
sont successivement intervenues sept séries importantes de réductions
tarifaires. Cet accord compte aujourd'hui
88
signataires (qui représentent les
quatre cinquièmes des échanges mondiaux) tandis que
la
moyenne pondérée
des droits de douane frappant les produits industriels est aujourd'hui inférieure
à
5
%.
D'un autre côté, les obstacles non tarifaires ont toujours joue
un
rôle
important sur certains marchés, et ce rôle s'est accru au cours des dernières
années.
Outre les mesures délibérées destinées
à
atténuer
les
restrictions et les
droits de douane, les communications se sont améliorées tandis que les
transports voyaient leur coût baisser et leur organisation se perfectionner.
Dans ce contexte, les échanges internationaux ont connu une croissance
tendancielle deux fois plus rapide environ que celle du PIB des pays de l'OCDE.
La part des exportations de biens et de services dans ce PIB a presque double
au cours des trente dernières années dans six pays de l'OCDE,
dont
les
États
-
Unis, et a augmenté de moitié ou davantage dans cinq autres. En
moyenne, les pays de l'OCDE exportent aujourd'hui quelque
30
%
de leur PIB
(il
s'agit d'une moyenne non pondérée), ce taux variant toutefois considérable
-
ment d'un pays
a
l'autre. Les pays les plus petits sont en général
les
plus
ouverts
:
c'est ainsi qu'en Belgique les exportations représentent plus de
60
%
du PIB, alors que pour les États
-
Unis ce taux est de l'ordre de
I2
%.
Cette évolution
a
été
très positive. Une plus grande ouverture sur
l'extérieur
a
rendu possible une spécialisation croissante de
la
production
industrielle et
a
permis aux divers pays de réaliser des économies d'échelle
considérables. La diffusion internationale du progrès technique a également
gagné en importance. Dans ce cadre, le monde
a
connu, du début des
années
50
au début des années 70, une forte croissance de la production, de la
production par habitant et, partant,
du
niveau de vie. C'est pourquoi le rkcent
renversement de
la
tendance
5
une libéralisation croissante des échanges est si
regrettable, même s'il
était
prévisible que cette évolution se ralentisse.
L'ouverture de plus en plus grande des pays de l'OCDE aux échanges
internationaux s'est accompagnée d'une évolution parallèle des investisse
-
ments et des transactions financières. Bien entendu, les investissements
internationaux ne sont nullement
un
phénomène nouveau
:
c'est ainsi qu'au
cours des années
1870
et
1880,
le Royaume
-
Uni investissait
a
l'étranger
quelque
5
% de son PIB. Mais les années
50
et
60
ont connu une croissance
particulièrement rapide des flux d'investissement direct qui, contrairement aux
périodes antérieures, se dirigeaient essentiellement
d'un
pays développé vers
un autre et portaient dans une large mesure sur l'industrie manufacturière
plutôt que sur les activités primaires de production et d'extraction. Dernière
-
ment, les flux d'investissement direct ont perdu de leur importance relative,
mais
la
part de
la
production industrielle mondiale représentée par les
50