
Même si notre Chambre envisage de travailler avec la Chambre de commerce des États-Unis afin de
tirer parti des relations pour expliquer l’importance de notre partenariat bilatéral à la nouvelle
administration, nous nous préparerons également à une éventuelle renégociation de l’ALENA. Nous
avons déjà soutenu une mise à jour de l’ALENA, et nous continuons de croire qu’elle pourrait
s’avérer favorable, quoiqu’une telle éventualité ne soit pas une certitude. Cela dépendra en grande
partie de la qualité des initiatives commerciales et diplomatiques du Canada.
Dans le cadre des discussions entre le Canada et les États-Unis, le gouvernement et le monde des
affaires se devront de présenter un front uni. Au fur et à mesure de la divulgation des priorités de la
nouvelle administration, la Chambre a l’intention de clamer haut et fort son appui à la position du
Canada. Bien sûr, il nous sera plus facile de soutenir votre gouvernement s’il adopte une approche
consultative et inclusive en ce qui concerne la gestion des relations avec notre principal partenaire
commercial.
La Chambre va redoubler ses efforts pour tisser des liens entre les entreprises américaines et
canadiennes, ainsi que pour entrer en relation avec des législateurs américains, en collaboration avec
des partenaires américains. Nous demanderons également à des Américains crédibles, ayant cultivé
des liens avec le Canada, d’agir comme nos « ambassadeurs » commerciaux à Washington.
La croissance de notre économie
Les membres de notre conseil d’administration reconnaissent que le ralentissement de la croissance
constitue le principal problème de nombreux pays dans le monde ; en effet, le vieillissement de la
population et la baisse des taux de productivité affaiblissent le rendement économique dans
l’ensemble des pays de l’OCDE.
Voici les trois principaux points qui sont ressortis de notre discussion.
Premièrement, nous convenons que les dépenses gouvernementales favorisent la croissance, pourvu
qu’elles soient consacrées à des infrastructures qui haussent la productivité, soit les routes, les ports,
les ponts et les infrastructures numériques facilitant le commerce ou soutenant l’activité économique.
Nous encourageons le gouvernement à cibler ses investissements, à faire preuve d’audace et à
entreprendre de grands projets de transformation.
Bien sûr, le projet d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan est l’un des plus
transformateurs au Canada aujourd’hui. Nous vous félicitons chaleureusement, vous et vos ministres,
d’avoir approuvé ce projet, et nous vous offrons notre soutien pour son exécution jusqu’à son
achèvement.
Trans Mountain illustre les importants investissements d’infrastructures du secteur privé dont le
Canada pourra tirer parti si le secteur privé a confiance en nos politiques nationales et en nos
processus réglementaires. Il envoie également au monde le signal important que les investissements
se poursuivront dans le secteur pétrolier, et ce, même si le Canada se dirige vers une économie sobre
en carbone conformément à ses engagements en matière de changements climatiques à la suite de
l’Accord de Paris.
Deuxièmement, les membres de notre conseil se disent préoccupés par la hausse des déficits. Dans les
années à venir, le gouvernement risque de subir des pressions pour accroître ses dépenses, surtout si
l’économie ne reprend pas de vigueur. Nous croyons qu’il est essentiel de se doter d’un plan de