- enseignement Catholique

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HPT
Formation scientifique
UAA6
AUTEURS : Pascale Papleux, Brigitte Janssens
Fiche d’activité 3
L’interdépendance des vivants entre eux et avec leur milieu
Objectifs d’apprentissage
A partir de divers documents, identifier diverses relations intra- et interspécifiques entre les êtres vivants,
ainsi qu’entre être vivants et milieu.
Enoncé de l’activité
Pour chaque document ci-dessous, l’élève
-
identifie le ou les êtres vivants dont il est question ;
-
éventuellement le ou les facteurs abiotiques favorables au développement de ce ou de ces êtres
vivants ;
-
éventuellement précise le nom de la relation alimentaire qui est décrite et l’explicite.
Document 1 : Les végétaux présents dans une hêtraie
La composition végétale d’une hêtraie dépend de la nature du sol (souvent acide). Mais l’ensoleillement
perçu par les plantes herbacées et les arbustes est faible, comparé à celui capté par les grands arbres.
Ces deux strates auront donc beaucoup de difficulté à se développer sous une futaie de grands hêtres
car ces derniers ont un couvert très dense et ne laissent pas passer beaucoup de lumière jusqu’au sol.
http://users.skynet.be/boisdeverrewinkel/html/08perception.htm, visité le 6/12/2016
Document 2 : Les végétaux pionniers à croissance rapide
La forêt « jardinée » est divisée en plusieurs parcelles. Les vieux arbres sont abattus et les zones
déboisées seront à nouveau plantée de jeunes arbres cultivés dans des pépinières voisines. Ces jeunes
plants sont obtenus par récolte de graines ou de plantules récoltés en forêt. Cependant, ces jeunes
plantations sont rapidement envahies par des buissons de ronces, des bouleaux verruqueux, des
cerisiers tardifs… qui sont des végétaux pionniers à croissance rapide.
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Document1
Document 3 : Le rôle des mousses en forêt
Les mousses jouent un rôle important dans la survie de
la forêt. Elles peuvent absorber jusqu’à 20 fois leur
volume en eau en cas de fortes pluies, puis elles
restituent cette eau au milieu (et donc au sol et aux
végétaux voisins) lorsqu’il fera plus sec.
(Photo : http://www.notre-planete.info/photos/2733-mousse_foret,
visité le 6 /12/2016)
Document 4 : Les chenilles arpenteuses
Le mode de locomotion très particulier des chenilles
arpenteuses a valu à cette famille de papillons le nom de
géomètres. Ces chenilles longues et minces se soulèvent en
arc puis s’étire en avant en s’accrochant au rameau.
Au repos, ces chenilles se suspendent à une tige, à une
feuille… avec pour seul appui leurs fausses pattes. Elles se
confondent alors avec le végétal et deviennent invisibles
pour les oiseaux qui les guettent sans relâche.
(Photos :http://loscoat.canalblog.com/archives/2007/05/31/5135100.html, )
visité le 6 /12/2016
Document 5 : Le pouillot siffleur
L’oiseau typique de la hêtraie est sans conteste le pouillot
siffleur. Cet oiseau migrateur passe la bonne saison chez nous.
Dès fin avril, son chant puissant résonne dans les hautes futaies
et nous annonce son retour de migration depuis l’Afrique
tropicale. Il se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées
qu’il capture sur les feuilles et les branches d’arbres. Il attrape
également des mouches en voletant.
(photo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pouillot_siffleur, visité le 6/12/206 )
Document 6 : Le minotaure typhée
Fouisseur acharné, le minotaure creuse des galeries atteignant souvent un
mètre de long et au fond desquelles les œufs sont pondus. La femelle
s’occupe du jeune, tandis que le mâle apporte incessamment à la galerie
des crottes de lapin, de mouton ou de cervidés dont ces animaux se
délectent.
(Photo : https://www.e-fabre.com/e-texts/minotaures.htm, visité le 6/12/2016)
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Document1
Document 7 : Le coucou gris
Le coucou gris est un assez grand oiseau (35 cm de long) qui vit dans les régions boisées et qui hiverne
en Afrique tropicale, au sud de l’équateur.
Il est facilement repérable grâce à son chant caractéristique qui lui a donné son nom. Le coucou ne
construit pas de nid. La femelle pond un œuf dans le nid d’un autre petit passereau (rouge-gorge,
moineau,…). Lorsque le jeune coucou nait, sa première réaction est d’éjecte les autres œufs hors du
nid. Il se retrouve seul et se fait adopter par les parents de l'autre espèce qui accueillent le nouveau
petit comme si c'était le leur, même s'il n'y a aucune ressemblance.
(Photos : https://fr.vikidia.org/wiki/Coucou_gris,
http://www.phototem.com/moteur/zoom.asp?pre=90754&NumPhoto=86690&suiv=86691&motscles=1500) visité le 6/12/2016
Document 8 : Deux chevreuils mesurent leurs forces
(photo : http://image-photos.linternaute.com/image_photo/750/2-chevreuils-mesurent-leurs-force-1384046610-1299435.jpg),
image 6/12/2016
Chez de nombreuses espèces animales, des combats rituels (qui conduisent rarement à des blessures
graves) permettent d’établir une hiérarchie entre les individus. Les chevreuils mâles sont appelés des
brocards. Les femelles des chevrettes. Les combats entre mâles déterminent les individus dominants.
Ces sont eux les premiers qui auront accès à l’eau, à la nourriture et à un partenaire sexuel.
De plus, les chevreuils s’approprient un territoire qu’ils marquent par de fortes odeurs et en abimant
l’écorce de jeunes arbres (résineux).
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Document1
Document 9 : Le lierre grimpant
Le lierre grimpant est une liane qui s’accroche à tous les supports,
et en particulier les troncs d’arbres en forêts. Le lierre n’est pas une
plante parasite. Il possède ses propres racines au niveau du sol
pour se nourrir. Le lierre dans un arbre sert d'abri et de lieu
d'hibernation à une faune nombreuse.
(Photos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lierre_grimpant, visité le 6/12/2016)
Les tiges enserrant un arbre peuvent également le protéger d'un
feu, du gel, des animaux pouvant endommager son écorce. Le lierre
absorbe l'excès d'humidité, et a une action chimique inhibitrice sur les champignons, bactéries ou
parasites pouvant s'attaquer à un arbre
Document 10 : Les lichens
Les lichens résultent d’une association entre une algue et un
champignon. L’algue possède de la chlorophylle, réalise la
photosynthèse et apporte de la nourriture au champignon. Le
champignon sert de support à l’algue et lui apporte l’humidité
nécessaire.
Source photo :
https://www.google.be/imgres?imgurl=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8c/Flavoparmelia_caperata_-_lichen__Caperatflechte.jpg&imgrefurl=https://simple.wikipedia.org/wiki/Lichen&h=3264&w=4928&tbnid=m8UKZoL1AlQQAM:&vet=1&tb
nh=132&tbnw=200&docid=Nfm8DuIScM8aKM&itg=1&usg=__8lWCbnP0TkWj5juw6zciFFdNeM=&sa=X&ved=0ahUKEwjL_cnnot_QAhUKExoKHfSqDE0Q_B0IcjAK&ei=OodGWMv4NoqmaPTVsugE, visité le
6/12/2016
Document 11 : Insectes et oiseaux insectivores
Le retour des oiseaux migrateurs insectivores dans notre pays est directement en relation avec le
« cycle d’abondance des insectes ». De la mi-novembre à la fin février, voire la mi-mars, il n’y a
pratiquement pas d’oiseaux insectivores nicheurs. Les oiseaux qui restent pendant cette période sont
dits hivernants et doivent trouver des insectes peu accessibles : œufs, larves, insectes immobiles dans
les bourgeons, sur l’écorce, dans les branches et branchettes. Au début de mars apparaîtront les
insectivores nicheurs de petite taille, puis, peu à peu, des oiseaux migrateurs de plus grande envergure
vont arriver au moment où apparaissent en nombre les grands insectes.
D’autre part, on trouve surtout de jeunes oiseaux au nid en mai et juin et beaucoup moins en juillet. Il y
a donc exacte coïncidence entre l’époque de nourrissage des jeunes et la présence des insectes les
plus nombreux et les plus gros, qu’il s’agisse aussi bien d’insectes mobiles que de chenilles. De plus,
la fin de la saison de reproduction coïncide avec le déclin brutal du nombre des insectes et araignées
en juillet.
De façon encore plus précise, les liens entre forêt, insectes et oiseaux ont été déterminés en observant
pendant quelques années, par exemple, les dates moyennes de ponte des mésanges, les dates
d’apparition des feuilles de chêne, le « pic » de population des chenilles dans le chêne et la date
moyenne du maximum de nourrissage des jeunes oiseaux. On constate alors que ces différents
phénomènes sont en corrélation plus ou moins forte selon les années. Toutefois, des retours de froid
peuvent perturber ces liens, car ces phénomènes sont en relation avec la température de l’air.
(Source : http://www.arehn.asso.fr/dossiers/oiseauxmigr/oiseaux_migrateurs.html, visité le 6/12/2016)
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Document1
Document 12 : La sitelle Torchepot
La sittelle torchepot est capable de parcourir les troncs d'arbres
et les branches dans un sens ou dans l'autre, même avec la tête
en bas. Elle bouge obliquement, se suspendant grâce à la patte
supérieure et se propulsant avec l'autre. Elle n'utilise pas la
queue comme les pics, mais ses longues griffes.
Pour se nourrir d'un gland ou d'une noisette, elle l'emporte sur
une branche où elle la cale dans une crevasse de l'écorce, et elle
la taillade pour l'ouvrir avec de vigoureux et bruyants coups de
bec.
(Photo : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sittelle.torchepot.html) visité le 6/12/206
Document 13 : Le putois, un mustélidé
La présence des fossés humides attire un petit
carnivore, le putois. Comme les autres membres de la
famille des mustélidés (fouine, hermine, belette…), il
joue un rôle important dans l’équilibre biologique. Il se
nourrit d’insectes, de grenouilles, de petits mammifères
(surmulot et rat musqué).
Document 14 : Les fleurs dans la chênaie atlantique
Dans la chênaie, le printemps pare le sol de
merveilleux tapis floraux. Avant que les arbres
n’acquièrent leur feuillage, beaucoup de plantes
croissent, fleurissent, accumulent des matières de
réserve dans leurs parties souterraines et ne
subsistent en été que sous la forme d’une tige
porteuses de fruits.
Au soleil d’avril, ce sont les fleurs blanches de
l’anémone Sylvie et les étoiles jaunes des ficaires
fausse-renoncules. En mai, ce sont les clochettes
bleues de la jacinthe des bois qui prennent le relais.
Par endroits, elles sont extrêmement serrées et
forment de grandes nappes bleues. La jacinthe
n’existe que dans la partie ouest de la Belgique et est
liée à un climat caractérisé par des hivers doux et
pluvieux. Elle trouve son optimum sur les sols
légèrement acides.
(photo : http://www.coolturehunter.it/wp-content/uploads/2013/03/28.jpg )
Développement attendu principalement visé
Dans le cas de l’écosystème exploré sur le terrain:
 décrire les facteurs abiotiques ;
Dans un écosystème donné, l’élève identifie les facteurs abiotiques (température, paramètres
climatiques de base, quelques caractéristiques du milieu de vie (l’eau, le sol)). Il en précise les valeurs,
le cas échéant.
 caractériser les relations alimentaires entre les êtres vivants à l’aide d’un réseau trophique (A1, en
partie).
Dans un réseau trophique, l’élève établit les relations alimentaires telles que prédation, parasitisme, ...
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Document1
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