Envahisseurs indésirables des rivières, des lacs et des zones humides

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Espèces envahissantes au Manitoba :
Envahisseurs
indésirables des
rivières, des lacs et
des zones humides
Guide pratique préparé par l’Invasive
Species Council of Manitoba
Remerciements
:
Credits:
La présente
estedition
la troisième
édition du
guide
et a été
This
2011 third
was produced
with
the support
préparée
en 2011Enhancement
avec l’aide duFund.
Fisheries
of
the Fisheries
ThisEnhancement
guide book
Fund.
Le guide
a étéinpublié
première
fois
en 2008;
was first
produced
2008pour
as alajoint
project
between
ilthe
s’agissait
d’une
initiative
conjointe
du
Manitoba
Manitoba Purple Loosestrife Project and the Purple
Loosestrife Project et de l’Invasive Species Council of
Invasive Species Council of Manitoba.
Manitoba.
Thank
you to all the photographers for allowing their
Nous tenons à remercier tous les photographes qui
photos
to permis
be used,
and particularly
Frank
Koshere
nous ont
d’utiliser
leur travail,
notamment
Frank
from
Wisconsin
DNR who
sentnaturelles
many
Koshere,
du ministère
despersonally
Ressources
du
quality
images
the first edition.
Wisconsin,
qui for
a lui-même
fait parvenir des images de
qualité
pour la première
édition.
The information
contained
in this guide was obtained
from
a number
of sources
including:
L’information
fournie
dans le
présent guide est tirée de
plusieurs sources, dont :
Invasive plants of natural habitats in Canada
Plantes envahissantes des habitats naturels du Canada
(www.cws-scf.ec.gc.ca/publications/inv/cont/_e.cfm)
Base de données PLANTS (plants.usda.gov)
PLANTS Database (plants.usda.gov)
Weeds of Canada – France Royer et Richard Dickinson
Weeds of Canada – France Royer, Richard Dickinson
Biology of Canadian Weeds (www.cwss-scm.ca/Weeds/index.html)
Biology of Canadian Weeds (www.cwss-scm.ca/Weeds/index.html)
Global Invasive Species Database (www.issg.org/database/welcome)
Global Invasive Species Database(www.issg.org/database/welcome)
Invasive Species Council of Alberta (www.invasiveplants.ab.ca/)
Invasive Species Council of Alberta (www.invasiveplants.ab.ca/)
Et plusieurs autres. Pour obtenir la liste complète des sources
And many more. For a full list of references, contact the ISCM.
auxquelles on a eu recours, communiquer avec l’Invasive Species
Council of Manitoba.
Original
funding for this project was provided in part
by
the Invasive initial
Alien du
Species
Le financement
projet aPartnership
été assuré Program,
en partie par
le Government
Programme de
partenariat
sur les In-kind
espèces
exotiques
a
of Canada
Initiative.
support
envahissantes
du gouvernement
du Canada.
Un appui
was
also provided
by the City of Winnipeg
Naturalist
non financier
a également été fourni par la Direction de la
Services
Branch.
conservation
de la nature
la ville
de Utah
Winnipeg.
Cover
Photo: Common
Tansy byde
Steve
Dewey,
State University,
Bugwood.org
Round
Goby by: Eric
Engbretson,
Fish de
andSteve
Images de laand
page
couverture
tanaisie
vulgaire,US
photo
Wildlife Service,
Bugwood.org
Dewey,
Université
Utah State, Bugwood.org; gobie à taches noires,
photo d’Eric Engbretson, Fish and Wildlife Service des États-Unis,
Bugwood.org.
Mars 2011
March 2011
Table
Tabledes
of Contents
matières
1
Introduction.......................................................................... 2
Introduction................................................................ 2
Plantes envahissantes présentes au Manitoba
Invasive Plants in Manitoba
Salicaire commune (Lythrum salicaria)................................. 4
.Euphorbe
Purple.Loosestrife.(Lythrum
salicaria)..................... 64
ésule (Euphorbia esula)........................................
. Leafy.Spurge.(Euphorbia
esula).............................. 86
Chardon
penché (Carduus nutans).......................................
.Butome
Nodding.Thistle.(Carduus
nutans)........................... 8
à ombelle (Butomus umbellatus)........................... 10
. Flowering.Rush.(Butomus umbellatus).................. 10
Impatiente glanduleuse (Impatiens glandulifera)................. 12
. Himalayan.Balsam.(Impatiens glandulifera).......... 12
Nerprun cathartique (Rhamnus cathartica)......................... 14
. European.Buckthorn.(Rhamnus cathartica)........... 14
Tanaisie vulgaire (Tanacetum vulgare)................................ 16
. Common.Tansy.(Tanacetum vulgare).................... 16....
Petite bardane (Arctium minus)........................................... 18
. Common.Burdock.(Arctium minus)........................ 18
Iris
jaune (Iris pseudacorus)................................................
20
. Yellow.Flag.Iris.(Iris
pseudacorus)......................... 20
Potamot
crépu (Potamogeton crispus)................................
22
Curly.Leaf.Pondweed.(Potamogeton
crispus)....... 22
Alpiste
roseau (Phalaris arundinacea)................................
26
. Reed.Canary.Grass.(Phalaris
arundinacea).......... 26
Phragmite
envahissant
(Phragmites
australis;
. Invasive.Phragmites.(Phragmites australis subsp.australis).28
sous-espèce : australis).............................................. 28
Invasive Plants On Their Way to Manitoba
Plantes envahissantes qui devraient bientôt
. European.Frog-bit.(Hydrocharis
morsus-ranae).... 30
atteindre
le Manitoba
. Eurasian.Watermilfoil.(Myriophyllum
spicatum)..... 32
Hydrocharide
grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)����
30
.Myriophylle
Salt.Cedar.(Tamarix
spp.)......................................
34
en épi (Myriophyllum spicatum)....................... 32
. Hydrilla.(Hydrilla verticillata)................................... 36
Tamaris (Tamarix spp.)........................................................ 34
Non-Plant
Invasive
Species
Hydrille
verticillée
(Hydrilla
verticillata)................................ 36
. Spiny.Water.Flea.(Bythotrephes
longimanus)....... 24
Espèces
non végétales envahissantes
.Cladocère
Dutch.Elm.Disease.(Ophiostoma
spp.).................. 38
épineux (Bythotrephes longimanus)..................
24
.Thyllose
Round.Goby.(Neogobious
melanostomus).
........... 40
parasitaire de l’orme (Ophiostoma spp.)............... 38
. Rusty.Crayfish.(Orconectes rusticus).................... 42
Gobie à taches noires (Neogobious melanostomus)��������� 40
. Zebra.Mussels.(Dreissena polymorpha)................ 44
Écrevisse américaine (Orconectes rusticus)....................... 42
Glossary...................................................................
Moule
zébrée (Dreissena polymorpha)............................... 46
44
Glossaire............................................................................ 46
2
Introduction
Qu’entend-on par « espèce envahissante » ou
« envahisseur indésirable »?
What are invasive species or “unwanted
Les espèces envahissantes sont des organismes appartenant
invaders”?
au règne végétal, animal ou autre qui se développent en
Invasive.species.are.plants,.animals.or.other..
dehors
de leur pays ou région d’origine et qui font concurrence
organisms.that.are.growing.out.of.their.country.
aux
organismes indigènes au point où ceux-ci peuvent être
or.region.of.origin.and.are.outcompeting.or.even.
supplantés.
Puisqu’ils proviennent d’un autre écosystème,
replacing.native.organisms...Since.they.come.
les
« envahisseurs indésirables » échappent à leurs ennemis
from.ecosystems.in.other.parts.of.the.world,.
naturels.
Autrement dit, ils évitent les freins et contrepoids
“unwanted.invaders”.escape.their.natural.enemies...
naturels
qui limitent leur développement dans leur milieu
That.means.they.are.missing.the.natural.checks.
d’origine.
Ils ont donc un net avantage comparativement aux
and.balances.that.hold.them.back.in.their.home.
espèces
indigènes, dont les populations sont limitées par les
environments..They.have.a.distinct.advantage.over.
prédateurs,
les compétiteurs et les maladies indigènes.
our.native.species.whose.populations.are.kept.in.
Pourquoi
s’en préoccuper?
check.by.native.predators,.competitors,.or.disease..
Les espèces envahissantes sont souvent très agressives
et se reproduisent rapidement; souvent, elles envahissent
Why
you care?
des should
régions entières,
étouffant ainsi les végétaux et les
animaux indigènes. Cela réduit la biodiversité (variété des
Invasive.species.tend.to.be.aggressive.and.
organismes vivants) dans la région touchée et élimine
reproduce.at.a.high.rate,.often.“taking.over”.entire.
des habitats d’animaux sauvages qui évoluaient avec les
areas.and.choking.out.native.plants.and.animals..
organismes indigènes. Les espèces envahissantes peuvent
This.reduces.the.biodiversity.(variety.of.life).in.an.
également devenir de mauvaises herbes entraînant des
area,.taking.away.habitat.for.wildlife.that.evolved.
coûts élevés, réduire l’écoulement et la qualité de l’eau
with.native.organisms..Invasive.species.can.also.
et nuire aux activités récréatives, comme la navigation de
become.costly.crop.weeds,.impede.water.flow.and.
plaisance et la pêche.
quality,.and.interfere.with.recreation.activities.like.
boating.or.fishing..
Comment
les espèces envahissantes ont-elles .
abouti ici?
L’introduction et la dissémination des espèces envahissantes
How
did they get here?
peuvent être associées au transport régional ou mondial
de
produits et de passagers par voie aérienne, ferroviaire,
Invasive.species.can.be.introduced.or.spread.
maritime
ou routière. Ces espèces peuvent également se
through.global.and.regional.movement.of.goods.
déplacer
par elles-mêmes de façon naturelle, notamment
and.people.via.air,.rail,.water,.or.roads..They.can.
sous
l’effet du vent et, surtout, de l’eau. Le réchauffement
also.spread.through.their.own.natural.dispersal.
climatique
pourrait limiter la dissémination vers le nord des
methods.such.as.using.wind.and.especially.water.
espèces
tolérantes au froid et ainsi éviter les infestations de
flow..Climate.change,.with.its.warming.environment.
may.allow.less.cold.tolerant.species.to.spread.north.
nouveaux
secteurs par ces espèces.
and.invade.new.territory.
Pourquoi
le présent
important?
Why is this
Pocketguide
Fieldest-il
Guide
important?
3
Les espèces envahissantes représentent un danger
Invasive.species.have.become.a.major.threat.to.the.
considérable pour tous les écosystèmes de la planète, y
world’s.ecosystems,.and.Manitoba’s.lands.and.waters.
compris les terres et les eaux du Manitoba. Le présent guide
are.no.exception..The.purpose.of.this.pocket.field.
a pour but de conscientiser les gens au sujet de certains
guide.is.to.raise.awareness.of.some.of.the.unwanted.
envahisseurs indésirables qui vivent actuellement près
invaders.that.currently.live.near.rivers,.lakes,.and.
des rivières, des lacs et des zones humides du Manitoba,
wetlands.in.Manitoba,.as.well.as.species.that.we.
et d’espèces qui devraient bientôt faire leur arrivée dans la
expect.will.arrive.in.the.future..
province.
Some.invaders,.such.as.purple.loosestrife,.leafy.
Certaines espèces envahissantes, comme la salicaire
spurge.and.common.carp.are.well.established.and.
commune, l’euphorbe ésule et la carpe sont bien établies
widespread.in.the.province..At.this.point.they.are.
et répandues dans la province. Là où l’on en est, il est
virtually.impossible.to.eradicate.in.Manitoba.and.in.
pratiquement impossible de les faire disparaître du Manitoba
these.cases,.we.can.only.work.on.preventing.their.
– on ne peut que prendre des mesures visant à empêcher
further.spread..In.other.cases,.we.have.chosen.
ces espèces de se disséminer davantage. Cependant, nous
species.for.the.field.guide.that.are.relatively.new.or.
avons également retenu, aux fins du présent guide, des
not.even.existent.in.the.province.yet,.such.as.Salt.
espèces relativement nouvelles ou qui ne sont pas encore
cedar,.Eurasian.watermilfoil,.and.European.frogprésentes dans la province, comme le tamaris, le myriophylle
bit...In.some.of.these.instances,.we.may.be.able.to.
en épi et l’hydrocharide grenouillette. On pourrait être en
contain.or.ideally,.eradicate.these.newer.species..
mesure de contenir ou, idéalement, d’éliminer certaines de
In.all.cases.we.must.work.to.limit.the.spread.of.all.
ces espèces. Dans tous les cas, il faut limiter la dissémination
invasive.species.in.Manitoba..
de toutes les espèces envahissantes au Manitoba.
A.common.myth.is.that.if.only.a.few.invasive.plants.or.
On pense souvent, à tort, que si quelques végétaux ou
animals.are.spotted,.there.is.no.reason.for.concern..
animaux envahissants seulement sont repérés, il n’y a pas
However,.every.sighting.of.an.invasive.organism.
lieu de s’inquiéter. La présence d’un organisme envahissant
represents.the.potential.for.a.population.explosion.
présente toujours un risque de prolifération qui peut être
that.may.be.expensive,.difficult.or.impossible.to.
chère, difficile ou impossible à renverser. On a aussi
reverse..Another.misconception.is.that.if.an.invasive.
tendance à croire que si une espèce envahissante est bien
species.is.well.established.in.one.area.of.the.
établie dans une région de la province, elle représente un
province,.that.it.must.be.a.problem.to.all.regions.of.
problème dans toutes les régions – ici encore, on fait erreur.
Manitoba..This.is.often.not.the.case,.and.we.need.to.
En effet, ce n’est souvent pas le cas, et il est important de
document.established.invasive.populations.to.protect.
consigner les populations envahissantes établies afin de
the.areas.that.have.not.been.infested.
protéger les régions qui ne sont pas infestées.
What
can you
do?
Que peut-on
faire?
Prevention,.early.detection.and.rapid.response.are.
La prévention, la détection précoce et une intervention rapide
critical.for.saving.habitats.from.invasive.species...
sont essentielles pour sauver les habitats des espèces
You.can.do.your.part.by.reporting.any.sightings.of.
envahissantes. On peut aider en avisant l’Invasive Species
“unwanted.invaders”.to.the.Invasive.Species.Council.
Council of Manitoba (ISCM) dès que l’on repère un envahisseur
of.Manitoba.at.(204).232-6021,..
indésirable, par téléphone au 204-232-6021, par courriel à
[email protected]
l’adresse [email protected] ou en se rendant
www.invasivespeciesmanitoba.com
sur le site www.invasivespeciesmanitoba.com.
Salicaire commune
4
(Lythrum salicaria)
Appellations : salicaire
bouquet
. commune,
.
. violet, .bouquets
rouges, caroncule de dindon, coton rouge, herbe aux
coliques, lysimaque rouge, lythrum salicaire, roupie, roupie
de coq d’Inde, salicaire, salicaire pourpre, têtes de femmes.
.
.
. .
. .
. .
.
Origine :. la salicaire
commune
est. une espèce
.
. .
. . indigène
.
.
d’Eurasie qui, selon toute vraisemblance, aurait été introduite
. .
.
..
en Amérique du Nord comme plante ornementale au début
des années 1800.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace présente surtout dans les
zones humides, comme les rivages, les marais et les fossés.
Une fois mature, la plante compte plus de 50 tiges, et sa
hauteur atteint les 2 m (7 pi). La section transversale des tiges
est carrée.
Feuilles : feuilles vert foncé lancéolées et opposées.
Fleurs et fruits : fleurs pourpres bien visibles et disposées en
pointe, à l’extrémité de chaque tige, qui éclosent de juillet à
septembre. Le fruit consiste en une petite capsule qui contient
plus de 100 graines. La salicaire commune est très prolifique
et une seule plante peut produire jusqu’à 2 millions de graines
par année.
Danger : l’impact de la salicaire commune est très lourd :
perte de flore et de faune indigènes dans les zones humides
infestées, détérioration des habitats palustres, obstruction
des systèmes d’irrigation.
Répartition : la salicaire commune est présente un peu
partout dans le Sud du Manitoba. On ne doit pas s’en servir
comme plante ornementale, et il est important d’aviser l’ISCM
dès que l’on en constate la présence.
5
A
B
[A] Gros plan des fleurs.
[B] Section transversale
carrée des tiges.
D
C
[C] Salicaire commune
.
.
avec de multiples
tiges.
E
[D] Zone infestée par la
salicaire commune.
[E] Gros plan
d’une feuille.
Images : [A] F. Koshere, ministère des Ressources naturelles du
Wisconsin; [B] H. Catton, MB Purple Loosestrife Project; [C] S. Dewey,
Université Utah State, Bugwood.org; [D] MB Purple Loosestrife Project;
[E] G.H.S. – Fish and Wildlife Service des États-Unis
6
Euphorbe ésule
(Euphorbia esula)
Appellations : euphorbe ésule, euphorbe feuillue.
Origine : l’euphorbe ésule est une espèce indigène d’Europe.
Elle a été introduite en Amérique du Nord à partir de navires
ou comme contaminant de semences au début des années
1800.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace dressée à racines profondes
pouvant atteindre une hauteur de 40 à 90 cm (de 15 à 36 po).
Les tiges sont vert pâle, glabres, rigides et lisses. Une sève
blanche et laiteuse est sécrétée lorsque la plante est endommagée, et ce, quelle que soit la partie de la plante. L’euphorbe
ésule se répand rapidement par la production de graines et la
reproduction végétative.
Feuilles : les tiges comportent de nombreuses feuilles
vertes lisses et minces, d’une longueur de 2 à 7,5 cm (de
0,75 à 3 po).
Fleurs et fruits : les fleurs sont plutôt discrètes et poussent
à l’extrémité des tiges. Elles sont disposées en de multiples
petites grappes entourées de bractées (feuilles modifiées)
jaunes ou vertes en forme de cœur. Les fleurs poussent de
mai à juin. Le fruit consiste en une capsule à trois graines qui
explose lorsqu’elle mûrit, projetant ainsi des graines dans un
rayon allant jusqu’à 5 m (16 pi).
Danger : l’euphorbe ésule est capable de dominer les
habitats. Chacune des parties de la plante contient de la sève
toxique pouvant tuer les bovins et causer des problèmes
cutanés chez l’humain et les animaux d’élevage.
Répartition : l’euphorbe ésule pose bien des problèmes
au Manitoba et est surtout présente dans le sud-ouest de
la province. On doit inspecter les véhicules, les animaux
d’élevage, le fourrage et les réserves de graines afin de
vérifier la présence de l’euphorbe ésule (graines et plantes)
et aviser l’ISCM dès que l’on en constate la présence.
7
A
B
[A] Sève laiteuse présente dans
.
toutes les parties de la plante.
[B] Puce de terre qui se nourrit
de l’euphorbe ésule, vue de
la fleur.
[C] Vue de l’ensemble de la plante.
.[D] Zone infestée par l’euphorbe
ésule.
.
C
D
Images : [A] N. E. Rees, Agricultural Research
Service, ministère de l’Agriculture des ÉtatsUnis; [B] APHIS PPQ, ministère de l’Agriculture
des États-Unis; [C] W. M. Ciesla, Forest Health
Management International, Bugwood.org; [D]
M. Ammeter, Macdonald Weed District
8
Chardon penché
(Carduus nutans)
Appellations : chardon penché.
Origine : le chardon penché provient du Sud de l’Europe et
de l’Asie occidentale; il a été introduit au Canada au milieu
des années 1800 en tant que plante ornementale.
Caractéristiques physiques
Description générale : chardon bisannuel à racine pivotante
d’une hauteur de 30 à 180 cm (de 1 à 6 pi). Le chardon
penché forme habituellement une rosette à sa première
année de croissance.
Feuilles : feuilles alternes et très lobées dont le pourtour est
ondulé et épineux. Des épines couvrent l’ensemble de la tige,
à l’exception de la partie qui se trouve sous le capitule.
Fleurs et fruits : les fleurs pourpres éclosent de juin à octobre.
Elles sont groupées en un seul capitule, d’un diamètre de
2,5 à 5 cm (de 1 à 2 po), à l’extrémité des branches. Les
bractées du capitule comportent une extrémité pointue et
épineuse. Une fois mature, le poids de la plante fait en sorte
qu’elle s’incline, d’où le nom « chardon penché ». Les fruits
consistent en akènes (capsules à une seule graine) jaune
paille ornés de ce qui s’apparente à des plumes.
Danger : le chardon penché est une espèce agressive
formant des peuplements très denses. Elle occupe tant de
place qu’elle repousse les plantes indigènes, et elle réduit la
productivité des terrains de parcours et des pâturages.
Répartition : cette espèce s’est répandue depuis le Dakota
du Nord jusqu’à la vallée du Pembina, au Manitoba.
Il faut aviser l’ISCM dès que l’on aperçoit cette espèce – un
plan de confinement est en cours d’élaboration.
9
A
B
[A] Capitule. [B] Champ infesté par le chardon penché.
[C] Gros plan des feuilles et de la tige épineuses.
[D] Gros plan de la structure de la plante.
Images : [A] John M. Randall, The Nature Conservancy, Bugwood.org; [B]
Loke T. Kok, Université Virginia Polytechnic Institute and State, Bugwood.
org; [C] L. L. Berry, Bugwood.org; [D] base de données PLANTS du NRCS,
ministère de l’Agriculture des États-Unis, Bugwood.org
C
D
10
Butome à ombelle
(Butomus umbellatus)
Appellations : butome à ombelle, flûteau, jonc fleuri.
Origine : plante exotique provenant de l’Afrique et de
l’Eurasie introduite en Amérique du Nord à la fin des années
1800 à des fins d’utilisation dans les jardins.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace de hauteur moyenne
s’apparentant au jonc, qui présente des tiges vertes dont la
section transversale est triangulaire. Son système radiculaire
est très développé, et de nouvelles plantes poussent à partir
des racines perturbées.
Feuilles : le long des rives, des feuilles dressées et parfois
disposées en spirales atteignent une hauteur d’environ 1 m
(3 pi). Sous l’eau, les feuilles sont molles et flottent. Ces
feuilles poussent à partir de la base de la plante.
Fleurs et fruits : le butome à ombelle forme un capitule de
la forme d’un parapluie poussant sur une tige florale de 1 à
1,5 m (de 40 à 60 po) de hauteur. Les fleurs, dont la quantité
est considérable, présentent un diamètre de 2 à 3 cm (de 0,75
à 1,25 po) et une couleur rose ou blanche et éclosent de
juin à août. Le fruit en est un sec qui comporte de multiples
graines.
Danger : cette plante forme des peuplements denses pouvant
nuire aux activités récréatives sur le lac, prendre la place des
plantes indigènes et porter atteinte aux poissons et à d’autres
espèces sauvages.
Répartition : le butome à ombelle est présent au Manitoba
ainsi qu’un peu partout au pays. Il se reproduit par la
production de graines et la propagation végétative des portegreffes (caïeux), les graines et les porte-greffes pouvant être
transportés par l’eau. Il faut aviser l’ISCM dès que l’on en
constate la présence.
11
A
B
[A] Tige, fleurs et feuilles du butome à ombelle.
[B] Gros plan d’une fleur.
[C] Gros plan du capitule, semblable à un parapluie,
avec infestation en arrière-plan.
Images : [A] Å. Park; [B] C. Fischer; [C] G. Hnatiuk
C
12
Impatiente glanduleuse
(Impatiens glandulifera)
Appellations : impatiente glanduleuse, balsamine de
l’Himalaya, balsamine géante, balsamine glanduleuse.
Origine : provenant de l’Ouest de l’Himalaya, l’impatiente
glanduleuse aurait été introduite à partir de navires étrangers
ou de cultures ornementales.
Caractéristiques physiques
Description générale : herbacée annuelle succulente, lisse
et glabre, dont la hauteur varie de 0,6 à 3 m (de 2 à 10 pi)
et qui comporte des tiges droites, creuses et branchues de
teinte pourpre.
Feuilles : lles feuilles peuvent être opposées ou verticillées;
habituellement, trois feuilles prennent naissance au même
point sur la tige. Les feuilles sont oblongues ou ovales, ont
une longueur d’environ 15 cm (6 po) et une largeur de 7,5 cm
(3 po) et leur pourtour est dentelé.
Fleurs et fruits : on peut voir plusieurs fleurs blanches,
roses ou pourpres sur une tige allongée. Ces fleurs comptent
cinq pétales, dont deux fusionnés, et trois sépales, dont
deux fusionnés. Le fruit consiste en une capsule à cinq
compartiments qui, lorsqu’on le touche, explose et projette
jusqu’à 800 graines.
Danger : l’impatiente glanduleuse projette dans les rivières et
autres cours d’eau des graines qui sont ensuite transportées
rapidement sur de longues distances. De plus, les infestations
se propagent très vite sous l’effet du fauchage. Une fois
établie, cette plante assez haute fait une forte concurrence
aux autres espèces et étouffe souvent les plantes indigènes.
.
Répartition : l’impatiente glanduleuse est déjà présente au
Manitoba. On doit éviter d’en acheter ou d’en planter afin
d’éviter la dissémination. Il est important d’aviser l’ISCM dès
que l’on en constate la présence.
13
[A] Partie supérieure
de la plante, y compris
les fleurs et les feuilles.
[B] Fleur. .
[C] Comparaison des
hauteurs. [D] Feuille.
[E] P
lante entière.
[F] N
œud de tige.
[A] B. Tokarska-Guzik, Université
de la Silésie, Bugwood.org; [B];
[E] A. Karwath; [C]; [F] M. Shephard, Forest Service, ministère de
l’Agriculture des États-Unis, Bugwood.org; [D] T. Heutte, Forest
Service, ministère de l’Agriculture
des États-Unis
A
C
B
E
D
F
14
Nerprun cathartique
(Rhamnus cathartica)
Appellations : nerprun cathartique, argousier, bois noir,
bourdaine, bourguépine, épine de cerf, épine noire, nerprun,
nerprun commun, nerprun noir-prun, nerprun purgatif, noirprun.
Origine : plante indigène d’Eurasie, introduite en Amérique du
Nord comme arbuste ornemental, pour les clôtures et l’habitat des
espèces sauvages.
Caractéristiques physiques
Description générale : gros arbuste ou grand arbre pouvant
atteindre 6 m (20 pi) de hauteur. L’écorce externe est foncée
et comporte de petits pores (lenticelles) et l’écorce interne est
orange. L’extrémité des brindilles comporte habituellement une
épine rigide. Si elles sont ingérées, les substances qui se trouvent
dans l’écorce, les feuilles et les baies ont un effet laxatif puissant.
Feuilles : les feuilles sont disposées en paires, mais pas tout à fait
en opposition. Elles sont vert foncé, elliptiques ou ovales, ont une
longueur de 3,5 à 7,5 cm (de 1,25 à 3 po) et présentent un pourtour
légèrement dentelé ainsi que des nervures courbées. Les feuilles
poussent tôt au printemps et ne tombent qu’à la fin de l’automne,
prolongeant ainsi la saison de croissance de la plante.
Fleurs et fruits : les fleurs sont petites, tirent sur le vert ou le jaune,
ont une tige assez courte et sont disposées en petites grappes.
L’arbre femelle produit une grande quantité de petits fruits bleus
ou noirs semblables à des baies qui contiennent chacun quatre
graines.
Danger : cette plante peut très bien envahir les habitats en place,
puisque les conditions d’humidité et de luminosité qu’elle tolère
sont variées, et qu’elle produit une grande quantité de graines.
L’ombrage créé par ses peuplements denses nuit souvent à la
biodiversité de l’habitat. Les épines peuvent porter atteinte aux
humains et aux animaux qui y touchent.
Répartition : cette espèce est présente au Manitoba et
représente un problème important dans les espaces naturels
de Winnipeg. On doit éviter d’en acheter ou d’en planter afin de
limiter la dissémination.
15
A
B
C
Info éclair : il se
D
pourrait que le nerprun
cathartique soit
allélopathique, c’est-àdire, qu’il produise des
substances qui inhibent
la croissance des
plantes environnantes!
[A] Peuplement de
nerpruns.
[B] Gros plan d’une
feuille.
[C] Écorce d’un vieil
arbre et d’un jeune
arbre.
[D] Baies et feuilles.
[E] Feuilles, épines et
brindilles à la fin de
l’automne.
E
Images : [A]; [B] J. Dupont,
Manitoba Naturalists Society; [C];
[D]; [E] H. Fabbri, Direction de la
conservation de la nature de la
Ville de Winnipeg
16
Tanaisie vulgaire
(Tanacetum vulgare)
Appellations : tanaisie vulgaire, balsamine amère, barbotine,
barmise, herbe à puce, herbe amère, herbe aux vers, herbe
de Saint-Marc, remise, tanacée, tanacet, tanaisie, tanaisie
commune, tanaisie crépue, tenze, tisane, willie puant.
Origine : espèce introduite de l’Europe dans les années
1600; a longtemps été utilisée en horticulture et en médecine.
Autour de 1525, on l’a désignée comme une plante nécessaire
pour les jardins en Grande-Bretagne.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace pouvant atteindre une hauteur
de 1,5 m (5 pi). Ses tiges sont pourpres ou rouges, comportent
des branches et sont couvertes de glandes.
Feuilles : les feuilles alternes sur la tige se divisent en
plusieurs folioles fines à bordure lisse. Ces feuilles dégagent
une forte odeur lorsqu’elles sont écrasées.
Fleurs et fruits : les fleurs sont d’un jaune vif, ont l’apparence
d’un bouton et se présentent en grappes dans le haut de
la tige. Le fruit consiste en un akène (capsule à une seule
graine) minuscule couvert de glandes.
Danger : la tanaisie vulgaire forme des peuplements
denses qui repoussent les plantes indigènes et réduisent la
productivité des pâturages. Elle contient des alcaloïdes qui,
s’ils sont ingérés ou absorbés par la peau, sont toxiques tant
pour l’humain que pour le bétail.
Répartition : cette espèce est présente au Manitoba et
partout au pays dans les pâturages, sur le bord des chemins,
sur les rivages, dans les champs abandonnés et dans les
espaces naturels. Elle est désignée comme une mauvaise
herbe nuisible dans bien des endroits en Amérique du Nord,
et on ne doit pas l’utiliser comme plante ornementale. Dans
certaines régions des Prairies, on a constaté des infestations
importantes des vallées fluviales. Il est important d’aviser
l’ISCM dès que l’on aperçoit cette espèce.
17
A
B
[A] Fleur et feuilles de la tanaisie vulgaire.
[B] Gros plan de feuilles poussant dans le gravier.
[C] Tige, fleur et feuilles.
[D] Champ infesté.
C
D
Images:[A] Steve Dewey, Université Utah State, Bugwood.org; [B]
Richard Old, XID Services, inc., Bugwood.org; [C] Michael Shephard,
Forest Service, ministère de l’Agriculture des États-Unis, Bugwood.
org; [D] Steve Dewey, Université Utah State, Bugwood.org.
18
Petite bardane
(Arctium minus)
Appellations : petite bardane, amoureux, artichaut, bardane,
bardane microcéphale, bardane mineure, bourrier, cibourroche,
crakia, glouteron, graquias, grateau, grateron, gratia, gratte,
gratteron, herbe aux teigneux, péterolle, piquant, r’quin’ben, rapace,
rhubarbe, rhubarbe crapaud, rhubarbe du diable, rhubarbe sauvage,
tabac du diable teigne, toques.
Origine : la petite bardane est indigène d’Europe et a été introduite
en Amérique du Nord accidentellement. On en a signalé la présence
sur le continent nord-américain pour la première fois en 1638.
Caractéristiques physiques
Description générale : herbacée bisannuelle assez haute. Ses
tiges sont dressées, ramifiées, épaisses et de texture grossière, ont
une teinte rougeâtre et sont creuses ou angulaires. La petite bardane
peut atteindre une hauteur de 1 à 2 m (de 3 à 6 pi).
Feuilles : la première année, les plantes forment de grosses rosettes,
puis, la deuxième année, une tige rigide sur laquelle poussent des
fleurs. Les feuilles sont grosses, ont la forme d’un cœur et leur face
inférieure est très poilue. Les feuilles inférieures peuvent atteindre
une longueur de 50 cm (18 po). Les feuilles sur la tige sont disposées
en alternance, les plus larges se trouvant à la base de la tige. Le
pourtour des feuilles est ondulé ou dentelé.
Fleurs et fruits : les fleurs sont roses ou pourpres et se présentent en
grappes à pédicelles courts le long des tiges. Des feuilles modifiées
épineuses et crochues entourent les fleurons. Les capitules ont
une largeur de 20 à 25 mm (de 0,75 à 1 po) et s’ouvrent de juillet à
octobre. La petite bardane produit un fruit accrochant rond et poilu
d’une largeur de 10 à 20 mm (de 0,50 à 0,75 po).
Danger : le fruit de la petite bardane peut perturber les animaux
d’élevage et nuire à leur santé, ainsi qu’à leur valeur marchande.
Les grosses feuilles peuvent créer de l’ombrage, nuisant ainsi aux
plantes plus petites. De plus, la petite bardane sert d’hôte secondaire
à des agents pathogènes qui attaquent des plantes ayant une
importance sur le plan économique.
Répartition : la petite bardane est très répandue au Manitoba. On
doit éviter les nouvelles infestations en s’assurant, lorsque l’on quitte
un endroit infesté, qu’aucun fruit de cette espèce ne reste accroché
aux vêtements, au pelage des animaux de compagnie ou aux
véhicules.
19
A
B
Le saviez-vous? C’est des fruits de la petite bardane
que l’on s’est inspiré pour créer le Velcro.
[A] Plante de deux ans, avec tige florale. [B] Gros plan
des fleurs. [C] Gros plan de la feuille. [D] Fruits matures.
[E] J
eune plante sous forme de rosette.
D
C
E
Images : [A]; [B]; [C] M. E. Harte, Bugwood.org; [D] Ohio State Weed
Lab Archive, Université Ohio State, Bugwood.org; [E] J. Dupont,
Manitoba Naturalists Society
20
Iris jaune
(Iris pseudacorus)
Appellations : iris jaune, flambé d’eau, iris des marais, iris
faux-acore.
Origine : plante indigène d’Eurasie et d’Afrique du Nord
introduite en Amérique du Nord comme plante ornementale,
pour lutter contre l’érosion ou pour éliminer les métaux dans
les usines de traitement des eaux d’égout, étant donné son
efficacité pour l’élimination des nutriments et la collecte de
sédiments.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace herbacée de 40 à 150 cm
(de 1,5 à 4 pi) de hauteur. Ses racines ont une chair rose et
présentent un diamètre de 1 à 4 cm (de 0,5 à 1,5 po).
Feuilles : les feuilles larges et caractéristiques en forme
d’épée sont rigides, dressées et vertes, avec une teinte bleugris. Elles présentent une longueur de 50 à 100 cm (de 20 à
40 po) et une largeur de 10 à 30 mm (de 0,50 à 1,25 po), de
même qu’une crête centrale sur la face inférieure comme sur
la face supérieure.
Fleurs et fruits : chacune des tiges compte plusieurs fleurs
blanches ou jaunes, qui éclosent du mois d’avril au mois de
juin. Ces fleurs ont un diamètre de 8 à 10 cm (de 3 à 4 po).
Le fruit de l’iris jaune est sec et ovale, et contient environ 120
graines.
Danger : l’iris jaune colonise les habitats en grand nombre
et forme des peuplements très denses. Elle l’emporte sur
les autres plantes, chassant ainsi les espèces indigènes et
modifiant l’habitat des animaux. Toutes les parties de l’iris
jaune sont toxiques.
Répartition : la présence de l’iris jaune a été signalée au
Manitoba. Cette espèce se répand par la séparation des
racines et la production en abondance de graines. Cellesci flottent et peuvent être transportées par l’eau sur de très
longues distances.
21
A
B
[A] Plante entière et feuilles distinctives. [B] Gros plan
des fleurs. [C] Feuilles, tiges et fleurs de l’iris jaune.
[D] Infestation le long d’une rive.
C
D
Images : [A] N. Loewenstein, Université d’Auburn, Bugwood.org; [B];
[C]; [D] F. Koshere, ministère des Ressources naturelles du Wisconsin
22
Potamot crépu
(Potamogeton crispus)
Appellations : potamot crépu, potamot crispé.
Origine : indigène d’Eurasie, le potamot crépu a été introduit
aux États-Unis au milieu des années 1800.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace rouge ou jaune clair à tiges
souterraines longues, plates et minces.
Feuilles : les feuilles se trouvent sous l’eau, sont sans
tige et minces, et atteignent de 3 à 8 cm (de 1 à 3 po) de
longueur et de 5 à 12 mm (de 0,4 à 0,5 po environ) de
largeur. Elles présentent souvent une pointe arrondie et un
pourtour dentelé et ondulé (comme les pâtes de lasagne).
Des turions (bourgeons) se forment durant la saison chaude
et comprennent entre 3 et 7 feuilles épaisses qui poussent
sur la tige.
Fleurs et fruits : des fleurs blanches ou brunes plutôt
discrètes poussent sur un épi assez court qui dépasse la
surface de l’eau. Les fruits, plats et petits, comportent un bec
pointu distinctif, lequel est dressé ou légèrement courbé.
Danger : la densité des colonies du potamot crépu peut
réduire l’accès aux bassins et aux zones de pêche au
printemps et au début de l’été. Cette espèce peut pousser
à une forte densité et ainsi avoir le dessus sur les plantes
aquatiques indigènes.
Répartition : la présence du potamot crépu a été signalée au
Manitoba. Cette espèce s’est répandue sur une grande partie
du territoire nord-américain grâce à la sauvagine et en raison
de la plantation délibérée et des activités récréatives. On doit
aviser l’ISCM dès que l’on en constate la présence.
23
A
B
[A] Infestation de potamot crépu.
[B] Turion qui commence à éclore. [C] Gros plan du
pourtour des feuilles, qui rappelle des pâtes de lasagne.
C
[D] Épi. [E] Formation d’un turion.
Images : F. Koshere, ministère des Ressources naturelles du
Wisconsin
D
E
24
Cladocère épineux
(Bythotrephes longimanus)
Appellations : cladocère épineux.
Origine : provenant d’Eurasie, le cladocère épineux est une
espèce de zooplancton (animal microscopique) introduite en
Amérique du Nord en 1982 par l’intermédiaire de l’eau de
ballast des navires océaniques.
Caractéristiques physiques
Description générale : les adultes mesurent de 1 à 1,5 cm
(de 0,4 à 0,6 po) de longueur et ont une longue queue qui
comporte des crochets semblables à des barbelés. On les
trouve généralement dans l’eau en amas qui ressemblent à
de la gélatine ou à de la ouate de coton, avec des taches
noires minuscules. Cette espèce peut s’accrocher aux lignes
et aux engins de pêche.
Danger : le cladocère épineux se reproduit rapidement et
n’est pas facile à manger pour les petits poissons indigènes
en raison de sa longue queue barbelée. Il réduit la quantité
de zooplanctons indigènes tels que les daphnies, qui
représentent une source de nourriture importante pour les
poissons indigènes. Les adultes et les œufs sont transportés
facilement dans l’eau de cale, les seaux à appâts et les viviers.
Les œufs résistant à la sécheresse et à la congélation, on
peut facilement introduire cette espèce dans des endroits non
infestés sans le savoir. Il s’agit d’une espèce nuisible pour les
pêcheurs, puisque les amas qu’elle forme peuvent s’accrocher
aux lignes de pêche, aux câbles des treuils à ligne lestée, aux
cordes et aux filets, et qu’ils peuvent obstruer les œillets des
cannes à pêche, gênant ainsi le débarquement des prises.
Répartition : le cladocère épineux préfère les lacs froids et
profonds. On l’a découvert pour la première fois en Amérique
du Nord en 1982, dans le lac Ontario. Aujourd’hui, on en
trouve partout dans les Grands Lacs des Laurentides. On en
a constaté la présence dans le lac des Bois, en Ontario, de
même que dans la rivière Winnipeg, au Manitoba.
25
A
C
[A] Cladocère épineux sur une ligne de pêche.
[B] Les œufs du cladocère épineux sont d’abord
transportés par la femelle dans des enveloppes
sphériques.
[C] Le cladocère épineux se meut dans l’eau grâce à sa
queue.
Images : [A] Jeff Gunderson, Minnesota Sea Grant; [B] http://www.
seagrant.umn.edu/exotics/spiny.html; [C] J. Lindgren, ministère des
Ressources naturelles du Minnesota. Global Invasive Species Database,
www.iisgcp.org/EXOTICSP
B
26
Alpiste roseau
(Phalaris arundinacea)
Appellations : alpiste roseau, phalaris roseau, roseau.
Origine : l’alpiste roseau est indigène d’Amérique du Nord,
mais a également été introduit dans une grande mesure
sous forme de cultivars européens pour le foin et le fourrage.
Le type indigène a formé un hybride avec des variétés
introduites. Aucune caractéristique en particulier ne permet
de faire la distinction entre les plantes indigènes et les plantes
introduites.
Caractéristiques physiques
Description générale : vivace à longue durée de vie, d’une
hauteur de 0,6 à 3 m (de 2 à 8 pi) et dont la tige est glabre,
cireuse et dressée. Cette espèce présente des racines
rampantes épaisses qui dominent rapidement le sol et
produisent de nouvelles tiges.
Feuilles : feuilles rugueuses, fuselées et plates qui mesurent
de 0,2 à 2 cm (de 0,40 à 0,75 po environ) en largeur et jusqu’à
0,5 m (20 po) en longueur.
Fleurs et fruits : l’alpiste roseau produit un capitule (panicule)
qui atteint habituellement une longueur de 7 à 20 cm (de
3 à 8 po). Les panicules qui n’ont pas atteint leur maturité
sont compactes et ont l’apparence d’un épi. Toutefois, elles
finissent par s’ouvrir et s’étaler légèrement. Les fleurs sont
vertes ou pourpres tôt dans la saison et, au fil du temps,
prennent une teinte jaune paille.
Danger : l’alpiste roseau forme des peuplements denses et
persistants dans les zones humides et les prés, ainsi que
sur les rivages. Ces peuplements repoussent les plantes et
animaux indigènes bénéfiques et obstruent les voies d’eau
et canaux d’irrigation, puisqu’ils augmentent la formation de
dépôts de limon.
Répartition : l’alpiste roseau est répandu dans l’ensemble
du Manitoba.
27
A
B
C
Info éclair : lorsqu’elle est
en fleurs, cette espèce
produit une grande
quantité de pollen, ce qui
aggrave le rhume des
foins et les allergies.
[A] Panicule arrivée à
maturité. [B] Alpiste
roseau en fleurs. [C]
Champ d’alpistes roseaux.
[D] Panicule qui n’est pas
arrivée à maturité.
D
Images : [A] C. Evans, River to River CWMA, Bugwood.org; [B] T.
Heutte, Forest Service, ministère de l’Agriculture des États-Unis,
Bugwood.org; [C]; [D] J. Nielsen, Université de l’Alaska (Fairbanks),
Cooperative Extension Service, Bugwood.org
28
Phragmite envahissant
(Phragmites australis; sous-espèce : australis)
Appellations : roseau commun, phragmite commun, roseau,
roseau à balais.
Origine : les phragmites sont indigènes d’Amérique du Nord.
Toutefois, il existe une sous-espèce exotique qui a été introduite
accidentellement de l’Europe dans les années 1700. Cette
sous-espèce s’est établie sur la côte de l’Atlantique et s’est
depuis répandue sur l’ensemble du continent nord-américain.
Caractéristiques physiques
Description générale : graminée vivace semi-aquatique
pouvant atteindre 4,6 m (15 pi) de hauteur ou plus qui forme
des peuplements denses. On confond souvent cette espèce et
les espèces indigènes de phragmites.
Feuilles : les feuilles sont bleu-vert et mesurent de 1 à 4 cm (de 1
à 1,5 po) en largeur et 75 cm (30 po) en longueur. Contrairement
aux espèces indigènes de phragmites, la gaine foliaire demeure
fixée et est difficile à enlever. La plante demeure verte et
continue de pousser après que les plantes indigènes eurent subi
les effets du dépérissement hivernal.
Fleurs et fruits : capitule brun foncé ou noir distinctif, avec des
grappes de graines denses pouvant atteindre 40 cm (16 po) de
longueur. La floraison survient entre le mois d’août et la mi-octobre, longtemps après que les espèces indigènes de phragmites
eurent subi les effets du dépérissement hivernal. Les fleurs sont
sèches, cassantes et brun doré.
Danger : cette espèce forme des peuplements denses qui
supplantent les espèces indigènes, modifient l’habitat des
animaux sauvages et le cycle des nutriments et influent sur le
régime hydrologique.
Répartition : les espèces indigènes de phragmites sont
répandues pratiquement dans le monde entier. La sousespèce exotique est maintenant présente dans certaines
régions des États-Unis et du Canada; elle préfère les milieux
humides perturbés. On a récemment découvert bon nombre de
peuplements à Winnipeg et dans les environs de la ville.
Il est important d’aviser l’ISCM dès que l’on aperçoit cette sousespèce.
29
A
B
[A] Panicule arrivée à maturité. [B] Hauteur que peuvent
atteindre les phragmites. [C] Apparence « obscure »
d’une panicule qui n’est pas arrivée à maturité.
[D] Rhizomes de phragmites.
C
D
Images : [A] Richard Old, XID Services, inc., Bugwood.org; [B] James
Miller, Forest Service du ministère de l’Agriculture des États-Unis,
Bugwood.org; [C]; [D] Ohio State Weed Lab Archive, Université Ohio
State, Bugwood.org
30
Hydrocharide grenouillette
(Hydrocharis morsus-ranae)
Appellations : hydrocharide grenouillette, morène aquatique,
petit nénuphar.
Origine : l’hydrocharide grenouillette s’est échappée d’un
jardin de plantes ornementales dans la région d’Ottawa dans
les années 1930.
Caractéristiques physiques
Description générale : plante aquatique qui flotte librement et
qui peut atteindre une longueur de 20 cm (8 po). Elle vit dans
les eaux libres calmes, comme les marais et les fossés. Le
système radiculaire est bien développé et se mêle à d’autres
végétaux, formant ainsi des masses denses au lieu de se
prolonger vers le bas.
Feuilles : les feuilles sont souvent flottantes, sont coriaces et
glabres, ont la forme d’un cercle ou d’un cœur et mesurent de
1 à 6 cm (de 0,5 à 2,5 po) en longueur. Elles sont vertes et leur
face intérieure est souvent d’un pourpre foncé.
Fleurs et fruits : de petites fleurs blanches comptant trois pétales
éclosent juste au-dessus de la surface de l’eau. La reproduction
de l’hydrocharide grenouillette s’effectue principalement par
voie végétative à partir de ses tiges horizontales. Cette espèce
produit également des bourgeons (turions) d’hiver.
Danger : la couverture végétale formée par cette espèce,
qui est assez dense et flottante, réduit la quantité de lumière,
de gaz dissous et de nutriments dont ont besoin les espèces
subaquatiques. L’hydrocharide grenouillette repousse les
plantes indigènes et provoque des pertes importantes en ce qui
concerne l’habitat des animaux aquatiques indigènes.
Répartition : à l’heure actuelle, on ne trouve pas d’hydrocharides
grenouillettes au Manitoba. C’est dans les Grands Lacs que
l’on a observé l’infestation la plus rapprochée. Toutefois, les
activités récréatives, la migration de la sauvagine et tout autre
facteur qui peut entraîner le transfert d’un lac à un autre peuvent
entraîner la dissémination de l’espèce. Il est important d’aviser
l’ISCM dès que l’on en constate la présence.
31
B
A
[A] Fleur d’hydrocharide grenouillette. [B] Grenouille
dans un plan d’eau infesté par l’hydrocharide grenouillette.
[C] Infestation d’hydrocharides grenouillettes.
Images : [A]; [C] S. J. Darbyshire, Canadian Weed Science Society –
Société canadienne de malherbologie (http://www.cwss-scm.ca);
[B] C. Savage, Environnement Canada
C
32
Myriophylle en épi
(Myriophyllum spicatum)
Appellations : myriophylle en épi.
Origine : indigène d’Europe, d’Asie et d’Afrique du Nord, le
myriophylle en épi a été introduit en Amérique du Nord dans la
région de la Baie de Chesapeake, au début des années 1900.
Caractéristiques physiques
Description générale : herbacée aquatique vivace qui vit
submergée et se reproduit principalement par fragmentation
végétative. Elle pousse dans des plans d’eau d’une profondeur
de 0,5 à 10 m (de 1,5 à 33 pi). La plante prend racine dans
le fond de l’eau et pousse vers la surface, formant ainsi une
masse dense.
Feuilles : les feuilles sont finement découpées et lisses et
s’apparentent à des plumes. Elles ont une longueur d’environ
5 cm (2 po) et sont disposées en verticilles de 3 à 6 feuilles
autour de la tige. On compte 12 segments foliaires ou plus de
chaque côté, et les pointes sont souvent rouges.
Fleurs : rougeâtres et très petites. Elles poussent au-dessus de
l’eau sur un épi submergé.
Danger : les masses denses formées par cette espèce peuvent
repousser les plantes indigènes, influer sur le frai et nuire à
l’utilisation des plans d’eau par l’humain à des fins récréatives
ou comme réservoirs.
Répartition : on n’a pas encore constaté la présence du
myriophylle en épi au Manitoba, mais on en trouve dans les
provinces et les États voisins. Il faut inspecter les bateaux et
autres équipements afin de vérifier la présence de fragments de
cette espèce et pour éviter de transférer la plante d’un lac à un
autre. Il est important d’aviser l’ISCM dès que l’on en constate
la présence.
33
A
B
[A] Gros plan des folioles. [B] Partie supérieure de la
plante et feuilles. [C] Masse dense de myriophylles en épi.
[D] Gros plan d’un épi en floraison.
C
D
Images : [A]; [C] F. Koshere, ministère des Ressources naturelles du
Wisconsin; [B] R.H. Mohlenbrock, base de données PLANTS du NRCS,
ministère de l’Agriculture des États-Unis, Bugwood.org; [D] ministère
des Ressources naturelles du Maryland (www.dnr.maryland.gov)
34
Tamaris
(Tamarix spp.)
Appellations : tamaris, tamarin, tamarisc.
Origine : le tamaris est indigène d’Eurasie et d’Afrique et
a été introduit dans l’Ouest des États-Unis comme plante
ornementale au début des années 1800.
Caractéristiques physiques
Description générale : la majorité des tamaris sont des
arbustes ou de petits arbres à feuilles caduques pouvant
atteindre une hauteur de 4,5 m (15 pi) et qui produisent des
fourrés. Certaines espèces forment de gros arbres.
Écorce : l’écorce des jeunes branches est lisse et brun
rougeâtre; avec le temps, elle devient striée et prend une teinte
brun pourpre.
Feuilles : la disposition des feuilles rappelle celle d’une échelle;
les feuilles sont bleu-vert, très petites et se chevauchent tout le
long de la tige.
Fleurs et fruit : les fleurs sont roses ou blanches et comptent
chacune cinq pétales. Elles sont regroupées en masses
denses sur des épis d’une longueur de 2 à 5 cm (de 0,75 à
2 po), à l’extrémité des brindilles. Le fruit consiste en une
capsule de 3 à 5 cm (de 1 à 2 po) de longueur qui se fend
lorsqu’il arrive à maturité.
Danger : le tamaris envahit les berges, les rivages des lacs et
les zones humides. Il repousse les espèces indigènes, entraîne
la formation de dépôts de sel, réduit la surface libre de la nappe
et épuise les zones humides en raison de sa forte utilisation
de l’eau. Cette plante peut gêner le cycle hydrologique et
accroître la fréquence, l’intensité et les effets des incendies et
des inondations.
Répartition : le tamaris ne s’est pas encore acclimaté au
Manitoba, quoiqu’on en ait signalé la présence dans le Dakota
du Nord. Pour éviter la dissémination de cette espèce, on doit
éviter de l’utiliser comme plante ornementale et aviser l’ISCM
dès qu’on l’aperçoit.
35
[A] Arbuste
de tamaris en
floraison. [B] Gros
plan des fleurs.
[C] Gros plan des
feuilles.
A
B
C
Info éclair :
plusieurs espèces
de Tamarix sont
considérées
comme
envahissantes
en Amérique du
Nord, et il est
souvent difficile de
les distinguer les
unes des autres.
T. ramosissima,
par exemple,
est l’une des
espèces les plus
..
envahissantes.
T. parviflora a
une apparence
semblable,
mais ses fleurs
comportent quatre
pétales au lieu de
cinq.
Images : S. Dewey, Université Utah State, Bugwood.org
36
Hydrille verticillée
(Hydrilla verticillata)
Appellations : hydrille verticillée, hydrille à feuilles verticillées.
Origine : plante indigène d’Asie, d’Afrique et d’Australie qui se
serait introduite en Amérique du Nord en raison du commerce
d’aquariums en Floride au cours des années 1960.
Caractéristiques physiques
Description générale : l’hydrille verticillée est une plante
aquatique submergée à racines pouvant pousser à des
profondeurs de 6 m (20 pi) ou plus. Son apparence varie
considérablement selon les conditions de croissance.
Feuilles : les feuilles sont disposées en groupes de trois à huit
feuilles, en verticilles. Leur nervure médiane est rougeâtre et
leur pourtour est légèrement dentelé. La couleur des feuilles
varie entre le vert et le brun. Des tubercules poussent à partir
des racines, et des bourgeons (turions) d’hiver se forment dans
l’aisselle des feuilles.
Fleurs et fruit : de minuscules fleurs translucides ou blanches
se forment sur les branches supérieures vers la fin de l’été et
à l’automne.
Danger : l’hydrille verticillée repousse les plantes indigènes
en créant de l’ombrage et en leur faisant concurrence pour les
nutriments dont elle a besoin. Les masses denses qu’elle forme
nuisent aux activités récréatives telles que la navigation de
plaisance, la pêche et la baignade.
Répartition : l’hydrille verticillée ne s’est pas encore établie
au Manitoba, mais elle se déplace actuellement vers le nord
et le long des deux côtes aux États-Unis. Elle peut se répandre
grâce à l’écoulement de l’eau, à la sauvagine et aux activités
récréatives et, malheureusement, elle est aussi vendue comme
plante d’aquarium. On doit aviser l’ISCM dès qu’on l’aperçoit.
37
A
B
C
[A] Infestation d’hydrilles verticillées. [B] Hydrilles
verticillées coincées dans un moteur de bateau.
[C] Vue de la plante. [D] Feuilles dentelées.
[E] Turions à l’extrémité des tiges.
Images : [A] D. J. Moorhead, Université de la Géorgie, Bugwood.org;
[B] W. Robles, Université Mississippi State, Bugwood.org; [C] C. Evans,
River to River CWMA, Bugwood.org; [D] J. H. Rodgers; [E] Archive de
l’ARS, ministère de l’Agriculture des États-Unis
D
E
38
Thyllose parasitaire de l’orme
(Ophiostoma spp.)
Appellations : thyllose parasitaire de l’orme, maladie hollandaise
de l’orme.
Origine : découverte pour la première fois en Amérique du Nord
avant 1930, la thyllose parasitaire de l’orme aurait été introduite
par l’intermédiaire de billes d’orme infectées en provenance
d’Europe. Depuis, la maladie s’est répandue presque partout
dans l’aire de répartition de l’orme sur le continent nordaméricain. On en a constaté la présence pour la première fois
au Manitoba en 1975.
Description générale : la thyllose parasitaire de l’orme est
causée par un champignon et se propage grâce aux scolytes de
l’orme et au greffage naturel des racines. Les arbres qui servent
d’hôtes comprennent tous les ormes indigènes d’Amérique du
Nord et d’Europe, comme l’orme d’Amérique.
Symptômes : les arbres infectés présentent plusieurs
symptômes allant de la torsion, du flétrissement et du
jaunissement des feuilles d’une branche ou plus à la mort rapide
de l’arbre. Bien souvent, lorsque les premiers symptômes sont
observés, le champignon a déjà causé des dommages mortels.
Danger : une fois établi dans l’arbre, le champignon se propage
rapidement dans les racines, le tronc et les branches en passant
par les vaisseaux où l’eau circule. L’arbre réagit en produisant
une gomme à l’intérieur de ces vaisseaux, ce qui bloque la
circulation de l’eau, entraîne le flétrissement des feuilles et finit
par causer la mort de l’arbre.
Répartition : la thyllose parasitaire de l’orme est présente
partout en Amérique du Nord et constitue un problème majeur
au Manitoba. On peut en limiter la propagation en coupant
tous les ormes morts et en les éliminant de façon appropriée,
en évitant d’utiliser ou de transporter du bois d’orme de
chauffage et en effectuant l’émondage des ormes en dehors
de la période comprise entre le 1er avril et le 31 juillet. Si l’on
soupçonne une infection dans la région de Winnipeg, on doit
composer le 204-986-7623; pour toutes les autres régions, il
faut appeler la ligne d’information sur les arbres du Manitoba,
au 204-945-7866.
39
A
B
[A] Gros plan du
scolyte de l’orme.
[B] Gros plan du petit
scolyte européen de
l’orme.
Images : J. R. Baker et S. B. Bambara, Université North Carolina State,
Bugwood.org
Comment la thyllose parasitaire de l’orme se propage-telle? La thyllose parasitaire de l’orme est propagée à la fois par
des scolytes spécialisés et par l’intermédiaire des racines. Les
principales espèces porteuses du champignon sont le scolyte
de l’orme (Hylurgopinus rufipes) et le petit scolyte européen de
l’orme (Scolytus multistriatus – espèce introduite). Ces insectes,
qui mesurent de 2 à 3 mm (0,13 po) en longueur, se reproduisent
dans les ormes endommagés ou qui viennent de mourir. Ils
pondent leurs œufs sous l’écorce, et les larves apparaissent
à l’éclosion. Les spores du champignon causant la thyllose
parasitaire de l’orme demeurent sur le corps des scolytes; c’est
ainsi qu’ils sont transmis d’un arbre à un autre.
Le greffage naturel des racines survient lorsque les racines de
deux ormes qui poussent très près l’un de l’autre se touchent et
s’unissent. Ce processus unit les appareils radiculaires, ce qui
permet le partage de l’eau, des nutriments et, malheureusement,
du champignon causant la thyllose parasitaire de l’orme.
C
D
[C] Branche infectée
par la thyllose
parasitaire de l’orme.
[D] Gros plan de
feuilles flétries.
Images : [C] J. O’Brien,
Forest Service du
ministère de l’Agriculture
des États-Unis, Bugwood.org; [D] archive du
ministère des Ressources naturelles du
Minnesota, Bugwood.org
40
Gobie à taches noires
Appellations : gobie à taches noires, gobie arrondi.
Origine : originaire d’Europe orientale, le gobie à taches noires
est apparu dans la région des Grands Lacs à la fin des années
1980, par l’intermédiaire de l’eau de ballast des navires.
Caractéristiques physiques : poisson marbré de brun
atteignant de 7 à 25 cm (de 3 à 10 po) de longueur une fois à
maturité. Lorsqu’il est jeune, il est plutôt gris ardoise. Le gobie
à taches noires est muni d’une nageoire pelvienne en forme
de ventouse et présente une tache noire bien visible sur la
nageoire dorsale, de même que des yeux qui s’apparentent à
ceux d’une grenouille.
Danger : le gobie à taches noires est très agressif et supplante
les poissons indigènes en utilisant les habitats les plus
favorables, en frayant plusieurs fois par saison et en mangeant
les œufs des espèces indigènes. On ne connaît aucun moyen
d’éliminer le gobie à taches noires d’un plan d’eau.
Répartition : le gobie à taches noires a déjà envahi l’ensemble
des Grands Lacs et certains lacs intérieur en Ontario et au
Michigan, et on croit qu’il est en train de s’introduire dans le
Sud-Est de la province. Les regroupements peuvent atteindre
une densité de 100 poissons par mètre cube d’eau.
On doit aviser l’ISCM dès que l’on constate la présence de cette
espèce.
41
A
[A] Gobie à taches noires à l’âge adulte
[B] Gros plan de la tête d’un gobie à taches noires.
Images : [A] Eric Engbretson, Fish and Wildlife Service des États-Unis,
Bugwood.org; [B] Archive du Fish and Wildlife Service des États-Unis,
Bugwood.org
B
42
Écrevisse américaine
(Orconectes rusticus)
Origine : l’écrevisse américaine est une espèce agressive
provenant du bassin de la rivière Ohio, aux États-Unis. Elle a
commencé à se répandre dans les régions du nord des Grands
Lacs, y compris au Minnesota, au Wisconsin et en Ontario
au cours des années 1960, étant souvent transportée par les
pêcheurs à la ligne qui l’utilisaient comme appât.
Caractéristiques physiques : l’écrevisse américaine est
munie de grosses pinces avec un anneau noir près des pointes
et a une taille plus imposante que celle de l’écrevisse indigène.
Sa carapace brune présente des taches rouille foncé de
chaque côté – en en apercevant une, on pourrait croire qu’une
personne l’a prise avec ses doigts et que cette personne avait
de la peinture sur l’index et le pouce. Cependant, ces taches ne
sont pas toujours présentes ou bien visibles.
Danger : la menace principale que pose l’écrevisse américaine
est associée à la détérioration du lit des plantes aquatiques
et aux effets négatifs que cela engendre sur les espèces qui
vivent dans ces milieux. On dit que les dommages causés au
milieu aquatique par l’écrevisse américaine équivalent à ceux
qu’entraîne la coupe à blanc des forêts. L’écrevisse américaine,
surtout lorsqu’elle est jeune, a un appétit vorace pour les plantes
aquatiques, les petits poissons et les insectes aquatiques;
souvent, elle en mange deux fois plus qu’une écrevisse
indigène. Cela réduit bien entendu la quantité d’aliments dont
peuvent se nourrir les jeunes poissons et les autres invertébrés.
Répartition : l’écrevisse américaine est une nouvelle espèce
envahissante au Manitoba; on l’a découverte pour la première
fois dans la province en 2007, dans le lac Falcon. Soulignons
que la possession d’écrevisses est illégale au Manitoba. Cette
interdiction aidera à éviter que cette espèce passe d’un plan
d’eau à un autre par l’intermédiaire des seaux à appâts.
43
A
[A] Écrevisse américaine (la tête de clou sur le quai
donne une idée de sa taille).
[B] Couleur légèrement différente.
Images : D. Watkinson, Pêches et Océans Canada (Institut des eaux
douces de Winnipeg); [B] J. Gunderson, MN Sea Grant
B
44
Moule zébrée
(Dreissena polymorpha)
Origine : indigène des mers Noire et Caspienne, en Eurasie, la
moule zébrée a sans doute été introduite en Amérique du Nord
au cours des années 1980 par un navire de charge dans la
région des Grands Lacs. Dès 1990, elle s’était répandue dans
l’ensemble des Grands Lacs.
Caractéristiques physiques : la moule zébrée est un
invertébré de petite taille à carapace rayée, d’où le nom « moule
zébrée ». Sa couleur varie considérablement, au point où la
carapace peut être foncée ou claire, sans rayures. Elle a une
longueur inférieure à 50 mm (2 po), et mesure habituellement
autour de 30 mm (1,25 po), ou un peu moins. Lorsqu’on la
place sur une surface, elle demeure stable, à plat sur sa face
inférieure. On trouve normalement les moules zébrées sur des
objets submergés ou des surfaces, ou encore liées les unes
aux autres – elles se fixent à l’aide de fils qui se trouvent sous
la carapace.
Danger : la moule zébrée est réputée pour coloniser les
conduites d’approvisionnement des centrales électriques et
des installations industrielles et pour limiter la circulation de
l’eau à l’intérieur de ces conduites. Elle peut également avoir
une incidence considérable sur les écosystèmes qu’elle envahit
en réduisant la quantité d’aliments disponible pour les autres
espèces. Les populations de moules indigènes ont connu un
recul important en présence de la moule zébrée.
Répartition : la moule zébrée ne s’est pas encore établie au
Manitoba, mais son aire de répartition s’étend actuellement vers
le nord au Minnesota et vers l’ouest en Ontario. Il est important
d’inspecter les bateaux, les remorques et autres équipements
lorsque l’on passe d’un lac à un autre, et d’aviser Manitoba
Water Stewardship (1-877-867-2470) dès que l’on constate la
présence de cette espèce.
45
A
B
[A] Moules zébrées qui colonisent un autre invertébré
aquatique. [B] Moules zébrées fixées à une plante.
[C] Amas de moules zébrées fixées à une masse de
myriophylles en épi (voir la page 32).
[D] Comparaison de la taille d’une moule zébrée à celle
d’un doigt.
[E] Faces antérieure et postérieure d’une moule zébrée.
Images : [A] R. Westbrooks, U.S. Geological Survey, Bugwood.org; [B];
[C] F. Koshere, ministère des Ressources naturelles du Wisconsin; [D];
[E] A. Benson, U.S. Geological Survey, Bugwood.org
E
C
D
46
Glossaire
Glossary
Acclimaté : se dit d’une espèce qui est présente dans la nature
Alternate:.Leaves.that.are.staggered.on.the.stem,.
et qui peut s’autoperpétuer.
not.placed.directly.across.from.each.other.
Alterne : se dit des feuilles disposées de façon décalée sur la
Aquatic:.Growing.or.living.in.or.near.water.
tige, qui ne sont pas placées vis-à-vis les unes des autres.
Biennial:.A.plant.that.completes.its.life.cycle.in.two.
Aquatique : qui croît ou vit dans l’eau ou à proximité.
years..The.first.year.it.produces.leaves.and.stores.
energy..The.second.year.it.blooms.and.produces.seed.
Bisannuel : se dit d’une plante dont le cycle biologique dure
deux ans. La première année, la plante forme des feuilles et
Bract:.A.modified.or.specialized.leaf.
emmagasine l’énergie; la deuxième, elle entre en floraison et
produit des graines.
Capsule:.A.dry.fruit.that.splits.open.at.maturity.
Bractée : feuille modifiée ou spécialisée.
Cluster:.A.large.group.of.flowers.or.fruits.on.a.plant.
Caduque : se dit des feuilles qui tombent en automne.
Compact:.Closely.and.firmly.packed.together.
Capsule : fruit sec qui se fend lorsqu’il arrive à maturité.
Cultivar:.A.cultivated.variety.or.“breed”.of.plant.
Compact : se dit d’éléments disposés de façon dense et serrée.
Deciduous:.Plants.that.drop.their.leaves.in.the.fall.
Cultivar : variété ou « espèce » cultivée d’une plante.
Elliptic:.Oval-shaped,.with.the.widest.part.in.the.
middle.and.tapering.toward.both.ends.
Dentelé : dont le pourtour comporte des dents ou des entailles.
Eurasia:.The.land.mass.formed.by.the.continents.of.
Discret : qui n’est pas bien visible, ne saute pas aux yeux.
Europe.and.Asia.
Elliptique : de forme ovale, la partie la plus large étant au
Fauna:.Animals.and.all.living.things.in.an.ecosystem.
centre, et chacune des deux extrémités se terminant en pointe.
that.are.not.plants.or.fungi.
Envahissant : se dit d’une espèce ou d’un organisme introduit
Flora:.Plants.and.things.that.look.like.plants.(fungi).in.
qui porte atteinte à la biodiversité, à la production agricole ou à
la santé humaine.
an.ecosystem.
Épi : grappe étroite et allongée de fleurs ou de fruits – p. ex., épi.
Herb:.Flowering.plant.with.no.significant.woody.tissue.
de blé ou de salicaire commune.
above.the.ground.(forbs.and.grasses).
Eurasie : masse terrestre que forment les continents européen
Hybrid:.The.result.of.a.cross.between.two.different.
et asiatique.
species.
Faune : ensemble des animaux et des autres organismes d’un
Inconspicuous:.Not.prominent.or.readily.noticeable.
écosystème, à l’exception des plantes et des champignons.
Inflorescence:.A.cluster.of.flowers.on.a.plant.
Flore : ensemble des plantes et des autres organismes qui
ressemblent à des plantes (champignons) dans un écosystème.
Introduced:.A.species.or.organism.which.arrives.and.
establishes.as.a.result.of.human.activities.
Fragmentation végétative : processus où la plante est divisée
en fragments qui se développent chacun en un clone de
Invasive:.Introduced.species.or.organism.which...
l’organisme
d’origine qui atteint sa pleine maturité (reproduction
causes.damage.to.biodiversity,.agricultural.production.
asexuée).
or.human.health..
47
Invertebrates:.Collective.term.for.all.animals.that.lack.
Grappe : amas important de fleurs ou de fruits sur une plante.
backbones;.for.example.insects..
Herbacée : plante à fleurs sans tissu ligneux important en
surface (plantes
non graminoïdes et graminées).
Lance
shapedherbacées
(Lanceolate):.Shaped.like.a.spearhead,.considerably.longer.than.wide,.tapering.towards.
Hybride : résultat d’un croisement entre deux espèces
the.tip.from.below.the.middle...
différentes.
Lobed:.Having.deeply.indented,.curvy.or.wavy.leaf.edges.
Inflorescence : ensemble de fleurs sur une plante.
Midrib:.The.central.vein.of.a.leaf.
Introduit : se dit d’une espèce ou d’un organisme dont
l’apparition et l’établissement dans un milieu donné sont le
Native:.Indigenous.or.occurring.naturally.in.a.given.
résultat d’une activité humaine.
geographic.locale.(not.introduced.by.humans).
Invertébré : terme qui désigne l’ensemble des animaux qui
Naturalized:.An.introduced.species.that.currently.
sont dépourvus de colonne vertébrale – p. ex., insectes.
exists.in.the.wild.as.a.self-perpetuating.population.
Lancéolé : se dit d’une feuille en forme de pointe de lance, qui
Oblong:.Longer.than.wide.having.parallel.sides.
est beaucoup plus longue que large et qui se termine en fuseau
à l’extrémité à partir du milieu.
Opposite:.Leaves.situated.directly.across.the.stem.
from.each.other.
Lobé : se dit d’une feuille dont le pourtour est fortement
renfoncé, courbé ou ondulé.
Ornamental:.A.plant.grown.for.its.beauty.or.decoration.
Nervure médiane : nervure centrale d’une feuille.
Ovate:.Egg-shaped.
Indigène : se dit d’une espèce originaire de la région en
Panicle:.A.pyramid.shaped,.loosely.branched.flower.
question ou dont la présence à cet endroit découle d’un
cluster;.a.panicle.is.a.type.of.inflorescence.
processus naturel (espèce non introduite par l’humain).
Pappus:.Tuft.of.hairs.or.bristles;.often.on.the.‘seeds’.
Oblong : qui est plus long que large, avec des côtés parallèles.
(achenes).of.plants.in.the.Asteraceae.family.
Opposé : se dit des feuilles qui sont placées vis-à-vis les unes
Perennial:.A.plant.that.continues.to.live.and.grow.
des autres, de part et d’autre de la tige.
from.year.to.year..
Ornemental : se dit des plantes cultivées à des fins esthétiques
Petals:.Uppermost,.leaf-like.structures.of.a.flower.that.
ou décoratives
are.usually.brightly.coloured..
Ovale : qui a la forme d’un œuf.
Prolific:. Reproducing.in.abundance.and.at.a.rapid.rate..
Panicule : grappe de fleurs de forme conique à rameaux
lâches; la panicule est un type d’inflorescence.
Rosette:.A.cluster.of.spreading.or.radiating.leaves.
close.to.the.ground.
Pappe : touffe de poils ou de soies; le pappe se trouve souvent
sur les « graines » (akènes) des plantes dans la famille des
Sepals:.Modified.leaves.that.surround.the.base.of.a.
astéracées.
flower.to.protect.the.developing.seed.or.fruit,.often.green.
Pétale : structure fiolacée de la partie supérieure de la fleur,
Serrated:.Having.a.toothed.or.notched.edge.
souvent de couleur vive.
Prolifique: qui se reproduit rapidement et en grand nombre.
48
Spike:.A.cluster.of.flowers.or.fruits.with.a.narrow,.
Reproduction végétative : processus de reproduction
finger-like.shape,.as.in.wheat.or.purple.loosestrife..
asexuée
où la plante ne se forme pas à partir des graines, mais
à partir de structures spécialisées de la racine, de la tige ou de
Submersed:.Pertaining.to.a.plant.or.plant.structure.
la feuille.
growing.entirely.underwater..
Rosette : grappe de feuilles étalées en cercle qui se forme près
Substrate:.The.mineral.and/or.organic.material.that.
du
sol.
forms.the.bed.of.a.stream.
Sépale : chacune des feuilles modifiées qui entourent la base
Succulent:.A.plant.that.has.fleshy.stems.or.leaves.
de la fleur et protègent la graine ou le fruit qui se développe; le
sépale est souvent vert.
capable.of.retaining.large.amounts.of.moisture.
Submergé : se dit d’une plante ou d’une autre structure
Tendrils:.Modified.“clinging”.leaf.structures.that.occur.
végétale qui pousse entièrement sous l’eau.
on.climbing.plants.such.as.vines.
Substrat
: matière minérale ou organique qui forme le lit des
Turions:.Detached,.overwintering,.and.usually.fleshy.
cours
d’eau.
buds.produced.by.certain.water.plants.
Succulent
dit d’une plante dont les tiges et les feuilles
Vegetative: se
fragmentation:.When.a.plant.is.split.into.
charnues
peuvent emmagasiner de l’eau en grande quantité.
fragments.that.each.develop.into.mature,.fully.grown.
individuals.that.are.clones.of.the.original.organism.
Turion : bourgeon détaché et souvent charnu qui survit à l’hiver
et qui est produit par certaines plantes aquatiques.
(non-sexual.reproduction)..
Verticille
: disposition
en cercle d’au moins trois fleurs, parties
Vegetative
reproduction:.Non-sexual.plant.
de
fleur, feuilles ou pousses qui prend naissance sur la tige de
reproduction.where.plants.are.formed.not.from.seeds,.
la
plante.
but.from.specialized.structures.of.the.root,.stem.or.
leaf.
Vivace : plante qui continue de vivre et de pousser d’une année
à
l’autre.
Whorls:.The.circular.arrangement.of.three.or.more.
flowers,.parts.of.a.flower,.leaves,.or.shoots.arising.
Vrille : structure foliaire de fixation modifiée des plantes
from.a.stem.of.a.plant.
grimpantes, telles que la vigne.
3
Si vous relevez la présence d’une espèce
envahissante, communiquez avec :
14
2
4
L’Invasive Species Council of Manitoba
Téléphone : 204-232-6021
4
5
6
7
8
9
10
11
12
5
13
1
ÉCHELLE DE MESURE DES ESPÈCES ENVAHISSANTES – POUCES
1
[email protected] www.invasivespeciesmanitoba
3
ÉCHELLE DE MESURE DES ESPÈCES ENVAHISSANTES – CENTIMÈTRES
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