1 Elections régionales - Questions de la CCI région Nord de France

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Elections régionales - Questions de la CCI région Nord de France
1/ Partagez-vous la conviction que la relance de la création d'emplois ne saurait provenir d'un
accroissement de l'emploi public ?
Il est évident que la relance de la création d'emplois ne peut et ne doit pas provenir d'un
accroissement de l'emploi public comme certains barons locaux le laisseraient penser au regard de
leurs politiques. Le niveau exorbitant de dépenses publiques implique des charges toujours plus
importantes et étouffe les entrepreneurs. La région doit concentrer ses ressources sur les vrais
services utiles, à savoir les transports, la voirie et le développement économique. Aujourd'hui, la
recherche et le développement sont dégradés au profit d'un clientélisme UMPS qui se soucie
davantage de la croissance électorale qu'économique. L'obsession de Debout La France consiste à
créer de la richesse, libérer les énergies et lutter attentivement contre la concurrence déloyale,
seules voies saines permettant de créer de l'emploi.
2/ Quelles mesures concrètes proposez-vous d'adopter pour favoriser l'initiative privée afin de
créer de la valeur et de l'emploi ?
Afin de favoriser l'initiative privée, nous souhaitons concentrer les efforts sur le développement des
PME et ETI, véritables poumons de notre économie, notamment à travers la mutualisation régionale
de la recherche, l'allégement administratif et la prise en charge des entrepreneurs qui s'implantent
dans la région mais aussi la promotion et l'accompagnement à l'export. La Région se doit de créer des
mécanismes pour accorder des prêts bonifiés en faveur des investissements qui profitent à notre
territoire et protéger nos emplois de la concurrence déloyale que représentent les travailleurs
détachés. L'économie du 21ème siècle répond d'ailleurs à de nouvelles exigences qui imposent que la
fibre optique soit développée sur l'ensemble du territoire et que la région accompagne les start-up
innovantes à travers l'aménagement d'espaces de travail partagé connectés en très haut débit,
l'organisation de hackathons par la région pour identifier et appuyer les projets porteurs, ou encore
la mise en place d'incubateurs destinés aux jeunes entrepreneurs.
3/ Prenez-vous l'engagement de poursuivre les efforts entrepris pour faire de la région un territoire
pionnier de la troisième révolution industrielle ? Si oui, confirmez-vous le développement et la
poursuite des actions engagées en les étendant à la Picardie ? En proposez-vous d'autres ?
La troisième révolution industrielle ne peut se résumer au numérique et à la communication, elle
consiste davantage au développement d'un outil industriel productif et de nouvelles filières d'avenir
dans un souci d'équilibre territorial entre nos régions aux atouts divers. La Picardie a d'ailleurs un
rôle prépondérant dans sa production agricole et ses savoir-faire industriels de pointe.
Malheureusement, le désintérêt des technocrates à l'égard de l'industrie jugée trop "ringarde" et
donc laissée à l'abandon a conduit notre région au déclin industriel dans l'indifférence générale. Non
seulement il convient de faire de la relocalisation industrielle la priorité régionale en développant les
filières agricoles et industrielles d'avenir (lin, sucre et chimie verte, biocarburants, etc.) mais surtout
il convient de les faire travailler en symbiose. Créer des centres d'excellence et d'innovation associant
formation initiale et permanente, apprentissage et recherche agronomique, permettra enfin de
redonner à notre région son ancien rang de puissance industrielle et agricole.
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4/ Pensez-vous qu'il soit possible, dans le respect des règles nationales et européennes, de mettre
en place des dispositions facilitant davantage l'accès des entreprises régionales aux marchés
publics ? Selon vous, quelles pourraient être de telles dispositions ?
L'Union européenne et nos gouvernements depuis 30 ans ont abandonné nos entreprises et les
travailleurs français. Cependant, malgré la perversion de telles règles destructrices pour nos emplois,
il suffit de volonté politique pour rendre possible la facilitation d'accès aux marchés publics à nos
entreprises. Nicolas Dupont-Aignan, à travers ses mandats de maire de Yerres et de Président de la
Communauté d'Agglomération du Val d'Yerres dans le département de l'Essonne, a su développer
des mécanismes afin que la commande publique constitue une arme pour l'économie et les
entrepreneurs locaux. Notamment à travers les critères qualitatifs socio-environnementaux qui
permettent de contourner les critères quantitatifs du prix. A l'image de la Vendée, les élus locaux
doivent faire un travail en amont avec les entreprises locales afin de connaitre le tissu économique
pour préparer les appels d'offre qui s'adresseront à elles. Quoi de plus naturel que l'argent du
contribuable soit employé à dynamiser le territoire dans lequel il vit ?
5/ En matière de développement économique, quelles doivent être les 3 premières priorités du
Conseil Régional ? Et quelles devraient être, dans ce cadre, les mesures à prendre immédiatement,
dès le début de la mandature ?
La situation économique de notre région est telle que les urgences s'accumulent. Il faut créer un plan
d'urgence pour sauver le tissu économique menacé notamment à travers la réorientation de la
commande publique aux entreprises locales, l'instauration d'un mécanisme de garantie pour les
agriculteurs et pêcheurs et la mise en place d'un bouclier régional RSI en faveur des artisans et
commerçants qui sont en train de crever dans l'indifférence de notre classe politique et médiatique.
6/ Comment concevez-vous l'application des actions du Conseil Régional en faveur du
développement économique : en répartissant les efforts sur tous les territoires et tous les secteurs
d'activités, ou en mobilisant les moyens sur de grands enjeux stratégiques ?
La fusion des régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais renforce une métropolisation à outrance et la
concentration totale sur Lille. Cette conséquence insouciante contre laquelle nous n'avons cessé de
tirer la sonnette d'alarme est le fruit de la politique folle et inconsciente de l'UMPS mêlée à
l'incompétence et la méconnaissance des réalités territoriales de la part des technocrates parisiens.
Ce phénomène va saturer l'espace lillois tout en ruinant le reste du territoire. Nous inverserons la
logique par une politique d'équité territoriale qui valorise les territoires selon leurs atouts et les
projets de chaque bassin d'emploi à leur mesure.
7/ Comment concevez-vous le pilotage d'une politique économique en Nord-Pas-de-Calais-Picardie
: en affirmant la primauté du Conseil Régional dont les services assureront seuls la conduite des
actions économiques sur le territoire, ou en fixant les grandes orientations en concertation avec les
organisations économiques (notamment consulaires) et en délégant à celles qui ont le statut
d'établissement public, par conventions, l'application de certaines politiques ?
Il faut donner de l'air à la région, qui doit donner un cap, accompagner les risques propres à tout
grand projet d'investissement et lutter contre la concurrence déloyale. Evidemment, le diagnostic et
l'analyse préalables à l'instauration d'objectifs et à la conduite de politiques publiques doivent être
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élaborés en concertation avec les acteurs économiques et leurs représentants. Pour le reste, laissons
faire les entrepreneurs.
8/ Envisagez-vous de relancer l'apprentissage (qui est de la compétence de la Région) avec un plan
de modernisation prévoyant l'ouverture de filières nouvelles et une augmentation du nombre
d'apprentis ? De plus, dans la perspective de la fusion entre le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie,
envisagez-vous un programme "mobilité" pour les apprentis qui souhaiteraient accéder aux
formations proposées par la grande région parfois loin de chez eux ?
L'apprentissage doit devenir la norme et non se cantonner à son rôle d'exception entre formation et
travail, y compris dans le milieu universitaire aujourd'hui coupé des réalités professionnelles. Le
travail manuel, génie des mains, doit atteindre une valorisation sociale et une reconnaissance qui
n'ont que trop tardé. L'apprentissage, levier d'impulsion économique, doit accompagner les filières
d'avenir et de la Troisième Révolution Industrielle. Il doit aussi répondre aux enjeux dans un futur
proche liés aux mutations socio-économiques que connait notre Région, notamment le vieillissement
la population. Ce dernier impose des investissements massifs dans la formation en services à la
personne qui répondent à des impératifs moraux, de dignité à la personne, mais aussi économiques.
L'apprentissage est la clé d'ajustement de notre modèle pour affronter les défis à venir. Evidemment,
la région doit s'assurer que chacun puisse bénéficier de la formation qu'il souhaite.
9/ Quel argumentaire présenterez-vous, quel discours tiendrez-vous pour valoriser la région à
l'extérieur ? Quelle politique adopterez-vous pour les diverses agences de promotion de la grande
région : concurrence, spécialisation, hiérarchisation, fusion ?
Notre région a été le cœur économique de la Première et de la Deuxième Révolutions industrielles.
Fiers de notre passé, nous serons à l'avenir le fer de lance de la Troisième. Par-delà les propositions
précédemment exprimées visant à ré industrialiser nos territoires, la Région doit engager une
réforme de rationalisation de ses agences publiques en les fusionnant. La promotion de la région
pour le tourisme ne suffira pas à créer de l'emploi. Il convient de promouvoir le dynamisme et les
atouts de nos territoires afin d'attirer des investisseurs et de relocaliser l'emploi, de même que
d'accompagner et de valoriser les exportations de nos productions locales. Avant tout, la promotion
de la grande région passe par un volontarisme politique au profit des intérêts des habitants de la
Région et non des ses élus.
10/ Dans le cadre de la fusion du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, comment envisagez-vous la
politique culturelle et la valorisation du patrimoine ? Préconisez-vous un plan de développement
commun qui impliquerait un rapprochement des structures ?
La fusion des régions doit permettre une rationalisation des coûts qui passe évidemment par une
fusion des structures tout en préservant une déconcentration dans un souci attentif d'équilibre
territorial. Nos territoires regorgent de richesses culturelles, architecturales, environnementales, etc.
qui sont hélas sous-exploitées voire dépréciées à tort. Désormais, il faut changer radicalement de
philosophie. La Région ne doit plus avoir honte d'être fière d'elle, elle doit rompre avec la dépression
collective de ses élites satisfaites de contempler un champ de ruines tel Néron qui chante devant
Rome en flammes.
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11/ Considérez-vous la logistique comme un atout majeur de la Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
? Quelle stratégie globale proposez-vous pour le développement de la logistique et du transport à
l'échelle de la grande région ? Seriez-vous favorable, par exemple, à la création d'une société
d'économie mixte (SEM) dédiée ?
La logistique est une piste intéressante de développement économique à condition qu'elle soit mise
au service de l'économie productive. La région ne doit toutefois pas devenir un entrepôt géant ou
une autoroute au service des autres régions - cf. l'afflux croissant de camions conduits par des
travailleurs détachés sur nos routes. Nous assistons depuis des décennies à l'incapacité de l'UMPS à
déployer le ferroutage et le fluvial au service de notre région, comme en témoigne le projet du Canal
Seine-Nord dans les conditions actuelles sans réflexion sur l'économie productive associée et la mise
aux normes de la batellerie française qui se retrouvera brutalement pulvérisée par la concurrence
étrangère.
12/ Comment concevez-vous le développement des deux principaux ports de la région (BoulogneCalais et Dunkerque) ? Comment chercherez-vous à renforcer les complémentarités et les
convergences entre eux ? Seriez-vous favorable, à terme, à la constitution d'une autorité portuaire
unique Nord de France ?
Le développement des deux principaux ports de la région est difficilement concevable si le projet
actuel de Canal-Seine-Nord Europe venait à être réalisé. Les explications sont davantage détaillées
dans la réponse de la question suivante. Quoi qu'il en soit, ces ports représentent l'ouverture vers le
monde dont doivent bénéficier nos entreprises régionales afin d'exporter. Ils doivent répondre aux
besoins de notre région et par conséquent faire l'objet d'une même politique volontariste de
protection et de développement procurée par la région.
13/ Êtes-vous favorable au projet de Canal-Seine-Nord Europe ? Quand souhaitez-vous que
démarre le chantier ? Quelles mesures d'accompagnement adopteriez-vous pour tirer le meilleur
parti de cet équipement en faveur de l'activité économique et de l'emploi ?
Faire un chèque de 7 milliards d'euros sans mesurer les conséquences d'un tel projet par l'illusion
grandiose que revêt la somme exorbitante est à la portée du premier crétin venu. Le projet actuel est
beaucoup trop coûteux pour une région surendettée, dans un projet qui laisse douter quant aux réels
bénéfices qu'il pourrait lui apporter. On peut faire aussi bien et moins cher en améliorant le canal
existant sans saccager au passage les meilleures terres agricoles de France. Contrairement à ce que
les grands partis cherchent à nous faire croire, le projet du canal n'est pas régional mais européen. En
réalité, il s'agit pour l'Union européenne de relier la première puissance économique régionale
d'Europe, l'Ile-de-France, au premier port du monde : Rotterdam. Quid de la Picardie et du Nord-Pasde-Calais ? Le canal constituera un effet tunnel qui ne participera en aucun cas à accroître les
richesses de notre région mais bien à paupériser nos territoires. C'est un suicide par amateurisme qui
délaissera de côté nos ports régionaux et se substituera à eux pour approvisionner le centre
névralgique de la France. Sans oublier la mort brutale de nos bateliers face à la concurrence
étrangère. D'autant que le chantier ne profitera très certainement pas à nos entreprises locales et
engagera à l'instar du premier chantier public de France, le terminal méthanier de Dunkerque, plus
de 80% de travailleurs détachés d'Europe de l'Est ne payant pas leurs cotisations sociales en France !
C'est inadmissible.
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14/ Comment comptez-vous renforcer les échanges entre les agglomérations de Picardie et celles
du Nord-Pas-de-Calais ? Envisagez-vous le cadencement du TER GV et le renforcement de l'axe LilleAmiens ? Si oui, à quelle échéance ? Si non, quelle alternative proposez-vous ?
La fusion met en péril la cohésion territoriale de nos régions et porte une atteinte considérable au
difficile équilibre que leur existence incarnait. Elle a pour conséquence la métropolisation accrue et la
concentration totale sur Lille qui est en voie de saturation. Il est impératif de préserver l'identité de
chaque région et de ses agglomérations tout en menant une politique de cohésion à l'échelon de la
grande région. La priorité doit être donnée aux investissements utiles et rentables tels que
l'électrification des tronçons manquants, le barreau TGV Amiens-Roissy ou encore le cadencement
Lille-Sambre-Avesnois. Mais avant tout, la région doit se concentrer sur l'existant. Cette volonté
passe par la rénovation urgente des lignes ferroviaires pour garantir aussi bien la régularité que la
sûreté. Nous voulons des usagers assis, à l'heure et avertis ! Le phénomène de métropolisation
masque hélas les déficiences de notre région notamment concernant les enjeux du milieu rural. Il
faut équilibrer les investissements pour désengorger les axes saturés sans pour autant laisser à
l'abandon nos routes rurales. De même, les zones non desservies par le train doivent bénéficier de
créations de lignes de bus afin de lutter contre la désertification rurale et de mieux répartir le
dynamisme sur le territoire.
15/ Estimez-vous que l'accessibilité internationale de la grande région peut être assurée avec les
infrastructures actuelles ? Ou, au contraire, qu'elle nécessite la création d'une nouvelle gare TGV
qui pourrait s'inscrire dans un ensemble d'interconnexion du Nord de l'Europe ?
Notre région se situe entre les pôles névralgiques de communication que constituent Rotterdam et
Roissy : honnêtement, il apparait donc ridicule voire démagogique d'espérer faire de notre région
une nouvelle plateforme de correspondance. Cela implique qu'interconnecter davantage notre
région avec le Nord de l'Europe pourrait avoir un effet inverse à ceux espérés : la reconstruction
économique de notre région ne pourrait supporter que l'on assiste impuissamment à la fuite de nos
forces vives économiques à l'étranger au détriment du développement de nos territoires.
16/ Envisagez-vous de réduire les dépenses de fonctionnement du Conseil régional ? Si oui, de
combien (en pourcentage), sur quel calendrier et dans quels domaines ?
La rationalisation des dépenses publiques sera l'un des chantiers majeurs visant à redonner une
marge de manœuvre à notre région. Durant des décennies la gauche s'est satisfaite de voir croître les
dépenses en fonctionnement tant de la Picardie que du Nord-Pas-de-Calais, usant alors
maladroitement de la dette et de l'impôt. Nous réclamons qu'un audit précis soit réalisé sur la
véritable situation financière de notre région de même que sur l'ensemble des subventions qui sont
effectuées. Si nous mettrons fin au clientélisme et aux conforts abusifs des élus (le parc automobile
sera réduit, le revenu d'un Conseiller régional sera attribué selon son activité, nous supprimerons
50% des vice-présidents, etc.), nous mutualiserons également les achats de même qu'encouragerons
la participations des départements. La conduite que défend notre liste Debout La France est simple :
servir sans se servir.
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