de bouche à oreille

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MAJUSCULE
1. La société féodale
EXERCICES DE VOCABULAIRE
1. Exercez votre vocabulaire d’usage en recherchant dans un dictionnaire le ou les sens des
expressions et mots suivants :
artisan
clergé
en fait (nature et sens de cette locution)
minuscule
morceler
noblesse
parler (nom)
pays (plusieurs sens)
société
portion
2. Recherchez maintenant le ou les sens des expressions littéraires et mots suivants qui se
rapportent à votre dictée :
allégeance
baronnie
duché
féodalité
fief
fugacité
lige
moine
oc
oïl
roturier
DE BOUCHE À OREILLE
www.ccdmd.qc.ca/fr
FICHE TECHNIQUE
Époque :
Moyen Âge
Sujet :
la société féodale
Difficulté linguistique ciblée :
majuscule
Autres difficultés :
accord de leur et de quelque, accord du verbe avec
le sujet (qui sujet, inversion)
Temps de verbe :
imparfait de l’indicatif
Nombre de mots :
238
MAJUSCULE
La société féodale
Comment les gens vivaient-ils, en France, au Moyen Âge1 ? Obéissaient-ils à un roi
ou à un empereur ? Étaient-ils tous égaux devant Dieu ? Parlaient-ils tous le français ?
(41 mots)
Le Français moyen était-il un homme heureux ?
La société féodale, au Moyen Âge, était morcelée. Le roi de France, qui habitait
Paris, dominait en fait une minuscule portion de l’État français actuel. La langue
française naissait. Il y avait des parlers différents selon les régions, les « pays »,
comme on disait à l’époque. Au nord, on utilisait la langue d’oïl ; au sud, la langue
d’oc. Ces régions étaient elles-mêmes fragmentées en autant de duchés, de comtés,
de baronnies, de fiefs. Un grand seigneur régnait sur plusieurs vassaux, qui lui
prêtaient serment de fidélité en échange d’une terre, d’un domaine. À son tour, le
vassal pouvait avoir sous sa gouverne des hommes liges, qui lui devaient allégeance.
(109 mots)
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Les hommes et les femmes se définissaient selon leurs fonctions. Il y avait
ceux et celles qui priaient, le clergé : les prêtres, les moines et les religieuses.
Ensuite, ceux qui combattaient : les chevaliers, qui formaient la noblesse. Enfin,
venait la masse des roturiers, ceux et celles qui travaillaient : les paysans et aussi
(54 mots)
quelques artisans.
Ces gens étaient-ils heureux ? Ils craignaient la mort et luttaient pour survivre.
Étaient-ils si différents de nous ? Ressentaient-ils la fugacité du bonheur quand ils
(34 mots)
regardaient les nuages passer dans le ciel ?
1. Moyen-Âge, moyen âge, moyen-âge
MAJUSCULE
2. Les croisades
EXERCICES DE VOCABULAIRE
1. Exercez votre vocabulaire d’usage en recherchant dans un dictionnaire le ou les sens des
expressions et mots suivants :
enthousiasme
hypothéquer
Orient
prophète
soie (attention aux homonymes !)
2. Recherchez maintenant le ou les sens des expressions littéraires et mots suivants qui se
rapportent à votre dictée :
Allah
byzantin
croisé (nom)
franc (franque au féminin)
harnachement
Innocent III
Mahomet
musulman
Robert de Clari
vénitien
DE BOUCHE À OREILLE
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FICHE TECHNIQUE
Époque :
Moyen Âge
Sujet :
les croisades
Difficulté linguistique ciblée :
majuscule
Autres difficultés :
graphies du son s, participe passé, infinitif
Temps de verbe :
imparfait, plus-que-parfait de l’indicatif
Nombre de mots :
233
MAJUSCULE
Les croisades
Robert de Clari était un petit chevalier de maigre fortune. Il avait, comme plusieurs
autres, hypothéqué ses terres et son domaine pour se payer le voyage jusqu’en
Terre sainte, c’est-à-dire en Palestine. Il avait répondu dans l’enthousiasme à l’appel
du pape Innocent III et s’était fait croisé. Il voulait, au nom du Dieu des chrétiens,
délivrer Jérusalem des infidèles, les musulmans, qui adoraient Allah et obéissaient
(74 mots)
à son prophète, Mahomet.
DE BOUCHE À OREILLE
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Cependant, les choses avaient mal tourné. Les troupes des armées franques
avaient manqué d’argent. Les Italiens, surtout les marchands vénitiens, avaient
imposé aux croisés, en échange de l’or et des vaisseaux nécessaires à la guerre
sainte, de s’emparer d’abord des riches marchés de l’Orient et de Constantinople,
(52 mots)
la capitale de l’Empire byzantin.
Robert de Clari était déçu, pour ne pas dire dégoûté1. Il avait été malade tout
le long du voyage en mer sur la Méditerranée. Il avait failli mourir de la fièvre et de
la chaleur insupportable à cause de tout son harnachement d’homme de combat.
Il allait sauver son âme en libérant le tombeau du Christ et le voilà non pas à
Jérusalem, mais devant Constantinople, à se battre pour le commerce de la soie et
des épices. Il avait l’impression fort désagréable, en regardant le soleil se lever,
tout juste avant l’assaut de la forteresse, que l’unique dieu de tous les humains,
(106 mots)
c’était l’or étincelant.
1. dégouté
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