La fête

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Anthropologie
Champs et méthodes de l’anthropologie
Qu'est ce que l'anthropologie, les champs et les méthodes?
Champs = un ensemble qui gravite autour de …, exemple: champs économique : vente et
achat du deuil, de la fête, champs religieux : micro rituel de superstition
Domaine= exemple : anthropologie économique, politique, des religions..
PROGRAMME :
1.
Genèse de l'Anthropologie en France et querelles qu'elle à suscité
2.
Méthodes privilégiées par la discipline (le test rigoureux et scientifique ? L' immersion,
le récit de vie, la participation et l'observation..)
Un thème récurent : la culture.
L'anthropologie : traduction d''un système culturel pour ceux qui n'ont pas la grammaire de ce
système. ( ici le rapport nature culture)
3.
La fête : un comprimé culturel qui permet de dégager des lois par comparatisme pour
comprendre en s'appuyant sur l'idée de regard Éloigné de C L Strauss.
Ne pas viser la vérité mais le sens, le discours sous-jacent ( le deuil par la cuisson des
aliments, la couleur)
4.
Le conflit : le lien comportant du conflit, de la concurrence, parfois violent par
l'acceptation ou non des règles du vivre ensemble. Le conflit comme une panne de sens ?
L'anthropologie comme émancipée de l'anthropologie du lointain, émancipé de
l'anthropologie physique ( ou anthropologiste) =)> L'anthropologie sociale.
Anthropologie :
approche propre ( par le qualitatif, concret, plus que le quantitatif, abstraction sociologique)
et méthodes multiples variées et renouvelées ( technologies changent : dessin et écriture, =>
photo, film, capteur son : une sorte de retour sur le terrain après coup mais qui ne se suffit
pas à lui même)
S' intéresse à tout les groupements humains ( sociétés,ou groupements ?..) et leurs
environnements.
Archaïque( : arché : à la base de ) et modernes :
l'Homme dans l'unité, similitude, comme unique, indivisible, singulier, et dans la diversité,
différences, comme divisible ( je =/= tu)
Singularité : comme variante , déclinaisons particulières qui se sont autrefois ou se trouverons
ailleurs. ( Invariants et mythème de C L Strauss).
Il y a écart entre les caractéristiques , cet écart fait donc sens. ( ne pas être ethnocentré) : un
autre agencement qui à des bases et explications
L'anthropologie comme science du micro ( à la différence de l'Histoire ou de la
politique) : l’outil est un microscope qui agrandit les choses : en agrandissant la focale on
perçoit dans le détails, et dans l’alentour ( la cause à effets)
Pourquoi et comment percevons nous le monde ?
L'ethnographie :
une branche de la sociologie :
démarche spécifique des études de petits groupes concrets, méthodes et techniques basées sur
l'oralité (entretient, récit de vie qui permet de faire sortir, apparaître les choses lourdes et de
l'intime ( le silence, le bégaiement, le rire : champs de vocabulaire).
Field Work : travail du champs/ terrain avec des données quantitatives.
Raciologie et outils politique ?
Ethnographie comme méthode Linnéenne pour traiter de l'Histoire des différents groupements
humais
Carl Von Linné : un naturaliste suédois =>
description des espèces animales. a fondé les bases du système moderne de la nomenclature
binominale.
Considérant, selon la formule d'Edward Coke «Nomina si nescis, perit et cognitio rerum» (La
connaissance des choses périt par l'ignorance du nom), que la connaissance scientifique
nécessite de nommer les choses, il a répertorié, nommé et classé de manière systématique
l'essentiel des espèces vivantes connues à son époque en s'appuyant sur ses propres
observations comme sur celles de son réseau de correspondants.
La nomenclature qu'il établit alors, et la hiérarchisation des classifications en classe, genre,
ordre, espèce et variété, s'impose au XIXe siècle comme la nomenclature standard.
Anthropologie : une raciologie ? Jusqu'au 20 eme siècle race : ethnie.
( + parcours colonial, cabinets de curiosité)
Il y a des usages coloniaux des sciences ( géographie! Et même des concepts : religion)
mais pas de sciences coloniales !
En Algérie l'ethnologie fut longtemps interdite :
comment soutenir une volonté d'unification avec une science du particulier :
De 1957 à 1962, Mouloud Mammeri reste au Maroc et rejoint l'Algérie au
lendemain de son indépendance. De 1968 à 1972 il enseigne le berbère à
l'université dans le cadre de la section d'ethnologie, la chaire de berbère ayant été
supprimée en 1962.
Il n'assure des cours dans cette langue qu'au gré des
autorisations, animant
bénévolement des cours jusqu’en 1973 tandis que
certaines matières telles l’ethnologie et l’anthropologie jugées sciences coloniales
doivent disparaître des
enseignements universitaires.
Histoire
1787 ethnologie apparaît pour la première fois sous la plume du suisse Alexandre
César Chavannes dans son Essai sur l’éducation intellectuelle avec le projet d’une science
nouvelle.
Une étude des ethnies fondée comme discipline milieu 19 eme siècle
En France l’ethnologie a longtemps été abritée par le Musée de l'Homme.
Illustratif de la conception de la différence biologique ( taille couleur consistance forme) qui
introduirait des (près) dispositions.
1856 Lors de la Leçon d'ouverture 1er professeur 1er chaire d'anthropologie au muséum
national d'histoire naturelle Armand de Quatrefages : il insiste
« Les animaux ont la voix, l'Homme seul à la parole, seul il a le langage. Pouvons nous
negliger la manifestation d'une activité si caractéristique ? »
L'anthropologie se détourne du physique et s’oriente sur la question du langage ( arrivée des
linguistes comme Ferdinand De saussure)
1889 Armand de Quatrefages revient sur sa définition dans
l’encyclopédie de l' hygiène et médecine publique ( marque que l'ethnologie reste une
branche de la zoologie ou mammologie malgré tout:)
« Pour Étudier un mammifère, un animal, on ne doit pas se limiter à l’extérieur, il faut
s’intéresser à l'organe ET à la fonction, à la variation que vont subir ces types, donc aux
instincts et aux mœurs »
« On ne doit pas se limiter à reconnaître les caractéristiques extérieurs, physiologiques
et anatomiques des différentes populations et de constater les conditions d' hygiène »
« Les particularités culturelles ( industrie/ arts) fournissent et tantot distingue 2
groupes juxtaposés, tantôt révèle des populations séparées par des grandes distances des
rapports inattendus »
Ernest Hamy : Médecin, anthropologue, fondateur et directeur du Musée d'ethnographie du
Trocadéro à Paris de 1880 à 1907, historien et archéologue. 2Eme titulaire de la chaire
d'anthropologie au muséum national d'histoire naturelle
Anciennement anthropologiste il rencontre Paul Broca 1 et devient fondateur de
l'anthropologie muséale.
Rassemble une collection culturelle ( non biologique : ossements...). Il applique la
mesure de la biologie/ anatomie aux objets.
Il pense qu'il est nécessaire de créer une collaboration linguistes/ anthropologistes.
1
Paul Broca : linguiste fonde la société d'anthropologues de Paris .Il a fondé en 1848 la Société des librespenseurs, est favorable à la théorie de la sélection naturelle de Darwin et est dénoncé aux autorités comme
subversif, matérialiste et corrupteur de la jeunesse. Mesures sur le crane humain et différentiation.
Rupture épistémologique 2entre conception classique et moderne de l'anthropologie.
En effet, l'ethnographie est selon lui « l'étude de toutes les manifestations matérielles de
l'Homme »
René
Verneaux :
3eme
titulaire
de
la
chaire.
Concepts ethnologie : bio, anthropo préhistorique ( appliques ces mesures au culturel) pour
plus d'interdisciplinarité.
Pour ces précurseurs : le vocable d'anthropologie est « l'ensemble qui vise a restituer à
l'Homme sa totalité »
L'anthropologiste se détachera plus tard de l'ethnologue ( au delà des aspects physiques)et
deviendra biologiste.
La chaire deviendra « chaire d'ethnologie des hommes actuels et fossiles » avec le 4eme
titulaire de la chaire : Paul Rivet.
Elle vacille donc entre biologie et social ...
Introduction à la discipline, question des grdes lignes. Définitions de base.
Premier cours = genèse de l’anthropologie en France. Méthodes = entretiens, observation
participante… A la fin, culture.
Ajd anthropologie a plusieurs champs avec de nouvelles méthodes qui leur sont propres. On
cherche le local, le concret, qu’est-ce qui se passe (nous 3,7 enfants par famille ça nous
intéresse pas, parce qu’il faut le trouver le ,7…). Récit de vie, être longtemps dans une
société.
Méthodes variées car technologie change : appareil photo, micro, vidéo… Cela apporte un
plus mais cela enlève aussi. On a donc de nouvelles approches qui combinent ces nouveaux
moyens.
L’anthropo s’intéresse aussi à tous les groupes humains et sociétés. [arché = à l’origine, donc
archaïques = pas primitives, mais « de départ »]
Sujet principal = l’Homme, à la fois son unité et sa diversité. Idée que la singularité constitue
une variante de caractéristiques qui se retrouvent ou se sont retrouvés dans d’autres groupes
ou d’autres lieux. En s’intéressant aux similitudes, l’anthropologue se pose des questions :
lorsqu’un groupe fait un écart, on s’interroge et cet écart devient significatif puisque l’on
cherche du sens.
Anthropologie science du « micro » (=/ macro) : le petit devient complexe.
2
une branche de la philosophie des sciences qui « étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes
logiques et modes d'inférence utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux,
théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée
objective »
Introduction
L’ethnographie, pour beaucoup, n’est qu’une branche de la sociologie qui se caractérise par
une démarche spécifique. Cette démarche consiste à étudier des groupes concrets,
relativement petits, avec des méthodes et des techniques fondées sur l’oralité, l’observation,
l’entretien libre, le récit de vie…
S’appuie sur des données qualitatives alors qu’une grande branche de la sociologie
privilégierait la statistique, les choses quantifiables…
Fondée sur une enquête sur terrain.
Comme faisait les naturalistes, cette méthode s’apparentait plus à de la « raciologie » (comme
la classification des espèces des naturalistes), car ethnies et races étaient synonymes.
En français le mot ethnologie on le rencontre en 1787, au 18ème siècle, soit le siècle des
lumières, des explorateurs… Etymologiquement cela renvoie à l’étude des ethnies. Elle va
être fondée en tant que discipline à la fin du 19ème, et en un siècle, à la fin du 20ème – début du
21ème, ? Elle change ?
Différences culturelles à l’époque étaient pensées comme des différences biologiques, au
musée de l’Homme. On mesurait les proportions des crânes et des os et on déduisait des
propriétés.
1856, leçon d’ouverture du premier professeur d’anthropologie, Armand de Quatre Fages, de
son vrai nom Jean-Louis Armand de Quatre-Fages. Et il dit quelque chose de très important :
« Les animaux ont la voix, l’homme, seul, a la parole, seul, il a le
langage. Pouvons-nous négliger la manifestation d’une activité si
caractéristique de l’homme ? »
En 1889, ce même homme revient sur la définition de l’anthropologie pour la rédiger pour
une introduction pour l’encyclopédie de l’Hygiène et de la Médecine publique (encore dans
les sciences naturelles !). Il continue de la définir comme une branche de la zoologie et de la
mammologie (mammifères). Il insiste sur le fait qu’étudier un animal ne doit pas se limiter à
étudier ses aspects extérieurs, anatomiques et physiologiques des diverses populations
humaines, il faut aussi s’intéresser aux organes et à leurs fonctions. Et en même temps, aux
variations que vont subir ces types, et par conséquent il faut s’intéresser aux instincts et aux
mœurs.
Il ne doit pas se limiter à reconnaître les caractéristiques extérieures,
anatomiques et physiologiques de diverses populations, de signaler le
langage, le degré de civilisation, les industries, les arts, les mœurs, les
croyances religieuses fournissent autant de critères qui tentent de
distindre l’un de l’autre deux groupes juxtaposés qui révèlent entre deux
populations séparées par de vastes populations des rapports inattendus.
Au cœur et à l’aube de l’anthropologie.
ERNEST HANY, qui avec l’appui de son professeur, va fonder en 1877 la musée
d’ethnographie qui s’installera en 1879 dans le palais du Trocadéro et il en sera le directeur
jusqu’en 1907. Il va faire une collection culturelle. On va assister à un grand changement en
intégrant notamment la linguistique. Toutes ces disciplines vont être utilisées pour définir
l’Homme. Hany est un exemple parfait pour illustrer cette tendance de l’anthropologie, car il
était lui-même médecin de formation.
PAUL BROCA fondateur en 1859 de la société d’anthropologie de Paris, et il va être pris
en assistant d’Hany.
[…]
Le vocable d’anthropologie vise à restituer la totalité des disciplines associées.
CM 2
Méthode ethnographique en anthropologie : plusieurs recettes. On vise l’ensemble des
méthodes empiriques. En situation de l’ethnographe, du praticien, avant d’être ethnologue ou
anthropologue, il doit avoir des méthodes les plus rentables possibles, sur le plan qualitatif,
car on s’appuie sur ces analyses pour continuer le travail après. On parle de méthodes au
pluriel en anthropologie, sinon c’est trompeur.
Notion d’enquête directe ds le contexte d’une relation pas sur le terrain mais vécue dans le
terrain. S’immerger dans le terrain.
On ne fait pas de l’anthropologie « sur » ni « de » mais avec des acteurs d’une société.
Journal de Malinowski de 1967 : le père fondateur de l’ethnographie, on en dit maintenant « il
était quand même un peu raciste, d’une impertinence, chiant… ». Ceux d’avant comme ci
comme ça… Mais nous maintenant on est « gentils ».
On est observateurs mais l’on est également en permanence ! Des gens qui ont travaillé avec
nous nous observent jugent.
Ajd on parle aussi de l’ethnologie virtuelle, de l’ethnologie du proche et même du très proche.
Kilani : Pour connaître l’autre, avant il fallait traverser des kilomètres au-delà l’océan.
Maintenant, c’est de l’autre côté de la voie ferrée. Et même de nos jours, celui à côté dans le
métro est autre, parce que nous le construisons comme cela.
Le terrain était et est toujours le laboratoire de l’ethnologue.
[…]
CM 3
Avant science des races. Ajd recherche comparative et réflexive. Qd on va chez l’autre on a
en tête soi-même. Rechercher le commun. Destinée à nous étudier nous-mêmes dans nos
rapports à l’Homme en plus d’étudier les autres.
Regard forgé par l’observation de l’autre. Se décentrer, étranger qui ne connaît pas et qui
essaie de comprendre.
Aux Eu (Franz Boas), l’anthropo va connaître un développement en deux branches distinctes :
l’anthropo physique et l’anthropo sociale et culturelle. Ethnologie va mettre du temps à
exister de façon vraiment autonome. Même M. Mauss est le représentant de l’ethnologie en
France, mais reste attaché à la sociologie durkheimienne. Il faudra attendre 1943 pour création
de la première chaire d’anthropologie.
En Amérique, bcp de thèmes = corps dans sa matérialité, sexualité, développement, rapport à
l’environnement…
L’ethnologie française va privilégier la théorisation, l’étude de la religion, les
représentations…
D’un côté on essaie de toucher qq chose qui n’est pas palpable (la violence symbolique…).
Les choses ont bcp évolué : rapprochement. Le terme anglo-saxon a fini par remplacer le
terme ethnologie qui était trop lié au passé colonial pour faire place à l’anthropologie.
Durkheim titulaire de la première chaire de sociologie en France, chef de file de
l’anthropologie en France ! Ce sont ses travaux sur la religion et sa méthode qui ont fait de lui
ce chef de file.
Mauss, anthropologue de cabinet, va insister sur le direct et le prolongé de l’enquête de
terrain. Vérifier soi-même et il faut du temps pour voir les événements se produire.
Jean Copans, Marc Augé, Sophie Houdard… Petits livres de 130 pages environ pour intro à
l’ethnologie.
CM 4
Méthodes nouvelles empruntées à d’autres disciplines : cartographie, archives, linguistique
Cf. pdf Lauren.
CM 5
Univers symbolique arbitraire. Comme conventions.
Pas de société sans culture, fait universel pour l’anthropologue. Les cultures servent à
différencier les groupes et ne sont donc pas hiérarchiques mais différentes. Rupture ac
évolutionnistes.
Dégager une cohérence traversant un champ particulier.
La fête
Moment privilégié qui permet de donner au groupe une mémoire partagée et individuelle qui
cautérise les blessures du passé et qui projette des projets dans le futur.
Versant sacré et versant profane. L’un et l’autre sont portés ac la même force, même les
aspects les plus profanes deviennent sacrés. Qu’elle soit destinée à glorifier la patrie ou à
célébrer un événement temporel, qu’elle soit publique ou familiale, ostentatoire ou discrète,
elle obéit toujours à des rites, des codes, des symboles. Ce sont ces rituels qui donnent aux
choses les plus prosaïques et quotidiennes du sens, du sacré. Fête = message, discours, qui se
déploie selon une esthétique précise. Contrairement à une idée reçue, qui fait de la fête une
exaltation débridée, il faut rappeler que rien n’est moins contraignant qu’une fête. Lois, codes
et garde-fous, fixée dans sa périodicité, dans les étapes de son déroulement et dans
l’expression de ses motifs. Ce n’est qu’au prix de son embrigadement et parce qu’elle est
limitée que l’on peut s’exalter librement. La démesure fait presque partie des contraintes :
c’est voulu et recherché. Nourriture, habits spéciaux… Résurgence du chaos et de l’excès.
Roger Caillois qui dit tout ça. Mais cet excès n’est pas fortuit et le chaos n’est pas recherché.
La fête célèbre ces ruptures de temporalité (naissance, mort, cela change quelque chose dans
la temporalité de nos parents par exemple, il faut reconfigurer cette nouvelle temporalité)
mais cela est mystérieux, pourquoi ça commence et ça finit.
Mémorial d’un passé imaginaire, recomposé, reconstitué et filtré. Statification. Les fêtes sont
le jeu des statues aux soldats par exemple, figés dans la pierre, mais cela le fait même mieux
car cela fixe un invariant mais en répétant et en changeant. La mémoire se recompose toujours
donc la fête permet à la mémoire de se reconstruire, de retailler.
Harvey Cox : La fête des fous, elles permettent à l’homme de se rattacher au passé et à
l’avenir.
L’Homme ne fait pas que jouer il commémore, il réactive la mémoire pour produire l’avenir.
« Toute fête religieuse, tout temps liturgique, consiste en la réactualisation d’un événement
sacré qui a eu lieu dans un passé mythique au commencement. »
Mais pourquoi réactualiser constamment ? Sentiment de déperdition, de finitude, d’absurdité.
Réactualiser le passé fait sortir du temps ordinaire pour le faire rentrer dans le grand temps, on
va encore exister ailleurs. Résister à l’anthropie (force de dégradation). Réactive le début, on
remonte le temps.
Les psychanalystes nous rappellent que la perte du sens du temps est un symptôme
d’altération de la personnalité, dépouiller un homme de ses souvenirs et il sombre dans une
dépression.
Elles mettent à jour les mécanismes les plus à jour des sociétés. C’est la fête qui décrit le
mieux une vie communautaire. Le sujet parlant est en collectif. L’inconscient individuel n’est
pas de même nature que l’inconscient collectif. Noël est un universel, mais à travers la fête de
Noël on voit le local. Elle permet de voir les reliefs qui caractérisent une caste sociale.
Espace et sacré au sud du Sahara.
CM 6
Le conflit
Le conflit c’est le lien. Il y a toute une littérature sur le conflit : philosophie, psychologie,
droit, politique, sociologie.
Dans ce cours on va souligner son importance dans les rapports sociaux.
Montesquieu, Considérations sur la cause de la grandeur des Romains :
« Si dans l’intérieur d’un Etat vous n’entendez aucun conflit vous
pouvez être sûrs que la liberté n’y est pas. »
Pour les sciences humaines il s’agit d’un fait social, enchâssé dans les relations sociales.
Conflit entre deux camarades d’amphi lors d’un concours par exemple.
Conflit = remise en cause du cadre et des règles admises par l’ensemble de la communauté.
Une grève est un conflit de ce point de vue là.
C’est aussi l’expression d’une rivalité de deux ou plusieurs conceptions de l’ordre social.
Conflit notamment politique. L’ordre jusque là admis devient insatisfaisant, un autre ordre se
profile pour le disqualifier définitivement. Si un conflit naît c’est qu’une autre alternative est
déjà là.
Il y a mutation de la réalité, elle change. Les sociétés évoluent, dynamique. Le contact est une
cause de cela (colonisations). Les individus tentent d’y adapter leurs positions : le conflit est
révélateur de transformations et de changement.
Fonctionnalisme : tout est harmonieux, tout a une fonction, réunir le tout, préserver le tout et
la machine ! Les gens contre le fonctionnalisme reprochaient ce statisme, si tout fonctionne
pas besoin du changement. Alors d’où vient le changement ? Si tout fonctionne bien,
pourquoi changer la machine et la manière de faire ? Quand le fonctionnement de la machine
ne fait plus consensus, l’ordre n’est plus satisfaisant, il y a conflit car besoin de changement.
Dans l’anthropologie dynamique le conflit est considéré comme tel, il est bienvenu, c’est lui
qui fait changer les choses.
Le conflit traduit les attentes, les espoirs et les aboutissements (la grève).
Quand il frôle la violence le conflit révèle le désespoir.
Une des parties peut aussi vouloir réinterpréter et remodifier l’ordre.
Le conflit peut être de plusieurs ordres : entre qqn qui nous a pris la place dans le tram et celui
qui nous a piqué notre chéri… Il est toujours là en permanence (assemblées, parement…)
c’est pourquoi il faut des forces de l’ordre, car il est latent. Il devient patent quand les enjeux
sont importants. Enjeux autour d’une valeur, jouissance du moment… Tout est possible d’être
conflit. L’atteinte au bien d’autrui, le privilège d’une situation. Tension permanente entre
deux ou plusieurs consciences de soi et du réel.
Deux ordres : perception du présent et projection dans le futur. Le conflit est à la fois menace
de défaire le lien et tentative de reconstruction de celui-ci. Le conflit est complètement
interaction. Dans ces moments là l y a alternance de situation selon la loi de la configuration
(Norbert Elias : figure de la danse, faire un pas qui reprend le pas de l’autre pour faire
esthétique, pas faire la même chose), alternance dans le conflit, un attaque l’autre répond, on
est en recherche de la continuité sous d’autres formes pas de la rupture, on cherche à revisiter
un lien pour le raffermir. On est adversaires mais partenaires.
Un tel échange est révélateur du véritable ressort du conflit qui précède et avance la phase de
la violence ouverte. Si ce conflit se répète et pose problème de façon récurrente il devient
redoutable car il est annonciateur de quelque chose d’autre qui ouvre sur un conflit ouvert,
violence ouverte, si pas de négociation possible.
La violence n’est plus le conflit, on est dans autre chose. Elle est précisément la conséquence
de l‘échec de la régulation du conflit par les dispositifs normalement prévus. Quand le conflit
échoue, la violence émerge. Conflit premier maintenance de l’ordre / mais quand système
devient tellement obsolète = violence, autre stade qui remet tout en cause.
La police n’est possible que si les moyens dont elle se dote pour gérer les conflits
(indissociables au lien) sont efficients. S’ils ne le sont pas l’ordre n’existe plus. Toute panne
de ces dispositifs entraîne une dégénérescence du lien qui va toucher le conflit au point de le
transformer en violence ouverte.
L’ensemble génère des situations ou des actions qui sont opposées mais qui fonctionnent à
l’intérieur d’un même ensemble. Rivalité d’acteurs concourant au même but et aspirant à
monopoliser le bénéfice (conflit gauche/droite car échelle de valeurs communes). Même
référent en matière de valeur.
Tension du système. Le conflit renvoie au pouvoir et à la domination. Relation hégémonique
(= suprématie politique, économique et sociale) qui quand elle cesse de l’être bascule dans le
conflit.
Conflit entre occident et orient mais conflit car on achète le pétrole chez eux, on ouvre des
magasins pour eux… Pas guerre, conflit.
La question du pourquoi n’appelle que des réponses philosophiques et métaphysiques.
Plusieurs théories du conflit : celle de la frustration, criminologique… Plutôt développer ici la
sociologie du conflit, l’anthropo dynamique et l’écologie.
Dans une société chaque individu veut maximiser ses avantages et donc il y a conflit. C’est de
la convergence de ces impositions que naissent les luttes et base des changements sociaux.
Evolutions tantôt révolutions.
Suite de définitions de différents sociologues.
Conflit = lutte sur les valeurs et prétentions. Porte sur le pouvoir et les ressources. Chaque
parti veut nuire à l’autre, l’éliminer. Le pouvoir est un des objets possibles du conflit mais
n’exclut pas d’autres motivations matérielles ou immatérielles.
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