrialisés ont une valeur ajoutée
de plus en plus grande. Il en résulte une dégradation de plus en plus importante des termes de
l'échange. Ainsi, certains pays parmi les PMA ne sont spécialisés en rien du tout. Ils dépendent
entièrement de l'étranger et s'endettent de plus en plus. Les échanges
D'autre part, la mondialisation (GATT, OMC) s'est faite sans les pays pauvres dont la
structure économique ne correspond pas aux besoins du marché mondial. Leur ressource
économique principale, l'agriculture, reste dominée par les stratégies protectionnistes des pays
riches, sauf pour les cultures propres aux pays pauvres.
Il est à noter enfin, que les pays pauvres auraient besoin d'investissements directs créateurs
d'emplois. Or c'est souvent le contraire qui se passe. En effet les firmes multinationales qui s'y
implantent restent liées à leur pays d'origine d’où elles font venir les cadres et vers les quels elles
renvoient leurs bénéfices, et ne contribuent donc pas au développement économique du pays. Non
seulement elles ne créent pas d'emplois mais elles détruisent de petites entreprises artisanales
locales et donc créent plus de chômage. L'économie de ces pays s'en trouve désarticulée, c'est-à-
dire, coupée en deux : l'économie à faible productivité (celle des villes et celle du secteur traditionnel)
et l'économie très productive celle des entreprises multinationales. C'est ce qu'on appelle le
dualisme.
Pour réussir leur développement, il conviendrait de mettre en place une véritable stratégie de
développement qui nécessite tout d'abord de trouver des remèdes à la famine, à la pauvreté et à la
maladie. Un rapport de l'ONU montre que l'amélioration de la santé est la condition indispensable au
développement des pays les plus pauvres Il faudrait également organiser des programmes
d'éducation. Enfin est née, initiée par les organisations non gouvernementales (ONG), la notion de
commerce équitable et de développement durable.
Conscients de la gravité de leur situation, les pays du Sud, au cours d'une réunion de l'OMC à
Cancun (Mexique), se sont, pour la première fois, unis pour faire échouer les négociations sur le
commerce mondial, jugées trop favorables aux pays du Nord. Les négociations de Doha ont mis en
évidence que le droit de protection des brevets concernant les médicaments et que revendiquent les
industries pharmaceutiques, prive une grande partie de l'humanité de l'accès aux médicaments faute
de solvabilité.
La mondialisation est inéluctable et irréversible. Nous vivons déjà dans un monde
d’interconnexions et d’interdépendances à l’échelle de la planète. Cependant, les théories du libre-
échange qui prônent l'idée du rattrapage possible pour les pays en développement ne semblent pas
vérifiées pour les PMA. La mondialisation ne profite donc pas à tous les pays. Des territoires ou des
populations qui n’ont pas d’« avantage comparatif », pas de pouvoir d’achat ou pas de matières
premières disparaissent dans des trous noirs. La théorie selon laquelle les pays pauvres sont à un
stade moins avancé du développement et devraient passer par toutes les étapes intermédiaires
avant d’arriver au niveau de développement des pays industrialisés ne semble pas confirmée du tout.
Loin de rattraper les pays développés, comme le voudrait cette théorie, ils sen éloignent
irrémédiablement. La mondialisation dont rêvent les altermondialistes, qui consisterait en un monde
uni, un monde formant un vaste village planétaire, un monde sans frontière, solidaire, juste et en paix
paraît bien utopique.
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COMPLEMENTS :
Quelques repères importants :
Cycle de Doha en 2001
Dans le cadre des négociations de l'OMC, ce cycle a pour objectif de poursuivre la libéralisation
des échanges et le développement du Tiers Monde. Il a été suspendu en 2006. Les pays du Nord
veulent toujours protéger leur agriculture.
Dans le cadre de ce cycle, a eu lieu la conférence de Cancun en 2003 au cours de
laquelle les pays du Sud ont réussi à s'unir pour faire échouer des négociations jugées
trop favorables aux pays du Nord.
Sommets de la Terre :
Ils ont pour objectif de lutter contre les changements climatiques. Plusieurs sommets ont eu lieu :
1972 : Stockholm
1992 : Rio
2002 Johannesburg (Discours lèbre du Président Chirac : " Notre maison brûle
et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se
reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanisouffre. Elle souffre de
mal veloppement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La
terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables".
Dans le cadre de ces sommets ont été signés les accords de Kyoto en 1997 visant à
réduire les émissions de gaz à effet de serre pour éviter le réchauffement de la planète.
Quelques sujets qui méritent réflexion…!!!
"A qui profite la mondialisation ?"
Le 1/5ème le plus riche de la population mondiale dispose de 85% des richesses, alors que
le 1/5ème le plus pauvre ne dispose que de 1,4% des richesses. Dans un développement
structuré vous vous interrogerez sur le sujet suivant :" la mondialisation parvient-elle à
réduire les inégalités entre pays ?".
"Avec l'internationalisation des marchés, on assiste à une interdépendance des
économies. Dans un développement structuré, analysez comment cette interdépendance
se manifeste et précisez quelles en sont les principales conséquences".
"La mondialisation contribue-t-elle au développement des économies ?"
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