
4. La transmission horizontale
La transmission de l'hépatite B est possible par la salive, la sueur, les larmes, l'urine.
Elle peut se faire à partir d'objets usuels (rasoir, brosse à dent, couteau, etc.) au sein
d'une même famille ou dans le cadre d'un habitat collectif. D'où la nécessité de
vacciner l'entourage d'une personne infectée.
Bien que le mécanisme ne soit pas bien connu, on pense que la transmission du
virus de l'hépatite B se fait par le sang ou les liquides biologiques qui entrent en
contact avec la peau lésée par des blessures, des piqûres d'insectes, l'impétigo, la
gale, etc. La blessure par morsure peut être également en cause.
III. Les groupes à risque
La connaissance des modes de transmission du virus de l'hépatite B permet
d'identifier les personnes ayant un risque élevé d'être infectées par ce virus. Ceci
permet de prendre des mesures préventives à leur endroit.
Dans les pays de haute endémicité, la majorité de la population est infectée soit à la
naissance, soit pendant l'enfance; plus de 60 à 70 % des infections se font chez les
nouveau-nés ou les enfants en bas âge. Une minorité est susceptible de s'infecter
plus tard dans leur vie.
Dans les pays à faible endémicité, l'infection par le VHB (considérée comme une
maladie infectieuse importante), survient principalement chez les adolescents et les
jeunes adultes. Des études ont identifié certaines populations comme courant un
risque plus élevé que d'autres, en raison de leur profession, de leur mode de vie ou
de leur état général (maladie en cours).
Ces populations à risque sont, dans la plupart des pays, les suivantes :
les personnels de santé,
les toxicomanes,
les personnes ayant des partenaires sexuels multiples,
les personnes regroupées dans des centres de soins (handicapées, internées ..),
les malades transfusés (hémophiles...)
les nouveau-nés des femmes enceintes infectées par le VHB.
IV. La surveillance
La surveillance de l'infection par le virus de l'hépatite B est nécessaire pour
déterminer la prévalence, l'incidence (les nouveaux cas), afin de définir des priorités
et d'élaborer des stratégies de lutte appropriées.
La surveillance doit permettre aux responsables de la santé d'évaluer les éventuelles
épidémies. Compte tenu des difficultés de notification dans beaucoup de pays en
développement et de l'insuffisance du nombre de laboratoires effectuant la sérologie
de l'hépatite B, les chiffres obtenus peuvent être en deçà de la vérité. Même dans les
pays où le système de surveillance est bien organisé, on notera une sous-estimation
provenant de l'absence de notification des cas asymptomatiques. Les cas
symptomatiques ne sont pas toujours référés à l'hôpital, et la coopération des
médecins est parfois insuffisante quand ils ne notifient pas systématiquement tous
les cas.