2012 (année 2011) - Association pour la connaissance de

BULLETIN N° 15
2012
Le mot du Président,
Une année chasse l’autre, mais les mêmes choses se répètent, avec leurs facettes
agréables, finalement les plus nombreuses mais aussi les plus pénibles avec toujours
des atteintes nouvelles à notre environnement.
Pour les premières, je citerai nos nombreuses sorties à la découverte de notre flore dans
des sites déjà fréquentés les années passées, mais aussi dans de nouvelles localités. La
participation de nombreux membres toujours assidus, nous ravit, même si nous
sommes obligés de constater un léger fléchissement. Lors de ces sorties, nous
découvrons de nouvelles stations de plantes qui enrichissent notre connaissance de la
flore locale. Vous en trouverez la liste dans la rubrique : « Petites nouvelles de la flore
locale ».
Notre investissement dans les organismes officiels comme les Conservatoires
Botaniques Nationaux Alpins et de Franche-Comté, avec lesquels nous échangeons
nos données floristiques se poursuit. Nous sommes aussi impliqués dans le nouveau
Pôle Flore –Habitats mis en œuvre par la Région Rhône-Alpes.
Dans le domaine de la gestion des milieux naturels, notre présence dans divers comités
de pilotage est appréciée en raison des avis autorisés que nous formulons.
Récemment nous avons pu intervenir dans le cadre de l’élaboration du schéma de
desserte sylvo-pastoral sur la chaîne du Jura. Notre bonne connaissance du terrain
nous a permis de préciser les zones à enjeux naturalistes majeurs qui doivent demeurer
vierges de tout nouvel équipement de routes ou pistes d’exploitation. Serons-nous
entendus ?
Nous avons, pour le compte de la Réserve Naturelle Régionale du Pont des Pierres,
réalisé une étude de la flore et des habitats qui devrait donner des arguments pour
une bonne gestion et éventuellement une extension de cette réserve.
En point d’orgue de cette année, je citerai notre belle exposition d’automne consacrée
au monde des Cryptogames, végétaux sans fleurs, Lichens et Champignons. C’était
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une gageure de présenter ces êtres vivants généralement ignorés au public. J’ai la
faiblesse de croire que cela fut réussi.
Venons-en maintenant aux choses qui fâchent. L’opposition aux projets très nuisants
comme le complexe Conflan-Varambon mange beaucoup de temps et l’issue favorable
aux intérêts de la Nature n’est pas garantie.
Une nouvelle menace se fait jour avec les projets de forages à la recherche des fameux
« gaz de schistes » qui ont défrayé la chronique aux Etats-Unis et au Canada. Nous
sommes concernés par deux permis octroyés par l’Etat français. Les conséquences sur
nos paysages et nos ressources en eau sont inquiétantes Et à nouveau nous devons
enfourcher nos chevaux de batailles, alors que nous aurions d’autres choses plus
agréables à faire.
Un petit mot plus optimiste pour finir, je voudrais rappeler que c’est il y a trente ans,
à la fin de l’année 1981 que notre association est née sous la houlette bienveillante du
Docteur Corcelle. L’année 2012 sera l’occasion de fêter cet anniversaire avec les fastes
qui conviennent.
Jacques Bordon
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Bourgeons et écorces
avec Christian Schneider
St Jean de Gonville
27 février 2011
Pleuvra pleuvra pas? Telle était la question. Mais, en effet, il ne pleuvait pas à l’heure
du rendez-vous, même si le ciel était lourd et gris; donc 17 membres et amis se trouvaient
sous la houlette de Christian vers l’église de St Jean de Gonville pour une sortie dans les
bas monts à la détermination des arbres et des buissons au moyen des bourgeons et de
l’écorce.
La sortie du village se fit en longeant le bassin au-dessus de l’ancien moulin, bassin
construit il y a des centaines d’années dont l’eau actionne toujours la scierie en aval du
moulin. Leau très claire abrite une masse de Cresson de fontaine (Nasturtium officinale).
En face se trouve un Noyer commun (Juglans regia), aux rameaux solides et légèrement
anguleux, le bourgeon brun gris, à fin duvet à la pointe.
La clé de détermination demande la disposition des
bourgeons sur le rameau (alternes, opposés, distiques, en
spirale), le nombre d’écailles, s’il y en a, et leur couleur. Il faut
aussi regarder la cicatrice foliaire, cicatrice laissée par la
chute d’une feuille, qui peut montrer les traces du réseau
vasculaire; un, deux, trois ou plus de petits points. Le nombre
de ces traces caractérise les espèces et constitue une
particularité importante pour l’identification. La couleur et
l’aspect de l’écorce, qui peut présenter des lenticelles - pores
de l’arbre qui permettent la circulation de l’air. Toute une
gamme d’indications qui aident à savoir à quel arbre on a à
faire.
Plus loin pousse un buisson léger aux bourgeons ovoïdes et
pointus, aux écailles bordées de cils courts – Isabelle se charge
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Populus tremula
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