1.1 La croissance est un phénomène quantitatif de long terme

1.1 La croissance est un phénomène quantitatif de long terme - 10-07-2010
par Martin - ses-noailles - http://ses-noailles.fr
1.1 La croissance est un phénomène quantitatif de long terme
par Martin - Jeudi, octobre 07, 2010
http://ses-noailles.fr/2010/10/11croissancequantitative/
a) Définition et mesure
La croissance est l’augmentation à long terme de la production de biens et services.
Elle se mesure par l’augmentation du PIB en volume.
le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des
différentes branches d’activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne
sont pas affectés aux secteurs et aux branches d’activité) .
http://www.statapprendre.education.fr/insee/croissance/default.htm
Document 1 : Le PIB français
PIB français et évolution des prix
INSEE Comptes nationaux 2008 2009
PIB en milliards d’euros courants 1 948,5 1 907,1
Indice des prix base 100 en 2000 118,7 119,3
PIB en volume milliards d’euros
de 2000 1 641,7 1 598,6
Document 2 : Evolution du PIB en France en 2010
INSEE, 2010. Comptes nationaux trimestriels – Résultats détaillés du 1er trimestre 2010
Début 2010, le PIB ralentit (+0,1 % après +0,6 %), tandis que le pouvoir d’achat des ménages demeure
étale (-0,1 % après 0,0 %)
Au premier trimestre 2010, le PIB en volume* augmente de 0,1 %, après une progression de 0,6 % au
quatrième trimestre 2009.
La demande intérieure finale (hors stocks) contribue négativement à la croissance du PIB ce trimestre
(-0,2 point après +0,5 point au quatrième trimestre 2009), du fait de la contraction de la formation brute
de capital fixe totale (-0,9 % après -1,1 %), alors que les dépenses de consommation des ménages sont
stables (+0,0 % après +1,0 %).
Les exportations croissent (+4,1 % après +0,8 %) plus vivement que les importations (+2,1 % après +2,8
%), si bien que le solde du commerce extérieur contribue positivement à l’évolution du PIB (+0,4 point
après -0,6 point).
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INSEE, 2010. Comptes nationaux trimestriels – Résultats détaillés du 1er trimestre 2010
Les variations de stocks des entreprises contribuent pour -0,2 point à la croissance du PIB (après +0,6
point au trimestre précédent).
L’estimation de la croissance est inchangée au premier trimestre
Sur le premier trimestre 2010, l’estimation de la croissance du PIB est inchangée par rapport à la
précédente publication. Elle est en revanche légèrement révisée à la hausse au quatrième trimestre 2009, à
+0,6 % au lieu de +0,5 %. Les révisions intègrent notamment celles des indices de production industrielle,
ainsi que celles de la balance des paiements sur les flux d’échanges extérieurs de services.
Équilibre Emploi – Ressources:
PIB = Consommation Finale des Ménages + FBCF + (Exportations – Importations) +/- Variations de
Stock
Le PIB ne doit pas être confondu avec le PIB / h (que l’on utilise parfois comme indicateur de croissance,
mais qui prend en compte la démographie).
Document 3 : Comparaison des PIB et PIB /h
Economies PIB
GDP (current US $)
(millions) 2006
Nombre d’Habitants
(millions) 2006 PIB/Habitant
Chine 2644.7 1311.8 2,01
France 2248.1 61.3 36,67
Allemagne 2896.9 82.4 35,15
Royaume-Uni 2377.0 60.6 39,22
Etats-Unis 13163.9 299.4 43,96
UEM ou Zone Euro 10636.4 316.7 33,58
Monde 48461.9 6538.1 7,41
Le PIB/habitant, c’est-à-dire le revenu moyen par habitant mesure le niveau de vie.
Expansion: phase d’augmentation du PIB de court terme
Dépression: baisse du PIB à long terme
Récession: faible taux de croissance ou baisse du PIB de court terme
Crise: retournement du cycle = passage d’une période de croissance à une période de dépression,
voire récession.
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Les limites du PIB
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On peut mettre en évidence trois grandes limites du PIB en tant qu’indicateur de croissance :
->Des difficultés de comparaison entre les pays
Lorsque l’on compare les PIB entre différents pays on se retrouve confronté à deux difficultés :
Tout d’abord les deux PIB ne sont pas exprimés dans la même devise et il faut donc tenir compte du
taux de change entre les deux devises afin de pouvoir faire la comparaison.
Ensuite au-delà du taux de change, le niveau des prix n’est pas le même dans les deux pays ce qui
veut dire que même pour deux pays qui ont le même monnaie la comparaison est biaisée car le
pouvoir d’achat de la monnaie n’est pas le même dans chacun des pays du fait de la différence des
prix.
Pour tenir compte de cela on calcule le PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA) en corrigeant la donnée en
utilisant un taux de change fictif qui permet de rendre équivalent le prix des marchandises dans les pays
que l’on veut comparer.
Document 4 : Comparaison des PIB en 2009
Le PIB ne comptabilise pas toutes les activités productives
Le PIB ne comptabilise qu’une partie de la production non marchande
Le PIB ne comptabilise pas la production domestique (bénévolat, activité domestique)
Le PIB ne comptabilise pas la production issue de l’économie sous-terraine (économie informelle :
illégale et/ou non déclarée). Il existe des estimations.
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Il est à noter que dans certaines économies (Afrique, Amérique latine, pays de l’Est) ces différentes
activités productives prennent de l’importance et leur non prise en compte par le PIB vient sous estimer
la richesse créée dans l’économie concernée.
Le PIB ne tient pas compte des externalités qu’elles soient négatives ou positive
Ainsi le PIB va comptabiliser positivement des activités qui sont destructrice de ressources naturelles,
voire même ajouter à cela la richesse créée pour réparer les dégâts occasionnés par cette activité.
A l’inverse le PIB ne comptabilise pas les externalités positives.
-> La suite page 2 !
b) Deux siècles de croissance inégale
b 1) les origines historiques de la croissance :
=>Au 16° 17°s, dans la « période agraire », la croissance est extrêmement faible 0.1%/an
Au 18°, c’est le « capitalisme commercial », la croissance est de 0.2%/an.
C’est surtout au 19° (« capitalisme industriel ») que la croissance économique s’accélère (2%F3%EU)
Et au 20°siècle, ce sont les 30G (J.Fourastié).
=>La croissance est un phénomène cumulable sur le principe des intérêts composés :
par exemple, si le TCAM est de 2.5% par an , le PIB est multiplié par 2 en 20ans PIB x 1.035n (n=20)
Même si au cours des siècles la tendance de la production est à la hausse, la production augmente de
manière irrégulière. Lorsque l’on a un taux de croissance global sur 10 ans, on ne peut que calculer un
taux de croissance annuel moyen (TCAM) qui peut cacher des évolutions erratiques selon les années.
Calcul du TCAM :
Rappel : si on a une valeur 100 qui augmente de 2% 2 ans de suite, elle n’augmente pas de 4%, mais de
(100 x 1.02) x 1.02= 104.04 càd 4.04%. Principe des % on n’additionne pas, on multiplie : valeur x
(1+i/100)n
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