Les Lamas.

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Les Lamas.
Avec le guanaco, le lama, dit lama blanc (lama glama), est le plus grand des quatre
camélidés Andins, et le plus apte à porter la charge, limitée pourtant à 20 kg, ce qui
lui a valu d’être domestiqué tôt. Le mâle peut mesurer 1,15 à 1,25m au garrot et
peser jusqu’à 160 kg pour 80 kg pour la femelle. Son aire d’origine était plus vaste
que le seul Pérou, et sa taille plus grande. Leur longévité va de 10 à 20 ans.
Origines.
Autrefois, le terme « lama » désignait les quatre camélidés andins. De nombreuses
traces archéologiques découvertes ont montré que des ancêtres du lama, dont
certains de grande taille, peuplèrent aussi les Rocheuses nord-américaines. Très
présent dans les croyances et l’art précolombien, le lama a été très étudié ainsi que
son lointain passé. Les archéologues concluent que des ancêtres du lama sont passés
d’Amérique en Asie par le pont de glace qui précédait le détroit de Behring, et ont
donné naissance aux camélidés asiatiques et africains. Le continent européen n’en
porte pas de trace découverte à ce jour.
Le lama était utilisé pour sa laine, sa viande, et comme bête de somme. Toutes les
variétés de lamas peuvent être bâtées. Comme les lamas ne peuvent porter plus
d’une vingtaine de kilos, ils ne peuvent pas être montés.
Description.
Voici comment André Richard, de l’Association Française de Lamas et Alpagas (AFLA),
décrit les lamas.
« Le lama est le plus grand des petits camélidés. Sa taille au garrot est toujours
supérieure à 100 cm et peut atteindre 125 cm. Ses oreilles sont toujours longues, et
quand elles sont arrondies à leurs extrémités et incurvées, on utilise le terme
d'oreilles en banane.
« Son poids varie de 120 à 180 kg en relation avec l'amplitude de la variation de la
taille.
« Le lama compte 7 cervicales, 12 dorsales, 7 lombaires, 4 sacrales et 15 à 20
caudales.
« Les oreilles sont plutôt longues et arrondies. Il n'y a pas de bosse dorsale. Les pieds
sont proches, les doigts de pieds sont plus séparés que chez les chameaux, et
possèdent chacun leur voûte plantaire distincte. La queue est courte, et la fourrure
longue et laineuse. »
Toison.
« On distingue plusieurs types de lamas et le critère principal, c'est la laine. Il existe
une grande variété de couleurs unies ou composées, tachetées.
Depuis les années 80, on ne se contente plus de distinguer seulement entre lamas
lainés et lamas classiques moins lainés. D'une part, la possibilité de visualiser des
lamas sur Internet dans le monde entier et, d'autre part, les rencontres avec d'autres
éleveurs et d'autres types de lamas sélectionnés ont fait évoluer les choses.
« Tous les lamas sont lainés mais en plus de la quantité de laine, on prend en compte
maintenant sa qualité, ou plus exactement son aspect. »
Lama classique.
Le Lama Classique
« Le lama classique est le plus grand et le moins lainé. Son poil est très court sur la
tête et les oreilles. Il est court sur le cou et les membres. Sur le corps, le poil est plus
long pouvant former parfois une sorte de selle. Le lama classique possède deux
variétés de poil : un sous-poil fin qu'il perd lors de la mue et des poils de garde
grossiers qui dépassent de la toison, évoquant une apparence de halo autour du corps
et de crinière sur le cou. On parle de manteau double pour ce type de toison. »
Lama wooly.
Le Lama Wooly
« Le lama wooly, lainé ou fortement lainé, contrairement au type précédent, possède
une laine abondante sur les oreilles, le crâne, la partie inférieure des membres. »
Lama moyennement lainé.
Le Lama Moyennement Lainé
« Le lama moyennement lainé est le croisement d'un lama classique et d'un wooly. Sa
taille et sa couverture laineuse sont donc intermédiaires entre les deux, variables
suivant les individus. La tête, néanmoins, est très semblable à celle du lama classique,
dépourvue de laine. Sur le cou et le corps le poil est plus long que chez le lama
classique. Sur les membres, la laine est située uniquement dans la moitié supérieure.
On a toujours un manteau double et une mue également comme chez le lama
classique. »
Lama silky.
Le Lama Silky
« Parmi les lamas fortement lainés on peut distinguer encore les lamas silky, soyeux.
Ils se caractérisent par l'aspect flottant de leur toison, des fibres agencées en mèches
plus ou moins distinctes les unes des autres, plus ou moins ondulées. Il peut exister
parfois une brillance plus ou moins marquée. La plupart de ces lamas n'ont plus
qu'une sorte de poil. On parle alors de manteau simple. »
Lama suri.
Le Lama Suri
« Le lama suri, le moins connu parce que le plus rare, se distingue par une laine en
longues mèches cordées, plus ou moins torsadées, fine, bien distinctes les unes des
autres à partir de leur naissance sur la peau. Elles sont plaquées contre le corps, ce
qui donne à ce type de toison un aspect drapé unique. Le lustre est caractéristique de
la toison suri qui n'a qu'une sorte de poil, donc un manteau simple. »
La dentition.
La dentition des camélidés est très particulière.
« Dans la mâchoire supérieure on trouve un inciseur pointu et aiguisé au bord du
prémaxillaire, suivi d'une véritable canine pointue, incurvée et de taille moyenne sur
la partie antérieure du maxillaire. La prémolaire isolée ressemblant à une canine que
l'on retrouve chez les chameaux n'est pas présente. Les molaires qui sont en contact
les unes avec les autres sont deux très petites prémolaires, la première étant très
rudimentaire, et trois molaires larges, construites généralement comme celles des
autres camélidés.
« Dans la mâchoire inférieure, les trois incisives sont longues et en forme de spatule.
Les extérieures sont les plus petites. À côté de celles-ci, il y a une canine courbée,
suivie après un intervalle d'une simple prémolaire conique, puis une série continue
composée d'une prémolaire et de trois molaires qui diffèrent de celles du chameau par
une petite colonne formée sur le bord extérieur antérieur.
« Le crâne ressemble généralement à celui du chameau, sa taille plus réduite
expliquant la cavité crânienne et les orbites relativement plus développées et les
cloisons crâniennes plus modestes. Les os nasaux sont plus courts et plus larges,
rejoints par le prémaxillaire. »
Reproduction.
L'ovulation de la femelle est induite. Il n'y a donc pas, comme chez d'autres
mammifères, de périodes de "chaleur" et la fécondation peut ainsi avoir lieu en toute
saison, sous réserve du respect d'un cycle folliculaire. La gestation dure généralement
11 mois mais peut en atteindre 13. La mise bas est rapide. Elle a lieu généralement
en fin de matinée ou en début d'après-midi, la femelle restant en position debout.
Comportement.
Le lama s'exprime par une gamme de sons, qui peuvent traduire la tristesse, la
satisfaction, l’irritation, la mise en garde, l'hostilité.
Les mâles vivent au milieu d’une petite troupe, un harem de quelques femelles avec
leurs petits. Quelques mâles, sans harem, vivent ensemble à l’écart des troupeaux.
À l’inverse des ruminants qui sont peu expressifs, le lama utilise énormément ses
oreilles et sa bouche. Quand les lamas sont énervés, ils rabattent les oreilles en
arrière. Puis ils font des claquements de langue. Ces borborygmes créent un excès de
salive. Le lama gonfle les joues, puis crache la salive excédentaire. Il crache pour sa
défense, très rarement sur l'homme, plus souvent sur ses congénères.
Les relations entre mâles sont fortement hiérarchisées.
En général le premier crachat suffit. C’est un avertissement qui exprime l’irritation.
C’est seulement si cette alerte ne suffit pas que le lama crache une seconde fois.
Ce second crachat est constitué d'une sorte de nébulisation salivaire qu'il projette.
En cas de forte colère, les crachats sont des régurgitations gastriques visqueuses,
nauséabondes, puisqu’elles sont des vomissures de jus de rumen.
AFLA . Association Française de Lamas et Alpagas.
www.lamas-alpagas.org
Lamas du pays du feu. René Cheucle.
www.lamas-auvergne.com
Pour l’Association de La Neira
Gilbert Duflos
2014.
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