! Un message nerveux est constitué d’une succession (train) de PA dont la fré-
quence est proportionnelle à l’intensité de la stimulation. Le train se propage
de proches en proches le long de l’axone vers les terminaisons synaptiques.
! Le message nerveux est codé en fréquence de potentiel d’action. Plus la fré-
quence de PA est élevée, Plus la contraction musculaire sera importante.
! La vitesse de propagation des PA est d’environ 100 m.s-1 sur l’axone du moto-
neurone. La myéline favorise les vitesses de propagation élevées.
III. La transmission synaptique du message nerveux
! Une synapse est une zone de transition entre deux neurones ou entre un neu-
rone et une autre cellule. Elle assure la transmission ou la conversion du PA
d’un neurone pré-synaptique à l’élément post-synaptique.
! Au niveau de la substance grise de la moelle épinière, le message nerveux
transporté par le neurone sensitif est transmis au motoneurone par une sy-
napse neuro-neuronique. Le PA ne peut franchir cet espace. En arrivant à
l’extrémité de l’axone du neurone sensitif, le train de PA déclenche
l’exocytose de neurotransmetteurs contenus dans des vésicules. Ceux-ci vont
ensuite rejoindre la membrane du neurone post-synaptique. Dans le cas de
l’arc réflexe, les neurotransmetteurs sont des molécules d’acétylcholine. Ces
neurotransmetteurs se fixent sur des récepteurs spécifiques provoquant la nais-
sance de PA post-synaptiques.
! Au niveau des synapses neuro-neuroniques, c’est la concentration en neuro-
transmetteurs libérés dans la fente synaptique qui constitue donc le codage du
message. Plus la quantité de neurotransmetteurs est importante, plus la
fréquence des PA est importante.
! Au niveau de la plaque motrice (synapse neuromusculaire), la libération de
neurotransmetteurs provoque la contraction du muscle. Le fonctionnement de
la synapse est identique à la synapse neuro-neuronique.
! Le réflexe myotatique est qualifié de monosynaptique, car il n’existe qu’une
seule synapse neuro-neuronique sur le trajet suivi par le message nerveux.
! Certaines substances, naturelles ou synthétiques, sont susceptibles de perturber
le fonctionnement synaptique, notamment en se fixant sur les récepteurs spé-
cifiques aux neurotransmetteurs (antagonistes de l’acétylcholine qui provo-
quent le relâchement musculaire). Ou en empêchant l’élimination de
l’acétylcholine de la fente synaptique (anagoniste de l’acétylcholine qui pro-
longent la durée des neurotransmetteurs).