
Programme de Stabilité 2017-2020
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1. Vue d’ensemble
Ce programme de stabilité trace les grandes lignes de la programmation des finances
publiques de la France pour les années 2017-2020. Il précise le cadrage économique et
budgétaire retenu par le Gouvernement pour 2017, qui permet au déficit public de repasser sous
les 3 % du PIB et d’être conforme aux recommandations du Conseil. Par ailleurs, le présent
programme de stabilité présente pour les années 2018-2020 une trajectoire compatible avec les
règles européennes et s’inscrivant dans la continuité de l’action du Gouvernement en matière de
redressement de l’économie française et d’assainissement des comptes publics. Cette trajectoire
ne préjuge pas d’éventuelles flexibilités dont pourrait bénéficier la France, une fois sortie de la
procédure de déficit public excessif.
En 2016, les engagements européens de la France ont été respectés pour la 3ème année
consécutive. Le déficit public poursuit sa baisse : il a été ramené à 3,4 % du PIB et a ainsi été
divisé par deux depuis le pic de la crise en 2009. Hors crédits d’impôt, la dépense publique a
progressé de 1,2 % en valeur, soit le rythme moyen observé depuis 2013. En conséquence, la
part de la dépense dans le PIB a baissé de 1,5 point depuis 2013 pour atteindre 54,8 %. Enfin,
pour la troisième année consécutive, le déficit et le taux de prélèvements obligatoires ont baissé
simultanément.
En 2017, la dynamique de redressement des finances publiques sera poursuivie et le déficit
repassera sous 3 % du PIB, permettant à la France de sortir de la procédure pour déficit
excessif dans laquelle elle se trouve depuis 2009.
Après une année 2016 marquée par plusieurs événements exceptionnels qui ont pesé sur
la croissance, l’activité devrait accélérer en 2017. Malgré la reprise continue de la
consommation des ménages, de l’investissement des entreprises et du marché immobilier, la
croissance 2016 a été légèrement plus faible que prévu du fait des mauvaises récoltes agricoles
(qui auront coûté 0,2 point de croissance) et de l’impact des attentats sur la consommation des
ménages et le tourisme ainsi que des mouvements sociaux. La croissance est néanmoins restée à
un niveau relativement élevé et a été accompagnée par une vive reprise du marché du travail
avec la création de près de 200 000 emplois marchands sur l’année et une baisse significative du
chômage. En ce début d’année 2017, la quasi-totalité des indicateurs conjoncturels sont
favorablement orientés, avec notamment un climat des affaires et une confiance des ménages au
plus haut depuis, respectivement, 2011 et 2008.
Les hypothèses macroéconomiques du présent programme de stabilité anticipent une
croissance de 1,5 % en 2017 et 2018 puis une légère accélération par la suite. La hausse des
prix du pétrole observée depuis fin 2016 conduit à une inflation plus importante qu’escompté en
2017.
La cible de déficit pour l’année 2017, légèrement révisée par rapport à la LFI 2017, est fixée
à 2,8 %, conformément à la recommandation du Conseil de mars 2015.