Papillomavirus humains (HPV) et cancer du col de l`utérus

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Dépistage du cancer du col de l’utérus
Si vous avez déjà été active sexuellement, vous devriez commencer à passer régulièrement le test Pap dès
l’âge de 21 ans. Vous aurez à passer de nouveau le test à intervalles de 1 à 3 ans, en fonction des résultats
du test précédent.
Même si vous cessez d'avoir des relations sexuelles, il est important de continuer à passer un test Pap
régulièrement. Si vous avez subi une hystérectomie, il se peut que vous ayez quand même à passer un test
Pap; votre médecin vous dira si cela est nécessaire ou non.
Le plus important facteur de risque pouvant entraîner le développement d’un cancer du col de l’utérus est
l’infection par le virus du papillome humain (VPH). Le VPH se propage principalement par contact sexuel
(ce qui inclut les relations sexuelles, le contact génital peau sur peau et les relations buccogénitales). Le
virus peut ne se manifester que plusieurs années après l’exposition. L’utilisation d’un préservatif pendant
les relations sexuelles aide à réduire le risque de contracter le virus, mais le condom ne protège que
partiellement car il ne couvre pas toute la région génitale.
Le fait d’avoir reçu le vaccin anti-VPH n’élimine pas la nécessité de passer régulièrement un test Pap. Le
vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH.
Le test Pap
Le test Pap est une procédure simple et rapide pour détecter les changements dans les cellules du col de
l’utérus. Le test est pratiqué au cabinet du médecin et, s’il peut causer un certain inconfort, il ne devrait
pas être douloureux.
Comment se préparer à un test Pap
Essayez de passer le test au milieu de votre cycle menstruel (de 10 à 20 jours après le début des règles).
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Au cours des 48 heures précédant votre test Pap :
évitez les douches vaginales;
à moins d’indication contraire de votre médecin, n’utilisez aucun médicament ou contraceptif
(spermicide) vaginal, que ce soit sous forme de crème, de mousse ou de gelée, car ces produits peuvent
chasser ou masquer les cellules anormales.
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Pendant environ 24 heures avant votre test Pap :
évitez d’avoir des relations sexuelles.
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Chez votre médecin
À l’aide d’une petite spatule de bois, votre médecin grattera délicatement la surface de la partie inférieure
du col afin de prélever des cellules. Une brosse spéciale appelée cytobrosse permettra de recueillir des
cellules de la partie supérieure du col, menant à l’utérus. Les cellules seront ensuite étalées sur une
lamelle de verre et l’échantillon envoyé à un laboratoire, où il sera examiné au microscope. Si les résultats
indiquent un changement ou une anomalie, d’autres tests pourraient être nécessaires, notamment :
un autre test Pap;
un test de VPH;
une colposcopie;
une biopsie.
La plupart des résultats anormaux sont associés à des problèmes précancéreux, qu’il est facile d’identifier
et de traiter avec succès. La plupart des modifications précancéreuses sont dues à une infection par
le VPH. Ces changements ne constituent pas un cancer et sont aussi appelés dysplasie.
Qu’est-ce que la dysplasie?
La dysplasie du col de l’utérus n’est pas un cancer. C’est un état précancéreux qui peut évoluer vers un
cancer si elle n’est pas traitée. Le terme dysplasie signifie que les cellules du col de l’utérus ont subi des
changements anormaux. La dysplasie est habituellement décelée durant un test Pap de routine.
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La dysplasie du col de l’utérus est également désignée par les noms suivants :
lésion malpighienne intra-épithéliale;
CIN (néoplasie cervicale intra-épithéliale).
La forme la plus avancée de CIN (CIN 3) est un cancer au stade le plus précoce. Demandez à votre médecin
de vous expliquer le terme correspondant à la forme de dysplasie diagnostiquée dans votre cas.
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La dysplasie est relativement fréquente. Elle se traite facilement et ne devrait pas être alarmante. Les
traitements possibles sont :
la chirurgie au laser;
l’électrochirurgie (également appelée LEEP ou LLETZ);
la cryochirurgie;
la chirurgie.
Avantages et risques du dépistage
Pratiquement tout test ou toute intervention comporte à la fois des avantages et des risques. Ce qui
compte, c’est d’en être informée afin de prendre une décision éclairée – celle qui vous convient le mieux.
Aucun test de dépistage n’est absolument infaillible, mais les données scientifiques nous indiquent que les
tests Pap contribuent à réduire les taux de mortalité chez les femmes atteintes de cancer.
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Avantages
Détection précoce de modifications précancéreuses du col de l’utérus : le cancer du col de l’utérus se
développe à la suite de modifications précancéreuses du col. Le dépistage permet de constater ces
changements tôt, de telle sorte qu’ils puissent être traités ou surveillés, afin d’empêcher l’apparition du
cancer du col de l’utérus.
Taux de survie supérieurs : le test Pap peut aider à détecter le cancer du col à un stade précoce. Dans la
plupart des cas, plus le cancer est détecté rapidement, meilleures sont les chances de survie.
Meilleure qualité de vie : la détection précoce peut également permettre de diminuer la durée du
traitement et de la convalescence.
Les femmes qui ne passent de tests de dépistage ou qui ne les passent pas régulièrement courent
davantage de risques de développer un cancer du col de l’utérus.
Risques
Faux résultats positifs : cela se produit lorsque les résultats d’un test semblent indiquer la présence
d’anomalies du col de l’utérus, comme des modifications précancéreuses, alors qu’il n’y a pas de cancer. De
faux résultats positifs peuvent engendrer de l’anxiété, du stress et éventuellement d’autres tests
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douloureux et inutiles pour infirmer les résultats initiaux (c’est-à-dire pour s’assurer que vous n’avez pas
le cancer malgré ce que pouvait suggérer le test de dépistage).
Faux résultats négatifs : cela se produit lorsque des anomalies du col effectivement présentes ne sont pas
détectées par le test. De faux résultats négatifs peuvent faire en sorte que vous ou votre médecin ne soyez
pas au courant d’anomalies pouvant mener au cancer ou que vous ignoriez des symptômes causés par un
cancer, retardant ainsi le diagnostic et le traitement.
Procédures ou traitements de suivi inutiles : certaines femmes présentant des anomalies du col de l’utérus
peuvent subir par la suite des procédures ou des traitements pour un problème qui n’aurait peut-être
jamais évolué en cancer. Chez la plupart des femmes jeunes, les anomalies du col de l’utérus se résorbent
souvent d’elles-mêmes, sans traitement (s’il s’agit d’anomalies comportant peu de risques). Les
procédures ou traitements de suivi (par exemple le retrait des lésions) peuvent entraîner des
complications ou affecter la capacité de reproduction.
Read
more:
http://www.cancer.ca/fr-ca/prevention-and-screening/early-detection-andscreening/screening/screening-for-cervical-cancer/?region=qc#ixzz3GOxDngKN
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/201308/referentieleps_format2clic_kc_col_uterus_2013-30-08__vf_mel.pdf
Deux vaccins prophylactiques recombinants dirigés contre certains génotypes du papillomavirus
humain sont disponibles en 2012 : un vaccin recombinant quadrivalent (génotypes 6, 11, 16 et 18), et un
vaccin recombinant bivalent (génotypes 16 et 18).
Pour en
savoir plus
Prévention primaire : la vaccination contre le papillomavirus
La vaccination doit être proposée à toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, avec un rattrapage
possible chez celles âgées de 15 à 19 ans révolus non encore vaccinées.
L’efficacité du vaccin sur la prévention de l’infection par le papillomavirus humain est ≈ 100 % pour les
génotypes visés par le vaccin.
Pour en
savoir plus
L’effet préventif du vaccin contre le papillomavirus humain concernant le cancer du col de l’utérus
est présupposé : les premiers résultats des études cliniques disponibles montrent une petite réduction de
la fréquence des lésions néoplasiques de type CIN3.
Papillomavirus humains (HPV) et cancer du col de l’utérus : prévention, dépistage et vaccination
Il existe deux moyens pour prévenir le cancer du col de l’utérus : la vaccination des jeunes filles pour
prévenir l’infection par certains papillomavirus humains (HPV) et la détection précoce des lésions
précancéreuses par frottis du col utérin.
Ces deux moyens sont complémentaires.
Particules virales de papillomavirus ©Institut Pasteur

Les papillomavirus humains (ou HPV : Human Papilloma Virus) sont des virus très communs qui
peuvent infecter la peau et les muqueuses. Il existe plus de 150 types de papillomavirus, dont
environ 40 peuvent infecter les organes génitaux des hommes et des femmes.

La plupart des infections par les papillomavirus ne donnent aucune lésion. Dans 90 % des cas,
l’infection est transitoire et s’élimine naturellement en une à deux années après la contamination
sexuelle. Dans 10 % des cas, l’infection persiste et peut entraîner des anomalies (lésions) au
niveau de la muqueuse du col. On parle alors de lésions précancéreuses. Ces lésions peuvent
évoluer vers un cancer 10 à 15 ans après l’infection par le virus.

Une vingtaine de papillomavirus humains sont à l’origine d’anomalies cellulaires modérées ou
sévères, de lésions précancéreuses et de cancers.

Les papillomavirus humains (HPV) de type 16 et 18 sont responsables de 70% des cancers du col
de l’utérus. La contamination se fait le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle
et environ 80 % des femmes sont exposées à ces virus au cours de leur vie.

Avec 3028 nouveaux cas estimés en 2012, le cancer du col de l’utérus représente la 11ème cause
de cancer chez la femme en France. Le nombre de décès liés à ce cancer est estimé à 1 102 pour
l’année 2012.
Source : Estimation nationale de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012.
Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim, InVS juillet 2013
Il existe deux moyens pour prévenir et dépister le cancer du col de l’utérus. Ces deux moyens sont
complémentaires :
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La vaccination des jeunes filles pour prévenir l’infection par certains papillomavirus humains ;
le dépistage par frottis du col utérin, qui permet de rechercher des lésions précancéreuses et
cancéreuses du col de l’utérus, chez toutes les femmes entre 25 et 65 ans, qu’elles aient été
vaccinées ou non.
ANSM – Novembre 2013 www.ansm.sante.fr Page 1 sur 2
Questions/Réponses
Vaccination par Gardasil
1. Quelles sont les indications du vaccin Gardasil ?
2. Quel est l’intérêt de ce vaccin ?
3. Quels sont les effets indésirables liés à ce vaccin ?
4. Comment les patientes sont-elles informées des risques liés à la vaccination par Gardasil ?
5. Que font les autorités sanitaires pour minimiser ces risques ?
6. Que met en évidence ce suivi du vaccin au niveau de la France ?
7. Que doivent faire les jeunes filles par rapport à cette vaccination ?
1. Quelles sont les indications du vaccin Gardasil ?
Gardasil est un vaccin indiqué pour la prévention des :
- lésions génitales précancéreuses (du col de l'utérus, de la vulve et du vagin) et du cancer du
col de l'utérus dus à certains types oncogènes1 de Papillomavirus Humains (HPV).
- verrues génitales (condylomes acuminés) dues à certains types d’HPV.
Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande la vaccination des jeunes filles entre les âges
de 11 et 14 ans avec un rattrapage jusqu’à 19 ans révolus.
2. Quel est l’intérêt de ce vaccin ?
Le cancer du col du l’utérus est le 10ème cancer chez la femme en France. Près de 3 000 nouveaux cas de
cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année en France et le nombre de décès liés à ce
cancer est de 1 000 par an. Les papillomavirus humains (HPV) sont la principale cause du cancer du col
de l'utérus, les HPV 16 et 18 sont responsables de 70% des cancers du col de l’utérus. La contamination
se fait le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle et environ 80 % des femmes sont
exposées à ces virus au cours de leur vie. Pour certaines femmes, l’infection liée à ces virus persiste et
provoque des lésions au niveau du col de l’utérus qui peuvent évoluer plus tard vers un cancer dont
l’évolution est lente (5 à 15 ans en général).
La vaccination, en luttant contre l'infection par certains types de virus HPV, constitue donc, en
complément
du frottis cervico-utérin2 qui doit être poursuivi, un moyen préventif d’agir face au cancer du col de
l’utérus.
3. Quels sont les effets indésirables liés à ce vaccin ?
Les effets indésirables possibles sont ceux observés après toute vaccination : rougeur, douleur et/ou
démangeaisons au point d'injection, pic de fièvre, maux de tête. Dans de rares cas, d'autres effets
secondaires sont possibles, comme des troubles de la sensibilité locale (perception de sensations
douloureuses par exemple) ou des malaises bénins transitoires.
Comme pour tout médicament, il est important de faire part à votre médecin de tout effet indésirable que
vous pourriez constater et de le déclarer sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et
1 Gène susceptible de transformer une cellule en cellule cancéreuse. Les papillomavirus concernés sont
principalement ceux de type 16
et 18.
2 Il s’agit du test de dépistage de référence des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus
(examen cytologique).
ANSM – Novembre 2013 www.ansm.sante.fr Page 2 sur 2
des produits de santé (ANSM) :
http://ansm.sante.fr/Declarer-un-effet-indesirable/Comment-declarer-un-effet-indesirable/Declarer-uneffetindesirablemode-d-emploi
4. Comment les patientes sont-elles informées des risques liés à la vaccination par Gardasil ?
Toutes les informations concernant ce vaccin figurent dans la notice qui est insérée dans l’emballage. Il est
également possible de consulter les informations concernant le vaccin Gardasil sur la Base de données
publique des médicaments (http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/ dans la notice ou le
résumé des caractéristiques du produit (RCP).
L’Institut national du cancer (INCa) met également à disposition des jeunes filles et de leurs parents
une information de référence sur la vaccination contre les HPV (www.e-cancer.fr).
Les médecins prescripteurs et ceux qui réalisent la vaccination informent également les patientes et
répondent à toutes leurs questions concernant cette vaccination.
5. Que font les autorités sanitaires pour minimiser ces risques ?
Depuis sa mise sur le marché, en novembre 2006, ce vaccin fait l’objet d’un suivi de pharmacovigilance
dans le cadre d’un Plan de gestion des risques qui a été mis en place au niveau national et européen. Il
permet de détecter et d’analyser, dans les conditions réelles d’utilisation, tout nouvel effet indésirable
observé par les professionnels de santé. Dans ce cadre, ce vaccin fait l’objet d’une surveillance renforcée
par les autorités françaises d’une part et les autorités européennes d’autre part.
6. Que met en évidence ce suivi du vaccin au niveau de la France ?
En France, depuis sa mise sur le marché, plus de 5 millions de doses du vaccin Gardasil ont été
distribuées. Sur cette période, 435 cas d’effets indésirables graves dont 135 de maladies auto-immunes
incluant 15 cas de sclérose en plaques (SEP) ont été notifiés à l’ANSM pour ce vaccin.
Les données de la littérature internationale et française ne montrent pas d’augmentation de l’incidence
des
maladies auto-immunes ni plus particulièrement de SEP après une vaccination par Gardasil. Les données
de l’assurance maladie, portant sur une cohorte de près de 2 millions de jeunes filles nées entre 1992 et
1996 et suivies sur une période allant de 2008 à 2010, confirment ces résultats.
7. Que doivent faire les jeunes filles par rapport à cette vaccination ?
Cette vaccination est inscrite dans le calendrier vaccinal 2013 établi par le Haut conseil de la santé
publique qui la recommande. Les bénéfices de cette vaccination en termes de santé publique sont plus
importants que les risques auxquels elle peut exposer les patientes. Cependant, il reste important, pour la
jeune fille ou ses parents, d’en parler avec le médecin qui est le plus à même, en fonction de la situation de
chaque personne et des contre-indications possibles, d’évaluer individuellement l’intérêt de la vaccination
contre le HPV.
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/QR_Gardasil_26-11-2013.pdf
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Depliant_INCA_vaccination-cancer-col-uterus.pdf
http://www.ameli-sante.fr/cancer-du-col-de-luterus/frottis-de-depistage-du-cancer-du-col-de-luterus.html
Comment prévenir le cancer du col de l’utérus ?
Il y a deux moyens efficaces pour prévenir le cancer du col de l'utérus : le frottis de dépistage qui
va détecter des cellules pré-cancéreuses et la vaccination contre le papillomavirus.
Le frottis de dépistage
L'évolution vers un cancer du col de l'utérus se fait en plusieurs années. Le but du frottis est de repérer
des cellules anormales au niveau du col de l’utérus, avant même qu’elles ne deviennent cancéreuses. Les
lésions précancéreuses sont alors enlevées, ce qui permet de prévenir l’apparition d’un cancer. Le frottis
de dépistage est donc le meilleur moyen de lutter contre le cancer de l'utérus.
Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne. Le frottis est un prélèvement simple et indolore
qui ne prend que quelques minutes.
Lire l'article : dépistage du cancer du col de l'utérus : le frottis
« Qu’est-ce que le dépistage ? »
Le dépistage est une démarche qui permet de diagnostiquer tôt certains cancers. Il vise à détecter, en
l’absence de symptômes, des lésions susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer. On parle
ainsi de dépistage lorsqu’on réalise des examens de surveillance alors qu’on se sent a priori en bonne
santé. (Source : INCa).
Lire notre rubrique"Comment dépister le cancer du col de l'utérus ?"
La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV)
La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) permet de prévenir les infections par les virus
les plus fréquents, responsables de 70 % des cas de cancers du col de l’utérus.
Mais attention : la vaccination ne protège ni contre tous les cancers du col de l’utérus ni contre
toutes les lésions précancéreuses. Donc, même vaccinée, il est indispensable de se faire dépister en
réalisant un frottis tous les trois ans.
La vaccination contre le virus HPV : qui peut en bénéficier ?
Le vaccin est d'autant plus efficace que les jeunes filles n'ont pas encore été exposées au risque d'infection
par le HPV.
Le vaccin est recommandé pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans.
En rattrapage, le vaccin est recommandé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus non encore
vaccinées.
Comment se déroule la vaccination ?
La vaccination se déroule en deux injections espacées de six mois pour les jeunes filles de 11 à 14 ans
révolus.
Pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus, trois injections sont nécessaires selon le schéma suivant: 0,1
et 6 mois.
Deux vaccins sont utilisables : un vaccin bivalent (qui protège contre les virus de types 16,18) et un vaccin
quadrivalent (qui protège contre les virus de types 6,11,16,18). Les vaccins ne sont pas interchangeables
et toute vaccination initiée avec l'un d'eux doit être achevée avec le même vaccin.
La vaccination peut protéger contre les types de virus les plus fréquents et qui sont à l’origine de 70 %
des cas de cancer du col de l’utérus. Il existe cependant d’autres types de virus qui peuvent eux aussi
provoquer un cancer et qui ne sont pas couverts par cette vaccination.
Seul le frottis permet de détecter la présence d’une anomalie au niveau du col de l’utérus après une
infection par les virus et de la prendre en charge rapidement.
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Faites-vous vacciner contre les infections à papillomavirus humains (HPV). La vaccination
est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans, mais un rattrapage est recommandé
jusqu'à 19 ans révolus si vous n'avez pas été vaccinée.
Faites régulièrement un frottis de dépistage, même si vous êtes vaccinée contre les infections
à papillomavirus humains (HPV).
Quel que soit votre âge, faites-vous suivre régulièrement sur le plan gynécologique, en
particulier si vous avez des douleurs ou des saignements en dehors des règles.
Dépistage du cancer du col de l’utérus : le frottis
Le frottis de dépistage est le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus. Le but est de
repérer des cellules anormales au niveau du col de l’utérus, souvent avant même qu’elles ne deviennent
cancéreuses. Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne.
Le frottis est un examen simple et indolore qui ne prend que quelques minutes. Le professionnel de santé
prélève des cellules sur le col, à l’aide d’une sorte de grand coton-tige ou d'une petite brosse. Le
prélèvement est déposé sur une lame de verre, étalé et fixé. Il est ensuite adressé à un laboratoire pour
analyses. Les résultats sont transmis à votre médecin.
Si les résultats font suspecter une anomalie, des examens complémentaires seront pratiqués.
Lire notre article "Le diagnostic du cancer du col de l'utérus"
Le frottis de dépistage en trois questions
1.
2.
3.
Pour qui ? Pour toutes les femmes âgées de 25 ans à 65 ans (ou de 20 à 65 ans dans les
départements d’outre-mer), sauf indication contraire du médecin.
À quel rythme ? Un premier frottis à l’âge de 25 ans, puis deux frottis à un an d’intervalle sont
recommandés. Si les résultats sont normaux, un frottis tous les trois ans suffit.
Par qui ? Le frottis de dépistage peut être réalisé :
o par votre médecin (gynécologue ou généraliste) au cours d’une consultation ;
o par votre sage-femme, soit dans le suivi de grossesse, soit lors d'une consultation de
contraception et de suivi gynécologique de prévention ;
o dans les centres d’examens de santé de l’Assurance maladie ou dans les centres
mutualistes (lors des bilans de santé) ;
o dans un laboratoire, sur prescription médicale.
« Pourquoi me faire dépister si je me sens bien ? »
Parce que les examens de dépistage sont justement des examens de surveillance, en l’absence de
symptômes, un peu comme on surveille son taux de cholestérol, par exemple. Le but : pouvoir agir très tôt,
avant que le cancer du col de l’utérus ne se développe.
Qu'est-ce que le cancer du col de l'utérus ?
Le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme en France. Le nombre de
nouveaux cas et la mortalité n'ont cessé de régresser depuis vingt ans grâce, notamment, au dépistage
par frottis et, à l'amélioration des traitements. Cependant, il représente encore environ trois mille
nouveaux cas par an et est à l’origine de près de mille décès par an. La prévention par vaccination devrait
faire encore diminuer ces chiffres. Le dépistage précoce par frottis permettrait d’éviter la plupart des
décès. Plus le cancer du col de l’utérus est détecté tôt, mieux il se soigne.
Le cancer se forme à partir des cellules du col de l’utérus, la partie étroite et inférieure de l’utérus. Il
s’agit du passage reliant l’utérus au vagin.
Schéma de l'appareil génital féminin
Cancer du col de l'utérus et papillomavirus humain ou HPV
Les cancers du col de l’utérus sont principalement dus aux virus appelés papillomavirus humains
(virus du papillome humain ou HPV, abréviation de l’anglais human papillomavirus).
L’infection par un virus HPV est très courante et guérit le plus souvent spontanément. Mais parfois
l’infection persiste et entraîne l’apparition de cellules anormales.
Les papillomavirus appartiennent à une famille comprenant de nombreux types de virus. Seuls certains
types de virus HPV sont à l’origine de cancers. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont les HPV de
type 16 et 18, qui sont présents dans plus de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus en France.
La transmission du virus se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports
sexuels, avec ou sans pénétration. C’est pourquoi le préservatif, s’il permet de limiter le contact avec le
virus, ne peut toutefois pas assurer une protection complète.
Il existe maintenant un vaccin qui permet de prévenir les infections par les papillomavirus de type 16 et
18. Il est recommandé de vacciner toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. Si la vaccination n’a pas été
pratiquée à cet âge, une vaccination de rattrapage peut être pratiquée chez les jeunes filles de 15 à 19 ans
révolus.
Lire l'article « Prévenir le cancer du col de l’utérus : le vaccin contre le papillomavirus humain ».
La vaccination ne protège pas contre toutes les infections à papillomavirus. C’est pourquoi il est
nécessaire, chez les femmes de 25 à 65 ans, même si elles sont vaccinées, de faire des frottis de dépistage
tous les 3 ans (après 2 premiers frottis normaux pratiqués à un an d’intervalle).
Le frottis de dépistage détecte les cellules anormales au niveau du col de l’utérus à un stade où il est facile
de les soigner, souvent même avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Plus une anomalie est repérée tôt,
mieux elle se soigne.
Pour en savoir plus sur le frottis, lire l’article « Dépistage du cancer du col de l’utérus : le frottis »
Vous avez entre 25 et 65 ans ? Un frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé
tous les trois ans. L’analyse du frottis et les consultations chez votre médecin ou votre sage-femme sont
prises en charge dans les conditions habituelles de remboursement.
Lire l’article « Dépistage du cancer du col de l’utérus : le frottis ».
Connaître les facteurs de risque
Il existe plusieurs facteurs qui augmentent le risque de développer un jour un cancer du col de l’utérus :

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la précocité des rapports sexuels ;
la multiplicité des partenaires sexuels ;
le tabagisme ;
être porteur du virus HIV ou être sous traitement immunosuppresseur.
Les conseils pour réduire les risques de cancers
De multiples facteurs sont susceptibles d’intervenir dans l’apparition et le développement d’un cancer.
Quelques pistes pour réduire les expositions aux principaux facteurs de risque et préserver sa santé : ne
pas fumer, limiter sa consommation d’alcool, manger équilibré et surveiller son poids, pratiquer une
activité physique régulière, se protéger des rayons ultraviolets. (Source : INCa)
http://www.ameli-sante.fr/cancer-du-col-de-luterus/comprendre-le-cancer-du-col-de-luterus/definitioncancer-col-uterus.html
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