MONDIALISATION DE L’ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE : ENJEUX
CONTRADICTOIRES ?
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INTRODUCTION
Nous avons tous besoin d’un environnement sain. Nous irons même jusquà
dire que notre vie en dépend, puisque c’est l’environnement qui nous fournit nos
ressources vitales. ? L’économie est aussi un élément essentiel de notre vie. Nous
en faisons tous partie, en tant que consommateurs, investisseurs ou salariés
d’une entreprise. Une économie prospère est utile à chacun d’entre nous, quelle
que soit sa fonction. Une économie florissante permet de créer des emplois,
d’assurer la prévoyance vieillesse et de garantir l’éducation pour tous, de
financer la recherche, de lutter efficacement contre les fléaux mondiaux tels que
le sida ou la faim. Pour se développer et contribuer au bien-être de tous,
l’économie doit évoluer dans un contexte propice .Nous voulons parler d’un
climat d’investissement positif, d’une politique fiscale acceptable, d’un système
éducatif de haut niveau, d’une administration compétente, d’une infrastructure
efficace. Et d’un environnement sain: aucune entreprise ne peut se développer
dans un environnement vasté. L’économie a donc aussi besoin d’un
environnement intact. L’environnement n’a pas toujours fait partie des
préoccupations de l’économie. Ainsi on a pensé à mondialiser cette dernière.
Le terme «mondialisation» possède une forte charge émotive. D'aucuns voient
dans la mondialisation un processus bénéfique qui contribuera de façon cisive
au développement économique mondial, inévitable et irréversible. D'autres sont
hostiles à ce processus, voire le redoute, estimant qu'il accroît les inégalités au
sein des pays et entre eux, menace l'emploi et le niveau de vie et entrave le
progrès social. Sur ce il peut surgir dans notre esprit une panoplie de questions.
On peut donc se demander si la mondialisation est favorable au développement
de toutes les sociétés ? Une autre interrogation peut porter sur la nature de ce
développement et sa capacité à concilier amélioration des conditions de vie du
plus grand nombre et préservation des ressources des générations futures. On
peut se demander également si la mondialisation est compatible avec un
développement durable. La présente étude s'évertuera dans un premier temps de
faire la part des choses entre les deux concepts que sont: mondialisation de
l'économie et développement durable; puis dans un second temps nous fera la
lumière sur la question pertinente qu'est de savoir si les enjeux de ces deux
concepts sont contradictoires.
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I- ANALYSE DES CONCEPTS : MONDIALISATION DE L’ECONOMIE ;
DEVELOPPEMENT DURABLE
A- Mondialisation de l'économie
1- Définition, origines et évolution du terme mondialisation
* Définition
La mondialisation désigne l'expansion et l'harmonisation
des liens d'interdépendance entre les nations, les activités humaines et les
systèmes politiques à l'échelle du monde. Elle est un processus historique qui est
le fruit de l'innovation humaine et du progrès technique. Elle évoque
l'intégration croissante des économies dans le monde entier, au moyen surtout
des courants d'échanges et des flux financiers. Ce terme évoque aussi parfois les
transferts internationaux de main-d'œuvre ou de connaissances (migrations de
travail ou technologiques). Ce terme, spécifique à l'environnement humain, est
souvent utilisé aujourd'hui pour désigner la mondialisation économique, et les
changements induits par la diffusion mondiale des informations sous forme
numérique, par exemple avec l'Internet.
* Origines et évolutions
Le terme mondialisation est parfois pris comme synonyme de l'anglicisme
globalisation, alors qu'il faudrait plutôt se référer dans ce cas à la locution
« market globalisation » ou « corporate globalisation ».La distinction entre ces
deux termes est propre à la langue française. Le mot anglais (US) original est
globalisation, repris par la plupart des autres langues [réf. nécessaire]. En
anglais, les différentes approches globalization/mondialisation sont explorées
par différents courants de pensées. Le terme anglophone globalization couvre
largement le même débat que la différence sémantique francophone. Comme
dans le monde francophone, différentes personnes donneront différents sens aux
termes, mettant l'accent sur la dimension économique, culturelle ou politique, en
fonction de leur appartenance, consciente ou non, à tel ou tel courant de pensée.
D'un point de vue étymologique, monde (univers) et globe sont suffisamment
proches pour que mondialisation et globalisation soient synonymes dans leur
emploi initial en langue française (1964 pour le premier, 1965 pour le second
[pas clair]). Toutefois, la proximité de « globalisation » avec l'anglais et la
particularité de mondialisation a amené une divergence sémantique.
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En français, le terme « globalisation » désigne l'extension supposée du
raisonnement économique à toutes les activités humaines et évoque sa limitation
au globe terrestre. Le terme « mondialisation » désigne quant à lui l'extension
planétaire des échanges qu'ils soient culturels, politiques, économiques ou
autres. Dans ce cadre l'expression monde peut désigner en outre l'espace proche
de la terre, accessible par des moyens aéronautiques ou spatiaux (satellites), ou
prendre des significations propres à chaque culture (le monde chinois…). En
revanche, l'expression « globalisation financière » s'est imposée pour désigner la
constitution d'un marché mondial intégré des capitaux. Par ailleurs, les
problèmes liés à l'environnement biophysique se posent désormais globalement à
l'échelle mondiale. Les changements climatiques, la perte de biodiversité, la
déforestation ou la pollution due au développement industriel et à l'activité
humaine sont des exemples d'interaction des secteurs économique, culturel et
politique avec les actions planétaires. La différence sémantique peut être
envisagée sous un autre angle. Certains voient dans le terme globalisation la
simple transposition du terme anglais en français, globalisation étant synonyme
de mondialisation. D'autres voient une différence de nature entre les deux
termes et considèrent la globalisation comme une étape après la mondialisation,
qui la dépasserait et consisterait en une dissolution des identités nationales et
l'abolition des frontières au sein des réseaux d'échange mondiaux. La genèse du
terme explique que ce processus soit le plus souvent envisagé sous le seul aspect
de la mondialisation économique, développement des échanges de biens et de
services, accentuée depuis la fin des années 1980 par la création de marchés
financiers au niveau mondial
2- Définition et genèse de la mondialisation de l'économie
* Définition
La mondialisation de l'économie ou mondialisation économique désigne
l'accélération, à l'échelle mondiale, des échanges de biens et de services rendus
possibles grâce à la levée progressive des entraves au commerce dans le cadre du
GATT puis de l'OMC depuis 1995 et par le développement des moyens de
transport et de communication.
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* Genèse
Souvent ressentie comme une nouveauté liée aux politiques de libre-échange
développées depuis la guerre, à la révolution des transports qui supprime les
distances ou la vague néolibérale qui truit les réglementations et favorise la
libre circulation des capitaux, la mondialisation est en réalité un
processus historique de longue durée qui accompagne toute l'histoire du
capitalisme. Présentée généralement comme irréversible, la mondialisation se
révèle en fait une tendance aléatoire, alternent des phases d'ouverture et
des phases de repli parfois très prononcé. La vague actuelle est la troisième de
l'époque moderne et contemporaine. La première, consécutive aux Grandes
Découvertes de la fin du XVe siècle se traduit par le déclin des échanges
méditerranéens au profit du commerce transatlantique et correspond à la
naissance du grand capitalisme marchand. La deuxième vague (1840-1914)
accompagne la révolution industrielle. Le Royaume-Uni et à sa suite les
pays d'Europe occidentale se lancent à la conquête du monde pour y
trouver des approvisionnements et des débouchés, des territoires de peuplement
et des zones d'influence. Entre 1840 et 1914, le volume du commerce mondial est
multiplié par 7. Dans le même temps, 60 millions d'Européens s'embarquent vers
les pays neufs. « Economie monde », l'Europe répand partout avant 1914 ses
capitaux et ses techniques, ses langues, ses religions, ses valeurs. Cette phase
aiguë de mondialisation s'accompagne aussi de guerres économiques, d'une
compétition acharnée entre vieilles puissances et pays émergents: États-Unis,
Allemagne, Japon. La Première Guerre mondiale ouvre une longue phase de
repli qui dure jusqu'en 1945. L'Europe ruinée cesse d'investir dans le monde.
Les pays d'accueil (États-Unis, Argentine, Brésil, etc.) se ferment, ce qui
entraîne une effondrement des migrations internationales. La montée du
protectionnisme et l'instabilité monétaire suscitent une atonie du commerce
mondial. Devenus superpuissance à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les
États-Unis engagent une véritable croisade en faveur du libre-échange.
L'impulsion américaine conduit à deux négociations au lendemain de la
guerre. La première, à Genève, débouche le 30 octobre 1947 sur la signature
par 23 pays de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).
Grâce aux six négociations commerciales multilatérales menées de 1949 à
1967, les tarifs douaniers sont réduits de 40 % de la valeur des produits importés
après guerre à 10 % à la veille du choc pétrolier. Cette libération entraîne
une croissance rapide des échanges: les exportations mondiales passent de 58
milliards de dollars courants en 1948 à 700 milliards en 1973.
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Le pas décisif fut le franchissement de l'Atlantique. Il existait en effet,
jusque -à, des liaisons inter civilisations. Pour l'essentiel, elles unissaient les
grandes masses humaines de l'Ancien Monde. On peut, pour aller vite, les appeler
« les routes de la soie » (terme occidental évidemment). C'étaient des routes
continentales (les voles terrestres pour l'Asie centrale) et para-continentales (le
cabotage, au sens large, de la Méditerranée aux mers de Chine, via la mer Rouge
ou le Golfe arabo-persique, la mer d'Oman, le golfe du Bengale...). Du Monde
méditerranéen ou l'Extrême Occident européen, au Japon ou à l'Insulinde, il n'y
a plus, depuis la plus haute « Antiquité » de véritable solution de continuité.
Même si la désertification les rend progressivement plus aléatoires, les
routes transsahariennes rattachent les grands empires d'Afrique soudanienne à
cet écheveau de relations (et expliquent leurs localisations). Cet ensemble de
liens, commerciaux, mais aussi culturels et cultuels, techniques, microbiens,
produit lentement des influences réciproques sur les grandes masses d'hommes
mises ainsi en relation. Il y a là, au moins à l'échelle de l'« Ancien Monde»
(Eurasie + Afrique), l'amorce très ancienne d'une forme de mondialisation.
C'est donc de cette première esquisse de mondialisation, continentale, qu'est
issue la mise en relation maritime entre les sociétés que les Européens ont
initiée au XVIe siècle. Ce faisant, ils ont produit un grand renversement. Les
liaisons essentielles sont devenues les routes océaniques, provoquant une
littoralisation progressive des sociétés, avantageant caps (Europe) et
archipels (Japon), défavorisant petit à petit les routes terrestres, celles des
grandes steppes et des déserts
3- Etapes, enjeux et effets de la mondialisation de l'économie
*Etapes
Issue d'un processus historique (voir l'article mondialisation), la
mondialisation économique contemporaine est apparue en trois étapes, qui
tendent en fait à se chevaucher : l’internationalisation des flux financiers et
commerciaux, l’implantation à l'étranger des entreprises, globalisation de
l'économie.
Internationalisation des flux commerciaux et financiers :
Les différentes périodes de mondialisation économique (des Foires de
Champagne à la mondialisation libérale actuelle, en passant par la Route de la
soie) présentent des points communs du développement du commerce
international sous l'effet : d'une expansion des transports (maritime, chemin de
fer ou aérien);
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