Histoire de la Renaissance

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Histoire de la musique de la renaissance
Musicologie
Introduction
Renaissance : période de 2 siècles (celons l’histoire des arts), touche toutes les disciplines artistiques
XV à XVI après le moyen-âge.
C’est un moment ou l’ont redécouvre le paganisme antique, les récits antique. Moment ou la
chrétienté détiens le savoir, et où ce savoir se libère. è Démocratisation du savoir.
Savoir : la découverte (et non la mémoire)
La renaissance est marquée par cette liberté du savoir, de la pensée, des arts, de la littérature,…è
totale liberté en art.
Humanisme : mvt de pensée qui met l’Homme au centre de tt intérêt. Ø phénomène athée.
L’Homme crée par Dieu à pensée de l’homme aussi importante que celle de Dieu.
ð pensé humaine magnifié donc tt pensée doit être passé au crible, doit être critiqué.
Volonté de découvrir ce qu’il y a ailleurs à découvert 1492 C Colomb des indes (Amériques)
Érasme : éloge de la folie
à lire
-le Nom de La RoseI.
Point histoire
La renaissance n’est pas un phénomène français ni musicale. C’est Italien sur les arts littéraires et
picturaux. Pourtant au XIV la France est leader en matière d’art.
France début du XV : coexiste entre la monarchie centrale et les provinces. Forme d’indépendance
entre les provinces è Ø bloc.
La France décline sur le domaine des arts au milieu du XV.
Charles VI accède au trône début XV, pays stable économiquement, niveau de vie en hausse,…tt vas
bien dans le meilleur des monde pour lui. MAIS il à une hallucination à santé mentale altéré à crises
de folies à il ne peut exercer le pouvoir seul à besoin de régence.
è Lutte pour prendre le pouvoir.
XVème : guerre civile éclate car 1 personne se présente pour prendre le pouvoir : le Duc de
Bourgogne Jean Sans Peur. S’impose par la force pour exercer la régence
Bernard d’Armagnac s’oppose au Duc. è Division de la France en 2 (pendant 20ans). 1420, signe un
traité de Troie qui fait reconnaître des droit à l’Angleterre sur la France (par souche des générations
précédant) Jean sans Peur est assassiné au pont des Mottereau.
Jeanne d’Arc redonne le moral aux troupes et permet de reconquérir le territoire. Elle est
condamnée (pour ne pas partager le pv). Pendant ce temps Ø création musicale en France (trop
occupé à faire des bastons, à autres choses).
Le Duché de Bourgogne :


Comprend la Bourgogne, le Juras, la Franche comté, le Nord Est de la France, pays Bas,
Belgique.
possède une unité monétaire, une économie florissante, une force croissante
C’est la capitale de l’Europe sur tt les points (musicale aussi). Le prestige des arts et le rayonnement
des arts se répercutent sur le rayonnement du pays.
1410-20 la Bourgogne est ∆ +++. Le Duc de Bourgogne va chercher les meilleurs artistes è vers l’Italie.
Il importe de l’Italie les créateurs ♫caux. Déplacement géographique de la renaissance ♫cales
(origine Franco flamande)
St empire Romain germanique : reste de l’empire de Charlemagne. Saint : Charlemagne avait unifié
son empire par la religion. Romain : Volonté de remettre l’empire romain sur pied. C’était un empire
éligible è division par principauté, les princes électeurs (héréditaires) élisaient les prochains princes.
1. pourquoi les artistes sont ils venus en Bourgogne ?
Ø unification Italienne. L’Italie connait une période de trouble religieux. Rome = centre du Pape, ♥ de
la religion, centre artistique. Or affaiblissement depuis 1378 lors du schisme d’occident ou 2 pape se
dispute le trône(le pape = un chef d’état complet). L’un s’installe à Rome, l’autre à Avignon. è Europe
coupé en 2.
Concile de Pis pour une nouvelle élection (qui doit nommer un seul pape) = résultat 3 papes.
Situation redevient régulière en 1420 avec 1 pape.
Conséquence : le pv romain est très affaibli, il ne récupèrera pas tt l’autorité total, moral qu’il avait
avant. ♫caltRome ne sera plus le centre, le foyer des nouveautés artistiques. La Situation Italienne
est une principauté fédérale indépendante où chacun travail pour soi. Venise est toléré car elle fait
tampon face à l’Empire Ottoman.
II. les acteurs de la ♫ au XVème 1. les chantres
Ce sont des hommes formé dès l’enfance dans les ordres, choisi pour leur voix (justes) et leur beauté
(physique). Ils connaissent les notations, les instruments, la composition, la géométrie ; le droit, et
ont fait des études de lettres. è Personnes polyvalentes. Ils peuvent avoir un rang de ministre ou de
conseillé. Formé dans le Duché de Bourgogne
2. les ménestrels
Pratique le chant, l’instrument. ♫ciens errants mais regroupé en confrérie.
Ø joueur de bas instrument (qui ne joue pas fort) : vièle, luth, flûte, chant
Ø les hauts ménestrels : ancêtre des cuivres
Ø tambours trompettes : ce qui se rapporte à l’armé.
III.
évolution de la pensé
Pensée philosophique néo-platonicienne. Dans cette vision Platon parle de la ♫ des sphères, ♫ qui
tient l’univers en équilibre. Les sphères tournent et font une ♫ qu’on n’entend pas. Le compositeur
cherche à reproduire cette harmonie que font les sphères.
IV.
langage ♫cale : notion de technique
La ♫ de la renaissance repose sur le système modal.
Tonalité : échelle ♫cale avec des degrés qui ont des poids ≠. Éléments qui s’attire ou se repousse.
Mode : échelle ♫cale où Ø degrés n’est + fort qu’un autre. Ø notion de hauteur absolue, mode
transposable.
On utilise 4 mode principaux : ré, mi, fa, sol (do et la sont les – utilisé)
Pour déterminer le mode : regarder la note la plus bases ou la note de fin. Il existe 2 types de mode :
ü mode authente : si tt les notes sont au dessus de la finale
ü mode plagale : si tt les notes sont au dessous de la finale
L’interprétation à une grande importance è habitudes d’interprétation è devient une habitude de
composition
Ø règles des tierces et sixtes : règle pour la musique à plusieurs voix. Lors d’un passage de
consonance imparfaite (3, 6 car fausses à cause de l’accordage à tempérament imparfait) à une
consonance) parfaite (4, 5, 8), la soprano est plus jolie si elle monte par demis ton. è concept de note
sensible, crée un phénomène de tension. è création d’une tonalité.
Ø Règles de la basse : dans une phrase ♫cale l’effet est plus agréable si la basse procède par 5te ou
4te descendante en fin de phrase. è création en combinant les deux règles à la cadence parfaite.
Arrive petit à petit par habitude la cadence à double sensible.
Mode de Fa triton dès le début (Fa sol la)è fa sol la sib do ré mi è pour supprimer le triton è devient
un mode de DO.
Tonalités du mode M résulte des modes de DO(I) FA(IV) SOL (V)
Mode de ré et mi : on ne peut pas changer une altération pour que ces modes ressemblent au mode
de DO. On se basse su le mode de LA è mode mineur résulte des modes de ré mi La.
V. Influences anglaise, première génération des compositeurs Franco-flamand 1. John Dunstable
(1380-1453)
Un des inventeurs du faux bourdon. Le Duc de Belfort est allé en Angleterre et c’est fait « prêter »
John. è Le faux bourdon devient une technique européenne.
Bourdon : phénomène de double pédale à la fondamentale +la 5te.
Le faux bourdon : comme le bourdon mais une impression d’écouter une ♫ plus proche de nous
temporellement. Cela permet d’enchaîner des accords parfaits mais ø renversements [le
reversement 6/4 n’existe pas car ø 5te et donc ø de logique d’harmonique naturelle. Le faux bourdon
est une technique qui enchaîne des accords parfait parallèle è impression de sonorité pleine.
Dunstable commence à généraliser l’emplois des 6 et 6/4 [old hall manuscrit de 1530)
2. Gilles Binchois (1400-1460)
Figure marquante de la renaissance. Il est polyvalent. Il commence une carrière de militaire puis
entre dans las ordres puis au service du duc de Sofolc près des prêtres du duché de Bourgogne.
Ecrit des Motets et des chansons.
Ø Motet : ouvres polyphoniques, parties qui peuvent être joué par des instruments, sur des textes
sacrés mais pas tiré d’un texte liturgique (dit pendant la messe), peut y avoir 1 à plusieurs texte par
voix.
Ø La chanson : jusque là les chansons sont portées oralement par les troubadours ou les ménestrels
ou les trouvères. Musique sacré et profane sur le même plan. La ♫ de divertissement se veut
raffinée, destiné à 1 élite : thème amour courtois, mis en hauteur de la femme, chansons d’étrenne
(argent que donne le parrain à noël) lié à la date, la reverdi (sur le retour du printemps.
3. ♫ et formes ♫cale
90% des chansons on des formes fix.les compositeur sont aussi parolier, écrivent leurs textes, de la
forme du texte découle la forme ♫cale.

La ballade : AA’B par strophe du texte A [a2vers, b2verrs(cad ouverte[comme un cad demis])]
A’[a2vers, b2vers (cad close) (CP)], B [CCD ou CCB(cp plus courante)]
Ensemble du morceau : forme strophique.
Ecoute deuil angoisseux : écrit par Christine de Pisan (1364-1430) à 3voisx soprano tiens la mélodie,
deux autres voix accompagnent. Vocalise sur chaque fin de vers, cad en évidence ‘mélismes

Le rondeau (- noble que la ballade) (≠ du rondeau classique refrain couplet). Forme
AbaAabAB ç chanson complète très dur à reconnaitre.
Ecoute Bonjour, bon an, bon mois et bonne étrennes (binchois). Percussion + basse de viole = partie
non écrite.
4. Guillaume Dufay (1400-1470)
Issus de l’école des chantres, 1er compositeur itinérant, voyage en Italie
Jusqu’en 1419 : école maîtrisiènne à Cambrai
1414-1437 Italie puis jusqu’a 1450 entre France et Italie.
Il est plus connu grâce à l’imprimerie
Influence : anglais (faux bourdon) française (XIV complexité contrapuntique), culte de la liberté
(Italie) dans les chansons.
Dommaine ♫caux :
- Chanson (reste 84) italienne français, latines sous forme libre mais beaucoup sous forme fixe.
Beaucoup de rondeau plus que de ballade (ballade + en retrait)
- Motets isorythmique (Dufay dernier à utiliser l’isorythmie dans les motets) [isorythmie : voix
principal (ténor) fait une série mélodique et rythmique répéter autant de fois que nécessaire]
Le color = série mélodique. Le Taléa = série rythmique. Le nombre de note utilisé ne doit pas être le
même que le nombre de motifs rythmique (création d’un décalage en le talé et le color è principe de
l’isorythmie).
Panisorythmie : isorythmie entre chaque voix Dufay est le dernier à utiliser cette méthode.
Ecoute : Nuper Rosarum Flores (Dufay), et Quatuor pour la fin du temps è temps = moment où on
reste dans l’éternité.
Messe polyphonique : mise en ♫ des parties ordinaires de la messe. (Existe depuis Guillaume de
Machaut)
Oui : kyrie, crédo, gloria, sanctus, benedictus, agnus dei.
Non : psaume graduel, alléluia. /!\ requiem : des partis en plus.
Dufay veut l’unité dans une messe polyphonique par :
- Un motif de tête : chaque morceau commencera pareil, par les mêmes notes
- Un cantus : mélodie pas forcément composé par le compositeur, pas forcément religieuse, déjà
pré existante, placé à la voix du ténor sur des valeurs longuesè cantus firmus.
Ecoute : L’HOMME ARME ABA, mode de ré authente. Moitié du XVI : fin des cantus sur chants
populaires.
Partition de la missa de « l’homme armé »Kyrie
Kyrie I : utilise une partie du cantus au ténor mes5 à valeurs longues. + de silence (quasiment tout le
temps. Le ténor intervient de manière ponctuelle. Le ténor (voix qui tient) ne chante que le cantus.
Rem : on peut changer complètement le rythme du cantus.
2 contres points : soprane + alto marchent ∑ en valeurs rapide, ténor + basse marchent ∑ en valeurs
longues.
Les 4 voix ne sont pas traitées à égalité. Ce n’est pas une ♫ imitative bien qu’il y a quelques imitation
mais qui ne sont pas rigoureuses (change quelques fois le rythme ou les notes). Pourquoi pas
d’imitation ?: car ♫ représente la création de Dieu et Dieu ne se répète pas. è ø ♫ répétitive è ø
canon, fugues, imitation.
Mes 19 : ténor arrête de chanter le cantus et tt le monde passe en valeurs brèves. Le thème est un
peu désarticulé, il n’existe plus mais on continue de le percevoir à paraphrase, on tourne autour des
éléments du thème. Soprano utilise des bout du cantus mais paraphrasé.
Toutes ces paraphrase sont misent bout à bout è impression de ø unité. Principe de paraphrase
utilisé dans toutes les voix = le cantus se diffuse entre tt les voix.
Kyrie II : mes 25 à 54. On observe des valeurs plus courtes, des long passages à deux ou trois voix
seulement, plutôt que 4. Principe utilisé fréquemment : bicinium : le compositeur allège les effectifs
à 2 voix.
Imitations non rigoureuses mais plus nombreuses, croisement entre ténor/alto et Ténor/ basse. è
très fréquent. Ex : mes 54, alto à la note la plus basse.
Kyrie III : ténor reprend le cantus, ++d’imitation (mais tjs non rigoureuses) élément du cantus
paraphrasé + nombreux, les 4 voix sont traité avec égalité. La valeur longue = symbolique d’éternité,
projection de Dieu. > rythmique = rapprochement entre Dieu et l’Homme.
Agnus III : utilise le cantus en rétrograde, en valeurs longues. Mes 97 : mise en valeur du ténor à au
dessus de la soprane. +++ de paraphrase du cantus au ≠ voix..
[Livre : de Bosuite [i]les très riches œuvres franco flamandes de Guillaume Dufay à…][/i]
VI. 2nde génération des compositeurs Franco-flamand 1. Johannes Ockeghem (1410-1497)
Homme de la renaissance : culture de l’esprit. ≠ de Dufay, il n’a pas du tout voyagé. Sous Charles VII il
est son conseillé, c’est un faiseur d’institution : la chapelle royale de ♫. Divisé en 2 chœurs.
- Chapelle du plain chant : entre 15 et 20 chanteurs
- Chapelle de ♫ : entre 30 et 40 chanteurs permanant qui interprètent du répertoire polyphonique
et sont polyvalents (chantent et jouent)
Ockeghem mène le contre point à son apogée, à un tel point de complexité, il aime la difficulté (c’est
un jeu pour lui). Il est de l’école des chantres. Pour lui le cerveau est le truc le plus complexe è je
m’en sers pour créer des trucs complexe. Il fait de la ♫ imitative. Il a composé des chansons (ø
évolution avec Dufay mais il n’utilise plus les formes fixe), des motets, et surtout des messes
polyphonique (évolution notable par rapport à Dufay). Messe : soit sur Cantus soit libre.*
2. Ockeghem : messes libres : ø cantus œuvre symbolique.
Ecoute messe des prolations : avant ø mesures.
3
2
Le Temps (T) : relation mathématique entre la longue et la brève (unité de temps)
Relation d’ordre ternaire 3 : temps parfait (TP)
Relation d’ordre binaire 2 : temps imparfait (TI)
3
2
la prolation : relation mathématique entre la brève, et la semi brève.
Relation d’ordre ternaire 3 : temps Majeur (M)
TI M =
34
3 2
68
2 3
Relation d’ordre binaire 2 : temps mineur (m)
TP m =
98
3 3
2 |4 2 |4
2 2
TI m =
TP M =
La missa Prolationum : sanctus (tt les voix on une unité de mesure ≠)
Canon entre les voix basse/Ténor, soprano/contre ténor. Lors d’un canon la voix qui rentre en
premier est le Dux (chef lat.), la voix qui rentre après est le Comis. L’intervalle du canon est <, 3ce au
début de la messe 7ème au sanctus puis > jusqu'à la fin de la messe. L’unité existe mais elle n’est pas
discernable à l’oreille.
A écouter : Missa cujus Vis toni (messe dont tu choisi le ton).
3. Ockeghem messe sur cantus
Ecoute : agnus dei I.
Agnus dei I : Ténor à la basse écrit en français alors que les autres sont en latin. Unité de mesure pour
tt les autres voix (ø ténor). Ø technique imitative (par fidélité à Dufay messe de Dufay ø canon, ni
imitation). Messe beaucoup moins libres. Il n’utilise pas les innovations de Dufay.
Agnus dei II : cantus moins présent ou carrément absent. Juste 2 ou3 voix, imitation qui marquent les
charnières du morceau (bicinium)
Agnus dei III : très peu de CP, le cantus est restreint au ténor
Requiem d’Ockeghem è 1er requiem dont on dispose l’intégralité. Messe polyphonique plain chant.
Le cantus n’est pas un simple chant ou une seul phrase (comme dans l’homme armé), il prend tt la
messe grégorienne des morts à travail de paraphrase.
Ecoute deo Gratias : ø forme fixe, prémices de l’harmonie, imitation + de place à l’humanisme.
VII. 3ème génération des compositeurs Franco-flamands 1. Josquin Deprez (1440-1521)
Compositeur le + imprimé, chantre, religieux, moine, carrière international.
Jusqu'à 1486 carrière Italienne (Milan) à travaillé pour des mécènes privés.
1486 à 1505 Rome Ferrure,
1505à1521 : retraite dans une abbaye en Belgique Condé s/ Escaut.
A écrit un répertoire adapté à une nouvelle demande.
Messe polyphonique : environs 20 (dont messe libre et sur cantus)
Ecoute Agnus dei de l’homme armé de Deprez. : le cantus est paraphrasé à tt les voix. ø modulation,
juste transposition
Agnus II c’est un canon partout !!!
Partie basse mes 113 rétrograde de l’homme armé, Partie ténor : l’homme armé partie B.
Superpose le canon (Sop/sop et Alto/alto) avec les ténors + basse.
Après josquin Deprez on ne parle plus de messe sur cantus , mais de messe paraphrasé
VIII. La chanson Parisienne [1510–1530] 1. Josquin Deprez (1440–1521)
Transition entre XV/ XVI
Chanson du XVI à 4 voix. Voix principale = soprano (et plus ténor)
Ø Simplicité extrême du langage : ø vocalise, déclamation syllabique
Ø ♫ qui s’adresse à des amateurs, (ambitus restreint)
Ø Homophonie totale (ou partiel) rigoureuse.
Ø Emergence du système harmonique (pensé verticale)
Ecoute : Mille regrets : chanson galante, regret amoureux.
à Fin : cad plagale (IV I), pas totalement mineur, utilise un mode mais le minorise (ø degrés faible).
Soprano alto / basse ténor bicinum en imitation.
Ecoute : el grillo, Scarabell va alla gerra.
Chanson du XVI vas passer devant la messe polyphonique. Au début du XVI on l’appel chanson
parisienne car elle est imprimé à Paris.
La capitale ♫cale est au Nord de l’Europe.
Il émerge dans les villes des classes bourgeoises, qui considèrent que la pratique des arts n’est pas
réservée à l’élite. à La ♫ rentre dans les mœurs. è Hausse de la demande.
Démarche humaniste (art ouvert à tous), on peut parler de tout, mais il existe une constante ♫cale :
qu’importe le texte (sacré ou grivois) la ♫ est toujours architecturé, le langage ♫cale est le même.
On met au même plan les chassons paillarde, et les chansons galante.
Période sous François I : il importe des édifices d’Italie, importe des œuvres, des ♫ italienne.
Le pouvoir est une question d’image à le roi est + qu’un symbole, c’est une personne è image de lui
partout, tableau.
2. Caractère ♫caux
Ø Texte : ø forme fixe. Le compositeur est aussi l’auteure des textes (sauf dans la chanson galante ou
on peut faire appel à des littérateurs. [sonnet 4-4-3-3]
Ø Forme : +simple
o couplet refrain
o strophique (même ♫ pour ≠ paroles
o rondeau (ABACADAE …)
o AB en deux parties.
Ø Harmonie :
o Accords à 3 sons complets en positions 5 et rarement en 6
o Ø accord de dominante à 4 sons.
o Cad P est la + utilisé mais parfois on utilise la cad plagale (IV I)
o Chanson Parisienne est un peu le recul du contre point car l’écriture est + verticale.
Ø Rythmique
o Rythme + simple, mais parfois alternance binaire/ternaire (le 2 pour 3)
o
= rythme de la pavane, danse en vogue à Paris. Contre point rythmique
o Jeu avec les mots. Respect total du texte chez Dufay et binchois. Idée de jeu chez Janequin.
Répète des syllabes, travail sur les onomatopées.
3. Typologie et thèmes.
ü Chanson galante, parle d’amour sur un texte raffiné.
o Registre plainte amoureuse. Languir me fait (Claudin de Sermisy, et clément Marot). Forme
strophique è partie accompagnée de luth est une partie non écrite et improvisé, et facultatif.
o Dépit amoureux je n’ai point plus d’affection. (Claudin de Sermisy, et clément Marot). Même
langage ♫cale queLanguir me fait. Tonalité en M et m.
o Satisfaction d’un seul soleil (clément janequin). Forme + libre mais très recherché ♫calement.
o le vert bois (ou joli bois) est le lieu des amours (rupture ou 1er) au vert bois janequin 1er amour
refrain couplet.Au joli bois Sermisy lieu de rupture, utilise des marches harmoniques.
ü Le blason : chansons qui décrivent soit un objet soit une partie d’un corps. Du beau tétin (clément
Janequin, C Marot), litanie d’une belle poitrine, forme rondeau varié ABA’CA’’D. Du laid
tétin (clément du papa pseudonyme). Parodie du Blason du beau tétin de Janequin.
ü Chanson rustique : fausse chanson populaire (imitation) la meunière de Vernon, évocation d’une
danse chaque temps marqué.
ü Chanson humoristique : ma mie a eu de Dieu le don.
ü Chanson figuratif :
o Chant des oiseaux
àrondeau varrié
o La guerre
à AB deux grande partie
o La chasse
à«««««««««««
o Les cris de Paris
àune seul partie
o La caquet des femmes à » » » » » » » » » » »
4. Claudin de Sermisy (1495-1562)
Il se caractérise par :
ü ses mélisme,
ü présence de 6xte// entre sopran et ténore,
ü prédilection pour la 3ce harmonique (fin ø 5t, juste une 3ce),
ü verticalité de l’écriture,
ü couleur mélancolique, tendance à la mélancolie.
Ecoute tant que vivrais
Forme strophique ½. 1= A
Déclamation syllabique
|B||
Parcoure tonal : IàV, mais sans ½ cad, cad fermé
Parcoure tonal: I IV V I cp
A :découpage des mes : 1-4/5-8/9-12
α α β β α α β β γ
α = II I plagale
β = I V I cp
γ = II V I
B : cellule de 1 mesure juxtaposé et reprise.
è Discours près tonal
Mais mes 1 I I II I = cad modale, mes 13 utilise III = ♫ modale
Rythme : long bref bref = rythme de la pavane le dactyle. Même
rythme sur A et B
(diminution rythmique
sur B
Ecoute jouissance vous donnerai. Chansons mélancolique, femme qui parle. Forme strophique
1 : I V Modal sur le ton.
2 : I V relatif sib
3 : I V cp en sol
1 2 3
A
B
5. janequin
/!\ truc qui suit valable seulement pour ses petites chansons !
Il fait peu de mélisme, il à une grande vitalité rythmique, et une virtuosité verbale (joue avec la
sonorité des mots)
Ecoute : il estoit une fillette. è Tout est répété 2X, forme séquentiel AABBCCDD. ♫ Syllabisme
rigoureux.
IX. Le Madrigal
Genre Italien, apparait vers 1530 en Italie. Au départ très proche du genre populaire la Frottola à très
vit vas devenir un genre savant. Proche aussi de la Canzone (équivalant de la chanson Parisienne)
Canzone et Frottola : précurseurs du Madrigalisme.
C’est une poésie libre (souvent de 8 pieds) ou en alternance. La ♫du Madrigal est assujettie au texte,
elle colle et le décrit. Elle le suit de près est cherche l’expression. Genre privilégié pour l’expression
humaine. L’écriture alterne entre le contre point et l’homorythmie. Le genre devient un genre
raffiné, intellectuel, savant avec des figures de style à toujours ø rapport à la religion. Genre de
transition entre la renaissance et le baroque, et qui conduit à l’opéra àavec la ♫ profane.
Beaucoup de compositeurs s’illustrent dans le madrigal dans la cours des Médicis, à Florence (1530 –
1550). Genre à 4 voix.
Cyprien de Rore (1516 – 1565). Madrigal à thème tragique
Expression de l’obscurité : grave descente dans le grave.
Continuité entre le Madrigal et l’opéra sur les thèmes.
Autre compositeurs :
v Jaches de Wert (1535 – 1596). Franco Flamand à la chapelle ducal de Mantoue. écrit des
madrigaux (11 livres) entre 1558 et 1595. Utilise l’homorythmie de + en + verticale (harmonie), le
récitatif, le parlé. Utilise peu de chromatisme.
v Lucas Marenzio (1553 – 1599), écrit 9 livre de madrigaux. Fait preuve d’audace harmonique,
presque baroque. Fait beaucoup de scène pastorale.
v Andréa Gabrieli. (1510 – 1586) compositeur vénitien.
v Roland de Lassus (1532 – 1594), français, figure international de la renaissance. il est très inspiré
par le madrigalisme italien. Ecrit des madrigaux en français, profane, marqué par l’alternance entre le
contre point et l’homorythmie. Il utilise le figuralisme, et parfois le chromatisme. Il écrit 100
magnificat, 150 chansons française, 200 madrigaux, 1000 Motets. Il part en Italie en 1560 a Venise
écrit la messe à double cœurs è utilise la spécialisation. Compose motets rudes : Timor et trémor à 6
voix, chromatique, texte en français. Tessiture restreinte au début. « Ombré » è mineur. 2nd système
mélisme de noirs ≠ du début syllabique en note gelé. Cieux3 voix supérieur (ø basse). Basse ténor :
saut d’8va à terre et cieux.
X. Les ♫ sacrées et la contre réforme. 1. Crise religieuse
Fin XVème, Martin Luther (1483 – 1546) prend position dès 1517 contre l’Eglise Catholique. Accuse le
principe des indulgences (paie pour accéder au paradis et être pardonné). Il veut réformer l’église
pour un retour à l’ordre, la morale, l’égalité.
1521 : Martin Luther est exilé d’Allemagne. Accueillis à Wartburg sous la protection de Frédéric le
Sage. Il y traduit la bible en Allemand et travaille sur une nouvelle liturgie. Il écrite des textes de
choral destiné à remplacer les textes liturgique de la messe.
1524 : publie les textes mis en ♫ par des mélodies de plain chant. Il utilise des ♫ des chansons
populaires, des thèmes connus. Il veut rendre l’office + participative et + ♫cale.
1526 : le protestantisme commence à être diffusé par des princes allemands. Un concile est réclamé
par tous (notamment Charles Quint qui tente de soumettre les protestants)
ULRICH Zwingli (1484 – 1531) comme Martin Luther un protestant suisse. Il rompe avec l’église
catholique et engage le courant à être autonome par rapport au pape (il met – de ♫ dans ses
liturgies)
Calvin Jean : (1509 – 1564) s’inspire de Luther et Zwingli en 1533. La réforme calviniste s’étend en
France (par la Moselle, l’Alsace, la Savoie, la Provence et toutes les zones frontalière) et s’y implante
en 1541
2. ♫ de la réforme
C’est un mvt religieux de la fin du XVème qui au départ n’avait aucune volonté de scission. C’est
Martin Luther qui réfléchi à des points du catholicisme qui ne lui plaisent pas :

Point du dogme :
ü Refus du culte de la vierge
ü Contre l’intercession (parler à dieu en passant par un saint) è certaine ♫ ne sont donc plus
acceptrable (celles qui parles des saint et de la vierge

Point de l’église
ü Pauvreté de l’église (qui ne l’est plus c’est ça le problème)
ü Trop de superficialité (vitraux, statue [en plus de saint !] è ø de déco, vitraux, seul restent la nefe et
l’autel.
ü La ♫ sacré est devenu le triomphe de la polyphonie, mais la ♫ doit aider à prier et non pas être
une distraction (ce qu’elle est maintenant) è il faut donc limiter l’utilisation de la ♫ dans les offices
soit en la supprimant soit en la simplifiant.

Le protestant doit avoir un mode de vie austère (d’où l’habit noir avec une fraise blanche),
une rigueur moral au quotidien.
1630 Martin Luther à de + en + de partisans à si le dogme catholique s’effondre à la politique en
prend un coup. La religion protestant est donc une réelle force politique.
a) Les psaumes
On tolère sa présence dans le culte protestant. Ce sont des textes traduit en français puis mis en vers
(parmi eux Clément de Marot). Le Psautier Huguenot = livre qui compte les 150 psaumes + 10
commandements + cantique de Siméon le tout traduit en français.
Le psaume réformé français est l’équivalant du choral allemand. Les génération de compositeurs se
sucède et on leur donne un texte à mettre en ♫ mais avec des règles strictes.
Ø 1 mélodie un peu connu
Ø Ø mélismes
Ø A une voix.
1ère génération : les adaptateurs. Ils utilisent des mélodies existante, à l’unisson, une seule mélodie,
syllabique. Guillaume Franc (1510-1561)
2ème génération : les harmonisateurs. A 4 voix syllabique, verticale, simple. Claude Goudimel (15201572) proche du cercle humaniste.
En 1549 : découverte du 1er psaume à 4 voix de Janequin. Rythme simple, verticalité. Il enrichie le
psaume réformé.
Ecoute : étant assis aux rives aquatique. Forme strophique mais tout est arrangé de façon ≠.
b) La chanson détourné
Ce sont des chants profane mais réformé, conforme à la vie protestant. On se suffi parfois à juste
changer des paroles un peut trop grivoise ou osé.
c) Octonaires de la vanité du monde (= société)
Petit poème à forle de morale.
Antoine de la Roche Chandieu. Pascal de l’Estocart (1538/39 ?-1591).
Ecrit 2 livre les octonaires de la vanité du monde. Il n’y a pas d’unité dans ces œuvres.
Ecoute : l’eau vas vite en s’écoulant.
XI. Le concile de Trente (1545-1563)
Trent = ville en Italie.
Il existe toujours un conflit entre les nobles sur le choix des religions (protestant/catholique)
La réaction de l’église est de convoquer un concile (réunion d’évêque archevêque pape +le haute de
la noblesse ambassadeurs souverains)
C’est Charles quinte qui est en partie à l’origine du concile car il espère ainsi regagner l’autorité sur
son peuple.
1552 – 1562 : rien ne se passe période d’inaction totale. Ce genre de période est récurrent. Malgré la
longue dure, le concile ne s’est réuni qu’environ 25 fois sur des périodes plus ou moins longues et
plus ou moins espacé.
Leur mission est de rétablir le dogme qui est menacé par les protestants, rétablir l’ordre, la morale,
l’union (rétablir la pouvoir du pape au-delàs du Vatican) détruire l’hérésie protestant en
convertissant ou détruisant (//avec la conversion des juifs en Espagne en 1490)
1. Contexte politique
Espagne : siècle d’or, unité espagnole (Aragon au nord, Portugal à l’ouest, castille à l’est, Sarazin au
sud) mariage entre Ferdinand d’Aragon et Isabella de Castille è début de l’union. Ils boutent les
Sarazins dehors è l’Espagne est fortifié et unifié.
Le petit fils de Ferdinand obtient la Castille (de sa mère jeanne la folle) et l’Aragon + une partie du
royaume d’Autriche (lié par le sang au Habsbourg.
C’est l’aire du mystique (messe,…) Charles Quinte vas tenter d’imposer l’inquisition (brûler les livres
comme les sorcières)
2. Résultat du concile





♫ : suppression de textes d’origine douteuse (ex :le dies Irae)
Refus des variations chanté, la virtuosité est un art à on n’en veut pas !
Donc pas de décoration gratuite (donc pas de vocalise)
Pas de mélange profane sacré donc plus de l’homme armé !! Plus de messe sur cantus, de
mess paraphrasé.
Sur la dimension pédagogique on refuse toute liturgie dans une langue autre que le latin.
Mais pour comprendre le texte (sans changer la langue) on met en place des gestes rituels et des
chants clé qui font comprendre.
3. Giovanni Pierluigi Da Palestrina (1525–1594)
Compositeur phare du XVI. Enfant de cœur à Rome à St Marie Majeur, il travail le chant avec Josquin
Deprez et Pierre louis de la Rue. Il à une formation franco-flamande.
En 1544 il devient organiste et se marie en 1547. Il travaille pour la cardinale qui devient Pape (la
pape Jules III). Celui-ci appel Palestrina pour devenir maître de chapelle à la basilique st Pierre +
chanteur à la chapelle pontificale.
Le pape Jules III reste 8 ans pape, puis suit le pape Marcel II (28 jours) puis le pape Paul IV. Celui ci
décide de virer tout les hommes marié de la chapelle pontificale. Palestrina dégage et est nomé à
Saint Jean de Latran 5 ans puis maître de chapelle à st marie Majeure. Il écrit une messe la messe du
Pape Marcel (1562) pendant les délibérations di concile de Trente. Messe à 6 voix modèle de la
contre réforme.
En 1571 il est nommé maître de chapelle à la basilique st pierre jusqu’à sa mort. Il meurt en 1572 à
cause d’une épidémie de peste laissant sa femme son frère et deux de ses 3 fils.
Palestrina est un gars plutôt connu. Il est considéré comme l’inventeur de l’harmonie (cela découle
de la contre réforme) Hans Pfitzner en 1915 écrit un opéra Palestrina
Ecoute messe du pape Marcel crédo, Kyrie, agnus dei.
Aspect de la contre réforme : homorythmie ø imitation, bichinum à 4 voix (sur 6), toute les voix sont
traitées à égalité.
Le début est homorythmique à 4 voix sur un mode de sol ø altération ; entré en arche symétrique à
se rattache au texte, majestueux retour à l’ordre ancien. Madrigal sur terre et ciel en fin de phrase +
cad tonal.
Les 8 5 voix en homorythmie. Entré cathédrale accord maj. Fin de phrase cad parfaite + retard 4 3.
Mes 19, soprane et basse mvt contraire ouverture sur Christum.
Mes 20 à 22, 3voix (représentent les 3 unités) se déplace par mvt de 6xte parallèle è faux bourdon.
Arrivé sur 5te à vide = cad à l’anciene.4
Mes 28 Dieu né de Dieu, lumière né de la lumière = redondance ♫cale, même structure ♫cale è suivi
exacte du texte.
Mes35 : mélisme vraie. On a déjà compris le texte. è Insiste sur la vraie foi
Mes 44 47 sur père 3voix qui convergent 44 père par qui tout à été fait imitation mes 44-47 / 48-49 /
50-52 retard = douleur.
Figuralisme mes 53-56 en imitation.
Mes 59 : fin magistrale très lente
L’Espagne est toujours très catholique mais les problèmes subsistent toujours. Charles Quinte
abdique en 1556 pour son fils Philip II (parce qu’il a des problèmes politiques avec les pays bas)
La contre réforme en Italie est +facile car c’est le pays de la papauté.
En France l’acceptation du concile est + difficile. Henri IV est au pouvoir de 1589-1610 ; il à une
politique indépendant vis-à-vis du concile de Trente. Il est plus tolérant face aux protestants è édit de
Nantes en 1598 montre son acceptation de la pluralité religieuse.
Avant Henri IV, les huguenots (protestants) français fuient en Allemagne, au pays bas, se regroupent
en Amérique, en Afrique du sud.
En France le concile = bof bof.
En Allemagne : reconquête sur les bases tridentines (messe tridentine) en Bavière.
En Autriche : les protestants sont interdits.
La ♫ des messes tridentines ne connait pas de suit (s’arrête à Roland de Lassus et Palestrina.). Les
♫ciens ont un esprit de contradiction et ne suivent pas les réformes ♫cales du concile.
Ecoute messes kyrie Palestrina, messe Aeterna Christi Munera. Ecriture canonique quasi permanente
Kyrie : forma classique avec diminution rythmique sur christ
XII. La renaissance anglaise
Le XVIème est la meilleur période pour la ♫ anglaise.
Sous Henry VIII (1509-1547), dès le début il y avait 60 à 70 ♫ciens à la chapelle royale à temps
complet.
Ø John Taverner (1490-1545) catholique trad, ♫ religieuse surtout.
Ø Christopher Tye (1505-1572)
Ø Thomas Tallis (1505-1585)
Leurs ♫ évoluent en fonction de la réforme. Réforme qui touche moins l’Angleterre
1. Taverner
Il est très attaché à la liturgie catholique. Il écrit des messes très contrapuntiques, en imitation
continu.
En 1535 = rupture entre l’Eglise catholique anglaise et Rome. à Henry VIII se proclame chef de l’Eglise
anglicane.
A sa mort Edward VI lui succède, puis Marie Tudor devient Reine en 1552 et réintroduit la liturgie
catholique (1558 à la fin de son règne).
Elisabeth I (1558-1603) revient à la liturgie anglicane.
2. Tye
Protestant, il écrit des œuvres mais se rattache à la liturgie anglicane. Il compose des Motets en
anglais et en latin, des ♫ pour un ∑ de viol es (♫ profane), des cantiques (marque la naissance de la♫
anglicane).
La ♫ anglicane à pour volonté d’avoir des paroles intelligible en langue vernaculaire. Elle introduit
des psaumes, des chorales. L’influence du concile de Trente est peu répercuté sur la ♫ anglaise. La ♫
anglaise est + austère, rigide. Les compositeurs anglais sont + soumis à la rigueur que les
continentaux.
ü Notes brève pour des syllabes brève et notes longues pour des syllabes longues.
ü Une syllabe par note et une note par syllabe. (syllabisme absolu)
ü Répétition du texte déconseillé sauf si c’est une phrase entière qui est répété.
ü Les mélismes sont très stricte : seulement sur l’avant dernière syllabe du dernier mot. Le dernier
mot = une note.7
A coté de cette ♫ dirigé :
ü Emancipation de la ♫ profane à la fin du siècle (♫ instrumentale.
ü Psaumes = anthem (termes ♫cale anglais). Des textes simples mis en ♫ à la manière d’un motet
classique en latin. C’est une pièce religieuse mais pas liturgique et chanté avant ou après la messe.
·
Full anthem : pièce simple ressemble au choral luthérien à 2-4 voix soit a cappella soit avec le
soutient de l’orgue.
·
Verse anthem : pièce + complexe : intro à l’orgue, technique responsorial (un qui parle l’∑ qui
répond), peut y avoir des instruments, comme dans le full, syllabisme absolu, sobriété, et simplicité,
peut y avoir des réponses instrumentales.
3. Thomas tallis
Organiste à la chapelle royale. +++ D’œuvre en latin, des ♫ religieuses essentiellement. 3 messes en
latins, environ 30 motets en latin. Ecoute : les lamentations de Jérémie. Très populaire en Europe où
on écrit beaucoup de lamentations de Jérémie.
Analyse : début très syllabique, ø sur prophète
Sur lamentation mvt descendant, madrigalisme. entré en imitation, carrément canonique, très
contrapuntique, en mi. bichinum à 2 voix, ténor 2 entre très tard.
Fin de l’intro sur ½ cad.
Mélisme sur aleph è marque le début pas besoin de comprendre les paroles. Tjs entré en imitation.
à Rém fin cad à 3 voix ½ cad sur V la.
Suite – contrapuntique, les voix se retrouvent + souvent ∑.
Répétition de subtributo + mélisme « tributaire » = important.
Mes 10, superposition de sol et sol♯ è changement de couleur. : Motif A
Système 13 : modal ø sensible.
Mes6 imitation, saut de 5te au lieu du saut de 4te habituel, mode de mi/la. (Sur aleph).
Aleph : passage mélismatique, canonique sur motif B.
Mes37 syllabique, homorythmie. Baryton commence 1 peu plus tôt que les autres è technique
responsoriale quand 1 commence mais les autres n’attendent pas la fin.
Ecoute : spem in alium de Tallis, motet à 40 voix. Pour les 40 ans de la reine en 1573.
Allezandro Striggio : compositeur Italien a écrit un motet à 40 voix un peu avant Tallis.
Tallis est un compositeur un peu oublié.
XIII.
La ♫ espagnol.
Beaucoup de compositeurs espagnols viennent étudier en Italie. A cause du mysticisme catholique,
on rejet le décoratif, donc les mélismes, on garde que des choses brèves.
Compositeurs :
·
Cristobal de Morales (1500-1553) : compositeurs + maître de chapelle à la cathédrale de Séville.
En 1541, il sert dans le chœur pontifical. C’est un grand mystique, il a composé 21 messes et 90
motets.
·
Thomas Luiz de Victoria (1548-1611) : élève de Palestrina, puis maître de ♫ au séminaire
romain, à succédé à Palestrina à Rome à la chapelle pontifical = ordonné prêtre en 1575. Il écrit des
messes dans le style de la contre réforme. Ecoute : O quame gloriusum. Ecriture en imitation. Le kyrie
n’a pas de mélisme la fin, fin sur une 5te à vide.
XIV.
Le madrigal sacré
Même rôle que les chansons de la ♫ réformé. Illustré par Roland de Lassus (1532-1594)
Sa dernière œuvre est un cycle de 21 madrigaux les larmes de St Pierre. Ce sont des poèmes écrit par
Luigi Tansillo (1518-1563) pour les madrigaux sacrés. Cette dernière œuvre est offerte au Pape
Clément VIII (1594), 2 mois après Lassus meurt.
Dans le recueil des 21 madrigaux, le madrigal sacré est un genre à 7 voix (symbolique du nombre
perfection) [21 madrigaux = 7X3, 7 symbolique, 3 symbolique, coïncidence ? je ne croie pas).
1560 : parmi les 42 octonaire (strophes de 8 vers) de Tansillo, Lassus en a retenu 21 (la moitié), sur
des thèmes triste, douloureux.
Roland de Lassus à écrit +++ de messes parodique [dont une sur une chansons [i]entre vous filles de
15 ans[/i]]
Il écrit aussi des messes brèves. Il travaillait pour le Duc Albert, et pour qu’il puisse aller à la chasse il
faisait des mess courte. Il compose aussi des messe polychorale avec 2 cœurs (ex : mlissa osculetur
me). Il est publié à Venise par l’intermédiaire de Gabrielli.
Caractéristiques de R de Lassus :
Ø Peu de cantus dans ses messes
Ø Peu d’ilitation
Ø Il aime bien le figuralisme, les silences
Ø Ecriture verticale + que horizontale (souvent ses madrigaux commence en homophonie).
Ø C’est le dernier grand maître franco-flamand.
Le XV° siècle : paysages géopolitiques
Lors du Moyen-Age, il y a une expansion de la pensée politique chrétienne sur laquelle se fonde
l’édifice politique. Le corps est considéré comme un pêché car périssable.
A partir de la Renaissance (terme de Michelet datant du XIX° siècle) on a un retour à l’Art Antique :
on repense la place de l’homme en tant que sommet de la création ; tout ce qui provient de l’homme
est le dessein de Dieu. La corporéité est acceptée voire encouragée, elle autorise les pulsions, les
passions… la chair devient omniprésente dans la pensée de la Renaissance.
La Renaissance est la période qui voit émerger la période dite moderne (« Les Essais », Montaigne).
Son apogée se situe au XVI° siècle, avant qu’elle ne se brise sur les guerres de religion causées par cet
excès de libertés.
Pour la majorité des historiens, 1492, qui correspond à la découverte de l’Amérique par C. Colomb,
est la date clé de la Renaissance.
La France
Pourquoi la France, considérée comme un modèle européen, n’est pas le foyer de la Renaissance ?
Si la Renaissance prend source en Italie, elle ne prend pas forme là-bas : Guttenberg n’est pas de
Florence, l’Ars Subtilior et l’Ars Nova prennent source en Europe du Nord… Une série d’évènements
explique cela.
Charles VI (1368-1422), dit « Charles le bien-aimé » ou « Charles le Fol »
Charles VI hérite d’une situation plus ou moins stable. La France est alors une mosaïque de petits
états avec des locaux segneurials qui correspondent à un découpage féodal. Le Roi est l’élu de Dieu
sur terre, « si le Roi te touche, Dieu te guérit ». Mais sur un demi siècle, le pouvoir français va
s’effondrer à cause de la folie de Charles VI.
Vers 1392, Charles VI aurait traversé le Main, croisié un mendiant qui aurait levé les yeux sur lui, ce
qui provoca une crise car le Roi était persuadé d’être maudit par l’ange de la mort.
Vers 1394 : le Bal des Andants. La résidence des rois à l’époque se situait à l’hotel St Paul, dans
l’actuel quartier des Marais. Une fête est donnée, la plupart des invités se graissent le corps puis se
roulent dans des plumes : désastre humain, à cause des chandelles qui enflammèrent la cour. Charles
VI est sauvé in extremis mais reste fou à vie. Mais à l’époque, le Roi reste roi tant qu’il est en vie. Un
régent est alors nommé : Louis d’Orléans, mais sa légitimé est contestable car il s’est en réalité autoproclamé.
Vers 1407, Louis d’Orléans est assassiné par Jean Sans Peur, Duc de Bourgogne. Celui-ci prend le
pouvoir et le lit de la femme de Charles VI, Isabelle de Bavières. Son pouvoir autoritaire entraîne une
guerre civile sur 10 ans entre ses partisans, les Bourguignons, et les partisans de Bernard
d’Armagnac, les Armagnacs. Le conflit permanent ne laisse aucune place au rayonnement culturel.
Le second problème d’envergure rencontré au XIV° siècle est la guerre de Cent Ans. Philippe IV a
réussi à former un état stable par épuration, mais ses trois descendants potentiels meurent, sans
enfant. Sa fille, Isabelle d’Angleterre, sera mariée au Roi d’Angleterre, Edouard II ; mais le règne de
celui-ci est refusé, et son fils ne peut récupérer le trône. C’est finalement un non-capétien qui
devient roi de France, et pendant 100 ans, l’Angleterre refusera la légitimité de la France. C’est ainsi
que pendant les 10 ans de guerre civile, l’Angleterre « grignotte » la France (vers 1415), et Henry V
d’Angleterre soutient le parti Bourguignon.
Vers 1419, Jean Sans Peur est assassiné. Son fils, Philippe Le Bon, devient le Grand Duc d’Occident,
idéal de la Renaissance. Philippe Le Bon est un homme très intelligent, qui a compris que le pouvoir
tenait beaucoup au charisme (époque de prince Machiavel). Mais son but est de détruire la France,
et il rejoint le parti d’Angleterre.
Vers 1420 : traité de Troyes. La France reconnaît l’autorité anglaise. Elle perd tout pouvoir au profit
de l’Angleterre et de l’état bourguignon, ce qui explique notamment qu’elle ne puisse être le foyer
de la Renaissance. C’est Jeanne d’Arc qui sauvera la France en remotivant une armée. La guerre est
très sanglante (Gilles de Ray, capitaine fiable, en devient fou et devient « Barbe Bleue »). Le fils de
Charles VI voulant récupérer le trône, il dénonce Jeanne d’Arc aux anglais. Son procès se fait en latin,
et la pauvre Jeanne d’Arc, parlant uniquement patois, ne peut entendre la « langue de Dieu » : son
sort est scellé au bûcher. Le Royaume redevient stable, mais le rayonnement culturel est en retard.
Le Duché de Bourgogne
Membre d’une famille d’arivistes plutôt intelligents, Philippe Le Bon annexe plusieurs régions, et
petit à petit son royaume devient immense (Flande, Pays-Bas…), jusqu’à être le plus grand d’Europe.
Il renomme son royaume Grand Duché d’Occident, et cherche à reconstruire le Grand Empire de
Charlemagne. Seulement, pour cela il faut une unité monétaire et linguistique, un réseau routier…
Philippe veut un état artisan et non agricole. Les deux capitales sont Dijon et Bruges. Il cherche les
meilleurs artistes.
L’Italie
Florence : duché des Médicis (avec Lorenzo de Médicis, prince de Machiavel). Position dominante
des arts à Florence, qui est un véritable courant de pensée. Le régime très autoritaire a compris que
le prestige passait par la mise en avant des arts et de la pensée.
Venise : il s’agit du seul état européen qui est une république indépendante. Cette république
indépendante est tolérée car elle constitue un rempart contre l’invasion des Turcs de l’Empire
Ottoman en Europe. Mais Venise est également le centre des échanges bancaires, ce qui en fait
l’équivalent Suisse de l’époque (Conseil des Dix – Le Doge ; sa dissolution, par excès de corruption
dans ses rangs, entraînera la fin de la république indépendante à Venise).
Rome. 1378 : Urbain VI est élu pape contre l’avis des 13 cardinaux, qui élisent de leur côté Clément
VII. Clément VII se déplace alors à Avignon, et ainsi la papauté s’établit à Avignon et non plus à Rome,
qui refuse cependant de déchoir son pape et de reconnaître celui d’Avignon : présence de deux
papes (Clément VII à Avignon, Urbain VI à Rome), ce qui induit un problème de légitimité ; de plus
Clément VII est reconnu et apprécié pour sa grande tolérance (les Juifs du Pape). Urbain VI meurt, et
Rome en élit un nouveau toujours sans reconnaître celui d’Avignon.
En 1409 se déroule le Conseil de Pise organisé au Conclave des Cardinaux, afin de se mettre d’accord.
Le but est de renvoyer les deux papes en place afin d’en élire un nouveau, mais ceux-ci refusent : un
troisième pape est élu en la personne de Jean XXII !
En 1414, le consil de Constance se réunit sous l’impulsion de Maximilien, qui déchoit les trois papes,
et exige, sous menaces, l’élection d’un nouveau. Martin V est finalement choisit, mais il faudra
attendre 3 ans (1417) pour officialiser son élection.
Durant cette période, Rome cesse d’être un foyer rayonnant et perd tout son prestige ainsi que son
influence sur les arts. Il lui faudra très longtemps avant de les recouvrer, et lorsque cela sera le cas,
Rome sera plongé dans les guerres.
Conclusion
L’Italie est « seulement » le foyer de la Renaissance architecturale, picturale et philosophique. La
Renaissance musicale prend source dans le Nord de L’Europe, dans le Grand Ducher de Bourgogne de
Philippe Le Bon.
L’évolution du langage musical à la Renaissance
La Renaissance est le commencement d’une longue érosion vers le système tonal. Aujourd’hui, on
remarque que l’armure en majeur correspond à une réalité, pas en mineur (ajout de la note sensible,
etc). Il n’y a pas de tonalité à la Renaissance, mais des modes.
Mode : il s’agit d’une échelle musicale, comprenant une succession d’intervalles. Il n’y a pas de
notion d’hauteur absolue (contrairement à une gamme). Un mode est donc transposable
(contrairement à une gamme). (voir Messiaen : « Modes à transposition limitée »)
4 modes sont principalement utilisés :
·
1er mode/protus/mode de ré : T/S/T/T/T/S/T
·
2ème mode/deuterus/ mode de mi : S/T/T/T/S/T/T
·
3ème mode/tritus/mode de fa : T/T/T/S/T/T/S (le T/T/T/S correspond au fameux « triton »)
·
4ème mode/tetrardus/mode de sol : T/T/S/T/T/S/T
On emploie en réalité 8 modes, puisque chaque mode en admet 2 :
·
Authente : lorsqu’environ 90% au moins du texte musical se situe au-dessus de la note finale,
qui correspond invariablement à la fondamentale du mode
·
Plagal : lorsqu’environ 50% au moins du texte musical se situe au-dessous de la note finale.
(voir exemples)
1.
Règle des sixtes et tierces
Jusqu’au XVIe siècle, la voix de ténor est la voix principale de la polyphonie : elle est écrite en
premier, les autres voix tournent autour ensuite.
La dissonance n’existe pas (dans le sens où celle-ci n’est pas envisagée). Deux types de consonance
existent : consonance parfaite (quarte, quinte, octave)/imparfaite(tierce, sixte).
Il s’agit d’une règle dite de « pur plaisir », c’est-à-dire qu’elle n’est pas officiellement existante, mais
couramment appliquée par les interprètes ou les compositeurs, de façon implicite (celle-ci n’est
généralement pas indiquée sur la partition). Elle indique : « Dans une polyphonie, lorsque l’on
enchaine une consonance imparfaite à une consonance parfaite, l’effet est plus gratifiant pour
l’oreille quand la voix du haut monte d’un demi ton ».
è Dans le mode de sol, on dièse couramment le fa, ce qui correspond aujourd’hui, selon les règles
intervalliques, au mode de do
è Dans le mode de fa, on bémolise couramment le si, ce qui nous ramène également au mode de do
è Le mode majeur, qui n’est pas une notion existante à l’époque de la Renaissance, se met à exister
avec cette règle de « pur plaisir ».
Lorsque l’on applique uniquement la règle des sixtes et tierces, on tombe souvent sur la fameuse
« cadence à double sensible », qui disparaît au milieu du Xve siècle avec l’arrivée de la règle de la
basse. (voir exemple)
2.
Règle de la basse
« Dans une polyphonie, lorsque l’on arrive à une fin de phrase, l’effet est plus gratifiant pour l’oreille
quand la basse descend d’une quinte ou monte d’une quarte ».
En créant des attirances et des rejets, la modalité sera petit à petit abolie. En additionnant ces règles
de pur plaisir, ont fait apparaître sans le savoir les prémices de la note sensible, de la cadence
parfaite… et donc de la tonalité.
Les modes de do, de fa et de sol sont ainsi fusionnés. En revanche, on ne trouve pas le moyen de
fusionner les autres modes (ré, mi, la), qui correspondent aujourd’hui aux trois modes mineurs.
Ceux-ci ne sont que peu employés à l’époque, par soucis de stabilité.
Le XVI° siècle (1ère moitié)
Présentation
Paris devient (enfin) un centre d’échanges internationaux et d’arts. Avec François 1er (règne : 15151547), elle connaît une période de stabilisation. François 1er est un roi jeune qui incarne les
aspirations du siècle nouveau (beau, intelligent, ambitieux). Cela se répercute sur le pays qui, en
pleine confiance, rêve d’expansion. En effet, le rêve (plus ou moins) secret du roi est d’annexer
l’Italie, qui est pour lui le symbole de la beauté et du raffinement : désir d’importation du
rayonnement artistique italien. La victoire sur Marignan lui ouvre le Milanais : position de force qui
lui permet un traffic, détournement d’œuvres d’art et d’artistes (Leonard De Vinci, Benvenuto
Cellini…).
Charles Quint (succède au dernier roi d’Espagne, son oncle Charles II) : possède une puissance
redoutable (Espagne, Portugal, Pays-Bas, Autriche…) et des richesses quasi illimitées (possessions
américaines avec les mines d’or).
Henry VIII d’Angleterre : profond désir d’expansion (Grande Bretagne = île).
De plus, ces trois monarques ne s’entendent pas : François 1er est un roi narcissique mais au contact
facile ; Charles Quint possède un physique ingrat, petit, tortueux, rancunier… Ces différences de
tempérament génère des tensions.
François 1er met le Milanais sous protectorat. Charles Quint lance une opération militaire : trahison
de Bourdon : défaite de Pavie, 5 ans après la victoire de Marignan. François 1er est fait prisonnier de
Charles Quint à Pavie : la mère de François 1er assure l’interim à la tête de l’Etat (mais on a une sorte
de vacances du pouvoir en France). La France cède la Bourgogne à l’Espagne et doit verser des
impôts de guerre pendant 7 ans. Charles Quint accepte un échange de prisonniers : François 1er sera
libéré en échange de ses deux jeunes fils (lors de l’échange, Charles Quint empêche François 1er de
croiser ses fils !). Mais à son retour, François 1er ramène avec lui Eléonore de Habsbourg (sœur de
Charles Quint !) avec qui il se marie afin d’apaiser les tensions ; ce qui déclenchera la colère du pape.
En effet, cette relation est catho-protestante. François 1er à une vision très libre et tolérante de la
religion à l’époque (pas encore de guerre civile). La fin de son règne est marquée par une hésitation
entre l’excès de tolérance ou la répression pour une religion.
Mais on tente d’unifier la nation : le français est déclaré langue officielle ! Guillaume Budé (1539) :
traité pour écrire le français, avec en parallèle la fondation du collège de France. On a aussi une
unification monétaire, le développement des réseaux routiers et de l’artisanat local : François
1er = modèle absolutiste (« l’Etat c’est moi »). L’Etat est une construction pyramidale dont la figure
centrale est le roi. Image du roi partout : pièces de monnaie, portraits (présence physique
imposante), symbole propre (salamandre)… François 1er fait de la royauté un spectacle (prince de
Machiavel) : veut bâtir à Chambord, lieu inhospitalier (premier bâtiment où Dieu, par la chappelle,
n’est pas le premier ni le mieux servi !). Tout cela conduit à un changement de point de vue sur la
lecture, l’art, l’enseignement : l’Humanisme.
Apogée de l’Humanisme
L’Humanisme (voir def) a une répercussion sur plusieurs domaines : ·
Les avancées
technologiques. On croit au progrès : imprimerie, géographie (découverte du Canada attribuée à
Jacques Cartier), astronomie (l’Europe n’est pas le centre du monde, la Terre n’est pas le centre de
l’univers…). L’Humanisme, c’est l’altérité : ouverture sur le monde extérieur. Il est également propice
à l’expérimentation : ce qui est vrai est vérifié par l’expérience.
·
Progrès de la médecine (par ex., théorie que le sang circule), de la même manière que selon
Galilée, la Terre est une forme sphérique qui tourne sur elle-même.
·
Progrès de l’éducation (République des Lettres). Avant, éduquer = retenir les choses.
Désormais, la mémoire est distincte de l’intelligence : pensée comme vertu prospective (tandis que la
pensée médiévale est loin de la déduction) à critique de l’empyrisme (Rabelais avec Gargantua,
Montaigne avec ses Essais). L’élève comprendra mieux ce qu’on lui amène à découvrir que la vérité
que l’on lui sert : « Il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». On doit conduire
l’élève vers la notion de libre-arbitre : libérer la pensée. Cette nouvelle éducation rend possible la
contestation politique et/ou religieuse (Erasme, Eloge de la folie). La relativité des choses découle de
l’Humanisme. Ouverture d’écoles publiques qui ne nécessitent pas que l’élève provienne d’une caste.
La musique au quotidien
La musique est un socle de base : premier produit de consommation de masse. L’Humanisme
permet la conquête de liberté individuelle (Etienne de la Boétie, Discours sur la servitude volontaire :
« Cette étrange capacité que l’homme a pour consentir à son propre asservissement » ; Thomas
More, Utopia). Véritable élan libertaire, qui va se briser sur les guerres de religion dont l’Humanisme
n’est pas directement la cause : c’est la direction d’esprit qui a amené à proposer des choses
nouvelles.
La chanson parisienne
Musique principalement imprimée et éditée à Paris, dont Pierre Attaingnant est le principal éditeur.
Pièce courte, profane, de langue française. ·
Caractères formels : pas de forme fixe. Le texte peut
être de forme strophique ; forme rondeau, forme bipartite A-B ; forme couplet-refrain. La fin de
chaque vers est généralement marqué d’une cadence.
·
Caractères harmoniques : que des accords de 3 sons complets, en position fondamentale
(solidité/confort harmonique). Deux types de cadences : V-I ou IV-I. Ecriture souvent verticule et
homophonique (particulièrement quand il faut comprendre le texte).
·
Caractères rythmiques : à la base, rythmes simples comme le « dactyle » (1 longue + 2 brèves à
pavane) ; mais on a une superposition complexe de rythmes différents : on parle de contrepoint
rythmique.
·
Disposition des voix : chant au soprano (non plus ténor, sauf exception pour un effet
« vintage »). Il n’y a pas de canon, mais un travail cellulaire (petit motif chanté en décalé) présent en
permanence .
·
Le texte : le parolier pour les chansons galante est un véritable poète. Le plus célèbre est
Clément Marot (collaborateur quasi indéboulonable de Claudin de Sermisy), qui allie parfaitement
ton populaire avec raffinement à l’italienne. Genres poétiques en vogue : le sonnet ; l’élégie (poème
mélancolique) ; le blason (vante les beautés d’une partie du corps) et le contreblason ; l’épitre (lettre
ouverte mise en musique).
Histoire de la Musique de la Renaissance
Introduction
La Renaissance s’étale du début du XVème au premier quart du XVIIème
longue période. C’est la transition entre un mode de pensée très loin
de notre « pensée médiévale », et un mode beaucoup plus moderne. Période de mutation
On va expliquer pk la mus. Evolue ds tel sens et pas dans un autre.
I- Contexte : Début du XVème
La Renaissance débute au XVe. En musique, commence ac retard & pas au même endroit.
Pourquoi au XVe, il y a un creux musical en Fra., alors que la polyphonie s’est développée à Paris,
ainsi que l’Ars Nova ?
susciter mus.
Roi de l’époque = Charles VI. A accédé au pvoir pdt guerre de 100 ans (Ang. Réclame droit d’autorité
sur Fra.)
Charles VI a un sens artistique, architectural : fait construire Hôtel St Pol à Paris protecteur des arts.
Mais en 1392, accident de chasse, et le roi alterne des moments de lucidité et de folie (pdt 25 ans).
Ensuite, à un bal en 1394,
(bal des Ardents huhuhu), il manque de cramer (cet abruti s’était
enduit de graisse et de plumes). On en avait marre de lui, on le vire,
on fout son frère à la place : Louis d’Orléans. Il prend le pouvoir et
se fait buter. Vient le temps de son assassin, Jean-sans-peur : il
arrive, en magouillant, à prendre le pouvoir,
mais cela entraîne une guerre civile de 10 ans, qui se caractérise par
destruction ts lieux de savoir & copie.
En bref, on est mal barrés.
Heureusement, les Ducs de Bourgogne, les seigneurs les plus puissants
d’Occident, comprennent importance (imp. Pour la suite) arts & mus.
Renaissance mus. vient de là !
Mais là ça se complique : en 1419,
le fils de Charles VI en a ras le cul et fait flinguer Jean-sans-peur.
Pas de chance, le fils de Jean-sans-peur ramène sa fraise, et il est
encore plus ambitieux : il veut faire en sorte de la Bourgogne domine pif paf pouf, en 1420, il fait
signer à Charles VI (je
sais pas trop ce qu’il fout là, lui, je croyais qu’il avait été viré) le Traité
de Troyes : il reconnait que la Fra. Appartient à l’Ang.
Mais ouf ! Super Jeanne d’Arc nous les boute après, cette sale bande
d’Anglais.
En 1419, le Roi ne règne que sur un tout
pitit
carré autour de Bourges (le Roitelet de Bourges). Le Duché de Bourgogne
(le revla, lui) couvre bcp de terrain en Europe. Le Roi reste neutre
dans le boutage d’anglais, histoire de réagrandir la « France Française
» (non c’est pas Lepen).
Grace à agrandissement Duché de Bourgogne, développement mus. profane
la chanson = qqch de totalement fermé ds mus médiévale. C’est l’idée
qu’on puisse mobiliser ts moyens de création pr une mus. de
divertissement. Autour, on réagit pas vraiment (quelle bande de
mous !) : même le St Empire Germanique, pourtant immense, ne fait pas
le poids. Ensuite, Philippe le Bon épouse la fille du dernier empereur du St
Empire il arrive à mettre influence de Bourgogne ds tt l’Empire (progressivement).
On dit que Renaissance née en Italie (It. Pour la suite) car elle était
composée de ptts état indépendants qui asseyaient leur stabilité sur
domination intellectuelle (bcp d’écriture)
penseurs it. st les premiers à briser chaînes imposées par Moyen-âge
(M.A. pr la suite) : M.A. basé sur une symboliq. religieuse sacrée
& très forte. Comme peu de pvoir central en It., certains penseurs
redécouvrent un mode de pensée « libertaire » : ce qui se démontre est
vrai, et ce qui ne se démontre pas ne l’est pas (la loi du CQFD en
gros) l’art n’est plus là pr démontrer ce qui est sacré : il a un autre but.
Foyers en It . : -Florence, longtemps dominée par les Médicis
(famille de banquiers) = siège de la pensée « Renaissance » :
l’art devient qqch de vital, quitte à faire passer religion au second plan. Les Médicis vont importer
foyer intellectuel
-Venise,république basée sur le modèle athénien : foyer politiq.
républiq. oligarchiq. (gpe de famille Vénitiennes qui élisent le doge
(régime unique)) = second pôle de la Renaissance.
Des familles vt prendre les commandes & donnent un rayonnement à certaines villes.
Au début XVe, les Papes résidaient à Avignon depuis un bout de temps
zone de tolérance religieuse. Mais, par discordance, un Pape se fait
élire à Rome (ils veulent le faire retourner là-bas). Du coup, on a 2
Papes qui ne se reconnaissent pas (évidemment) & se disputent le
rôle pontifical.
En 1409, on veut élire un seul Pape. On sort avec 3
Papes : les 2 anciens plus le nveau. Aucun ne reconnaît l’autre.
En 1417, enfin, on en élit un seul et unique, qui
réintègre
Rome. Gros problèmes (pbs pour la suite) sur le plan esthétique : il
faut tt reconstruire. Ds papauté, on en a pas les moyens mais en
Bourgogne, oui.
L’autorité morale est dc entamée : on peut écrire de l’art sans qu’il soit
sous influence papale.
II- Début du XVIe siècle
Fin du XVe :
Louis XI arrive au pvoir : il est petit et moche (me demandez pas ce
que ça fout dans le cours, j’en sais rien). C’est alors l’apogée du
pvoir bourguignon. C’est un diplomate hors-pair (ses ennemis
finissaient en cage), et petit à petit, le Duché de Bourgogne est
affaibli. La France récupère des territoires. Elle a alors besoin de
réseaux & services de
communication (là entre parenthèse y a marqué « LA POSTE :
espion », j’ai pas compris).
On commence à imprimer des livres en France
liberté totale, sauf pour la Bible en français (a pas). On récupère des moyens, c’est la folie
youpitralala.
Début du XVIe :
François Ier : ce n’est pas un descendant direct , il se retrouve au
pvoir « par hasard » (enfin, pour un hasard, ça c’est un fameux
hasard). Il dirige de 1515 à 1547.
Il est jeune & a un mode de pensée plus moderne, ainsi qu’un goût
prononcé pour les hommes. Nan, je déconne, un goût prononcé pour ce qui
touche à l’art : il veut faire du nveau (c’est la fin du gothique) en
allant le chercher au Sud) Italie ! Il cherche à s’implanter en It. et attire en Fra. Des artiste it.iens.
1515 : Marignan : bataille France/Suisse. La Fra. Annexe le Milanais (région
de Milan). Charles Quint dirige alors l’Angleterre (moi je croyais
qu’il était français…)
1520 : Bataille de
Pavie : échec « sauf l’honneur » selon François Ier, qui va se faire
faire prisonnier par Charles Quint un peu plus tard.
Pendant ce temps là, l’espérance de vie augmente (c’est pas non plus la
folie, hein), pas de disettes, la Fra. Récupère Picardie (grenier à
blé) Rayonnement de la Fra. C’est une
période d’accession à la propriété & à la culture pr un nb de gens
qui n’y avaient pas accès jusque là. François Ier symbolise l’équilibre
& l’unification monétaire. L’état finance & aide artisanat il se développe, ce qui développe les villes.
François Ier marque le début du modèle absolutiste : c’est lui qui installe le culte de l’image.
Création (?) du collège de France : personnes qui décident de la façon
d’écrire le français (grammaire, orthographe…). On fait en sorte que chaque
ville puisse mettre sur pied des institutions, académies…
La classe bourgeoise émerge cela produit de la demande : mus. écrite aussi pr amateurs on écrit
plus de chansons & moins de messes.
Importation de denrées it.iennes
Château
de Chambord : cadeau pr le Roi aps victoire de Marignan : il est pas défensif, calé dans un coin
perdu…
pr montrer rayonnement de la Fra.
XVIe = esthétiq. du paraître, du brillant, de l’agrément
Petit à petit, il faut que la chanson soit plus simple : on va vers une
esthétiq. de la représentation – l’art est un moyen de pérenniser le
pvoir (≈ Le prince de Machiavel) (je sais pas ce que c’est).
Paradoxe
entre la liberté d’interprétation & le pvoir royal, de plus en plus
centralisé. François Ier conserve la Chapelle Royale & crée la
Chambre Royale (je sais pas ce que c’est ).
Epoque de découverte de l’autre (Canada, Amérique…), on remet en question la suprématie de la
pensée occidentale notion de sens critique.
Au début XVIe,
on se base sur l’expérience : on prouve par elle. Il y a une notion
d’humanisme : courant philosophique qui place l’homme au centre &
au sommet de la création pvoir de l’intelligence, suprématie humaine (rien que ça…) –La Boetie
: Discours sur la servitude volontaire- mvt assez bouillonnant.
PB : cela risque de déstabiliser le pvoir il va intervenir.
La chanson parisienne est imprimée à Pa
Attaignant a l’idée de commercialiser mus. C’est grâce à lui que
demande en chanson va s’accroître. Paris devient un gd centre
d’imprimerie. Chanson chez Josquin Des Prés = divertissement. Ici, il
faut que la mus. soit accessible, immédiate. On considère que richesse
= diversité. On se sert de l’humour mus.al. Jusqu’en 1630, chanson parisienne
en essor.
Définition de la Renaissance :
La Renaissance est une période qui couvre deux siècles d’histoire : le XVème et le XVIème siècle
(entre la fin du Moyen Age : XIVème siècle et le début de la période baroque : XVIIème siècle). La
Renaissance est la période où l’Occident va « divorcer » du Moyen Age. La Renaissance est l’entrée
dans l’aire moderne, d’une nouvelle perception du temps (le temps s’accélere). C’est le moment où il
y a des mutations de pensée pour l’homme Occidental. La Renaissance est aussi l’âge d’or de la
polyphonie.
Paysage politique et historique du XVème siècle :
- En France :
La France est une mosaïque complexe qui tente de gérer l’héritage du Moyen Age, c’est à dire la
coexistance entre deux grandes entités : la Monarchie et les principautés territoriales.
La France est plongée dans la guerre de 100 ans.
La guerre de 100 ans : 100 ans de conflit avec l’Angleterre. Le roi d’Angleterre revendique la
suzeraineté sur la France. Une partie de la France est occupée par des forces anglaises, ce n’est pas
propice au développement des arts. Dans cette période, on est encore dans un système de pensée
médiéval, les arts servaient à prier : à asseoir le pouvoir de l’église et à divertir (quelque chose de
superflu, non nécéssaire). L’art est pour cette période un outil de propagande. Charles VI règne sur la
France au début du XVème siècle, il fait partie de la dynastie des Valois. Depuis 1392, il est fou par
intermittence. 1394 : le bal des ardents.
Vu que le roi est fou, il y a une nécéssité de nommer un autre chef. Louis d’Orléans veut être roi. La
France est sur le plan territorial coupée en deux. Il y a une grande partie qui constitue le grand-duché
de Bourgogne, c’est la plus grande possession territoriale unifiée en France. Le Duc de Bourgogne
(Jean Sans Peur) a un immense territoire. C’est un neveu de Charles VI. Il veut régner car c’est le plus
puissant sur le plan financier, militaire, et territorial.
Il fait assassiner Louis d’Orléans. Ce qui va engendrer une guerre civile extrêmement dur entre les
Bourguignons (partisans du Duc de Bourgogne) et les Armagnacs (partisans de Louis d’Orléans).
1419 : le fils de Charles VI va assassiner le Duc de Bourgogne. Mais le Duc de Bourgogne a un fils
(Philippe Le Bon – Le Grand Duc D’Occident) qui a une puissance armée, financière considérable.
C’est le plus grand et le plus puissant des dirigeants de toute l’Europe Occidentale. Philippe Le Bon va
conclure une alliance avec les Anglais.
C’est Jeanne d’Arc qui va « sauver » la France en l’espace de deux ans (entre 1427 et 1431). Elle va
remonter le moral des troupes françaises et va arriver à casser l’alliance Bourgognes – Angleterre et
va repousser les Anglais chez eux.
Charles VI avant de mourir signe un traité qui reconnaît la suzeraineté de l’Angleterre sur la France.
1429 : Le fils de Charles VI ne peut plus résider à Paris, il vit donc sur la petite ville de Bourges.
La situation politique de la France est paralysante vis à vis du développement artistique. A la fin du
Moyen Age, il y avait des foyers artistiques très forts en France au XIVème siècle, surtout à Paris, aux
alentours de Notre Dame De Paris qui n’existent plus car la France est en crise et a d’autres
préoccupations.
La musique va venir de Bourgogne. Le duchet de Bourgogne va jouer un rôle très important sur le
destin de la musique pendant tout le XVème siècle.
Ce qui existe, c’est les apanages, c’est à dire qu’il y a un roi avec x frères, il leur donne des provinces
et si à leur tour, ils n’ont pas de fils, les terres reviennent au roi.
La ville de Bourgogne a eu une politique suivie et cohérente. Il y a le désir d’une administration
centralisée, d’expansion. Jean Sans Peur et Philippe Le Bon vont asseoir le pouvoir intérieur. Ils vont
imposer un fédéralisme strict. Le Duchet De Bourgogne va avoir beaucoup de terres fertiles, riches et
si on englobe toutes ses terres, la Bourgogne est le plus grand pays d’Europe. Philippe Le Bon se
considère alors comme le chef d’un état indépendant, capable de conclure des alliances avec des
pays même contre la France.
Philippe Le Bon a crée un état bicéfale (à deux têtes), avec deux capitales (une en territoire français,
une en territoire non français). Philippe Le Bon est peut être l’un des premiers a ne plus avoir une
pensée médiévale, il ne pense plus à la féodalité et à la lutte contre les principautés ; il a une pensée
politique et administrative (unification monétaire, des unités de poids et de mesures…). Tout ceci va
faire que le grand-duché de Bourgogne devient la 1ère puissance européenne qui est très bien gérée,
administrée, encadrée militairement.
Philippe Le Bon se dit alors qu’il faut qu’il impose une religion, une croyance très stricte pour unifier
les populations très disparates.
Pour se faire respecter, il faut qu’il s’impose aussi physiquement, c’est à dire qu’il va faire valoir son
prestige avec les arts (dans l’architecture, les arts picturaux, la musique). En Bourgognes, il faut du
faste, du décorum.
On peut aussi se payer le luxe d’avoir un art de propagande et de divertissement car Philippe Le Bon
se dit que c’est la même chose. La musique à la cour de Bourgognes va prendre un essor définitif
particulièrement dans le domaine de la chanson. Exemple : les chansons polyphoniques à 4 voix de
Janequin.
- En Allemagne :
Dans l’actuelle Allemagne, on gère le St Empire Germanique (débris de l’Europe de Charlemagne).
Charlemagne a réussi à unifier une grande partie de l’Europe sous sa domination. C’est un empire
non héréditaire mais par élection. C’est les petits seigneurs locaux qui vont élirent un empereur.
Au début du XVème siècle, il va y avoir une série d’élections d’empereur et ça va être toujours un
membre de la même famille qui va être élu : Les Hasbourg d’Autriche.
Le St Empire Germanique s’oriente aussi vers une centralisation du pouvoir autour d’une famille
intelligente (la dynastie des Hasbourg d’Autriche). L’Allemagne va continuer durant le XVème siècle à
vivre au temps du Moyen Age.
- En Italie :
C’est de l’Italie que va partir un certain nombre d’initiative musicale. Il y a une mise en place de
principautés régionales qui ne communiquent pas du tout et dont la principale occupation est de
s’envahir mutuellement. En Italie, beaucoup de ces principautés sont des foyers artistiques. Ces
principautés régionales se mettent en place par la prise de pouvoir de gens étrangers aux familles
nobles.
Par exemple à Florence, c’est la dynastie des Médicis qui va prendre le pouvoir (milieu du XVème
siècle). Les Médicis ont le goût des arts.
Les Médicis sont cultivés. Pour les Médicis, le pouvoir se n’est pas seulement une question de poigne
mais aussi une question de rayonnement, de charisme. Le pouvoir se fait par les arts, ce qui compte,
c’est le rayonnement artistique.
A l’époque, Venise n’est pas une principauté mais une République indépendante. Elle a une
constitution, administration qui est bien mise en place, elle a une puissance armée et commerciale
importante. Dans la constitution de Venise il y a un président (un doge) qui est élu par le Conseil des
dix (il y a chaque représentant des grandes familles de Venise).
Géographiquement, Venise est la plaque tournante des échanges entre l’Europe et l’Empire ottoman.
L’histoire de Venise est une succession de combat contre l’empire ottoman et après les combats, il y
a la signature d’un accord commercial.
Venise est aussi la plaque tournante artistique. Il y a à Venise le développement de la mise en scène
vocale, du théâtre et de l’opéra. A Venise, on aime le faste avec une certaine distance. Le rôle de
l’église est important.
L’église au début du XVème siècle traverse une crise importante (le grand schisme d’Occident). A
cette époque, il y a une surproduction de pape. Le siège de la papauté c’est Rome. Depuis le XIIIème
siècle, comme c’est agité à Rome, le pape à déménager dans une petite possession française :
Avignon (foyer artistique très important).
Au début du XVème siècle, il y a une guerre ouverte entre ceux qui considèrent qu’il ne peut y avoir
de pape qu’à Rome et qu’il n’y a plus de nécéssité à rester en France et ceux qui veulent qu’il reste
en France. Depuis quelques années, il y a 2 papes : 1 à Rome, 1 en France.
1ère tentative d’élection d’un pape :
1409 : concile de Pise : désastre : au lieu de 2 papes, il y a 3 papes.
1414 : concile de Constance : élection d’un seul pape.
Faut pousser les cardinaux pour qu’ils élisent un pape.
1417 : l’église va récupérer un seul pape à Rome : Martin V.
Toute l’effervescence du XIVème siècle est à reconstruire. Tout d’abord en terme d’autorité, l’église
doit se réformer. C’est une église qui sort politiquement, spirituellement, artistiquement très
affaiblie.
Musicalement, on va se retrouver avec une stabilité nouvelle donc avec une demande nouvelle.
L’église va être le réceptacle de toutes les techniques compositionnelles du moment et du
développement de la polyphonie.
Les différents musiciens de la Renaissance :
Il y a deux catégories de gens de la musique :
Il y a d’abord les chantres puis les ménestrels.
Les chantres sont les chœurs attachés au fonctionnement de la liturgie. Les chantres chantent dans
des maîtrises, il n’y a que des hommes. Le recrutement se fait au Nord du duchet de Bourgogne, c’est
à dire les Pays Bas, la Belgique, la Hollande. On parle de musiciens franco-flamand, d’école francoflamande. Cette école va agir musicalement pendant à peu prés 100 ans. Le recrutement est sérré :
on les recrute très jeune (vers 5 ans) et en fonction de leur beauté physique. Ces maîtrises sont
ouvertes à toutes catégories sociales. Ces chantres suivent des études très poussées en chant, en
notation musicale, en contrepoint (superposition de lignes suivant des règles très précises). Petit à
petit au début de la Renaissance, on commence à écrire la musique.
Les chantres doivent savoir aussi jouer de plusieurs instruments (orgue + un instrument de leur
choix). C’est paradoxal car l’orgue est l’instrument principal et les autres instruments sont considérés
comme superflues.
La Renaissance, c’est aussi la période où l’on va considérer que la musique peut être faite aussi avec
des instruments.
Ces chantres deviennent soit des chanteurs professionnels, soit des moines. Beaucoup vont exercer
un destin politique considérable.
Le menestrel est une survivance du Moyen Age, c’est le musicien instrumentiste itinérant.
C’est une musique de danse, elle peut difficilement être passer par la polyphonie des chantres, on a
besoin de ménestrels. La danse est une démonstration du pouvoir.
Il y a 3 confréries disctinctes :
- Les joueurs de bas instruments (peu de volume sonore) : luth, viele, flûte.
- Les hauts menestrels (ils jouent plus forts).
- Les tambours et les trompettes, ils sont rattachés à des corps d’armées, représentation public
municipal…
Evolution des mouvements de pensée dans la Renaissance :
Dans la pensée médiévale, l’homme était la créature de dieu. A la Renaissance, on commence à
s’intéresser à l’Homme. Vers le XVème siècle, on va penser en terme humain : si l’homme est le
centre et le sommet de la création, donc ce qui passe par l’homme et ce que l’homme est capable de
faire est à prendre en compte car c’est d’essence divine. C’est à dire l’homme petitement humain
devient alors respectable. Ce qui va se développer c’est l’humanisme.
Il y a aussi le développement d’une pensée néo-platonicienne. On va œuvrer pour le rapprochement
du sacré et du profane. On va humaniser quelque chose où l’homme avait peu ou pas de place. La
place de l’homme va être plus importante.
Analyse de la musique de la Renaissance
Passage de la modalité à la tonalité :
La Renaissance, c’est le moment où l’on bascule d’un langage musical vers un autre.
On va passer progressivement de la modalité à la tonalité au début du XVIIème siècle.
Le mode est une échelle musicale donc une succession de notes et d’intervalles qui ne constitue ni
une gamme majeure, ni une gamme mineure.La notion de mode est une notion trés vaste qui peut
englober des notions de chromatismes.
Le Moyen Age est marqué par l’emploi de mode ecclesiastique, c’est à dire d’échelles modales qui
trouvent leurs applications immédiates dans le chant liturgique catholique (le chant grégorien), dans
ces cas là, on a le recourt au demi-ton. Pour la musique de la Renaissance, on parle essentiellement
de mode ecclesiastique. Pour les compositeurs de l’époque qui écrivent principalement de la
musique vocale, un mode n’est pas une notion de hauteur absolue. Ce qui est important, c’est le
rapport des intervalles entre eux.
Exemple : penser un mode de Ré ne signifie pas penser un mode centré autour de la note ré.
Comment repérer un mode ?
Les modes ecclesiastiques sont souvent centrés autour des mode de Ré / Mi / Fa / Sol. Par exemple
pour découvrir ce qu’est un mode de ré, j’écris la succession diatonique.
On utilise très peu le mode de Fa car il y a un triton.
Comment va t-on déterminer le mode d’une mélodie :
On regarde la note finale de la mélodie parce que la note finale va être souvent le pivot du mode. On
remonte l’octave et on regarde à quelle échelle cela se rattache.
Il y a 8 modes et pour chacun des modes (Ré / Mi / Fa / Sol), on va distinguer le mode authente ou
authentique et le mode plagale. Le mode de si n’existe pas.
Le mode authente est un mode dans lequel toute la mélodie va se situer au dessus de la note finale.
Le mode plagale est un mode dans lequel toute la mélodie va se situer en dessous de la note finale.
Il est très difficile de déterminer le mode d’une polyphonie et bien souvent on va se limiter à deux
éléments qui vont être la prise en compte de la voix de ténor (prépondérance de la voix de ténor
jusqu’au milieu du XVIème siècle).
Les 1ères œuvres polyphoniques sont les organas (une mélodie grégorienne en valeur très longue et
par dessus une voix qui brode).
Superius : soprano ; contraltus : alto ; tenor : tenor ; bassus, contrabassus : basse.
Lecture de partition, Jouissance vous donnerai.
Elle date du 1er tiers du XVIème siècle
Jouissance vous donnerai, Claude de Sermisy.
Il y a plusieurs couplets identiques.
En polyphonie, très souvent la soprane et le ténor ont le même mode et l’alto et la basse ont le
même mode.
Si le compositeur veut déployer 40, 50, 60 voix réelles, il faut qu’il bouscule l’intégrité du mode en
incluant de plus en plus d’altérations. Il recherche la notion de consonnances et va essayer de
retrouver certains mouvements d’intervalles dans les voix.
Le glissement de la tonalité vers la modalité se fait par l’utilisation de la règle des tierces et des
sixtes.
La règle des tierces et des sixtes se basent sur le classement des consonnances parfaites et des
consonnances imparfaites.
Les consonnances parfaites sont la quarte, la quinte et l’octave.
Les consonnances imparfaites sont la tierce et la sixte, le reste relève des dissonances.
Quand on veut enchainer une consonnance imparfaite et une consonnance parfaite, l’effet est
meilleur quand une des deux voix procèdent par un mouvement conjoint de demi-ton. Les
compositeurs sont donc entrain de créer la note sensible.
Ce qui est particulier pour l’époque, c’est la cadence à double sensible. Mauchaud l’a utilisé, c‘est
l’application rigoureuse d’un système de composition.
Plus on écrit en polyphonie, plus on a tendance a solliciter la voix de basse et les compositeurs vont
en fin de phrase essayer de caser un mouvement de quinte descendante ou quarte ascendante à la
basse. Par contre, la conjonction de vouloir mettre une quinte descendante à la basse ou une quarte
ascendante et la volonté d’appliquer la règle des tierces et des sixtes donnent la présence marquée
de candence parfaite ( V I ).
Si le compositeur applique la règle des tierces et des sixtes tout le temps et les mêmes mouvements
à la basse alors il y a une restriction de l’éventail modal, les modes les plus utilisée seront alors les
modes de Do et Fa.
Dans la musique modale chaque degré a le même pouvoir d’attraction.
Le mode majeur ne résulte que de la généralisation du mode de Do et de Fa et le mode mineur
résulte d’une mixité beaucoup plus improbable entre le mode de La, Mi et Ré.
Le mode est une échelle musicale qui n’est pas une gamme tempérée mais lorsqu’elle vient à
ressembler à une gamme tempérée, elle ne présente pas entre les degrés le même caractère
d’attraction.
Missa « L’homme armé » , Kyrie.
« L’homme armé » est le thème qui a été le plus utilisé par les compositeurs pendant deux siècles
pour servir de base à des compositions.
Analyse : avec le bémol à la clé, on se trouve en mode de Ré.
sans le bémol, on est en mode de Sol.
Le XVème siècle musical :
L’école musicale franco – flamande est une école dont l’essor est lié au Grand-duché de Bourgogne.
La Renaissance est plutôt un phénomène italien. Mais en musique, c’est un phénomène italien
d’importation (musique franco flamande). Cette cour du Grand-duché de Bourgogne est
demandeuse de musique et d’un certain goût musical, elle aime que ce soit une musique
divertissante mais de haute volée. Il y a aussi une survivance de la pensée médiévale qui fait que la
musique est aussi liée aux sciences, aux maths, à l’astronomie. On ne conçoit pas la musique
autrement que par une expression du pur esprit. C’est à dire que la musique est aussi un jeu de
l’esprit, un jeu de construction que les interprètes et auditeurs doivent savoir apprécier pour sa
valeur intellectuelle. L’intellecte et l’affecte sont deux influences qui vont tenter de s’équilibrer et qui
vont constituer le creuset de la musique de la Renaissance et aussi de l’humanisme musical. La
musique de la Renaissance est une musique qui vient d’Angleterre. Plusieurs fois le Grand-duché de
Bourgogne s’est allié avec l’Angleterre contre la France, il y a donc eu des échanges entre les deux
puissances. Un compositeur se trouve entre la France et l’Angleterre, c’est John DUNSTABLE (1380 –
1453).
John DUNSTABLE est autant connu comme mathématicien que comme astronome et comme
compositeur. Il va surtout être joué sur le continent car il est employé au service du régent de
France. Ce régent avait contracté un mariage avec la soeur du souverain du Grand-duché de
Bourgogne. La majorité des manuscrits intéréssants de musique anglaise ont été regroupés dans un
manuscrit le Old Hall. On y trouve l’écriture en faux-bourdons, c’est à dire que quand il y a une
écriture à 3, 4 voix, il faut s’arranger pour qu’il y ai des accords parfaits complets en position 5,
quelque fois en position 6. On remarque aussi que les voix de ténor et soprane évoluent par des
mouvements de quartes parallèles. Pour l’époque, cette écriture est innovante car au Moyen Age on
n’ aimait pas les intervalles de tierces et de sixtes et à la Rennaisance, on parle de consonnances
imparfaites mais de consonnances quand même.
Il y a une rigueur spéculative (avant d’être l’illlustration d’un thème poétique, la musique est une
invention de l’esprit). Il faut faire compliquée. A partir du XVème siècle, la rigueur spéculative va être
tempérée, équilibrée par le goût pour le plaisir musical et le goût pour l’universalité. Ce goût pour la
simplicité va venir modéré ce goût pour la rigueur spéculative. Il va y avoir des ponctuations
cadencielles de plus en plus marquées, articulées qui vont vivement articulées le discours.
Il va y avoir un style qui va limiter les dissonances, il y a aussi des ponctuations cadentielles de plus
en plus marquée, on a un discours de plus en plus articulée. Il y a la simplification du rythme, la ligne
mélodique va avoir plus d’expression.
Gilles BINCHOIS (1400 – 1460) : 1er musicien marquant de l’école franco flamande. C’est ni un
mathématicien, ni un astronome mais c’était un militaire au service de l’Angleterre, il connait très
bien la musique anglaise. Lorsqu’il va prendre sa retraite de mercenaire, il va être embauché à la cour
de Bourgogne. Gilles BINCHOIS a écrit beaucoup de musique religieuse mais surtout il va être
innovant dans le domaine de la chanson polyphonique française. La rigueur spéculative ne va pas
l’intérésser, il va s’intérésser à la simplification. Il y a très peu d’œuvres musicales de Gilles BINCHOIS.
Chez Gilles BINCHOIS, il y a 55 chansons représentatives du genre de l’époque. Ces chansons relèvent
d’une thématique immuable : l’amour courtois. Il y a le développement de la collaboration étroite
d’un musicien et d’un poète. Il écrit lui même ces textes. Il va collaborer avec Charles d’Orleans et
Christine de Pisan (2 poètes du temps) : ce sont principalement les 2 littérateurs qui vont être mis en
musique pendant les ¾ du XVème siècle. C’est la mélancolie du rapport amoureux, tantôt
l’exaltation, tantôt le désespoir qui va être mis en musique. Chez BINCHOIS, il y a 3 voix et souvent il
y a que la voix du dessus qui va avoir les paroles. L’alto et ténor sont généralement pour des
instruments. Il y a beaucoup de tierces et de sixtes dans son discours. Chez BINCHOIS, les chansons
sont courtes, très clarifiées (cadence bien marquée, reprise, structure bien définie), entre les
menbres de phrases, il y a des conduits instrumentaux (ritournels instrumentales). On donne à la
chanson à partir de Binchois un aspect plus populaire.
Quels sont les formes donnés à ces chansons ?
Pour Machaud, la poésie et musique sont étroitement liées. Il donnait à ces chansons une forme
poétique fixe, la forme du poème dicte la forme de la musique.
1er forme : la forme fixe qui a perduré :
- le rondeau : petit poème court :
- la ballade (poésie noble) : A A’ B
Il y a 3 strophes de 7 ou 8 vers, le dernier vers, c’est le vers refrain. C’est un vers qui va revenir
identiquement à la fin de chacune des strophes du poème et donc il y aura la même musique. A
l’intérieur, de cette partie A, il va y avoir 2 vers (rime a, rime b), à la fin de b, il y a une cadence
ouverte… (voir schéma).
Deuil angoisseux, texte de Christine de PISAN, musique de Gilles BINCHOIS.
Ballade de Gilles BINCHOIS. Imitations entre la voix et les parties instrumentales.
On va pratiquer aussi la forme libre :
On va suivre le déroulement d’un poème sans se soucier de savoir s’il y a un équilibre à respecter
dans la 1ère partie, sans se soucier de savoir si l’on doit alterner des cadences ouvertes ou closes, on
va se laisser guider par un rapport beaucoup plus direct avec la poésie. Généralement la forme libre
concerne des sujets beaucoup plus léger. L’hypothèse est que puisque l’homme est au centre de la
création, alors tout ce qui passe par l’homme est digne d’intérêt même les choses a priori les plus
triviales.
Filles à marier, de Gilles BINCHOIS.
Forme libre de BINCHOIS.
Binchois fait avancer la chanson et Dufay fait avancer la musique sacrée (1400 – 1470). Dufay est un
chantre et un prêtre. Dans son œuvre, Dufay va mettre plusieurs influences.
Dans sa vie, il y a 4 périodes :
Apprentissage et formation à Cambray jusqu’en 1419, dans une maitrise. Il acquiere une bonne
technique de contrepoint, d’écriture et de composition.
Période italienne : cette période dure jusqu’en 1434, il va se faire embauché dans les cours d’Italie
comme compositeur. Il va apprendre au contact de la peinture, des arts plastiques et de
l’architecture, un certain gout pour l’allègement, la simplicité et la lisibilité dans son propos.
Période itinérante : jusqu ‘en 1450 : il va voyager dans toute l’Europe. Des influences françaises
peuvent se manifester dans son œuvre.
Pendant les 10 dernières années de sa vie, il va retourner à Cambray. Cette période est la plus
intéressante car c’est la période dans laquelle il va écrire le plus, il va fondre pleins d’influences
différentes dans une musique qui va porter de moins en moins l’empreinte du Moyen Age. L’œuvre
de Dufay touche à tout les genres qui ont existés à l’époque. C’est à dire les chansons, les motets et
aussi un grand nombre de messes polyphoniques.
La chanson pour Dufay, peut être que ce n’était pas le domaine qui l’intéressait le plus. Il en a fait.
Les formes fixes ont tendance à regresser au profit de la forme libre, plus on avance dans sa carrière,
plus c’est la forme libre qui va prédominer dans la chanson.
Un motet au XVème siècle est une pièce polyphonique sacrée qui n’est pas celle de la messe. Il y a
aussi un texte pluri-textuelle, il se peut que la voix de basse est un texte différent par rapport aux
autres voix. Dans le domaine du motet, Dufay a une position bien particulière, à la fois, c’est le 1er
homme de la Renaissance, mais en ce qui concerne le motet, c’est le dernier grand continuateur du
Moyen Age car les motets de Dufay sont batis dans la majorité sur le principe de l’isorythmie.
L’isorythmie consiste dans une pièce polyphonique a considérer la partie de ténor comme étant
construite dans la répétition de deux éléments :
Répétition d’une figure rythmique : la taléa.
Il y a aussi une figure mélodique qui va être répétée, c’est la notion de color. C’est une figure qui
tient compte de la hauteur des notes. L’isorythmie : c’est donc jouer sur ce principe de taléa et de
color. Chanson et motet donne deux aspects de la personnalité de Dufay, à la fois d’un côté l’intellect
et d’un autre côté avec la chanson on a une aspiration au populaire.
Il y a beaucoup de chanson chez Dufay qui sont des reverdies, c’est à dire des chansons qui sont pour
le retour du printemps…, il y a des chansons d’étrennes, c’est à dire pour fêter la bonne année. Dufay
dans sa production de messe va réconcilier le populaire et l’intellectuel pure pour forger un style qui
lui est propre.
Chanson d’étrenne, Dufay.
Structure simple, plusieurs couplets identiques, doublure des voix.
Nuper rosarum flores, Dufay.
Motet isorythmique, il a été composé pour inaugurer le dogme de la cathédrale de Florence.
Messe polyphonique : la messe polyphonique existe depuis la messe de Notre Dame de Machaut.
Dans une célébration liturgique, il y a des moments où le dome prescrit aux personnes qui viennent
assister aux célébrations de participer en jouant de la musique, en chantant. La messe polyphonique
va regrouper des interventions musicales qui entrecoupées les célébrations. La part musicale dans
une messe est importante. Elle va regrouper les interventions musicales en 2 parties :
- l’ordinaire correspond à des parties de textes qui sont dites à toutes les messes.
Une messe polyphonique, c’est la mise en musique de l’ordinaire de la messe.
Les chants :
Kyrie I (Eleison)
1) Le kyrie
(prend pitié de nous) Kyrie Christe (Eleison) + de contrepoint
Kyrie II (Eleison)
2) Le gloria : autre partie chantée, beaucoup plus joyeuse, morceau plus long, c’est comme un poème
lyrique.
3) Le credo (ne figure pas obligatoirement dans toutes les messes) : on expose le dogme de l’église
catholique. Texte long récité, on y développe une symbolique musicale. On ve imager de plus en plus.
4) Sanctus osanna : partie plus brève, plus joyeuse. Il culmine dans l’exclamation du osanna (cri de
joie), on illustre moins le texte, on fait du contrepoint.
5) Benedictus, à la fin du Benedictus, il y a la reprise de osanna.
6) Agnus Dei (fin de la messe) : partie très contrapuntique.
Agnus I
Agnus II
Agnus III : Dona nobis pacem
- le propre : soit le texte va changer à chaque fois (ex : 1 pour chaque jour de l’année), soit ce sont
des interventions que l’on va chanter qu’à certains moments de l’année (ex : avant Noël, Pâques).
Les textes chantés sont :
Le psaume ou le graduel (un des livres de l’ancien testament). L’alleluia (exclamation de joie).
Les compositeurs voulaient illustrer un texte mais aussi que cela forme un tout. Ils veulent faire de
leurs compositions une unité. Dufay est très soucieux de ça !
Il va utiliser 2 moyens :
- Le motif de tête : C’est une petite cellule musicale (mélodie et rythme) qui va être présente au
supérius au début de chacune des parties de la messe.
- Le retour à un cantus : C’est une mélodie préexistante qui va être exposé dans chaque partie de la
messe à la voix de ténor. Quand ce cantus est exprimé en valeur rythmique longue, on parle de
cantus firmus (cantus affirmé).
L’innovation de Dufay, c’est qu’il va écrire des messes sur cantus firmus, d’une part cela va donner le
nom de la messe et d’autre part cela va rendre le côté spéculatif . La grande nouveauté qui est
typique de la pensée des hommes de la Renaissance, c’est qu’on va pouvoir utiliser un cantus
profane. L’idée d’utiliser un support profane pour bâtir une œuvre sacrée.
Les messes libres de Johannes Ockeghem, c’est à dire on n’utilise pas de cantus, il n’y a pas de cadre
prédéfinie. Il va partir d’un pari intellectuel qui va être le support de toute sa composition. Les
messes libres sont libres dans la mesure où c’est lui qui choisit le pari mais elles le sont moins car il
s’impose un certain nombre de contrainte. Ces paris sont :
Missa « Cujus vis toni » : messe qui donne le ton. Elle est écrite pour 4 voix sans clé mais sur la
portée, il place un petit signe qui signifie la final de mon mode, c’est au chanteur de choisir en quelle
clé il va jouer.
Il y a aussi la Missa mi-mi : mi mi signifie le mi d’un hexacorde et le mi d’un autre hexacorde, ce qui
donne mi – la. Toute la messe est basée sur la variation d’un tout petit matériau musical (mi la), cela
s’appelle le travail sur cellule.
Puis la Missa prolationum : messe de prolation. A partir du XIVème siècle, les compositions sont régis
par des combinaisons rythmiques bien précises. Il y a deux notions : le temps et la prolation. Le
temps : c’est la relation de longue à la brève.
Il y a deux sortes de temps à l’époque, le temp parfait et le temp imparfait.
Quand cette relation est d’ordre ternaire, le temps est parfait.
Quand cette relation est d’ordre binaire, le temps est imparfait.
La prolation : relation entre la brève et la semi – brève. Cette prolation est Majeure quand la relation
est ternaire et elle est mineure quand la relation est binaire. Il y a 4 signes a retenir qui permettaient
au chef de chœur ou à l’interprète de s’y retrouver :
Vers la fin de sa vie, Ockeghem va se faire une double contrainte, il va écrire une messe à 4 voix. Il va
faire en sorte que chaque voix a une combinaison rythmique différente. Il va surperposer les 4
configurations rythmiques et en plus sa messe va se faire sur le principe du double canon. C’est à dire
que pendant chaque partie de la messe, le ténor est en canon avec la basse et l’alto avec le soprano.
Sur ces paris va se greffer une symbolique :
Dans la messe prolationum, l’intervalle du canon va bouger, cela va illustrer quelque chose.
Kyrie I (canon à la seconde), Christe (3), Kyrie II (4), Gloria (5), Sanctus (6, 7, , Agnus I, II, III (5).
L’intervalle croissant représente l’élevation de l’âme.
Sanctus de Ockeghem.
Il y a un groupe ténor / basse qui entre et un groupe soprane / alto qui répond. Le soprano est en
canon rigoureux avec le ténor et le contratenor qui est en canon rigoureux avec la basse.
Au début, il y a un canon à la sixte. Le 1er canon s’appèle le dux (la voix lieder) et celui qui suit
s’appele le comes (celle qui suit). Dans cette partie les phrases sont très longues. Les 4 combinaisons
sont : le supérius s’exprime en temps imparfait et en prolation mineure.
Le ténor (alto) s’exprime en temps parfait et en prolation mineure.
La basse s’exprime en temps parfait et en prolation Majeure.
2ème partie (mesure 38).
C’est un duo avec un canon entre le supérius et le ténor, c’est un canon par ajout du point
Entre le ténor et la basse, c’est un canon par augmentation rythmique. C’est un canon à l’octave.
Cantus : mélodie préexistante qui va être utilisée généralement à la voix de ténor. En valeur longue,
cela s’appele le cantus firmus.
A partir du XVème siècle, il n’y a pas le recours à l’isorythmie dans la messe polyphonique.
Cadence landinienne :
Cadence à double sensible :
Missa « L’homme armé ».
Il met le cantus au ténor en valeur longue en le scindant, en mettant des silences entre les
différentes parties du cantus. Pendant ces silences, il élabore un contrepoint beaucoup plus libre que
les 3 autres voix. Il y a des embryons d’imitations. A la fin du Kyrie I, il met une petite section sans
cantus en valeur longue, il y a un procédé de diminution rythmique avec les 4 voix à égalité.
Missa « L’homme armé », Agnus III.
Il y a un cantus (partie de ténor à la mesure 109), en lisant cette partie à l’envers, on s’aperçoit qu’il
cite son cantus en mouvement rétrograde (se dit aussi : il le présente à l’écrevisse). A partir de la
mesure 114, le ténor n’est plus en valeur longue, il y a donc un procédé de diminution rythmique à la
fin : une formule conclusive où les 4 voix sont à égalité, c’est une sorte de clausule. Donc dans ce
mouvement, il y a deux présentations du cantus, une en valeur longue (cantus firmus en mouvement
rétrograde) et une dans le bon sens mais en diminution rythmique. Il y a aussi un cantus paraphrase
(saut de quarte ascendante conjoint et la quinte descendante). A la mesure 83, il y a un mouvement
de cantus paraphrasé au supérius. A la mesure 89, 95-96, la partie de basse est paraphrasé. Dufay est
à la fois sur l’écriture sur cantus et aussi à la paraphrase, c’est à dire se servir d’un cantus sans le
citer. Il y a deux blocs, le ténor et la basse sont très proche sur le plan des valeurs rythmiques, à des
moments ils sont même en écriture verticale, de même pour la voix de soprano et d’alto. Mais à la
fin, on va se rapprocher de plus en plus d’un traitement égalitaire des voix. Il y a beaucoup de
croisement de voix (mesure 84, 121). Embryon d’imitation entre le soprano et l’alto au début.
Mesure 101 : pseudo d’imitation entre le soprano et l’alto. Mesure 112 : réponse entre soprane et
basse, croisement de voix (la basse au dessus du ténor). Il y a un dialogue polyphonique qui
s’instaure. La messe polyphonique est souvent construite en symétrie autour du credo.
Les personnes du XVème siècle sont imprégnés des lectures des antiques grecs. En particulier, le
mythe d’Amphion. C’est un personnage de la mythologie grecque qui est censé avoir construit puis
abattu la muraille de la ville de Thèbe en jouant de la lyre. La musique et l’architecture sont donc
étroitements liées et le désir chez Dufay d’avoir quelque chose de très construit, très architecturé,
très symétrique vient de là. Dufay est à la fois un continuateur du Moyen Age (traitement isoryhtmie
dans le motet) et ouvre aussi beaucoup de portes (à travers la messe).
Johannes OCKEGHEM (1410 – 1497). Il va faire avancer la notion de spéculation intellectuel. Il est
issue du Nord de la France. Il est chantre à la cathédral d’Ambert. Il va avoir une influence très
grande sur les institutions musicales en France. A partir de 1452, il va rentrer au service de Charles VII
(roi de France), il va diriger la chapelle royale de musique. Ces chapelles vont prendre une
importance particulière. A partir du milieu du XVème siècle, la chapelle c’est l’expression de la
dévotion ostentatoire (quelque chose qui se montre), c’est une structure administrative qui va suivre
le roi dans ses moindres déplacements et lui permettre de célébrer partout, tout les jours, le culte
religieux avec un certain faste musical. La chapelle est une structure à deux étages. Il y a la chapelle
de plain chant : un groupe de 16 chanteurs qui peuvent assurer tout les jours le service de la messe
chantée en grégorien (pas de polyphonie : 1 voix). Et la chapelle de musique qui va regrouper 30 ou
40 chanteurs sollicités pour animer des manifestations plus fastes.
Avec Ockeghem, la musique franco- flamande va s’implanter en France. Contrairement à Dufay,
Ockeghem n’est pas un grand voyageur, il va rester auprés de Charles VII, c’est le musicien de la
permanence. Il va développer une pensée franco-flamande, c’est la spéculation qui va prendre le
dessus. Il va être le musicien le plus connue du siècle. Erasme (très grand philisophe, humaniste) va
dédier de très grandes complaintes à Ockeghem. Ockeghem est un des plus grands contrapuntistes :
il va pousser très loin l’abstraction. On a l’impression que dans ces messes, la thématique sacrée
recule au profit de la réalisation de l’esprit. Il tient un propos assez complexe. Chez Ockeghem, il y a
déjà une polarisation autour des degrés I et V.
Deo gratias, Ockeghem.
C’est un canon à 36 voix (4 X 9 voix), écriture imitative. C’est en fait un canon à 9 voix. Il y a une
surenchère polyphonique. L’imitation est devenue une discipine à part entière. On élargit l’espace
sonore.
Dans ces chansons, il y a une grande majorité de rondeaux, ce sont des pièces plus légères. Il y a aussi
des bergerettes. Il n’y a plus de ballade car il refuse les formes fixes. Ces chansons sont à 3 voix :
soprano chantée, la voix d’alto et de ténor sont instrumentaux. Il y a une structure très simple, des
épisodes cadentiels bien marqués et entre les couplets il y a des conduits instrumentaux.
Chez Ockeghem, dans les motets, il n’y a pas d’isorythmie. Ce sont des pièces libres, démonstrations
de contrepoints très savants.
Ockeghem apporte quelque chose de nouveau dans les messes. Il y a 13 messes et 1 requiem (messe
des morts). Ces 13 messes sont divisés en plusieurs parties.
Messe sur cantus : Cantus religieux Missa caput
Messe libre sur cantus profane : Missa l’homme armé
Il va écrire des messe libres, c’est là qu’il va pousser au plus au point son art du combinatoire.
Agnus Dei, Ockeghem.
Il y a un traitement du cantus évident. Il a pris la version de l’homme armé sans bémol.
Il y a des embryons d’imitation (4ème mesure), pas de diminution rythmique, très peu d’imitation. Il
y a deux échelles rythmiques différentes, d’un côté un contrepoint rythmique à 3 voix et de l’autre
un cantus. Il y a très peu d’épisodes cadentielles, il y a un mur de polyphonie, c’est à dire des
périodes très longues pendant lesquels les choses s’enchainent sans qu’il y ai de point de repaire.
C’est une succession de bicinium (duo) avec un trio. Bicinium (pl : bicinia). Il y a des entrées en
pseudo canon à la quinte. Vers la fin, il y a une accélération progressive.
Rappel du cours du 12/10/05 (question qui pourrais être posé au partiel)
Evolution de la messe polyphonique entre Dufay et Ockeghem :
Dufay fait avancer la donnée de l’écriture sur cantus, il commence à essayer de diffuser les petits
éléments du cantus dans toutes les voix. Il va vers un traitement égal de toute les voix. A la fin des
morceaux, il y a des diminutions rythmiques. Il y a aussi des cadences à double sensible.
Ockeghem fait un travail sur les messes libres, spéculation intellectuelle de l’avancement de
l’écriture, de la maîtrise parfaite de l’écriture en canon, de la gestion intellectuelle des paramètres
techniques.
Partition Agnus III de la Missa prolationum de Ockeghem.
Dans cette messe, il y a une combinaison rythmique différente pour chaque voix.
Au 2ème système, il y a des passages typiques de l'écriture en faux bourdons (accords parfaits
complets parallèles).
Au dernier système de la dernière page : cadence parfaite (règle des tierces et des sixtes entre les
voix, mouvement de la basse de quarte ascendante ou de quinte descendante).
1er requiem polyphonique complet de Ockeghem : ce n'est pas une messe libre ou une messe sur
cantus. C'est une messe plain chant : ce n'est pas une composition libre, c'est une composition sur
cantus qui va durer pendant toute la messe. C'est à dire que Ockeghem dans son requiem va prendre
comme base la messe grégorienne des morts et va s'en servir comme cantus tout au long de la messe
(ex : le kyrie du requiem grégorien va devenir le cantus du kyrie du requiem de Ockeghem…). Ce n'est
pas un cantus firmus, il va utiliser la mélodie de la messe en la mettant au supérius pas spécialement
en valeur longue mais en version ornementée (vocalises, variations rythmiques…). Il va donc faire
une variation autour de la musique de cette messe grégorienne que l'on va appeler paraphrase.
Début du kyrie
Antoine BUSNOIS (mort en 1492) : ce n’est pas un grand voyageur. Il a vécu dans le milieu
bourguignon. C'est le musicien atitré de Charles le Téméraire (dernier grand duc de Bourgogne). Il va
faire avancer la conception des chansons. Ce ne sont pas encore des chansons grivoises mais plutot
des chansons raffinées. Depuis le XIVème siècle, les compositeurs ne sont plus des poètes mais
Busnois est un littéraire, il a eu durant toute sa vie une correspondance avec Jean MOLINET (poète).
La conséquence est que c'est le 1er compositeur qui va restituer dans sa musique une dynamique qui
va être proche du récit : il veut que la musique, le rythme se rapproche du langage parlé.
Il utilise dans la chanson des procédés que l'on ne voyait que dans la musique sacrée, c'est à dire que
dans les chansons de Busnois, on peut trouver des renversements du thème, des mouvements
rétrogrades. On peut parler de mur polyphonique avec peu de respiration, il y a une linéarité
absolue. Il aime aussi généraliser dans la chanson des imitations brèves, c'est à dire qu'il n'y aura pas
de canon à grandes échelles. Par contre, c'est le 1er à se poser la question du travail cellulaire (on va
batir tout son édifice polyphonique avec une petite cellule musicale).
Dans ces chansons, il n'y aura plus de valeur longue au ténor.
A partir de Busnois, la chanson devient vocale. Cela change le statut de la chanson car la chanson
avec des instruments est plutot destinée à être joué devant une collectivité (idée de spectacle ...) et
donc si la chanson devient vocale, c'est quelle n'est plus destinée à être joué devant un public mais à
être faite par des chanteurs pour des chanteurs. Tout doucement, on s’oriente vers une musique qui
va être faite pour « se faire plaisir à la maison ».
Un môtet à la vierge, fin XVème, début XVIème.
Temps de l’instant, linéaire. Conception de la polyphonie au service de l’immédiat. Ceci est lié à la
pensée humaniste.
Tinctoris est un théoricien de la musique. Ce n’est pas un compositeur mais un chantre, il a était
formé à Cambrai (comme Dufai). Il va à Naples qui était sous domination espagnole et sous le règne
de Ferdinand 1er D’Aragon. Ferdinand 1er D’Aragon était un musicien, un lecteur et à sa demande
Tinctoris va lui écrire 12 traités qui recoupent toute les connaissances du temps en matière de
musique, c’est à dire tout ce qui est technique (signification des différents signes ; notations
musicales ; comment faire du contrepoint ; les différents jeu de consonnances, de dissonances…). Il
va aussi résumer tout ce qui touche à la notion du temps et à la notion des proportions partant du
principe qu’une œuvre se construit comme un bâtiment et il élabore une théorie des proportions
musicales (ex : le rôle du nombre d’or …).
Glarean (1488-1563) est un autre théoricien musical. C’est l’auteur d’une œuvre intitulée le
Dodecachordon dans lequel il va essayer de faire le point sur la modalité parce que les compositeurs
de son temps ont tendance à ne plus obéir à la modalité ecclésiastique du Moyen Age. Il élabore la
classification des modes diatoniques (éolien, phrygien …).
Bilan : on s’aperçoit donc qu’il y a une généralisation de l’imitation. Dans le domaine de la chanson, il
y a une liquidation totale de l’héritage médiéval (il n’y a plus de formes fixes). Cette liquidation se fait
au profit d’une conception plus humaine de la musique et de la chanson. Pour résumer, on peut dire
que l’apport principal de ces deux générations de compositeurs est d’arriver petit à petit à un
équilibre entre l’affecte et l’intellecte.
Josquin Des Près (1440-1521) : 3 périodes :
1) Jeunesse, période milanaise  1486
Très jeune, aux alentours de 1455, il commence à avoir des fonctions de Giscantor (chanteur
principal) à la cathédral du Dôme de Milan.
2) Rome et Ferrare  1505
Vers 1460, il va être embauché par la famille des Sforza. Il va être au service du cardinal Sforza et va
donc intégrer le milieu romain. Durant cette période, le pouvoir du pape à Rome commence à être
bien rétablie, c’est le moment où Rome commence à être un foyer très important, très rayonnant sur
le plan culturel et notamment sur le plan musical. C’est un grand centre de copie, de diffusion
musicale.
Il va œuvrer aussi pour la principauté de Ferrare qui est un endroit friand de musique.
3) Retour au Pays Bas jusqu’à sa mort, il se retire à Condé Sur Escaut en Belgique.
Comme Dufai, Josquin Des Prés est le 1er à réaliser que les idées nouvelles viennent d’Italie.
Josquin Des Prés va faire émerger l’harmonie (notion de verticalité, homophonie, homorythmie).
Dans les chansons, il va aller plus loin dans l’expression des sentiments, c’est à dire que même si on
ne comprend pas les paroles, on sait très bien de quoi il parle. Dans la musique sacrée, il va
généraliser la paraphrase. Pour Josquin Des Prés, la chanson devient une préoccupation importante.
Elle évolue dans la simplicité, dans la verticalité. (il faut que ce soit clair).
Mille regrets, Josquin Des Prés.
Il y a une conception par petite phrase et non par longues coulées, il y a tout le temps des épisodes
cadentielles, des imitations à petites échelles, il y a un parfait traitement des voix. Il groupe par zone
mineure / Majeure. Il fait marcher les voix par deux (bicinia).
L’influence populaire doit apparaître dans la chanson, c’est pour cela que Josquin va voir se qui se fait
en Italie, du côté de la frottola italienne.
La frottola italienne : petite composition polyphonique profane, très simple sur un sujet trivial.
Scaramella va alla guerra, Josquin Des Prés.
Josquin est aussi le 1er à penser que la musique peut reproduire, imiter la nature.
El grillo, Josquin Des Prés.
Il y a le début du figuralisme musicale : on met des notes tenues pour exprimer le grillon qui chante
longtemps.
La chanson chez Josquin est tout ce que l’on a vu plus haut avec une exception : la chanson môtet. La
chanson môtet est une chanson dans laquelle une des voix va avoir un texte sacré en latin. Exemple
de chanson môtet : Nymphe des bois, Déploration sur la mort d’Ockeghem.
La messe polyphonique chez Josquin :
Il en a composé un grand nombre, il nous en reste une vingtaine complète. On va y retrouver les
mêmes éléments que chez ces prédécesseurs, c’est à dire qu’il va y avoir des messes sur cantus
religieux (ex : Pange lingua) mais aussi sur cantus profane (ex : Mille regrets , 2x L’homme armé), des
cantus tirés de plusieurs sources (cantus différents à chaque morceaux de la messe) et des messes
sans cantus.
Missa Sexti Toni, Josquin Des Prés : messe sur cantus.
Il n’y a pas de citation textuelle du cantus, les 4 voix participent au discours musical de la même
façon. Il a tout de même des éléments du cantus (alto, soprano et ténor à l’entrée), on est dans un
cas de paraphrase du cantus mais qui n’est pas cité de façon textuelle.
Il y a un deuxième petit élément de cantus (ténor mesure 17). On remarque donc que le cantus n’est
pas le moteur de cette composition mais que cette composition est bâtie (à partir de la mesure 11)
sur une cellule qui va être superposée à elle même avec un petit décalage. Il y a un travail sur la
brièveté, c’est une musique complexe avec un choix de matériau extrêmement restreint.
Mesure 27 : Il fait travailler les voix deux par deux. Il y a peu de trace du cantus excepté une : au
début, le ténor chante do, si, do et évoque la 2ème partie du cantus. Il y aussi une imitation
rigoureuse à la quinte entre le ténor et l’alto.
On a aussi une imitation à la quarte à la mesure 38 à la voix de ténor repris à la mesure 40 par la voix
d’alto. Mesure 44 au ténor, mesure 45 à l’alto … On remarque tout au long du morceau des
imitations entre les voix. On va répèter mais il y a une logique aussi de non développement car l’idée
exposé ne revient pas. C’est une pensée qui est différente de ce qui a été fait auparavant. Josquin
Des Prés tourne un peu le dos au passé.
Mesure 76 : il y a deux types d’écriture très disctincte : valeur longue au ténor et à la basse / les 4
voix du dessus sont bien organisées avec de l’imitation, des canons. Il y a une cellule qui va unifier le
discours musical. Dux1 (voix qui entre) : Alto1 ; Comes1 (voix qui suit) : Alto2.
Mesure 79 : Dux 2 : Soprano 1 ; Comes 2 : Soprano 2. On remarque que chaque entrée en canon a
paraphrasé les entrées précédentes…. On a un dux et un comes tout au long du morceau.
Mesure 113 jusqu’au début : la basse chante la partie A du cantus en mouvement rétrograde.
Après la mesure 113 : le ténor va chanter la partir B en mouvement rétrograde et la basse va
reprendre la partie A normalement. On pourrait dire que l’œuvre est écrite en miroir autour de la
mesure 113. Il y a la surperposition de deux conceptions différentes : d’un côté le contrepoint francoflamand et de l’autre côté de petits canons avec de brèves imitations.
Josquin montre bien que l’écriture sur cantus est dépassée et qu’on peut faire mieux. Avec cette
œuvre, on est sorti du Moyen Age. Plus on va avance dans le temps, plus on va laisser tomber la
notion d’écriture sur cantus mais il y aura toujours des éléments du cantus.
Par exemple : La messe paraphrase : on prend un thème musical et au lieu de le traiter en cantus et
de batir un édifice tout autour, on va à la place mettre ce cantus tout le temps à toutes les voix mais
il sera varié, paraphrasé, orné, vocalisé … On va donc faire un travail de variation sans jamais citer le
cantus.
Exemple de la Missa Pange Lingua.
Il a choisit un thème musical (thème grégorien) qui est divisé en 6 entités disctinctes. On est en mode
de mi authente. On peut parler de messe quatri toni (4ème ton). On est en temps parfait et en
prolation mineure.
1er kyrie.
Au début, il y a un canon rigoureux et ensuite une série d’imitations.
Tout le 3ème système de soprano (mesure 11, 12, 13, 14, 15) est une parapharse libre de la 2ème
incise. A chaque fois qu’il y a des entrés en imitation, ces imitations se font avec une mesure
d’intervalle.
Qu’est ce qu’une paraphrase ?
On peut rapprocher la paraphrase au principe de variation.
Grande étape d’écriture dans la messe ?
Dans la messe polyphonique : écriture sur cantus (savoir définir : cantus en valeur longue : cantus
firmus…).
Pour Dufai, il y aura des diminutions rythmiques en fin de morceau, de petites imitations, envie de
mettre les 4 voix sur un pied d’égalité. Il peut prendre un cantus à l’envers.
Ockeghem n’a pas fait évoluer le cantus. Il y a des messes libres (conception cérébral, écriture
linéaire…).
Josquin Des Prés : la balance commence à s’équilibrer entre l’écriture libre (contrepoint cultivé pour
lui même) et le cantus. Exemple de la fin de l’homme armé.
Messe sur cantus, messe paraphrase (point ultime d’écriture sur cantus).
Messe plain chant (requiem de Ockeghem).
Missa Pange Lingua, Kyrie.
Temps imparfait, prolation mineur.
Il y a 8 exploitations de la 3ème incise. La basse et l’alto sont en canon. Il y a un système de double
canon à l’unisson entre la basse et l’alto avec une réponse à la quinte.
4 exploitaions de l’incise 4 :
Mesure 35 : paraphrase complète par l’alto. Ensuite la basse, le ténor paraphrase.
Dernier kyrie.
Il utilise sa 5ème incise sans la 1ère note. Il y a un double canon.
Pour la 6ème incise :
Mesure 59 - 60 : Soprano ; fin de mesure 60 : ténor ; mesure 62 : basse ; mesure 64 : soprane et
basse en mouvement parallèle. Tout est conçu sous la forme de petite cellule que l’on va soit
renverser soit exposer.
Sujet caché : dans les messes polyphoniques de Josquin, il y a des messages cachés extérieur à la
donnée sacrée. Par exemple :
La messe la, sol, fa, ré, mi dissimule la phrase « Lessi far a mi » (laisser moi faire).
La messe Hercules / Dux / Ferrariae (Hercule Duc de Ferrare) :
Ré Ut Ré / Ut / Ré Fa Mi Fa Ré
La messe Di dadi (des dés) : messe sur cantus, le cantus a était pris à un compositeur anglais Robert
Morton intitulé « N’aurais-je jamais mieux ? ». Il joue sur des augmentations rythmiques du cantus et
à chaque début de morceau, il illustre le rapport entre les valeurs qu’il emploie dans le morceau et
les valeurs d’origines de la chanson. Il illustre cela au dessus de la partition en dessinant des dés à
jouer.
Le motet chez Josquin Des Prés :
Josquin aime le sous texte dans ces œuvres musicales. Lorsqu’on écrit un motet, on a moins
d’obligation (alternance des morceaux, forme, texte). Josquin écrit donc beaucoup de motet. De plus
en Italie, le motet est étroitement lié à la vie politique, on peut parler de motet politique. Exemple de
Coyset Compère, Sola caret montris / Ferra pessina
Chanté par les voix du dessus / par le ténor en valeur longue
C’est un cantus inventé.
Ferra pessina (vilaine bête malfaisante) adressé au pape parce qu’il y a une tension entre la France et
la papauté à Rome. Sola caret montris : monstre qui ravage les provinces de France.
Il y a des motets de Josquin qui sont écrits complètement verticalement : le style note contre note.
On peut dire que ce style d’écriture préfigure les débuts du choral allemand.
Josquin tend vers une écriture qui anticipe sur le madrigal (écriture musicale qui traduit chaque mot
en musique).
1ère partie du motet, Illibita dei virgo.
Le motet est en 2 parties.
- ix - ix - a
A A B - ix - ix - a
2X6-a-a-e
AAB-a-a-e
Les rimes en -ix finissent souvent en sol, c'est un motet à la vierge.
Traitement musical, élément particulier : on peut dire que c'est construit autour d'un court cantus en
valeur longue ou autour d'un ténor en ostinato qui joue le rôle d'élément unificateur. Il n'y a pas
d'éléments de reprises textuelles, de reprise musicales. A chaque vers, il y a un matériel musical
différent. Il y a 5 voix. Au milieu de l'édificice, il y a une voix de ténor qui chante souvent La, mi, la qui
désigne Maria. Ce morceau ressemble à un motet isorythmique (même structure qui revient de
façon trés symétrique, même structure rythmique : 3 notes de valeur identique, il y a pratiquement
la même mélodie).
1er vers : canon rigoureux.
2ème vers : contrepoint à 2voix (bicinium).
3ème vers : entrée en imitation
4ème vers : imitation, travail cellulaire.
Il y a des diminutions rythmiques. Il y a 4 sections différentes.
1er section : des dialogues en antiphonies (jeu de question / réponse), régulalité.
2ème section : le soprano fait quarte descendante par degré conjoint, petit élément d'imitation
3ème section (6/2) : écriture homorythmique, homophonique : écriture verticale.
On est dans une litanie (reprise de texte, de musique).
Problème de datation concernant ce motet. On peut penser qu'elle date de la maturité de Josquin. Il
ne l’a pas composé pour une commande mais il l'a peut être composé vers la fin de sa vie à Conday
sur Escaut pour son 60ème anniversaire.
Acrostiche (1ère lettre) de chaque 1er vers donne la signature de Josquin dans la 1ère partie.
JOSQUIN Des ut lEta muSorum (muses : symbole païen) foetura PRES.
Acrostiche simple/ mésostique (acrostiche à l'intérieur d'un vers).
2ème partie : pas d'acrostiche aussi évident. Un musicologue anglais nommé Titcomb va faire des
travaux. Il se pose la question de savoir si le découpage du texte n'est pas une erreur. Il propose un
découpage différent.
AD / CA / Fl V / E S C
Ad CAvem Flumini Esecu Escau
GDAM:
Ad Majorem Dei Gloriam
Processus de Gematria (on consiste à appliquer pour chaque lettre l'alphabet un numéro (le U et le V
peuvent être interchangeable).A l'époque, la musique et les maths étaient enseignés ensemble.
ABCDEFGHIJLMNOPQRSTUVXYZ
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
DES PREZ :
4 + 5 + 18 + 15 + 17 + 5 + 24 = 88
Le ténor chante 88 notes.
IOSQUIN = 9+14+18+16+20+9+13 = 99 en écriture arabe veut dire aussi 9.9
Cantus 3 = 3 x 3 x 9 = 9.9
Lettre désignant quelque chose en numération romaine :
AD CA(V) FLUV ESCA(U) GDAM
100 50 5 100 500 1000
155 1600
1445 : année de naissance de Josquin Des Prés
Acrostiche dans la 2ème partie :
AUSI SAIA TOTA (je me suis essayé à ça de tout mon coeur).
Personnalité comtemporaine de Josquin Des Prés :
Compositeur franco flamand Antoine BRUMMEL (1498 - 1520) :
Il a été chef des chantres à Notre Dame De Paris (1498 - 1500). Il s'ouvre un peu au style nouveau, il
représente l'avènement de la complexité polyphonique, il y a beaucoup de voix, on retrouve une
linéarité dans sa musique, c'est une musique pensée à l'horizontale.
Et ecce terrae motus, Antoine BRUMMEL.
Messe polyphonique à 12 voix mixtes. C'est une musique qui tend à s'écarter de la symbolique sacrée
au profit d'elle-même, c'est l'art pour l'art, la musique vit pour elle même.
LOYSET Compère (1450 - 1518) : il y a un souci de clarification, de simplification du langage qui se
manifeste dans une production abondante de chansons.
Nous sommes de l'ordre de St Babouin, LOYSET Compère.
La trivialité peut donc être mis en musique sans qu'on trivialise le langage.
Cette école franco flamande ne s'arrête pas avec Josquin Des Prés. A partir du XVIème siècle, l'école
franco flamande n'est plus seul à rayonner, il y a une esthétique de la chanson française qui va
déteindre sur les compositeurs franco flamands.
XXème siècle : la polyphonie pour la voix est redevenue intéressante pour les compositeurs (pour le
timbre, les couleurs). Exemple de Jean Yves Daniel Lesur, il a fait partie du groupe jeune France, il a
enseignait longtemps le contrepoint.
Cantique des cantiques, Jean Yves Daniel Lesur, 1952.
Adaptation d’un texte biblique. Marcel COURAUD a commander plusieurs œuvres à 12 voix dont
celui là. Il superpose plusieurs cellules. Ostinato à la voix de basse.
André JOLIVET (1805-1974) est un très grand orchestrateur, il a travaillé sur le rythme, il s’est forgé
une modalité très personnel.
Epithalame, André JOLIVET , 1953 pour orchestre vocal à 12 parties.
Epithalame veut dire chant nuptial. Il utilise les voix comme des percussions avec des onomatopées,
il utilise aussi les intervalles inférieures au demi ton. Il aime faire de la figuration musicale.
XVIème siècle musical :
Avec Josquin, il y a l’émergence de l’harmonie, la notion de verticalité, l’enchainement d’accords. Il y
a aussi l’émergence de la chanson parisienne sous le règne jusqu’en 1483 de Louis XI (surnommé
l’universel araigné), il n’était pas sensible aux arts et il a aidé la chute vertical du Grand Duché De
Bourgogne. Sous son règne, il va y avoir une sorte de lutte ouverte ou une sorte de guerre froide
contre Charles Le Téméraire. Lorsque Charles Le Téméraire meurt, on entre dans une stabilité du
régime et on a un changement de mentalité. François 1er va régner de 1515 à 1547, il est jeune et
ambitieux et il va diriger une politique d’expansion du coté de l’Italie. Il va faire en sorte qu’une
partie de l’Italie soit française, ce qui va permettre à la France de s’agrandir sur le plan territorial et
sur le plan artistique.
1515 : victoire de Marignan contre les Suisses. A l’issue de Marignan, il est signé une paix perpétuelle
avec les Suisses. Le poids de la France va devenir plus important.
Il y a aussi un concordat qui va être signé avec le pape.
Le traité de Noyon signé avec Charles Quint donne à la France le Milanais (toute la région de Milan :
nord de l’Italie). Charles Quint est l’homme le plus puissant d’Europe, du monde. Il est le roi
d’Espagne, l’empereur du St Empire Germanique , il a une bonne partie de l’Italie, il a en plus les
possessions des continents de l’Espagne. On va importer les arts.
Charles Quint va être réelue empereur d’Allemagne. François 1er s’était présenté aussi.
A partir des années 1520, François va essayer de contrecarrer l’influence des Hasbourgs d’Autriche
en Europe. Il va le faire par les armes et par les arts.
La région du milanais va être reperdu au cours de la Bataille de Pavis gagné par Charles Quint.
François 1er va subir une période de réclusion. Toute la carrière de François 1er va être d’essayer à
contracter des alliances partout et en dehors de l’Europe pour essayer de ceinturer Charles Quint. On
va contracter une alliance avec les turcs.
La France a une très bonne politique intérieure. François 1er veut rendre cohérent cette ensemble de
régions disparates.
Il faut une unification : unification monétaire, essayer de regrouper en fédération des branches
artisanales pour donner une autonomie (soierie lyonnaise). On se donne aussi une charte de qualité.
François 1er va perfectionner la poste aux chevaux (moyen de se faire passer les courriers écrits).
- unification de la langue française (1559).
Création du collège de France (ensemble de grammériens qui réfléchissent sur la cohérence de la
langue). Guillaume Budet (1467-1550) : bibliothécaire du roi va présider ce Collège de France.
Développement de la littérature française.
Avant il n’y avait pas de grand foyers intellectuels en dehors de Paris, maintenant à partir du XVIème,
il y a un essor des cités due à une expansion économique considérable (Lyon, Marseille, Bordeaux …).
Dans ces cités, la prospérité économique touche les commercants, la bourgeoisie aisée, c’est eux qui
vont pratiquer la musique. Il y a donc une nouvelle classe qui va avoir accés à la musique. Ils
demandent de la musique pour « se faire plaisir à la maison », c’est une musique domestique. La
chanson est l’expression de cette demande.
La bourgeoisie aisée va aussi demander de la musique pour la fondation religieuse. La fondation
religieuse est l’équivalent privé de la chapelle royale, c’est un don financier que l’on fait soit par
testament après notre mort, soit durant notre vie. En échange, on va faire produire par quelqu’un
une œuvre d’art sacrée : cela peut être un tableau, la construction d’un édifice, une œuvre musical…
Sur le plan de la politique culturel, François 1er importe la Renaissance Italienne en France. La
Renaissance Italienne est l’abandon de l’héritage gothique de la fin du XIVème siècle. On a un goût
nouveau pour :
- la clarté
- la courbe plaisir hédoniste
- l’agrément
Il va d’abord s’intérésser à l’architecture, exemple de Chambord. Pour François 1er, l’art est le
pouvoir. Cette art de la renaissance est un art de désacralisation. Ce château est le symbole de
l’absolutisme royal, il est lié à la personne (exemple du château de Versailles de Louis XIV).
Portrait de François 1er par Clouet. C’est aussi la période de la notion du Moi, du Je. Il va aussi
importer des artistes italiens tels que Leonard de Vinci, Benvenuto Cellini (sculpteur, fondeur).
François 1er est le symbole d’une pensée de tout un temps.
Un dirigeant doit savoir aussi pratiquer la musique, faire de la littérature.
Douce mémoire, chanson de Pierre SANDRIN, écrit par François 1er.
C’est un texte très intimiste.
Au niveau des institutions, François 1er va créer une écurie, c’est une institution avec un bon nombre
de musicien, c’est une musique d'apparat. Il y a les trompettes, chalémis, fifres, saqueboutes.
Il y a aussi la chambre avec le luth, les orgues positifs, portatifs.
Il y a des progrès techniques : partitions imprimées, diffusion musicale.
Il y a une pensée humaniste, humanisme musical. L’humanisme, c’est repenser la place de l’homme
dans l’univers, l’homme est au centre de la création et doit rayonner à son centre.
L’humanisme est une philosophie d’altérité. C’est à dire qu’on a bien conscience que chacun de nous
existe par rapport aux autres et qu’il faut qu’on intègre ces autres dans notre vision du monde.
Exemple :
1492 : découverte de l’Amérique.
1534 : découverte du Canada.
Il y a une relativité des moeurs et des cultures. L’homme quelqu’il soit à conscience d’une raison et il
peut faire preuve de libre arbitre. Il y a aussi le concept de tolérance.
La Boétie est l’auteur d’un livre Discours sur la servitude volontaire.
Erasme a écrit l’éloge de la folie.
Il y aussi la critique de l’empirisme : rien n’est jamais acquis sans avoir eu au préalable une réflexion.
La réflexion est supérieur à ce qui est figé, l’expérience est supérieure à l’hypothèse.
La ressemblance entre toutes les chansons, c'est que ce sont des musiques de proximité, il n'y a
aucune prétention philosophique, elles ont pour but de distraire, ce sont des musiques d'agréments,
on a la liberté de faire rire et de se moquer.
La chanson parisienne (édités à Paris par Pierre Attaignant) du début du XVIème siècle est un vent de
révolte et de liberté. Il y a une caricature du pouvoir, des religieux, on se moque aussi de ceux qui
pratique cette musique (la bourgeoisie commercante aisée) et le thème du cocu est celui qui revient
le plus souvent. C'est symptomatique du temps, c'est une société qui se moque d'elle même, la
chanson est donc l'expression d'une société qui va bien.
Caractéristique de la chanson : Abandon définitif de toute forme fixe, c'est le texte qui va donner la
forme de la chanson. Il y a des chansons strophiques, des chansons à couplets, des rondeaux… C'est
aussi l'époque où en chanson, on va commencer à mettre en scène, elle va raconter une histoire. Il y
a tout un programme de chanson appelé la chanson figurative dans laquel le compositeur agit
comme un dramaturge en mettant en scène des personnages, des situations, des lieux (ex de
Janequin : la guerre, les oiseaux, la chasse...).
Structure : souvent dans la chanson figurative, il y a deux parties :
1ère partie : une partie plus textuelle (la chasse)
2ème partie : une partie où il n'y a plus de texte, elle est plus virtuose, plus rythmique.
Sur le plan harmonique : Il y a un accord parfait de 3 sons souvent à l’état fondamental et on peut le
trouver aussi (rarement) en position 6. Il n’y a pas d’accord renversé en 6/4 (très rarement en notes
de passages). Les accords sont toujours complets sauf quelque fois sur l’accord final. Il n’y a pas
d’accord à 4 sons dans la chanson française du XVIème. Il y a un refus de la notion de contrepoint,
c’est une musique de la verticalité car on veut une meilleur compréhension. Il y a beaucoup
d’épisodes cadentielles V, I et de cadence plagale IV, I.
Sur le plan rythmique : c’est la libération : la chanson figurative s’inspire souvent de la danse.
Exemple du rythme de pavane qui est associé aux chansons sentimentales. Il y a des superpositions
rythmiques binaires pour ternaires (2 pour 3).
Janequin crée des sections entières de contrepoint rythmique.
La disposition des voix est particulière : la voix de soprano devient importante et remplace donc la
voix de ténor (voix de remplissage harmonique). Dans cette disposition des voix, il y a un énorme
travail cellulaire.
Quels sont les textes utilisés ? les textes utilisés sont souvent écrits par les compositeurs eux-mêmes
ou alors ils utilisent les textes de Clément MAROT (1496 – 1544).
Clément MAROT va avoir une grande influence sur la chanson sentimentale ou chanson galante car il
va remettre au gout du jour la poésie de Pétrarque. Pétrarque : poète italien qui a vécu en France au
XIVème siècle, il a développé un certain vocabulaire amoureux.
Avénement du sonnet : 2 quatrains, 2 tercets (4 4 3 3).
L’épigramme : petit poème en vers souvent de nature très satirique.
Elégies : poème lyrique un peu long a vication très mélancolique.
Le blason est une litanie (poème dont tout les vers commence de la même façon) et le blason est la
litanie d’un objet (ex : Du beau tétin de Janequinà.
La chanson galante est celle qui se situe dans le registre de l’esthétique pétrarquisante, on parle
d’amour et on va le décliner sous différent registre :
a) la plainte amoureuse : c’est l’homme qui se plaint que la femme ne répond pas aux sentiments
qu’il montre.
Languir me fais, Claudin de Sermisy.
b) La mélancolie amoureuse : je t’aime mais je ne suis pas sur que tu m’aimes autant.
Autant en emporte le vent, Pierre De La Rue.
c) Dépit amoureux : la femme ne répond pas
Je n’ai point plus d’affection, Claudin de Sermisy.
Il y a un refrain musical qui ne correspond pas à un refrain textuel.
d) Satisfation amoureuse.
D’un seul soleil, Janequin.
1er symbole : Quand dans des chansons on parle de petit dieu, cela signifie cupidon.
Ce petit dieu qui vole, Janequin.
2ème symbole : le bois endroit de l’amour.
Au vert bois, Sermisy
Refrain + couplet identique forme à couplet.
Au joli bois de Sermisy : lieu où on se souvient de son amour (mélancolie).
Forme libre sans refrain, c’est une forme séquence.
Après la chanson galante, il y a le blason.
Du beau tétin, Janequin.
Du laid tétin, Clemens Non Papa.
La chanson rustique : c’est une chanson dans le style populaire et non savant. Généralement, il n’y a
pas de vrai thème populaire, ils sont inventés. C’est l’époque où l’on commence à s’intéresser, à
écrire des musiques qui ne sont pas savantes.
La meunière de Vernon, Janequin.
Ronde villageoise, le ton de la fin n’est pas celui du début. Cela rappele la reverdie (chanson sur le
retour du printemps).
Exemple de reverdie :
Ce Mois de Mai, Janequin.
La chanson humoristique : on cherche à se moquer de quelque chose ou de quelqu’un, on peut rire
de tout. Rabelais a affirmait que le rire est le propre de l’homme.
La parodie : la parodie peut être la citation de quelque chose, on prend une œuvre musicale et on
s’en sert pour la citer dans une autre œuvre musicale. Elle peut être aussi le détournement, la
caricature, la déformation d’une œuvre musicale. Dans la chanson humoristique on emploie le mot
parodie comme la caricature, le détournement.
Ma mye a eu de Dieu le don, Janequin.
C’est le détournement d’une chanson galante.
Janequin est le 1er compositeur pour qui le mot à une valeur de rythme.
La satire sociale va s’exercer jamais au dépend de la noblesse, du roi, du régime mais contre le
bourgeois (bourgeois cocu).
N’as tu point mis ton haut bonnet petit bonhomme ? de Nimot Le Petit.
La chanson grivoise ou chanson bacchique : chanson qui parle de nourriture, de plaisir amoureux., ce
sont aussi des chansons à boire appelé un tourdion. Pierre Attaignant à écrit des chansons à boire.
La maitresse Pierre, Sermisy.
La chanson grivoise est celle aussi qui va se moquer du milieu écclésiastique.
Frère Thibault, Janequin.
La chanson paillarde :
Un jour Robin, Janequin
La fricassée : c’est un mélange de chanson à succés. Un éditeur publie un pot pourri à 4 voix en
superposant des extraits de chanson qui ont bien marché.
La chanson descriptive :
On va se préoccuper de la mise en scène sonore. On va décrire un état d’âme, on va bâtir des
fresques sonores plus large, on va mettre en scène soit une histoire, soit une scène de la vie
quotidienne avec tout les détails sonores que l’on pourra y mettre (ex : les cris de Paris, le caquet des
femmes).
La chasse à 4 voix de Janequin.
Cette chanson va s’articuler en 2 parties.
1ère partie : plus textuelle, on va décrire la mise en marche de la chasse.
Il va y avoir des onomatopées (valeur rythmique)
Claudin de Sermisy (1495-1562) est un laïque. En 1515, il intègre la chapelle royale, il devient sousmaitre de cette chapelle. A partir de 1533, il est chanoine de la Sainte Chapelle. Son talent va se
montrer dans la musique profane et principalement dans la chanson galante.
Les caractéristiques du style de Sermisy : verticalité, économie de moyens musicaux, syllabisme (1
syllabe par note), homorythmie, homophonie ; c’est une musique mélismatique (vocalise courte sur
une seule syllabe) : c’est l’équivalent d’un monnayage. Lorsqu’il propose un mélisme, c’est souvent
au soprano et au ténor en sixte parallèle. C’est une musique de la tierce et de la sixte.
Tant que vivrai, Sermisy.
C’est une chanson galante : satisfaction amoureuse.
2 x 10 a (an) a b (or) 2 x 5
2 x 10 a a b 2 x 4
2x5
A2x4
B
On n’est pas dans un poème de forme fixe, c’est un poème libre.
On est en mode de Do transposé sur Fa. C’est une musique modale, il y a de nombreux épisodes
cadentiels, règles des tierces et sixtes, il y a des degrés forts.
Il y a un découpage en 3 phrases :
1 - 4 5 - 8 9 - 12
I – V I-III-V I-II-I-IV-V-I
antitée d’autosuffisance appel à résolution cadence parfaite
cadence close cadence ouverte
La forme musical : forme couplet / refrain ou forme musical à couplet ou forme A B.
2ème partie :
Mesure 13 à 14 : IV III I, cela veut dire que c’est une musique entre 2 temps.
Construction : juxtaposition de petites séquences répétées.
Combinaison rythmique : binaire, on est en temps imparfait et en prolation mineure.
Le morceau est basé sur un rythme de base :
Et aussi sur un rythme de pavane (danse de cour) : L – B – B : rythme du dactyle.
Il y a des questionq / réponseq, il y a un rapport étroit entre la soprano et le ténor : écrits parallèles
ou symétriques (écrit en miroir). On peut reconnaître les morceaux de Sermisy notamment grâce à ce
rapport entre ces deux voix.
Analyse d’une œuvre :
- De quoi parle le texte, qui parle, qu’est ce qu’il se passe ?
- Devant qu’elle type de poète on se trouve ? et dire sa structure.
Jouissance vous donnerai de Sermisy, poème de Marot.
C’est un poème d’amour, c’est une chanson galante, c’est une femme qui parle. Il y a une couleur
mélancolique mais c’est un amour heureux, il va durer au delà de la mort.
6 vers de 8 pieds homométriques.
Si les vers font tous le même nombre de pieds, on se trouve devant des vers homométriques sinon ce
sont des vers hétérométriques.
ai
ai X 2
ance (vocalise)
C’est un poème qui a était publié pour la chanson et ensuite pour L’adolescence clémentine.
Le mode du supérius est le mode de Ré. La combinaison rythmique : temps imparfait, prolation
mineur.
La musique est reprise 2 fois. En bas de la 1ère page, il y a un point d’arrêt dans la construction, tout
le monde respire. Il y a 2 parties avec à la fin de la 2ème partie, une reprise musicale de la fin de la
1ère partie. Parcours harmonique : 1 – 3 ; 3 - 6
I - V ; I – III
Il y a une notion modale qui se dégage de cette chanson, une notion de relatif.
Caractéristique de l’écriture de Sermisy : écriture syllabique au début et à chaque fin de vers il y a les
mélismes à 2 voix. Mesure 6-7 : entrée en imitation non rigoureuse. Il y a une idée d’unité de rythme.
Clément Janequin (1485-1558) était un ecclésiastique, un provincial, il a vécu du côté de Bordeaux.
C’était un curé de campagne, il a était vite proche des cercles humanistes de Bordeaux. C’est
quelqu’un qui a une très haute idée de la liberté. Il va être remarqué par la publication de chansons.
Sa renommée est très grande. A 60 ans, Janequin va faire des études de droit à la Sorbonne. En 1558,
il est nommé à la chapelle royale, il va en profiter quelque mois car il va mourir peu de temps après.
A la fin des années de sa vie, il va écrire 80 psaumes très dépouillés, linéaires qui vont servir quelques
années plus tard à la musique protestante, grégorienne.
Le style de Janequin est plus divers que le style de Sermisy, il est plus polimorphe, grande diversité
du style. Chez Janequin, il n’y a pas de mélisme, de vocalise. Il y a une musique du contraste, rupture
de temps, rupture d’intensité. Chez Janequin, il y a une grande vitalité rythmique, une virtuosité
verbale.
La guerre ou la bataille de Marignan, publié entre 1516 – 1519.
C’est une de ces 1ères grande chanson figurative de Janequin. Janequin prend une idée musicale, il
en fait une section de sa chanson et quand cette idée musicale a été exploitée, il passe à une autre et
ainsi de suite. C’est construit par séquence progressives, indépendantes.
Histoire de la Renaissance
Qu'est ce que la musique à l’époque de la Renaissance? Le langage musical et ses éléments.
1500-1600 La Renaissance est avant tout un mouvement de pensées, historique,
sociologique, esthétique…
La redécouverte, la remise en avant, la traduction de la pensée Antique (pré chrétienne).
La redécouverte des écrits Antiques. La pensée Antique est une découverte permanente qui
n’est pas compatible avec l’époque médiévale. C’est une évolution considérable de la
pensée, notion d’altérité.
La pratique amateur apparaît à la Renaissance. Les notions modales se transforment en
notions tonales pendant la Renaissance.
Dés le XVI m siècle le système tonale est mis en place sans avoir la sensation de changer de
révolutionner le langage musical.
En Europe, au début du XV m siècle il y a deux grands pôles d’Arts en France (l’Ecole de notre
Dame) et en Italie.
La Renaissance musicale est ni italienne et ni Parisienne. Mais, au départ la Renaissance
musicale viendra d’Angleterre. L’Ecole de la musique anglaise.
En France, cohéxistence de la monarchie. Il y a une grande difficulté dans les échanges car il
n’y a pas la même unité de poids ni les mêmes mesures et pas le même système monétaire.
Il y a en France un grand affaiblissement de la monarchie.
Au début du XV m siècle, le Roi Charles VI règne sur la France. Il a un pouvoir vacant car il a
de gros problèmes psychiques. Le Roi à des crises de folies.
La France sombre alors dans une vacance de pouvoir. L’Hôtel St Paul est une ville dans une
ville.
Louis d’Orléans se déclare alors régent.
Le but est de reconstituer l’ancien Empire de Charlemagne, imposer une unité de langue, de
Monnaie…
Jean Sans peur est le Duc de Bourgogne près de Dijon , en 1407 il assassine Louis d’Orléans.
Il y a une prise de pouvoir au niveau du conseil du Roi, la France bascule en Guerre.
Dix ans de guerre civile, sanglante et très meurtrière.
Paris ne sera plus un centre artistique à cette époque.
Un conflit inévitable avec l’Angleterre, la Guerre de cent ans. Milieu du XIV m siècle, la
dynastie des Capétiennes.
1415 Bataille d’Azencourt.
Jean Sans Peur s’allie avec l’Angleterre.
1419 Assassinat de Jean Sans Peur.
1420 Année charnière, année ou la Bourgogne devient le Pôle des Arts. Philippe le bon est le
dernier chevalier. Il va régner, accroître le développement de l’argent, du commerce, de
l’Art ,l’Architecture…La musique va ainsi connaitre un développement considérable et
extraordinaire en Bourgogne.
En 1420 est signé le Traité de Troyes en Champagne, le Roi Charles VI reconnait la légitimité
de la souveraineté de l’Angleterre.
Donc la Renaissance ne va pas être française.
C’est alors que Jeanne d’Arc fut un pion très important, car grâce à elle nous allons
reconquérir nos territoires français. La situation en France va enfin se redresser.
A écouter : Jeanne d’Arc au bucher
Le Saint Empire Germanique (Allemagne, Autriche, Europe centrale…) Empire par élection.
Zone encrée par le post médiévale. L’Italie est une mosaïque de principautés.
Venise est une république, plateforme avec les Empires Byzantins (prospères).
C’est l’Art de la Renaissance. Rome est très importante, les papes ont un pouvoir énorme.
1378- Le Grand Schisme.
La papoté est installée à Avignon. Depuis 1378 il y a deux papes qui se disputent le pouvoir,
l’un à Rome et l’autre à Avignon. L’Europe est alors divisée.
1409 on réunit les papes et on élut un troisième pape.
1414 élection d’un nouveau Pape.
1417 Martin Cinq est élut pape à Rome.
La Renaissance est une période de mutation, de redécouverte de la philosophie Plutonienne.
L’Ecole Franco-Flamande (pendant 3 générations)
L’Ecole Franco-Flamande prend son essor dans la Bourgogne.
Le XV m siècle est le siècle des trois générations, puis vers le XVI m siècle d’autres Ecoles
voient le jour.
1)
Première Génération :
John Dunstable ou de Dunstaple est un compositeur implanté dans le nord de la France.
(1380-1453). C’est le premier musicien de l’Air Moderne de la Renaissance. Il est aussi
célèbre en tant que mathématicien ou Astronome.
Il fut au service du Duc de Bedford. Son œuvre comporte une cinquantaine de pièces
rassemblées dans un manuscrit ( le Old Hall) en grande partie de la musique sacrée.
Il apporte la technique du Faux Bourdon (deux accords parfait de trois sons).
Un bourdon c’est une quinte de base tenue ou une quarte).
Il va émerger la notion d’harmonie. En renversant un accord parfait position cinq à un accord
parfait position six.
A écouter : Ave Maria Stella, le texte n’est pas de lui. C’est une forme strophique. Sur
chaque strophe la même mélodie. On entend des accords parfaits parallèles et des quintes
parallèles. Les tierces et les sixtes sont à consonances imparfaites.
Gilles Binchois (1400-1460) c’est le premier grand représentant de la musique FrancoFlamande. Ecrire pour son époque. Il eut d’abord une carrière en tant que soldat, un peu
Mercenaire. Il entre dans les ordres de la Religion et deviens prêtre. Il va alors reprendre un
carrière musicale. Il est au service du Duc De Bourgogne. La chanson va prendre une
ampleur à la Renaissance. La musique à cette époque n’est pas pour les amateurs.
Début XV m il y a trois voix pas plus. Uniquement des accord parfaits à trois sons. Le rythme
est relativement simple, pour distraire dans le domaine de la chanson. Il faut que le texte
soit compréhensible. Chaque fin de vers des cadences (des ornements) discoure plus clair.
Au moins un interprète vocal avec l’essentiel du texte et les autres parties par des
Instruments. Possibilité de renforcer les doublures avec les voix et avec les instruments.
Il y a deux formes distinctes à l’époque :
La forme fixe est une forme noble. Pour des sujets comme l’Amour, de tems en temps une
forme plus libre pour des sujets plus léger.
Christine de Pisan est antérieure au XV m siècle, elle a écrit des textes pour Binchois.
Elle emploie la première personne. Ces textes sont donc mis en musique.
Charles d’Orléans a aussi été mis en musique.
La forme libre, il y a une chanson sur les cinquante chansons de Binchois.
Ecoute : Les filles à marier, c’est une forme libre. C’est une forme à bi parties.
AA/BB
AA est à la tonique et BB est à la dominante et qui revient à la tonique.
Les trois voix ne sont pas traitées à égalité. On distingue des cadences assez rapprochées.
Pleins d’imitations. C’est une grande nouveauté. On croit qu' ils accélèrent, mais ce n’est
qu’une diminution rythmique à caractère dansant.
Guillaume Dufay (1410-1474)
Il est ami de Gilles Binchois rencontré à la cour de Bourgogne. C’est un des représentants de
l’esprit de la Renaissance. Il est née à Cambrais.
Il a une carrière musicale précoce. Il va faire un voyage en Italie, il va vivre une carrière
musicale Italienne jusqu’en 1417 à Florence et à Rome. C’est le premier musicien de son
temps. En 1437 il cherche à élargir son itinéraire, il est constamment sur la route. C’est une
période de synthèse de fortes influences d’Italie et du contrepoint de son expérience quand
il était petit. Il était prêtre, à l’époque c’est un moyen de subsistance.
En 1450 il se retire dans une abbaye, il écrit ce qu’il à envie d’écrire. Influences italiennes,
françaises, et technique du faux bourdon. Le premier domaine de la chanson. Il a un grosse
production de chansons, quatre-vingt quatre chansons. Une production profane.
Des chansons italiennes, deux chansons en latin et 74 chansons françaises. (Elles adoptent
des formes fixes). Une des formes fixes la Ballade (une chanson et un poème). C’est une
forme strophique et chaque strophe a une forme (AA’B). Le premier registre évoqué des
ballades est « La mélancolie d’Amour ». Le « reverdie » qui traite le printemps est une forme
rondeau.
Le Rondeau à cette période à des couplets différents.
Mais à l’époque le rondeau n’est pas strophique.
Le système du morceau est le suivant :
AB
aAaB AB
Refrain / demi refrain / refrain complet
La chanson d ‘étrennes est une chanson de vœux, c’est une tradition vivace à l’époque de la
Renaissance.
Ecoutes :
Bon jour, bon mois, bon ans et bonne étrenne, plutôt une forme rondeau.
Mélisme en fin de phrase. Ce ne sont pas les mêmes paroles. Le texte est de Christine de
Pisan.
Le deuil angoisseux
C’est une chanson de Dufay, ballade (mélancolie d’amour). Vocalises sur les cadences. L’Art
du début de la Renaissance par la chanson. Des cadences plus fréquentes.
Le Motet chez Dufay.
Pour le XV m, le motet c’est une pièce de caractère sacrée en polyphonie conçut sur un ou
plusieurs textes à la fois. Les textes sont des textes hors messe et pas forcément extrait de la
Bible. Dans la majorité des motets de Dufay il y a de l’isorythmie (ce n’est pas un genre
musical et ce n’est pas une forme) il peut rentrer dans n’importe quel forme. Dans une
polyphonie il y a au moins une des deux voix en isorythmie.
L’isorythmie : la talea série rythmique (avec ou sans silences) et la série mélodique le color.
L’isorythmie est à la voix de ténor, c’est une création continue identique mais en même
temps différente. (Dans le motet de Dufay).
Il n’y a pas forcément des isorythmies dans tous les motets. Chez Dufay le ténor est souvent
Doublé avec un trombone.
Ecoute : Nuper Rosarum Flores (1436)
Composer pour l’inauguration de la Cathédrale de Florence (avec une coupole). C’est un
Motet à la Vierge. Il y a deux voix isorythmiques le ténor 1 et le ténor 2.
La talea, quand il recommence pour une deuxième fois est en diminution rythmique. De plus
en plus comme les diminutions de la coupole, il utilise les mêmes diminutions. C’est un peu
le sujet caché ce côté mystérieux de la Renaissance.
Histoire de la Renaissance
Messe Polyphonique
Innovation dans le domaine de la musique. A l’intérieure d’une messe, c’est une partie
Chantée. Seule survivance de la pensée Antique dans la période Médiévale.
Il y a deux sortes de Messes :
La Messe ordinaire (chantée à chaque fois que l’on fait une Messe).
La première partie de celle-ci : Le Kyrie (temps de la prière pénitentiaire, autour du chiffre
trois.)
Kyrie I, le Christ, Kyrie II
Deuxième partie :
Le Gloria = une hymne
Troisième partie :
Le Credo, il doit être compréhensible. Un texte et une section musicale fondamentale.
Quatrième partie :
Le Sanctus avec le mot Hosannah !
Toujours autour du chiffre trois.
Cinquième partie :
Le Benedictus est un petit morceau souvent regroupé avec la quatrième partie.
(Hosannah)
Sixième partie :
L’Agnus Dei : I
II
III miserere nobis , Dona nobis pacem
La Messe propre :
Change selon les jours de la période liturgique.
Le Graduel = psaume
C’est œuvre indépendante. Elle ne fait pas partie de la messe.
Dans le propre de la messe il y a Alléluia.
Au milieu du XV m siècle, les messes polyphoniques ne sont pas une nouveauté.
Moyens d’unités :
L’utilisation d’un Cantus.
Thème mélodique qui ne t’appartient pas.
Le Cantus au ténor est souvent mis en valeurs rythmiques longues. Le Firmus affirme les
choses.
Motif de tête souvent la première mesure est la même dans toutes les parties de Messe. (Le
début).
Ecoute :
« L’Homme armé » de Dufay
Messe polyphonique pour Cantus. Texte profane. Forme ABA’ car le A’ est abrégé.
C’est une musique profondément humaniste. Dieu est au milieu de la création, donc au
milieu du morceau.
La musique religieuse ne doit pas être imitative. Le concept de la variation commence à voir
le jour.
Les Paraphrases sont des sortes de variations. Dans le Kyrie il y a deux grandes parties, le
premier jeux d’imitations paraphrasé vers la mesure 50 et 69, généralisation de la technique
d’imitation , de diminution rythmique, rétrograde…
Ecole Franco-Flamande
Deuxième génération : Johannes Ockeghem (1410 ou 1420/1497)
Il est un autre aspect de l’âge de la Renaissance. Ce n’est pas un grand voyageur comparé à Dufay. La
chanson l’intéresse peu.
Il a été petit chantre à la Capitale d’Envers. Employeur de la couronne de France. Charles VII , Louis
XI, Charles VIII.
Il est l’illustration de la puissance de l’intellect. Par exemple il pouvait écrire une partition
sans clefs. L’aspect spéculatif, symbolique l’intéresse énormément. C’est un homme d’Etat, il
fait partie du conseil Royal.
La Chapelle royale de musique n’est pas un bâtiment. La chapelle de musique est un
ensemble permanent de 40 musiciens ( que des hommes ). Recrutés vers sept, huit ans et
embauchés à vie. Système de couverture sociale. Son rôle = messes polyphoniques et grands
Motets.
La Chapelle de plaint chant est un deuxième ensemble, cette fois de 20 musiciens, qui se
déplacent avec la cour.
Ockeghem = l’impression de continuité absolue, conquête de la dissonance.
Ecoute :
« Deo Gratias » Ockeghem.
Canon à 36 voix, œuvre de contrepoint. Ce n’est pas une messe ni un motet.
Deux mesures : le temps et la prolation.
Le temps : relation entre la longue et la brève. La brève est soit d’ordre ternaire, temps
parfait ou soit d’ordre binaire le temps imparfait.
La prolation : savoir dans un unité de temps combien il y a de sous-unités, c’est la relation
entre une brève et une semi- brève. La prolation majeure brève
est ternaire et la prolation mineure est binaire.
Dans une œuvre la barre de mesure est un outil indispensable.
La Messe Polyphonique d’Ockeghem
Ockeghem est le premier à prouver que la messe libre ( sans Cantus ) est stimulante. C’est le
complément de Dufay.
Ecoute :
« Missa prolationum » quatre voix d’hommes.
Au début la messe à été écrite pour que chaque voix soit écrite dans une prolation
différente. La première mesure de basse est à trois blanches pointées, la mesure de ténor
(alto) est à trois blanches. Temps parfait prolation mineur. Voix de soprane à deux blanches
en ternaire. Contre ténor , deux blanches prolation Majeur.
Il y a une polyrythmie difficile à entendre. La messe repose sur un double canon. Les quatres
voix partent en canon du point. Ockeghem est lui-même religieux donc il fait partir les
quatre voix en même temps. Dans la première partie on distingue un canon à la sixte et dans
la deuxième canon à la septième. Canon entre les deux voix du haut et canon entre les deux
voix du bas.
Dans la troisième, le Hosannah canon à l’octave, fin du cantus, l’élévation maximale,
l’intervalle de la quinte (retour à la condition de l’homme).
Dés la mesure 70, le canon revient normalement de façon classique.
Le Dux : c’est celui qui part en premier dans un canon.
Le comes : la voix qui suit.
Rameau : « Le propre de l’Art c’est de caché l’art ».
Dans la messe libre, Ockeghem ose les quatre mesures superposées et les doubles canons
dans cette œuvre.
La règle des tierces et des sixtes s’applique en fin de phrase.
Ecoute :
« Missa cujus vistoni » à quatre voix, messe libre plutôt brève.
Messe dans le ton que tu veux. Tu choisis le mode. Ecrite sans clefs.
A l’époque il résonne par série de six sons. (Logique modale, nous c’est par octave.)
Ton, Ton , demi-ton, un ton, un ton.
A l’époque, il existe une seule altération le bémol.
Ecoutes :
Le kyrie en mode de ré mineur) et Le Kyrie mode de fa (majeur).
Quatuor à cordes de Gabriel Fauré.
Requiem d’Ockeghem, le premier Requiem retrouvé en entier. (Intégralité).
C’est un exemple très particulier de messe polyphonique. Prototype de la Messe en Plaint
Chant. Ecriture sur Cantus. Il change de Cantus à chaque fois il paraphrase.
Troisième génération Franco-Flamande
Josquin des Prés :1440/1521
Transition avec le XVI m siècle. Il a été formé dans une école de chantre. Sa vie se divise en
trois périodes distinctes :
1486 La période Milanaise à la Cathédrale de Milan. Composition relativement
traditionnelle, fin Du XV m siècle. L’Italie redevient un centre de l’Art tout comme Rome.
1505 La période Rome- Ferrare.
1521 La période de sa retraite dans une Abbaye de Condé sur Escaut, en Belgique.
Josquin des Prés prépare le public à la chanson du XVI m siècle.
Il arrive à synthétiser certains côtés de Dufay et d’Ockeghem.
Ecoute :
« Mille regrets », chanson mélancolique d’amour, simplicité absolue du langage.
Pratique amateur, simplicité du rythme, de la mélodie…Accessible à tout le monde. Première
musique qu’on peut avoir les harmoniques. Proche de la musique tonale.
On utilise encore des degrés faibles. La mélancolie est figée de façon directe.
Plus de forme fixe, Mille regrets est à quatre voix, c’est une forme libre, figuralisme et
mélancolique. Questions /réponses. J’expose tu réponds. Il y a une vision harmonique, la
musique commence à être pensée à la verticale. Emergance de la pensée harmonique (prétonale). A l’époque c’est plus du trois voix. Ici la Soprane est conductrice. Il y a des femmes
qui chantent.
Ecoute :
« El grillo » chanson humoristique considération du rire = esprit de la Renaissance.
Technique du hoquet de Guillaume de Machaut.
Le Grillon est un bon chanteur, qui tient longtemps la même note. Ecriture très légère, très
simple. Caricature de la personne qui se prend pour un chanteur.
Italien dialectale (de la rue).
Dans la chanson, c’est le portrait d’un chanteur que l’on fait boire. Texte volontairement
stupide. Il ne marche pas très droit, recourt à la banalité, vulgarité…
Comme Scaramella (Scaramouche) cette figure de la Comdia Dell Arte. Ce capitaine de
guerre qui ne c’est pas ce battre.
Conclusion : ce n’est pas parce que une musique est populaire qu’elle est forcément plus
simple.
Le même soin de réalisation, idéal humaniste. La chanson de Josquin des Prés c’est l’aurore
du XVI m siècle.
Josquin de Prés
Exemple de motet : Illibato dei Virgo Nutrix
Motet dédié à la vierge. Le mot clé Maria.
Chaque vers mis en musique est différent.
Phénomène d’imitation. Deux voix en canon et deux autres qui vont répondre.
Josquin des Prés utilise souvent le Sogetto cavato. (Le sujet caché.)
Tout le long du Cantus la voix du ténor fait : RE, LA, RE, SOL, RE, SOL .
Il y a un acrostiche (première lettre de chaque vers).
Un mésostiche c’est quand on prend la première lettre du premier mot, la deuxième lettre du
deuxième mot, puis la troisième lettre du troisième mot et ainsi de suite.
En 1920, on a découvert le sujet caché dans ce motet : Iosquin des Prez , prés du fleuve d’Escaut.
La Guematria c’est donner des chiffres à chaque lettre de l’alphabet du Moyen-âge.
On peut en déduire que ce motet date de la fin de sa vie car il vit à la fin de sa vie prés du fleuve
d’Escaut.
Il c’est lui-même commandé cette œuvre pour ces soixante ans.
Fin de sa vie à Condé sur Escaut.
La Messe Polyphonique chez Josquin Des Prés.
La Messe LA SOL FA RE MI.
Un cantus inventé, il a un sujet caché.
Le Duc Hercules premier de Ferrariae ne payer pas, c’était un mécène qui ne payé pas.
Il disait : « Laissez-moi faire ».
Josquin à lui tout seul résume la musique de la Renaissance. Complexité du contrepoint, la
liberté et en même temps la simplicité. Fin du XV m. Il est proche de la tonalité, pleins de
cadences.
Josquin Des Prés à fait évoluer la chanson.
Messe « Panga Lingua »
Entrée en imitations, entrée du ténor et de la basse en quinte. Phrase du soprane et du
ténor identique. Pus une petite Coda.
Phénomène du canon jusqu’à la mesure 10.
Messe paraphrase.
Musique sacrée et la Contre réforme.
Martin Luther (1483-1546).
Raison de la Crise Religieuse.
La crise religieuse est due à l’arrivée de la réforme protestante. Proposition contre le
manque d’éthique du Haut Clergé.
La réforme est née de critiques sur le mode de vie du clergé.
Les vœux de chasteté et e pauvreté n’étaient pas respecter.
Le protestantisme était un mouvement de retour à un idéal. (Référence à la Bible.)
En Europe centrale, en Bulgarie il y a des contestations et à Prague aussi il y a des réformes.
L’inquisition fait rage en Espagne. Martin Luther quitte l’Empire Germanique et Frédérique le
sage l’accueil. Martin Luther va traduire la Bible en Allemand. Il écrit de nouveaux textes « le
Choral ». Texte assez simple porteur d’un message que tout le monde peut comprendre et
chanter.
1524, il commence à publier ces premiers chorals. Au départ il reprend des chansons.
La Messe Parodie.
A partir de 1526, cela fait environ une dizaine d’années que le protestantisme est accueilli
par les princes allemands. C’est notamment l’année de certaines tensions religieuses avec
certaines alliances du protestantisme.
Querelles de territoires…Un concile est réclamé (réunion de tout les représentants religieux).
Charlequin tente de soumettre les protestants. Il y a deux autres penseurs importants dans
cette réforme :
Ulrich Zwingli 1484-1531, suivant le model de Luther. En 1525 il rompt définitivement avec
l’église catholique. Il demande une autonomie vis-à-vis du pape.
Jean Calvin 1509-1564, s’inspire des idées de Luther, c’est la religion protestante Suisse
plutôt qui viendra en France.
1541, la réforme s’implante en France surtout dans les régions frontalières (les Alpes, les
Cévennes). Notamment en Alsace, il y a des communautés protestantes.
Le Concile de trente (trento).
C’est une série de réunion de 1545 à 1563 environ 25 sessions.
Réaction de l’église catholique qui se sent en danger face à la montée de la réforme.
L’objectif est de rétablir la discipline et la morale.
Rétablir l’union des catholiques et des protestants, reconvertir les hérétiques et si ils ne
veulent pas les detruires.
Le XVI m siècle est le siècle d’or de l’Espagne. Vers fin 1492 l’ Espagne redevient catholique
(l’inquisition) .
Les objectifs musicaux :
1) Suppression des textes d’origine douteuse (Retour vers la Bible).
2)
Refus des chants variés, pas assez pieux.
3)
Refus du décoratif, éléments décoratifs de la musique.
La mise en valeur du texte, refus du profane dans le sacré, usage du latin.
Possibilité de trouver des éléments de figures. Messe sérieuse, retour à la gravité.
Le moins de vocalises et de mélismes. Plutôt syllabique, la messe Tridentine.
Palestrina est un compositeur très important de la Contre Réforme. De son vrai nom Jovani
Pierre Luigi de Palestrina (1525-1594).
Enfant de cœur à Rome. Organiste, maitre de chantre (à Palestrina).
Il a connu le pape Jules III, il fut appelé à la Basilique de St Pierre de Rome. (1547)
Chanteur de la chapelle particulière du pape.
1555, le pape Marcel II a régné 22 jours. Le pape Paul IV élu, il décida de renvoyer tous les
hommes mariés de la Chapelle.
1561, Palestrina est retourné à la Chapelle ou il fut enfant de cœur à St Marie Majeur à
Rome.
1567, Messe en hommage du pape Marcel à 6 voix.
1571, il réintègre la Chapelle St Pierre.
La peste emporte sa femme et ses deux fils. Veuf , il se remarie et compose énormément.
1594, il meurt.
Il fut longtemps perçut comme un compositeur docile face au dogme.
Oper Hans Pfitzner écrit un opéra Palestrina qui glorifie son nom.
La renaissance anglaise
Henri VIII 1509-1547.
Trois compositeurs importants :
Tallis 1505-1585
Tye 1505-1572
Taverner 1490-1545
Taverner compose en grande partie de la musique religieuse, beaucoup de musique
catholique romaine. Des messes contrapuntiques et une musique en imitations continue.
Dans la Chapelle Royale, il y a entre 60 et 70 musiciens.
1535, Henri VIII rompt avec l’église Romaine. Il se proclame chef de l’Eglise d’ Angleterre.
Edouard VI poursuit le règne. Marie Tudor devient reine. 1562-1568. Il réintègre la liturgie
catholique.
Elisabeth I ère consolide des compromis entre les protestants et les catholiques.
Christopher Tye est un vrai protestant.
Il écrit des motets en anglais et en latin. Musique de chambre pour ensemble de violes.
Compositions de cantiques très simples pour les fidèles. La musique est simple à chanter et à
entendre. Paroles intelligibles, en anglais.
Caractéristiques des nouvelles messes (avec la contre réforme du concile de trente):
Répéter au moins une phrase entière, mélisme sur l’avant dernière syllabe accentuée.
ANTHEM : dériver de l’ancien, prière en musique dont un psaume fournit le texte, proche du
motet latin. Musique à caractère religieuse en début ou en fin de Messe.
Le Full Anthem est assez simple contrairement au Verse Anthem qui lui est plus élaboré plus
proche du motet catholique. Œuvre avec quasiment que du syllabisme.
Tallis est organiste à la chapelle royale. Il a écrit trois messes en latin. Beaucoup de musique
en anglais. Des messes, des Anthems.
Les Lamentations de Jeremy.
Le Motet « Spem in alium » de Tallis est un point culminant de la Renaissance. Motet à
quarante voix écrit pour les quarante ans de la Reine Elisabeth 1 ère qui aimait beaucoup
Tallis.
Strigio, compositeur de Florence on a redécouvert une des ses œuvres, une messe à 40 voix
(antérieure à celle de Tallis). On suppose que cette messe de Strigio à due inspirée Tallis. Cette
œuvre fut mal cataloguée. Répertoriée comme une messe à 4 voix du XV m siècle alors
qu’elle fut du XVI m siècle.
William Byrd (1543-1623)
Compositeur, co-organiste de Tallis à la chapelle Royale.
1575, la Reine accorde à Tallis et à Byrd un monopole sur la musique (pendant 21 ans).
La musique pour clavecin, pour ensemble de violes, de lutes, des madrigaux à l’italienne.
Musique qui renvoie au Baroque, musique instrumentale.
Il compose des œuvres catholiques vers la fin de sa vie. Gloria, vrai messe à voix.
Contrepoints et homorythmie. Fausses relations.
La Renaissance fut une époque assez dur avec l’inquisition, l’Espagne marquée par un regain
de mysticisme, on revient à des choses plus simples.
Christobal de Morales (1500-1553)
Compositeur, maitre de chapelle à la capitale de Séville, puis il est rentré à Rome dans le
cœur pontifical. Son œuvre : 21 messes connues. Il a un grand respect du texte, 90 motets
souvent des dialogues entre des personnages sacrés.
Thomas Luis De Victoria (1548-1611)
Compositeur espagnol, prêtre, vécut à Rome, élève de Palestrina il le succéda d’ailleurs en
1571 et en 1575 il est ordonné prêtre.
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Analyse de la Renaissance
Musique sacrée et la Contre-Réforme.
Martin Luther (1483-1546)
Raison de la Crise Religieuse :
La crise religieuse est due à l’arrivée de la réforme protestante. Propositions contre le
manque d’éthique du Haut Clergé.
La Réforme est née de critiques sur le mode de vie du clergé ; les vœux de chasteté et la pauvreté
n’étaient pas respectées.
Le protestantisme était un mouvement de retour à un idéal. (Référence à la Bible.)
En Europe centrale, en Bulgarie il y a des contestations et à Prague aussi il y a des réformes.
L’inquisition fait rage en Espagne. Martin Luther quitte l’Empire Germanique et Frédérique le sage
l’accueille. Martin Luther va traduire la Bible en Allemand, écrire de nouveaux textes, dont Le Choral,
un texte assez simple porteur d’un message que tout le monde peut comprendre et
chanter.
1524, il commence à publier ses premiers chorals. Au départ il reprend des chansons dans
des intentions parodiques (-> La Messe Parodie).
A partir de 1526, cela fait environ une dizaine d’années que le protestantisme est accueilli par les
princes allemands. C’est notamment l’année de certaines tensions religieuses avec
certaines alliances du protestantisme.
Querelles de territoires…Un concile est réclamé (réunion de tous les représentants religieux).
Charles Quint tente de soumettre les protestants.
Il y a deux autres penseurs importants dans cette réforme :
·
Ulrich Zwingli (1484-1531), suivant le model de Luther. En 1525 il rompt définitivement
avec l’église catholique. Il demande une autonomie vis-à-vis du pape.
·
Jean Calvin (1509-1564), s’inspire des idées de Luther, c’est la religion protestante Suisse
plutôt qui viendra en France.
1541, la réforme s’implante en France surtout dans les régions frontalières (les Alpes, les
Cévennes). Notamment en Alsace, il y a des communautés protestantes.
Par la suite, le Concile de Trente (Trento, le nom de la 1ère ville où il fut établi – dans les Alpes) est
créé. Il s’agit d’une série de réunions (environs 25 sessions) de 1545 à 1563, visant à rétablir
DISCIPLINE et MORALE, l’UNION entre catholiques et protestants, et la RECONVERSION des
hérétiques.
Ce peut être vu également comme une réaction de l’église catholique, qui se sent en danger face à la
montée de la Réforme protestante.
Le XVI° siècle est le siècle d’or de l’Espagne. Vers fin 1492 l’ Espagne redevient
catholique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Espagne#Pr.C3.A9histoire.2C_d.C3.A9couverte_de_l.27Am.C
3.A9rique_et_Unification_.28jusqu.27.C3.A0_1512.29). (elle est sous l’égide des arabes depuis le
début du VIII° siècle, ils entament la fameuse Reconquista). (l’Inquisition)
Les objectifs musicaux du CONCILE :
1. Suppression des textes d’origine douteuse (Retour vers la Bible).
2. Refus des chants variés, pas assez pieux.
3. Refus du décoratif, éléments décoratifs de la musique (tels que les mélismes).
4. La mise en valeur du texte, refus du profane dans le sacré, usage du latin.
5. Possibilité de trouver des éléments de figures. Messe sérieuse, retour à la gravité.
Le moins de vocalises et de mélismes possibles (cf. pt3). Chant plutôt syllabique, la messe
Tridentine (résultant du Concile de Trente).
Pierre Luigi de Palestrina (1525-1594).
Palestrina, de son vrai nom Giovanni, est un compositeur très important de la Contre-Réforme.
Il fut enfant de cœur à Rome. Puis organiste de 44 à 51, cette dernière année étant maitre de chantre
de l’église Sainte-Marie-Majeure de Palestrina (ville). Le pape Jules III, impressionné par ses travaux
musicaux (compositions), l’invite au Saint-Siège, et est nommé Directeur de Musique de la Basilique
de St Pierre de Rome (1547). Il publie son premier recueil, le premier recueil d’un italien pur-souche
depuis longtemps (l’essentiel des compositeurs de l’époque étant espagnols, français ou hollandais…)
1555 : le pape Marcel II a régné 22 jours. Le pape Paul IV élu, décide de renvoyer tous les
hommes mariés ou ayant écrit des œuvres profanes (tels que les madrigaux) de la Chapelle. Cette
décision est bien sûr régie d’après les objectifs du Concile de Trente.
Palestrina quitte alors le Vatican, et prend la direction musicale de Saint-Paul-de-Latran. Puis,
1561 : Il retourne à la Chapelle où il fut enfant de cœur : à Sainte-Marie-Majeur à Rome.
1567 : Messe en hommage au pape Marcel à six voix.
1571 : il réintègre la Chapelle St Pierre.
1572-1575-1580 : La peste emporte son frère, ses deux fils puis sa femme. Veuf, il se remarie et
compose énormément, jusqu’en 1594, où il meurt. Il fut longtemps perçut comme un compositeur
docile face au dogme, pour preuve il applique les règles du Concile des Trente
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Pierluigi_da_Palestrina#Biographie)
Oper Hans Pfitzner écrira un opéra intitulé Palestrina, qui glorifiera son nom.
______________________
La Renaissance anglaise
Henri VIII (1509-1547).
1.
2.
3.
Période marquée par trois compositeurs importants :
Tallis (1505-1585)
Tye (1505-1572)
Taverner (1490-1545)
1)
Taverner
Taverner compose en grande partie de la musique religieuse, beaucoup de musique
catholique romaine (il est très attaché à la liturgie catholique). Des messes contrapuntiques et une
musique en imitations continue.
Dans la Chapelle Royale, il y a entre 60 et 70 musiciens, le terrain est donc favorable à la composition
de grandes musiques.
Il est le compositeur le plus franco-flamand des trois.
1535 : Henri VIII rompt avec l’église Romaine, et se proclame chef de l’Eglise d’Angleterre.
Edouard VI le succède, soutenue par la nouvelle reine Marie Tudor (1552-1558). Il réintroduit la
liturgie catholique.
Elisabeth I ère, quant à elle, consolide les compromis entre les protestants et les catholiques, et
revient à la liturgie anglicane.
2)
Tye
Christopher Tye est un vrai protestant. Il écrit des motets en anglais et en latin, beaucoup
de musique de chambre pour ensemble de violes, des cantiques (marque la naissance de la musique
anglicane). Ces cantiques sont très simples pour les fidèles. La musique est simple à chanter et à
entendre.
A ce propos, la musique anglicane à pour volonté d’avoir des paroles intelligibles en langue
vernaculaire. Elle introduit des psaumes, des chorales.
Tye ne déroge pas à la règle : le texte est compréhensible.
L’influence du concile de Trente est peu répercutée sur la musique anglaise : cette dernière est bien
plus austère, rigide que ses contemporains continentaux (Notes brève pour des syllabes brève et
notes longues pour des syllabes longues, SYLLABISME obligatoire, mélismes très stricts : seulement
sur l’avant-dernière syllabe du dernier mot – le dernier mot = une note ; répétition du texte
déconseillé sauf si c’est une phrase entière qui est répétée, etc.).
-> Les compositeurs anglais sont déjà soumis à une imposante rigueur…
Il créé également des ANTHEM : genre typiquement anglais ; transcription phonétique dérivée de
l’ancien, prière en musique dont un psaume extrait de la Bible fournit le texte. C’est proche
du motet latin.
On distingue le Full Anthem (chanté par l’assistance de 2 à 4 voix Maximum, a cappela ou
accompagné), assez simple contrairement au Verse Anthem (plus élaboré, plus proche du motet
catholique, avec une intro à l’orgue, et la fameuse technique responsoriale).
Dans les deux cas il s’agit d’une œuvre très syllabique.
3)
Tallis
Tallis est organiste à la chapelle royale.
ŒUVRE : il laisse essentiellement des œuvres religieuses : 3 messes en latin, une 30aine de motets en
latin. Beaucoup de musique en langue anglaise, quelques Anthems.
Les Lamentations de Jeremy.
Le Motet Spem in alium de Tallis est un point culminant de la Renaissance.
Ce fut une œuvre difficile à trouver, puisqu’elle fut mal cataloguée, répertoriée comme une messe à
4 voix du XVème siècle…
Il s’agit d’un motet écrit pour les 40 ans de la Reine Elisabeth 1ère qui aimait beaucoup Tallis.
Comment rend-il compte des quarante ans ? Il l’écrit pour un chœur de 40 voix, divisé en chœurs de
cinq voix, soit huit groupes de choristes. Idée supposément reprises d’un certain
Striggio (compositeur de Florence) qui avait lui aussi réalisé cet exercice difficile.
Ecoute : Les Lamentations de Jérémie. Très populaire en Europe où on écrit beaucoup de
lamentations de Jérémie.
[détails écoute sur le « cours physique »]
Et sinon : Analyse : début très syllabique.
Sur lamentation, mvt descendant, madrigalisme. entrée en imitation, carrément canonique, très
contrapuntique, en mi.
Bicinium à 2 voix, ténor 2 entre très tard.
Fin de l’intro sur ½ cad.
Mélisme sur aleph è marque le début pas besoin de comprendre les paroles. Tjs entré en imitation.
Rém final : cad à 3 voix ½ cad sur V la.
Suite – contrapuntique, les voix se retrouvent + souvent ∑.
Répétition de subtributo + mélisme « tributaire » = important.
Mes 10, superposition de sol et sol♯ è changement de couleur. : Motif A
S13 : modal ø sensible.
Mes6 imitation, saut de 5te au lieu du saut de 4te habituel, mode de mi/la. (Sur aleph).
Aleph : passage mélismatique, canonique sur motif B.
Mes37 syllabique, homorythmie. Le Baryton commence 1 peu plus tôt que les autres è technique
responsoriale quand 1 commence mais les autres n’attendent pas la fin.
William Byrd (1543-1623)
Compositeur, co-organiste de Tallis à la chapelle Royale.
1575 : la Reine accorde à Tallis et à Byrd un monopole d’usage sur la musique (pendant près de 25
ans ans).
ŒUVRES : musiques pour clavecin, pour ensemble de violes, de lutes, des madrigaux à
l’italienne. Une musique qui renvoie plutôt au Baroque, la future période musicale instrumentale.
Fin de sa vie : compose des œuvres catholiques, dont un Gloria, une vraie messe à voix.
Contrepoints et homorythmie. Fausses relations.
On peut dire que la Musique Anglaise est reconnaissable par ses jeux de fausses relations.
La Renaissance fut une époque assez dur avec l’inquisition, l’Espagne marquée par un regain
de mysticisme… ici on revient à des choses plus simples.
LA MUSIQUE ESPAGNOLE
Beaucoup de compositeurs espagnols viennent étudier en Italie. A cause du mysticisme
catholique, on rejette le décoratif, donc les mélismes, on garde que des choses brèves.
2 compositeurs à retenir :
1)
Christobal de Morales (1500-1553)
Compositeur, maitre de chapelle à la capitale de Séville. Il rentra à Rome dans le
cœur pontifical.
1521 : Il sert dans le cœur pontifical.
ŒUVRE : 21 messes connues, 90 motets… Il a un grand respect du texte. On trouve souvent des
dialogues entre des personnages sacrés.
2)
Thomas Luis De Victoria (1548-1611)
Elève de Palestrina, il devint compositeur, puis maître de Musique au Séminaire Romain.
1575 : il est ordonné prêtre, et écrira des messes dans le style de la contre-réforme.
Ecoute : O Quame Gloriusum.
Ecriture en imitation. Le kyrie n’a pas de mélisme la fin, fin sur une 5te à vide.
Le madrigal sacré
« Elément qui tient à la fois du madrigal, et qui tient aussi du motet. Il vise l’EXTREME figuralisme. »
Même rôle que les chansons de la musique réformée.
Le madrigal sacré est illustré par Roland de Lassus (1532-1594)
Sa dernière œuvre est un cycle de 21 madrigaux, sur le thème des Larmes de St Pierre. Ce sont des
poèmes écrit par Luigi Tansillo (1518-1563) pour les madrigaux sacrés. Cette dernière œuvre est
offerte au Pape Clément VIII (1594), Lassus meurt deux mois après.
Dans ce recueil de 21 madrigaux, le madrigal sacré est un genre à 7 voix (symbolique du nombre
perfection) [21 madrigaux = [b]7[/b]X3, 7 symbolique, 3symbolique, coïncidence ?)
1560 : parmi les 42 octonaires (strophes de 8 vers) de Tansillo, Lassus en a retenu 21 (la moitié), sur
des thèmes triste, douloureux.
Ce madrigal illustre le pessimisme du compositeur à la fin de sa vie, une période de grande tristesse
(il a perdu sa famille, bouhou.)
Roland de Lassus a également écrit des messes parodiques [dont une sur une chanson « Entre vous
filles de 15 ans ».
Il écrit aussi des messes brèves. Il travaillait pour le Duc Albert, et pour qu’il puisse aller à la chasse il
faisait des mess courte. Il compose aussi des messe polychorale avec 2 cœurs (ex : mlissa osculetur
me). Il est publié à Venise par l’intermédiaire de Gabrielli.
Caractéristiques de R de Lassus :
1.
2.
3.
4.
5.
Peu de cantus dans ses messes
Peu d’imitation
Il aime bien le figuralisme, les silences
Ecriture verticale + que horizontale (souvent ses madrigaux commence en homophonie).
C’est le dernier grand maître franco-flamand.
Suite de l’histoire de la Renaissance :
1530, le Madrigal réapparait en Italie à Rome. Il existait déjà au XIV m siècle, au XV m siècle il était
différent. C’était une chanson beaucoup plus populaire.
Le Madrigal vient de la Frottola qui est un genre populaire.
C’est une musique expressive de l’époque.
Dans le Madrigal de la Renaissance, il n’t a pas de voix prépondérante, c’est une musique très
changeante qui suit le texte. Entrée en imitations, période très contrapuntique.
Le chromatisme y sera plus expérimenté.
« Mia Benigna Fortuna » Madrigal de Cyprien de Rore.
Roland de Lassus 1532-1594.
Franco-Flamand qui va en Italie, il a composé beaucoup de chansons parisiennes, la chanson
madrigal va être inspirée par le madrigal italien, mais parfois avec un texte en français.
Vers la fin de sa vie il deviendra de plus en plus en italien.
« La nuit froide et sombre. » texte de Joachim Bellay.
Roland de Lassus reprend dans sa chanson le mystère, le sombre, la nuit.
L’époque de la Renaissance reste fascinante, mais pas fantastique comme au XIX m siècle. A la
Renaissance, la nuit est immobile non pas comme à l’âge romantique.
Madrigalisme = figuralisme
Les figures musicales sont renforcées.
Giaches de Wert 1535-1596
Flamand, maître de la chapelle Ducales à Mantoux. Carrière en Italie.
Madrigaliste très important, il a une vie mouvementée, il composa 11 madrigaux très
contrapuntiques, marqués par une grande fluidité. Moins chromatique.
Une sorte de récitation parlée sur la même note, anticipation sur Monteverdi.
Luca Marenzio 1553-1599
9 livres de madrigaux, quasiment le dernier madrigaliste du XVI m siècle.
Plus chromatique, harmonie, couleur…
Il apprécie les scènes pastorales.
Andrea Gabrieli 1510-1590.
Pédagogue, madrigaliste qui réunit les deux générations. Choriste à Venise, il est devenu maître de
chapelle. Typique de Gabrieli : garder la tonique, moduler et garder la même tonique.
Le Madrigal sacrée :
« Les Larmes de St Pierre »
Elément qui tient à la fois du madrigal et aussi du Motet. Caractéristique très importante du Madrigal
sacrée, beaucoup de figuralisme.
Texte d’après un sujet religieux.
Texte de Luigi Tansillo 1509-1563.
Poèmes autour des larmes de St Pierre.
Dernière œuvre de Roland de Lassus.
21 madrigaux.
La dixième œuvre sans commande, rare pour une œuvre religieuse.
Cette œuvre fut offerte au pape Clément VIII quelques temps avant le mort de Roland de Lassus.
Religiosité plus grande, typique de la contre réforme. Illustre le pessimiste de la fin de sa vie.
Au départ 42 octonaires (strophes de 8 vers) sur le thème du chagrin, du repentit de St Pierre. Dans
les octonaires, il y a presque tout le temps des larmes.
Roland de Lassus a composé une trentaine de messes, dont beaucoup de messes parodiques.
Caractère très expressif. Des chansons, des messes brèves…
Termes techniques
 Canon : emploi dans une oeuvre d’une mélodie complète chantée (ou jouée) simultanément
par différentes voix avec un décalage fixe dans le temps. Au XVème siècle, cette répétition
peut se faire strictement à l’identique ou selon des règles plus ou moins complexes (par
exemple canon de transposition à la quinte).
 Cantus firmus : mélodie apparaissant comme élément structurel de base d’une composition
polyphonique sacrée et plus rarement profane. En général, le compositeur emprunte une
mélodie connue à caractère sacré - comme par exemple Pange lingua - ou profane - par
exemple L’homme armé -.
 Messe cyclique : messe - dans le sens de genre musical - dans laquelle les différentes parties
de l'ordinaire (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei) sont reliées entre elles par des
éléments communs se présentant sous la forme d'une phrase mélodique quelconque :
le cantus firmus
 Messe-parodie : le terme "parodie" a un sens totalement différent de celui que nous
connaissons aujourd'hui. Une messe est dite parodiée lorsque plus d'une voix du modèle
polyphonique qu'elle emprunte apparaît simultanément. Elle a recours non seulement aux
matériaux mélodiques et rythmiques de son modèle, mais aussi à sa texture contrapuntique
(in "Vocabulaire de la musique de la Renaissance")
 Ordinaire de la messe : (par opposition au "propre") est constitué des parties qui restent
invariables au cours du calendrier liturgique : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus et
Agnus Dei.
Manuscrit de 1320 écrit à Padou ou à Venise. Le compositeur est Zelo (on peut dire aussi çelo) en
Italie.
Cette pièce a été conservé dans un codex à Bodleian Library (Oxford). Elle a été restauré au XIXème
siècle.
Débat pour savoir qui a composé l’œuvre.
Ernest SANDERS (1967) transcrit cette pièce et va commettre plusieurs erreurs de transcription :
- Tout d’abord, il ne sait pas que c’est un manuscrit italien, il va donc travailler comme si c’était un
manuscrit français.
- Il va utiliser des valeurs binaires à la place de valeur ternaire.
- Le duplum est dur à lire, il va donc supprimer la musique qui est sous la tâche.
- Il ne va pas remarquer qu’il y a des portées ouvertes.
- Il va supprimer les longues des mesures 37 à 38, il va en rajouter aussi.
Sanders a une vision idéologique de la musique du Moyen Age et de la musique en général. Pour lui,
le texte est plus important que la musique, la musique ne sert qu’à illustrer et accompagner le texte.
C’est pour cela qu’il va privilégier la voix de duplum.
L’idée de Sanders est fausse, tout d’abord l’hétérosyllabisme fait qu’on ne peut pas comprendre le
texte, la musique est très importante et a le pouvoir de révéler le texte.
Sanders a donc publier de nombreuses transcriptions (1998, 2003 sans aucune modification).
Une autre personne s’est penché sur ce manuscrit, c’est Alberto GALLO en 1974.
Il dit qu’il faut lire le manuscrit à l’italienne et non à la française. Par contre comme Sanders, Gallo ne
va pas corriger les parties manquantes et le ténor est le même que Sanders. On peut donc se rendre
compte que Gallo ne s’est pas servi du manuscrit d’origine pour effectuer sa transcription mais qu’il
est plutot partie de la transcription de Sanders.
1976 : publication de Kurt Von FISHER et de GALLO (réédition de la transcription de Gallo). On
enregistre aussi sur CD le travail de Gallo.
Réédition en 1979 du ténor dans la revue n°27 Early music par Eleonara BECK.
Cette article part de l’hypothèse que les travaux de Gallo ne suivent pas le manuscrit d’origine. Gallo
a tout de même prouvé plusieurs choses.
Gallo a prouvé qu’à la voix du duplum, il y avait la signature de Marchetto Da Padova avec
l’acrostiche : MARCUM PADUANUM.
Gallo pense que cette œuvre a été composé en 1305 pour la consécration de la Chapelle Serovegni à
Padova. Il le pense mais il ne fournit pas de preuves.
Eleonara BECK va reprendre cette hypothèse et va proposer une méthode pour essayer de la
prouver.
Elle pense que si ce motet est un motet de consécration de la chapelle alors ce motet devra être
chanter à destination du ciel et donner une sorte de représentation de cette chapelle. Ce motet serai
une image de la chapelle consacrée.
Beck va partir du ténor et va imaginer qu’à chaque longue du ténor va correspondre un panneau, une
fresque de Giotto. Les 40 éléments correspondent aux 40 panneaux peints en couleur. Il y a aussi 14
allégories de vices et de vertus peintent en grisâtre comme des statues de marbre sur lesquels tout
l’édifice s’appuie.
Par quels moyens musicaux peut on mettre en relief ces 14 allégories ? ?
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