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L’immobilier dans l’économie française
Rôle moteur dans l’économie. Le secteur «immobilier» réunit les
branches «Activités immobilière5» et «Construction». L’immobi-
lier est l’un des principaux moteurs de l’économie : cinquième
employeur derrière le secteur public, il est le troisième produc-
teur (après le commerce et l’industrie) et le deuxième créateur de
valeur ajoutée, c’est-à-dire de richesse, derrière le secteur public.
Leader du secteur privé pour la valeur ajoutée6. L’ immo-
bilier représente près de 20 % de la valeur ajoutée en 2010
contre 15 % en 1978 et 12,5 % en 1959. Malgré un très net repli
en 2009 et 2010, l’immobilier reste le premier contributeur en
termes de valeur ajoutée, loin devant les autres branches, en par-
ticulier celles du secteur privé (commerce, services, etc.).
I. UNE «BRANCHE» CRÉATRICE DE RICHESSE
Valeur ajoutée par branche à prix courants 2001 2012
Rang Part
Services principalement non marchands 280,7 404,3 1 23%
IMMOBILIER, dont
- activités immobilières
- construction
229,2
160,3
69,0
346,9
236,7
110,1
2
19%
13%
6%
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration 249,6 332,0 3 19%
Industrie manufacturière, industries extractives et autres 232,9 224,6 4 13%
Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 153,9 218,8 5 12%
Information et communication 67,9 86,1 6 5%
Activités financières et d’assurance 52,3 83,3 7 5%
Autres services 43,3 60,2 8 3%
Agriculture, sylviculture et pêche 33,3 32,8 9 2%
Ensemble des branches 1 343,1 1 789,0 100%
Valeur ajoutée par branche
en milliards d’euros courants
Source : IEIF sur donnée Insee
Gain de productivité. L’immobilier représente 8,2 % de l’em-
ploi total en 2011 alors qu’il représentait un peu plus de 10 %
au début des années 1970. Le secteur a connu des phases de
destruction d’emplois : entre 1981 et 1985, entre 1991 et 1998 et
de nouveau depuis 2009. Il est le cinquième employeur devant
des branches très demandeuses en main-d’œuvre.
> L’immobilier a fait preuve d’importants gains de productivité :
malgré sa forte croissance, il a vu son eectif employé rester
relativement stable, ne progressant que de 19 % depuis 1960,
contre 308 % pour les «Activités financières et d’assurance».
> À elle seule, la construction concentre 88 % des eectifs du
secteur immobilier en 2011 contre près de 95 % au début des
années soixante : depuis cette date, l’importance du bâtiment
n’a cessé de s’éroder pour se stabiliser depuis le début des an-
nées quatre-vingt-dix à son niveau actuel.
Emploi intérieur total par branche 2001 2011
Rang Part
Services principalement non marchands 6 822 7 185 1 28,4%
Commerce de gros et de détail, transports,
hébergement et restauration 5 386 5 804 2 22,9%
Activités scientifiques et techniques ;
services administratifs et de soutien 2 935 3 294 3 13,0%
Industrie manufacturière, industries extractives et autres 3 814 3 085 4 12,2%
IMMOBILIER, dont
- construction
- activités immobilières
1 771
1 541,0
230,0
2 087
1 840,9
245,9
5
8,2%
7,3%
1,0%
Autres services 1 290 1 467 6 5,8%
Agriculture, sylviculture et pêche 1 045 849 7 3,3%
Activités financières et d’assurance 727 816 8 3,2%
Information et communication 728 757 9 3,0%
Ensemble 24 517 25 343 100%
Emploi intérieur total par branche
milliers de personnes, en «équivalent temps plein»
Source : IEIF sur donnée Insee
5-Activités immobilières : vente, achat, location et gestion de biens immobiliers, éventuellement pour le compte de tiers, prestations de services liées à l’immobilier telles que l’expertise ou l’entremise.
6-La valeur ajoutée correspond à la valeur de la production diminuée des consommations intermédiaires : il s’agit ainsi du solde du compte de production. Elle se différencie du produit intérieur brut (PIB) par le fait
qu’elle n’intègre pas les impôts sur les produits et qu’elle prend en compte les subventions.