Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE des SCIENCES AGRONOMIQUES de BORDEAUX
AQUITAINE
1, cours du Général de Gaulle - CS 40201 – 33175 GRADIGNAN cedex
M E M O I R E de fin d’études
pour l’obtention du titre
d’Ingénieur de Bordeaux Sciences Agro
Détermination de la sensibilité
au changement climatique du Chêne pubescent
en région PACA
BERGER Clément
Option : LOGIFOR
Etude réalisée au Centre Régional de la Propriété Forestière PACA
7 impasse Ricard Digne, 13004 Marseille
- 2 0 1 3 -
Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE des SCIENCES AGRONOMIQUES de BORDEAUX
AQUITAINE
1, cours du Général de Gaulle - CS 40201 – 33175 GRADIGNAN cedex
M E M O I R E de fin d’études
pour l’obtention du titre
d’Ingénieur de Bordeaux Sciences Agro
Détermination de la sensibilité
au changement climatique du Chêne pubescent
en région PACA
BERGER Clément
Maître de stage : M. AMANDIER Louis,
ingénieur-environnement au CRPF-PACA
Option : LOGIFOR
Etude réalisée au Centre Régional de la Propriété Forestière PACA
7 impasse Ricard Digne, 13004 Marseille
- 2 0 1 3 -
Préface
L’étude ‘’Détermination de la sensibilité au changement climatique du Chêne pubescent
en région PACA‘’ s’est déroulée dans le cadre de mon stage de fin d’études pour obtenir mon
diplôme d’ingénieur à Bordeaux Sciences Agro. Dans cette école, j’ai suivi une formation
spécialisée en foresterie en raison de mon attrait pour la nature et les paysages boisés. Avec la
proximité de la forêt des Landes, les exemples et les sorties sur le terrain étaient
essentiellement basés sur les Pin maritime et l’organisation de sa filière. Ce stage était donc
l’occasion de faire connaissance avec un autre contexte forestier, à savoir un taillis de chênes
dans un relief plutôt marqué. De plus, étant originaire de Toulon, j’ai ainsi pu retourner dans
la région de mon enfance et travailler dans les milieux qui m’ont fait prendre goût à la nature.
Au cours de notre formation à Bordeaux Sciences Agro, nous avons à de nombreuses
reprises été sensibilisés au changement climatique et à ses conséquences, souvent néfastes et
très importantes, sur la végétation. J’ai donc conscience de l’ampleur du problème et des
modifications qu’il peut entrainer sur l’ensemble des écosystèmes. Ce sont aussi
principalement des conséquences à long terme qui sont prévues, ce qui peut laisser un peu de
temps pour trouver des solutions dans certains domaines. Cependant, pour la forêt, les cycles
de rotations sont généralement longs et nous plantons ainsi à l’heure actuelle des arbres qui
seront complètement soumis à un changement climatique. Par conséquent, dans le domaine
forestier, nous devons trouver des solutions à ce problème dès maintenant et les appliquer au
plus vite pour limiter les dégâts.
Ainsi, l’étude que j’ai menée m’a permis non seulement de retourner dans une zone
géographique qui me tient à cœur, mais aussi de contribuer au développement des
connaissances et des outils à notre disposition pour anticiper le changement climatique et
préserver les paysages forestiers à l’aide d’une gestion adaptée. J’ai aussi pu, au travers de ce
stage, avoir un aperçu concret du travail de recherche au niveau forestier et entrer en contact
avec de nombreux acteurs locaux intervenant dans ce domaine.
L’étude a duré 6 mois (de mars à août) et aucun problème majeur n’est venu perturber son
déroulement. La phase la plus difficile fut celle consacrée au terrain et à la prise de mesures.
En effet, j’ai dû réaliser un nombre important de relevés et parcourir une grande partie de la
région PACA. J’ai donc passé beaucoup d’heures sur la route malgré le soin que j’ai apporté à
l’organisation de mes sorties afin de limiter au maximum les pertes de temps.
De plus, bien que ce soit la phase qui a duré le plus longtemps, j’ai dû la faire sur une
période assez courte. Je l’ai débuté en avril, après avoir suivi toutes les formations
nécessaires, et je devais l’avoir terminée à la mi-juin pour éviter les grosses chaleurs de l’été.
Or, la météo rencontrée pendant cette période était assez pluvieuse et donc peu propice à la
réalisation de sorties sur le terrain. J’ai ainsi dû m’adapter à la météo locale et travailler au
jour le jour pour tenir un rythme de sortie soutenu et progresser convenablement dans la prise
des relevés. Cependant, bien que je sois allé sur le terrain pour chaque jour où il était possible
de le faire, il m’a fallu prendre sur mes week-ends et jours fériés afin de respecter les délais et
remplir les objectifs fixés en termes de mesures à réaliser.
La phase de terrain a donc été la partie la plus éprouvante et la plus compliquée de mon
travail. Ce fut aussi la plus gratifiante puisque j’étais très souvent en extérieur en train de
marcher et de découvrir des espaces et des paysages que je n’avais encore jamais vus.
Ce stage fut donc une expérience très intéressante et très enrichissante. C’est pourquoi je
remercie la région PACA d’avoir financé le projet et le CRPF-PACA, tout comme l’ensemble
du personnel présent dans ses bureaux de Marseille, notamment son directeur, M. Philippe
Thévenet, pour l’accueil qu’ils m’ont réservé, les conseils et les formations prodigués dans
divers domaines et la mise à disposition du matériel nécessaire pour la réalisation de l’étude.
Je suis aussi reconnaissant auprès des personnes qui sont à l’origine de l’étude et qui
m’ont encadré dans mon travail, à savoir M. Jean Lemaire, ingénieur forestier à l’IDF, dont
l’aide s’est surtout portée sur le protocole expérimental, les données météorologiques et
l’obtention des résultats, et M. Louis Amandier, ingénieur environnement au CRPF-PACA,
qui m’a fait bénéficier de sa grande expérience dans la connaissance de la région PACA et
dans la manière de rédiger un rapport.
Sont aussi remerciés M. Christophe Drénou, ingénieur forestier à l’IDF, pour m’avoir
formé à l’utilisation de la méthode ARCHI, M. Michel Vennetier, membre de l’unité de
recherche «Écosystèmes méditerranéens et risques (EMAX)» du centre d’Aix en Provence de
l’IRSTEA, dont les travaux et les différents échanges que nous avons eus ont permis de faire
avancer le projet, et Mme Denise Axfanditis, directrice de l’association forêt
méditerranéenne, pour assurer la communication autour de cette étude.
Mes derniers remerciements vont à mon frère qui m’a aidé à relire ce rapport et à ma mère
qui m’a accompagné lors de certaines sorties réalisées le week-end dans le Var.
Sommaire
Introduction .............................................................................................. 1
Problématique .......................................................................................... 1
1. Présentation du Chêne pubescent et de sa place en Provence .... 4
1.1. Le climat et le relief, sources de contraintes majeures en
région PACA ............................................................................................ 4
1.2. Le feuillage permet de distinguer le Chêne pubescent des
autres chênes français ........................................................................... 5
1.3. Le Chêne pubescent et le Chêne pédonculé, deux essences
de Chêne aux caractéristiques proches ................................................ 6
2. Quelques définitions utiles ................................................................ 6
2.1. Le risque ...................................................................................................... 6
2.2. La sécheresse ............................................................................................. 7
2.3. Le dépérissement ....................................................................................... 7
2.4. L’évapotranspiration potentielle et le bilan hydrique
climatique................................................................................................. 8
3. Matériel et Méthode ............................................................................. 8
3.1. Utilisations des données climatiques ....................................................... 8
3.1.1. les trois modèles présentent des avantages et des inconvénients .................8
3.1.1.1. AURELHY ne prend pas en compte le relief pour l’ETP ...................................8
3.1.1.2. prise en compte du topo-climat avec DIGITALIS .............................................9
3.1.1.3. des données journalières sont disponibles avec le modèle
SAFRAN .........................................................................................................9
3.1.2. la stratification de la région repose sur des données DIGITALIS ....................9
3.1.3. une combinaison des trois modèles est utilisée pour l’analyse
statistique ...................................................................................................10
3.2. Stratification de la région PACA en classes de P-ETP0608 ..................... 11
3.3. Détermination des points d’échantillonnage.......................................... 11
3.4. Validation terrain des points d’échantillonnage .................................... 12
3.5. Mesures réalisées sur les placettes validées ......................................... 12
3.5.1. situation de la placette d’échantillonnage .....................................................12
3.5.2. caractérisation du sol ...................................................................................13
3.5.3. détermination de l’indice topo-édaphique .....................................................14
3.4.4. structure du peuplement ..............................................................................14
3.4.5. observation de l’état sanitaire des chênes pubescents .................................14
3.5. Traitement statistique ............................................................................... 16
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