Mondialisation et crise identitaire au prisme du marxisme

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Mondialisation et crise identitaire au prisme du marxisme
Mondialisation et crise identitaire
au prisme du marxisme
Angba Martin Amon
10.4 652319
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Couverture : Classique
[Roman (134x204)]
NB Pages : 128 pages
- Tranche : 2 mm + (nb pages x 0,07 mm) = 10.96
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Mondialisation et crise identitaire au prisme du marxisme
Angba Martin Amon
Angba Martin Amon
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Résumé
La mondialisation réalise la prophétie marxienne
de l’expansion du capitalisme. Le perfectionnement de
la technologie accélère l’universalisation,
l’uniformisation et surtout l’unification de l’économie,
la politique et la culture. Les antagonismes
ethnologiques, économiques et culturels qu’elle génère
sont souvent étouffés dans la violence. Cette expansion
du capital marque une nouvelle ère de domination
dont le principe directeur est la maximisation du profit
au-delà des zones de production.
Le libre échange qui se traduit par la course effré-
née des ressources nécessaires à l’industrialisation, est
devenu le paradigme économique universel à partir
duquel l’IDH (indicateur de développement humain
composé de l’espérance de vie à la naissance, du
niveau d’éducation (taux d’alphabétisation et taux de
scolarisation) et du PIB réel par habitant en parité de
pouvoir d’achat (PPA). L’IDH étant la moyenne de
ces trois indicateurs (ramenés sur une échelle de 0 à1),
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permettent d’évaluer le niveau de développement de
chaque nation. La mondialisation a donc un effet
potentiel sur les crises identitaires dans la mesure où
les programmes d’ajustement structurels imposés aux
pays pauvres déconstruisent la structure traditionnelle
et communautaire de ces peuples. Les inégalités
identitaires existaient certes, mais ces programmes
ont contribué à accroître ces tensions ethniques car le
découpage entre professions menacées et professions
protégées correspondait à un découpage identitaire.
Du coup, l’irrédentisme s’est développé dans les
régions périphériques. Dans ces œuvres politiques et
économiques, Marx anticipait sur les tendances avenir
du capitalisme dominant et de toutes ses crises
subséquentes à partir de la description de la réalité de
son époque. Il analyse dans le capital avec pertinence
que le capitalisme est poussé par sa nature à se
développer mondialement. La domination du marché
mondial était ainsi engagée, car la bourgeoisie à
travers la mondialisation envahit le globe entier en
faisant du monde un village planétaire où toutes les
choses se déterminent et s’articulent autour du
capital. Avec la mondialisation, « une baisse brutale
des « capacités », ou leur maintien prolongé ou à un
niveau bas, tend à générer des tensions sociales et à
accentuer les clivages identitaires, notamment lorsque
les inégalités sont importantes ; et que l’éventualité
d’une amélioration sensible à long terme est rarement
suffisante pour empêcher le développement de ces
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tensions »1. Elle permet donc une analyse synthétique
et transdisciplinaire des causes des tensions ethniques
en Afrique et dans le monde, incluant une étude des
programmes d’ajustement structurel, montrant que
ces programmes « déconstruisent » aussi bien les États
africains que les États européens. On peut, de là
retenir en substance que, les programme d’ajustement
des IFI (institutions financières internationales)
fragilisent les États et permettent aux tensions
ethniques et aux clivages identitaires de s’exprimer.
Au cours de la décennie précédente, le financement
des achats d’armes en particuliers fut principalement
réalisé par le recours à l’emprunt international. Cette
situation économique des pays de la périphérie fut
exacerbée avec la mondialisation qui voit une
explosion de la dette de la plupart de ces pays
contraints de faire appel aux IFI, qui conditionnent
leurs prêts à l’application de programmes
d’ajustement structurel. Ainsi, les inégalités et les
clivages identitaires endogènes, vont s’accroître car les
fonctions les plus nobles, sont exercées par l’ethnie
dominante. Aujourd’hui, les leaders politiques se
dissimulent derrière l’ethnie qu’ils instrumentalisent
montrant ainsi leur incapacité de bien gérer, une
bonne gouvernance capable de trouver des solutions
idoines aux difficultés économico-sociales de leurs
1 KAUFFMANN, MAYEUL, Gouvernance économique mondiale et
conflits armés, Banque mondiale, FMI et GATT-OMC, Paris, L’Harmattan,
2006, p.205.
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