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Le cerveau
1.2.1. Le tronc cérébral
Situé au-dessus de la moelle épinière, le tronc cérébral est composé de bas en haut par le bulbe rachidien, puis le pont de Varole,
ou protubérance annulaire, auquel est appendu en arrière le cervelet, et, enfin, par les pédoncules cérébraux. À la place des nerfs rachidiens, on
trouve les nerfs crâniens, voies d'entrée des informations sensitives de la face et du cou, ainsi que des informations sensorielles
(vue, audition, équilibre, goût), mais aussi voies de sortie des commandes motrices correspondantes (mouvement des yeux, de la tête et du cou,
de la langue, commande de l'axe pharyngo-laryngé).
Le tronc cérébral est également un lieu de relais pour les voies nerveuses longues, issues ou destinées aux étages sous-jacents. Il
sert aussi de centre intégrateur pour différentes fonctions vitales et inconscientes : il comprend, par exemple, un système neuronal diffus,
appelé formation réticulée, jouant un rôle majeur dans les phénomènes de sommeil et d'éveil. Le bulbe abrite les centres de contrôle de
la pression artérielle et de la respiration.
1.2.2. Le cervelet
Le cervelet se présente comme un petit cerveau, avec des hémisphères et un axe médian, le vermis. Il reçoit toutes sortes
d'informations motrices et positionnelles issues des centres cérébraux, de la moelle épinière et des organes de l'équilibre. Il joue un rôle
majeur dans le contrôle du tonus musculaire, de la posture, de l’équilibre, du déroulement harmonieux du mouvement. L'ivresse
alcoolique et les symptômes qu'elle induit correspondent à un dysfonctionnement cérébelleux.
1.2.3. Le cortex cérébral, (schéma ci-contre)
Le cortex cérébral est la partie la plus développée du système nerveux central
des mammifères, et plus particulièrement de l'homme. Il existe à ce niveau des régions
directement impliquées dans la réception de l'information ou dans l'élaboration de la
commande motrice. On parle alors de cortex primaire : moteur au niveau du lobe
frontal, sensitif pour le lobe pariétal, visuel pour l'occipital, auditif pour le temporal.
Mais la majeure partie du cortex est dévolue à des tâches associatives (cognitives), qui
mettent en relation plusieurs aires corticales et qui permettent, au-delà de la sensation,
la perception, puis la comparaison avec des traces mnésiques (relatives à la mémoire),
l'émotion, puis finalement l'élaboration de comportements complexes impliquant des
processus d'idéation (formation des idées).
1.2.4. Le système limbique
Sous-jacents au cortex, plus internes mais fonctionnellement liés, on trouve les
ganglions de la base, ou noyaux gris centraux, et le système limbique. Les ganglions de la
base (noyau caudé, putamen, globus pallidus, noyau sous-thalamique) sont principalement
impliqués dans le contrôle moteur ; leur atteinte provoque selon les cas l'absence de
mouvement, comme l'akinésie-rigidité de certains syndromes parkinsoniens, ou des
mouvements anormaux involontaires, du tremblement à la chorée.
Le système limbique, aboutissement de multiples voies issues de différentes régions cérébrales, est principalement représenté par
l'hippocampe, l'amygdale et le septum. Il est en relation directe avec
l'hypothalamus et se trouve ainsi au carrefour des souvenirs, des émotions et du
contrôle des systèmes végétatif (rythme cardiaque, respiratoire, ouverture des
pupilles) et hormonal.
Le rhinencéphale (image ci-contre, en vert) est constitué par une large
bande de cortex située sur la face interne des hémisphères, au-dessus et au-dessous
des grandes commissures. Sa structure est relativement simple (il ne comprend guère
que deux couches de neurones) et sa grande ancienneté (il forme la quasi-totalité du
cerveau des mammifères inférieurs) l'opposent au cortex. Le rhinencéphale reçoit
électivement les influx olfactifs d'où son nom (du grec rhinos : nez) mais il reçoit
également des influx tactiles, visuels, auditifs Deux domaines semblent
particulièrement concernés par l'activité rhinencéphalique : la mémoire et
l'affectivité. -La mémoire, certes, fait intervenir les centres psycho-sensitifs et
psycho-moteurs, ainsi que de nombreuses connexions qui relient ces centres entre
eux ; mais le rôle du rhinencéphale ne semble pas moins important. Une lésion
rhinencéphalique entraîne un état de confusion avec amnésie et fabulation, le sujet
étant incapable de fixer les souvenirs récents. D'où l'idée de «circuits de mémoire » :
la destruction d'un seul maillon de la chaîne entraîne la rupture du circuit