Textes de l`Atelier sur la gestion des entreprises de presse et les

TEXTES
de
Organisé par
sous le patronage du S
l- Programme
de l’Atelier sur la gestion des entreprises de presse
et les problèmes de déontologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Z- Cérémonie d’ouverture
2.1 allocution de M. C. ONDOBO Directeur du Programme
pour le Développement de la Communication (PIDC) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 allocution de Mme D.BONI CLAVERIE,
Ministre de la Communication de Côte d’ivoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3- Communications
3.1” La publicité, deuxième ressource de l’éditeur» par
M. M. DUTEIL, Directeur Afrique Havas Media International (HMI) . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 <<Distribution de la Presse>> en Côte d’ivoire par
M. Y. BOHOUSSOU, Directeur Adjoint d’EDIPRESSE de Côte d’ivoire . . . . . . . . . . . . 32
3.3 <<Gestion d’une entreprise de presse» par
M. A. ROKHAHA WANE, éditeur du magazine &tratégies» . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.4 «Déontologie des Journalistes>> par
M. H. BOURGES,. Ambassadeur, Délégué Permanent
de la France auprès de l’UNESC0,
Ancien Président-Directeur Général de Radio France-
International, TFl, France 2 et France 3 ( France Télévision), SOFIRAD . . . . . . . . . . 50
4-
Rapport final . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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GESTION DES ENTREPRISES DE PRESSE ET PROBLEMES DE DEONTOLOGIE
2.1 ALLOCUTION DE M. CLAUDE ONDOBO
DIRECTEUR DU PROGRAMME POUR LE DEVELOPPEMENT
DE LA COMMUNICATION
Madame le Ministre de la Communication,
Excellences, Mesdames et Messieurs,
D’emblee, je voudrais vous remercier, et à travers vous, le Gouvernement de la =Publique
de C&e d’ivoire, d’avoir accepte d’accueillir a Abidjan, du 12 au 17 decembre 1994, l’atelier
sur la gestion des entreprises de presse et sur lés problèmes de déontologie, organisé a
l’intention des Editeurs de journaux du Burkina Faso, de C&e d’ivoire, de Guinée, du Mali,
du Niger, du Senegal et du Togo.
L’Organisation des Nations Unies pour l’Education , la Science et la Culture et son outil:
le Programme international pour le developpement de la communication, considerent
votre presence ici comme un temoignage de l’interêt que la Côte d’ivoire porte au
developpement des medias et comme le gage de son engagement en faveur du libre exercice
du debat public.
Madame le Ministre,
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Il y a trois ans, soixante éditeurs Africains reunis en séminaire à Windhoek, en Namibie,
demandaient a I’UNESCO de veiller au développement et au renforcement d’une presse
indépendante et pluraliste sur le continent africain. Consciente du rôle spécifique de la
presse écrite dans la participation des populations au processus de prise de décision,
l’UNESCO a confié au Programme international pour le développement de la communication
le soin de contribuer à asseoir la viabilité et la crédibilité des médias écrits africains.
En liant de manier-e consubstantielle viabilité et credibilite, l’UNESC0 ne cede a aucune
mode du jour. Elle récapitule,. pour toute l’Afrique, l’exp&ience des hommes des médias
des autres régions du monde et que les journaux africains commencent peu à peu, parfois
a leurs depens, a vivre, a savoir, qu’il n’y a pas de presse viable sans indépendance
financière; sans une bonne administration des ressources humaines, notamment en
matiere de recrutement, de formation et de rémunération; sans une bonne etude du marché
et une bonne gestion des ressources économiques et techniques.
Si la credibilite ne se décrète pas, on sait du moins quels ingrédients entrent dans la
composition de sa substance : autonomie éditoriale, stricte conformité à l’exigence
‘deontologique, et qualité de l’audience liée, a la fois, à la fidélit& des lecteurs et au niveau
professionnel des journaux.
Par les efforts redoublés sur ce double terrain, les éditeurs africains se doivent de préparer
le terreau nécessaire à la mise en place des cadres juridique et économique propices à la
pratique responsable du métier d’informer. En effet, le pluralisme des opinions et la
fonction de la presse en tant que partenaire critique du jeu économique, politique et social
ont pour préalables : l’organisation des structures de la presse, l’accès aux ressources
GESTKM DES ENTREPRISES DE PRESSE ET PROBLEMES DE DEONTOLOGIL 3
financières, une qualification professionnelle incontestée, un sens élevé de responsabilité
à l’égard des lecteurs, et la résolution adéquate, de préférence négociée ou par voie légale,
d’éventuels conflits d’intérêts entre les pouvoirs, le public et les médias.
C’est pourquoi le PIDC prône le regroupement des éditeurs et le renforcement des
associations des journalistes, qui offrent d’utiles cadres d’intervention à son activité. C’est
aussi pourquoi l’atelier d’Abidjan a inscrit à son ordre du jour :
1) Les problèmes de déontologie, que traitera Son Excellence 1’Ambassadeur Hervé
BOURGES, dont nous savons tous la profonde connaissance du monde des
médias ;
2) La gestion, à laquelle notre collègue Abdoulaye Rokhaya WANE, éditeur à
Montréal (Canada) du magazine Stratégies», consacrera ses interventions ;
3) L’utilisation des nouvelles technologies.de la communication au bénéfice de la
presse africaine, que M. Philippe GODEFROID exposera aux participants et
enfin ;
4) La publicité
5) et la diffusion - les deux mamelles de l’éditeur - présentées respectivement par M.
Michel DUTEIL, Directeur pour l’Afrique à Havas Média International et M. Yves
BOHOUSSOU, Directeur Adjoint à EDIPRESSE.
Avant de terminer mon intervention, je tiens à remercier la France, l’Italie et les Etats-
Unis d’Amérique dont les contributions substantielles versées au PIDC pour le
développement d’une presse indépendante et pluraliste en Afrique ont permis d’organiser
et de tenir cet atelier ainsi que les autres activités de formation prévues dans la région.
Au nom du Directeur Général de l’UNESC0, des animateurs et des participants venusde
divers pays, je vous remercie pour l’excellence de votre accueil et l’hospitalité chaleureuse
qui entourent les travaux de l’atelier d’Abidjan.
2.2 ALLOCUTION DE Mme DANIELE BONI- CLAVERIE
MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE COTE D’IVOIRE
Monsieur le Directeur du PIDC,
Excellences, Madame et Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Représentants des Ministres,
Monsieur le Président du Conseil National de la Communication Audiovisuelle,
Messieurs les Directeurs Généraux,
Le développement de la presse indépendante et pluraliste sur notre continent est une
de nos préoccupations essentielles, eu égard au contexte socio-politique qui est le nôtre.
Cependant, la liberté d’expression et le pluralisme de la presse ne peuvent exister
sans des entreprises de presse viables. Or, la réalité africaine est d’une façon générale,
caractérisée par la précarité des publications. Ainsi depuis 1990, les journaux ont disparu au
même rythme qu’ils naissaient.
GESTION DES ENTREPRISES DE PRESSE ET PROBLEMES DE DEONTOLOGIE
La presse africaine soufI& de plusieurs maux : manque de moyens techniques modernes,
faible qualification des ressources humaines, amateurisme dans la gestion, dispersion des efforts,
absence de professionnalisme, etc.....
Face à cette situation qui est loin d’être une fatalité pour le secteur, il est aujourd’hui
urgent de mener des réflexions nécessaires à la recherche des solutions appropriées.
A cet effet, je voudrais me féliciter de l’initiative que vous avez prise en organisant
le présent atelier qui, au demeurant, a un caractère sous-régional. De fait, nos pays rencontrent
des problèmes similaires dont la différence n’est que de-quelques degrés.
Les deux thèmes de votre atelier, la gestion des entreprises de presse et les problèmes
de déontologie constituent donc des préoccupations majeures. Le Gouvernement ivoirien qui
reste déterminé à poursuivre l’effort de libéralisation du secteur de la communication, a pris
un certain nombre de mesures pour soutenir la presse, qui seront rendues publiques d’ici peu.
Nous pouvons déjà dire que des avantages seront accordés enmatière fiscale, le
principe d’un fonds de soutien est acquis, l’application de la convention de Florence sera de plus
en plus recommandée.
Toutefois, les mesures gouvernementales ne peuvent aboutir sans les efforts menés
par les entreprises elles-mêmes, notamment au niveau de la modernistaion de leur gestion et de
la valorisation de leurs ressources humaines.
Il ressort de ce qui précède, que l’Etat ivoirien est attaché au développement d’une
presse plurielle qui doit cependant exercer ses activités dans le cadre des règles juridiques et de
la déontologie.
Le métier d’informer ne revêt une utilité que s’il es\ au service de la paix sociale et
du développement. De ce fait, le respect des normes édictées par la société, cadre d’exercice de
la liberté d’expression, demeure fondamental.
Malheureusement, l’on constate une dérive de la presse qui est certainement due à
l’absence de formation des acteurs. ‘C’est pourquoi, nous faisons de la formation initiale et
surtout continue, lune des priorités du Ministère de la Communication. Il s’agit dans certains
cas, de donner à des jeunes gens issus de l’Université et ayant intégré des organes de presse, des
techniques professionnelles. Dans d’autres cas, ce sont plutôt les considérations déontologiques-
qu’il est nécessaire de développer. Ainsi, depuis Janvier 1994, une dizaine de séminaires ont été
organisés aussi bien pour la’presse écrite et audiovisuelle d’Etat, que celle d’opposition ou
indépendante.
Dans l’ensemble, créer des entreprises de presse fortes, soutenues par une gestion rationnelle
avec des hommes qualifiés, soucieuxet respectueux de la déontologie, constitue à notre sens, l’objectif
louable queles partenaires de la communication doivent poursuivre avec détermination.
La situation africaine aujourd’hui, je le répète, n’est pas une fatalité. Et je souhaite que
vos réflexions contribuent à aider à trouver des solutions réalistes et concrètes.
Sur ces mots, je déclare ouvert l’atelier organisé par le programme international pour le
développement de la gestion des entreprises de presse et les problèmes de déontologie.
Je vous remercie
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