
La presse africaine soufI& de plusieurs maux : manque de moyens techniques modernes,
faible qualification des ressources humaines, amateurisme dans la gestion, dispersion des efforts,
absence de professionnalisme, etc.....
Face à cette situation qui est loin d’être une fatalité pour le secteur, il est aujourd’hui
urgent de mener des réflexions nécessaires à la recherche des solutions appropriées.
A cet effet, je voudrais me féliciter de l’initiative que vous avez prise en organisant
le présent atelier qui, au demeurant, a un caractère sous-régional. De fait, nos pays rencontrent
des problèmes similaires dont la différence n’est que de-quelques degrés.
Les deux thèmes de votre atelier, la gestion des entreprises de presse et les problèmes
de déontologie constituent donc des préoccupations majeures. Le Gouvernement ivoirien qui
reste déterminé à poursuivre l’effort de libéralisation du secteur de la communication, a pris
un certain nombre de mesures pour soutenir la presse, qui seront rendues publiques d’ici peu.
Nous pouvons déjà dire que des avantages seront accordés enmatière fiscale, le
principe d’un fonds de soutien est acquis, l’application de la convention de Florence sera de plus
en plus recommandée.
Toutefois, les mesures gouvernementales ne peuvent aboutir sans les efforts menés
par les entreprises elles-mêmes, notamment au niveau de la modernistaion de leur gestion et de
la valorisation de leurs ressources humaines.
Il ressort de ce qui précède, que l’Etat ivoirien est attaché au développement d’une
presse plurielle qui doit cependant exercer ses activités dans le cadre des règles juridiques et de
la déontologie.
Le métier d’informer ne revêt une utilité que s’il es\ au service de la paix sociale et
du développement. De ce fait, le respect des normes édictées par la société, cadre d’exercice de
la liberté d’expression, demeure fondamental.
Malheureusement, l’on constate une dérive de la presse qui est certainement due à
l’absence de formation des acteurs. ‘C’est pourquoi, nous faisons de la formation initiale et
surtout continue, lune des priorités du Ministère de la Communication. Il s’agit dans certains
cas, de donner à des jeunes gens issus de l’Université et ayant intégré des organes de presse, des
techniques professionnelles. Dans d’autres cas, ce sont plutôt les considérations déontologiques-
qu’il est nécessaire de développer. Ainsi, depuis Janvier 1994, une dizaine de séminaires ont été
organisés aussi bien pour la’presse écrite et audiovisuelle d’Etat, que celle d’opposition ou
indépendante.
Dans l’ensemble, créer des entreprises de presse fortes, soutenues par une gestion rationnelle
avec des hommes qualifiés, soucieuxet respectueux de la déontologie, constitue à notre sens, l’objectif
louable queles partenaires de la communication doivent poursuivre avec détermination.
La situation africaine aujourd’hui, je le répète, n’est pas une fatalité. Et je souhaite que
vos réflexions contribuent à aider à trouver des solutions réalistes et concrètes.
Sur ces mots, je déclare ouvert l’atelier organisé par le programme international pour le
développement de la gestion des entreprises de presse et les problèmes de déontologie.
Je vous remercie
GESTION DES ENTREPRISES DE PRESSE ET PROBLEMES DE DEONTOLOGIE 5