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Cette aide pourra être physique, en améliorant l’état des patients ou en atténuant les effets
secondaires, mais aussi psychique tant les services de cancérologie sont débordés au dépend
de l’écoute des souffrances et des interrogations des patients.
Les textes classiques ne parlant pas directement d’hématie, de leucocytes, de radiothérapie, il
a fallu dans un premier temps reconsidérer les perturbations biologiques et immunitaires avec
le regard de la physiologie traditionnelle chinoise.
En cela, nous avons donc cherché comment les chinois modernes envisageaient ces
pathologies et les traitements actuels, et nous avons été étonné de voir combien ils se
référaient aux textes anciens pour intégrer dans leur démarche diagnostic et leurs traitements
les concepts de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Ainsi sera évoqué, dans un premier
temps (1° Partie) l’étiologie et la physio-pathologie relative à la formation des tumeurs, ceci
dans le cadre de la médecine traditionnelle chinoise, et les conséquences thérapeutiques qui en
découlent. Seront ensuite analysés (2° Partie) les différents troubles dus aux traitements par
chimiothérapie, radiothérapie et hormonothérapie avec les différents symptômes qui ont fait
l’objet de traitement par acupuncture, souvent avec évaluation par rapport à des patients non-
traités par acupuncture ou par acupuncture placebo, ceci pour un panel de patient important.
Bref historique.
Dès 1927, les chinois ont tenté d’associer le traitement occidental des cancers aux traitements
par la Médecine Traditionnelle Chinoise, chacune des approches, pourtant bien différente
dans sa conception, pouvant apporter à l’autre un complément d’efficacité. Cette
complémentarité a bien fonctionné en Chine en raison de la proximité de ces deux approches,
après une phase d’occidentalisation de la médecine. Ce n’est guère le cas en France et aux
Etats Unis, même si on considère que de nombreux patients, par un choix personnel, ont opté
pour l’association à leur traitement de médecines complémentaires. Nous avons présenté dans
l’introduction dans quel sens l’évolution des idées semble s’orienter.
En 1984, a été publié un ouvrage appelé « Traitement du cancer intégrant la médecine
traditionnelle chinoise » de Zhang Dai-Zhao, ouvrage traduit par Zhang Ting-liang et Bob
Flaws en 1989 [1].
Il s’agit essentiellement de traitement de pharmacopée chinoise, très peu d’acupuncture, mais
les mécanismes étiologiques, la pathogénie et la physiopathologie permettent de comprendre
les mécanismes de formation des tumeurs ainsi que les conséquences des traitements de la
médecine occidentale [2-3].
C’est ce deuxième aspect qui a surtout retenu notre attention et nous retrouvons actuellement
beaucoup d’études réalisées sur l’apport de la MTC dans le traitement des effets secondaires
de la chimiothérapie et des radiothérapies [4-6].
D’autres ouvrages ont été écrits sur le sujet, mais soit ils évoquent uniquement le traitement
des effets secondaires des traitements occidentaux, soit ils n’intègrent pas les bases
physiopathologiques de la MTC (il s’agit donc le plus souvent de recettes systématiques), soit
la thérapeutique est mal maîtrisée, selon Bob Flaws [1], ou ne concerne que la pharmacopée.
Pourtant, au travers des différents articles que nous avons consulté, il apparaît essentiel de
tenir compte à la fois du cancer lui-même avec ses perturbations énergétiques propres et des
conséquences des traitements allopathiques ou radiothérapeutiques qui s’y rajoutent. En
d’autres termes, il faudra tout le long du traitement tenir compte de ces deux aspects : l’état du
patient consécutif à sa maladie, et l’état occasionné par les traitements suivis. Le traitement
des effets secondaires de la chimiothérapie et de la radiothérapie sera adapté à chaque cas,
même si certains choix thérapeutiques reviennent fréquemment.