
FLASH
L’instant Fédéris
Chômage
Le taux de chômage a augmenté violemment
depuis la crise, passant de près de 7 % à 27 %. Cette
dégradation du marché de l’emploi s’explique à la
fois par l’emploi privé (crise) et public (austérité).
Seule l’Espagne a connu une hausse aussi forte
sur la période, alors que les autres pays n’ont
enregistré qu’une hausse comprise entre 2 %
(France) et 5 % (Italie).
Plus grave, le taux de chômage d’équilibre
(NAIRU) de la Grèce a aussi augmenté avec le choc
sur le PIB potentiel. L’emploi ne pourrait donc pas
retrouver son niveau d’avant crise. On observe le
même type de phénomène dans les autres pays.
Dernière remarque : le taux de chômage naturel
(NAIRU) de la Grèce augmentait déjà avant la
crise, tout comme celui de l’Irlande.
In ation
L’in ation grecque a fortement chuté pour terminer en
territoire négatif en 2014 : le pays est donc entré en
dé ation, c’est à dire que les prix ont baissé.
D’un point de vue fondamental, cette baisse de
l’in ation s’explique par la hausse du taux de chômage.
En e et, lorsque le taux de chômage devient supérieur
à son niveau d’équilibre, cela exerce une pression
baissière sur les salaires.
Dans le cas de la Grèce, la forte réduction des salaires
dans le public a également contribué à peser sur les
prix.
L’in ation a également baissé dans les autres pays, sans
toutefois connaitre des mouvements aussi forts qu’en
Grèce. Notons que l’in ation a connu un mouvement
baissier important n 2014 et début 2015, suite à la
chute des prix des matières premières.
INFLATION : variation annuelle
Taux court requis
Depuis la crise, la BCE a abaissé ses taux directeurs
à près de 0 % (0,05 % pour le taux repo, et - 0,25 %
pour les taux de dépôts). Récemment, la BCE a aussi
implémenté de nouvelles mesures accommodantes
sous forme d’achats de titres: QE, TLTRO, ABS...
Mais la crise a exacerbé les écarts de conjoncture
entre pays, en termes d’emploi et d’in ation.
Ces divergences justi eraient alors des réponses
di érentes en termes de politiques monétaires :
- des taux courts BCE adaptés aux pays coeurs
n’auraient jamais dû quitter les 2 % (voir graphe)
- des taux courts BCE adaptés aux pays dits
périphériques auraient dû être abaissés à - 5 %.
La Grèce est dans une situation plus problèmatique
puisque les taux courts requis s’établiraient à - 10 %,
après avoir dépassé les - 15 % en 2013.
REGLE DE TAYLOR
Taux courts Taylor = taux court réel d’équilibre + inflation +
0.5 * (inflation –cible) + 0.5 * (Output Gap)
Source : Commission Européenne
Source : Commission Européenne
Source : Commission Européenne